‹ Traite sur les puits artesiens ou sur les differentes especes de terrains dans lesquels on doit rechercher des eaux souterraines; ouvrage contenant la description des procedes qu'il faut employer pour ramener une partie de ces eaux a la surface du sol, a l'aide de la sonde du mineur ou du fontenier. Par F. GarnierChapitre 9 sur 21 · livre ig so · texte numérisé non relu

livre ig so

Total delà dépense d'un coffre cylindrique. 71 fr. 70c.

En comparant les deui sommes de 5g fr. 4g cent, et de 71 fr. 70 c. , qu'exige la cous traction de chacun des coffres dont nous nous sommes occupes, un voit que la différence

qu'olles présentent est a peu de chose près , .ainsi que nous l'avons déjà dit, égale bu cinquième de la première de ces

Comme jusqu'à |ivr>nil ™ n'a employé qoe descoflYes carrés, et que, d'opi-i-ssiiii lu-ryramme, la Société d'Encouragement désirait prini;i|>.-ili ! rrtct;t q i'on fit connaître les procédés que l'expérience avait confirmés, pour établir -des fontaines je i Hissantes, nous n'avons décrit , dans notre 1 dernière édition, que cette seule espèce de coffras; maïs

lageusement remplacés par des coffres cylindriques, que nous n'avons pas cru , dans cette seconde édition , devoir passer sous silence^ détails qui tiennent à la manière de les construire.

Principales dimensions que doivent avoir les différentes espèces de coffres, pour qu'on puisse les ïnlroiiuire les

§65. Los différentes Genres comprises dans les Pl. XVIII cl XIX, font connaître toutes les dimensions que . l'on doit donnerai!! coffres dont nous avons décrit la 000-

Pl. XXI r, eûleilérieureaienl 3 piLlsn pouces (o-,8n3)de largeur, et i pieds3pouces (o»,73 1) dévide intérieur! que les dimensions des diiiëmitî; pariie.i du deuiièroe fussent

dejpiedsi pouces (o",704)etdB i iHeil^hiiincs(o",5()B); celles du troisième de 1 pied 8 pouces (o-,5/,i) et de i pied 3 pouci:* fît tii-uii ("Vl' ? «); celles du qu[ilrii>nir de i pied a pouce* iu ligues (o-,4oî) ot.drt pouce» (o",pg8) , et oellea du cinquième, du lu poiices 'i ligues ( 0 -,-2 77 ) cl de 7 ponces 4- ligues («V!)*^

traitur. -ions . dans louii- m ^niiiralilé, In ijuestion relative au percement r! 'il ru- (ou tJi i 1 1 ■' dans îles terrilins ipli preseuleraient de iiomliiv.isi •; dillii'u li> : > . hull.-. su|>piisernns que nous devons empltfïiT rir.ii] rullres pour ilro à nnimu de

S Lorsque l'ou a détermine l'emplacement où I on . li.il mi;iI>|i l'une l'i!i:t,:in-: jniln-M .un .-i.jii'i' . ilii .limiter de construire un éctialauiliigu , ri pour pouvoir en même temps travail lui mec ij. iliie, un puits cylindrique de •5iLi& P i<-fe(!,~,8ï?)*(!i';&<n) de profondeur, sur 5 pieds(i",Ga4) environ de diamètre, et dont on soutient les parois en le nuisant -ni uni la imktitideque nous allons

Supposons dtinn'd qui; h JjuÎsujji' soit Maculé depuis la partie supérieure du puiNjuiqu'ei] «u.jîj. t35, et qu'on veuille le prolonger, deux ouvriers se placent alors en nui, el enlèvent, à l'aide de la pioche et de la pelle, sur une hauteur de 3 pieds ( i") environ , Loule la [erre que renferme cet espace; lorsqu'ils sont arrivés eu nb, l'un des deu\ sort du puns, et celui qui reste au fond prend douze ou quinze piquets de 8 à 9 lignes (o-,oi8)à (.r,oi) d'é-

comrne on le voit dans les fg. i35et x36; il prend ensaiL de la paille; et, après avoir attiré vers lui l'un des piquets ,

la hauteur gq\ il fait au point g une petite rainure qu'il continue lorsqu'il est vis-à-vis des autres piquets; et après y avoir aussi compris-: -le ..l J Lu . <l ciiiln 1 un - t i,-.

derrière la perche i/iil- T.or.-rpn- ijirtte libération , qui doit avoir lieu pour chaque piquet , est terminée , l'ouvrier du fund place tout autour du puits des goules ou perches de t'rène, dont la longueur est égale au développement de la circonférence de ce puits; el, pulir y parvenir facilement , il en implante d'ahord une en terre , celle ai, par ciemple , jlg. i3î, eu la tenant inclinée, et il la fait tourner en mettant le pied dessus, pour la forcer de se plier tout autour des parois du puits, comme ou le voit en aqb- Colle premiers éiont ainsi placée, il en pose deux ou trois l'une sur

SUR LES PUITS ARTÉSIENS. r 53

l'autre; mais comme Userai! difficile, en procédant ainsi , de mettre en place Louies les perches qui doivent com-

vante |wur le couliriui'i- ; l'ouvrier du l'imd reçoit de celui qui se tient constamment i la surface du sol , deux [arches, l'une o>',JÎ(. r35 « r3(i, dont il enfonce en terre

diatemeQt^u-dcssus des trois ou quatre perches qui sont

l> 1 l'p.iisscur qu'on doiyie ordinairement aux perclies, il en faut unr <iii;iu[ii -jiw. p;n:r iioiscr une hauteur île 3pieds(i m ) environ ; i l un ouvrier adroit peut les placer en une heure el-demie.

L.i jiLLL ^'.ï'J ■■:::::! ■'i:ijij>.iV jiui !.<!' []['UY<!.-jll

3 picds(i-), et l'on poursuit lu boi^e r.n opérant comme rjui précède, on s<: n ruli-.J f .«.jIhum m: i omplede la manière

dont on s'y est pria pour placer les perches dans In première partie mx du puits- lorsqu'on est parvenu à 1k

perche qui affleure le sol de petits piquets inclinés, ado qu'elle ne puisse, ainsi que les deux ou trois qui sont audessous d'elle, choDgwdo place.

Ce puits étant ainsi établi , on pratique dans le sol a"*-,

e", /", jîff i3S, n , ^c\ftg. I i35, dans lesquelles on place quatre pièces de [mis qui se jubilent ensemble, de manière 1 ce qui! leur sm-fntr supérieure affleure exactement le sol. Lorsqu elles simt liïiies, et qu'un a fait entrer dans l'espace intérieur p' q" r' >-'', qu'elles laissent entre elles, deuï pièces de hois m', n', évidecs chacune dcnii-

blable à celui-ci , à la |tartie supérieure du pnils, et l'un lisiL, à l'aide d'un lu-.Vjiliiuili , eu ires poudre !a partie circula ire &,jig. t35, avee eelle i>, fi^. iVj; on est alors ccrtaiu qu'eu introduisant la tige de la sonde dans ces deux parties circulaires, elle ilesceudra suivant une ligne parfailemiuil verticale.

Lorsqu'on présume qucles travaux do sondage doivent être d'une longue durée . et que les terrains à traverser exigeront l'emploi de plusieurs mllVi-s. il devient alors nécessaire déboiser très solidement l'excavation qui serti faciliter les opérations; ni Miiei comment on s'y prend pour exécuter ce Iwisage :

On établit uu premier cadre composé de quatre pièces de bois uacc, comme on le voit fîg. i3g, PI. XX/,' et pour

SUK LES PUITS AHTÉSIESS. l55

qu'elles soi™ l toujours perpendiculaires l'une sur l'autre, on consolide leurassemblage par des tasseaux tl'iIiM,fig. i3r), Pl. XX/. Ce premier cadre étant ainsi posé et fixé , on an, lève les sa], les ou ] es terres qui se t renient au-dessous, et 'l'a» enfonce jusqu'à -i pieds (u".o.'n< j (ic [iruliiudcut des planches ce et eVe', etc. , denieie les pièces en ayant soin

(i-,i3 7 ) de sable, on établit au fond do l'excavation , que l'on unit parfaitement, un second cadre i/rsl semblable au premier, înaïsdiiiit le. piei-es île bois u 'uni plus que 5 (lieds 4 pouces (i",73a) de longueur, et l'on continue d'enfon-

placo ensuite entre le premier cadre et le second, pour que la distance qui iessepare ne puisse varier, quatre piètres planches ff cl iii, alin qu'elles puissent s'opposer aux cboulomcns qui pourraieut arriver dans la partie supérieure des terrains que l'on veut traverser. On s'eufonce ainsi à l'aide de cinq cadres successifs, dont les dillieusious sont déterminées dans la fig. [3(1, jusqu'à la profondeur de r8 à 19 pieds { >M$) à (t>, 17»)* Cette excavation étant faite avec soin , ne présente aucun danger, et les ouvriers peuvent y descendre avec sécurité. Le hoisaee que l'on construit ainsi est analogue 4 celui que l'on a pratique dans les mines de houille du pays de Tccklenburg, pour établir nue galerie à 40 pieds ( 12-, 994 ) de

1 56 THÀITJÎ

profondeur dans le sable mouvant, et dont M. Hénin de fillefosse a donne k description dans son bol ouvrage De

Enfoncement des coffres. Construction de deux grillages, l'un siipcricur, i'tiatrc uil\ : rû:ur. I.'^iit.'pimduiirc ■fr/ci j'm-mt's par 1rs madriers.

§ G.-j.. Cette eieavation étant totalement terminée, on établit, pour pouvoir enfoncer les colites verticalement, sur les pièces n/mn du Jiuuei' cidre, fig, lit, et ifa, Pl. XX 1 et XXII, quatre poutrelles n'g, *i, h, el xy par-

IVin ii.ve /] I^ItLe ili' cln vil]'!^ •ïi,i entMirilikTis les pu'CL'S dites pièces qrsl du second cadre, Pl. XXII(noM ne les avons point représenter;, firrreni/ttiiri 1rs ri-tire lorsi/tte le coffre est enfoncé de is h il pieds (3»,8 9 8) h (5-,8 7 .l) ,

et par conséquent que les surfaces des pièces de bois

cl.arigepas de psition , lors memeque quelque léger mouvement aurait lien dans ces grillages , on se sert de coins

de bois de diUërentei épaisseurs, que l'on enfonce, ainsi qu'on le voit dans laj%. t3ç,ct , Pl. XXI et XXII,

soit enfin dans les deuià la fois. Pour s'assurer si ce coffre es! toujours dans une position parfaitement verticale, dcui ouvriers prennent chacun un (il-à-plômli qu'ils appliquent exactement mu-deux lignes tracées su milieu de deu* de ses faces adjacent. '5 ; <;i il? tvrminent, lorsqu'il est soumis aui coups de mouton, s'il s'enfonce toujours verticalement. Dans le cas un il joncherait un peu plus d'nn côte que de l'autre, on Le redrosserait au moyen des coins dont nous venons de parler.

Description de h: mwiib..-.' du la ~imde avant de poser

g 65. Lorsque l'on veut traverser les sables situes audessous de la base de l'excavation que l'on a pratiquée (jihiu supposons ici que les grillages sonl établis), on prend une tarière semblable à l'une de celles que nous avons décrites, et l'on fait un trou, que l'on approfondit jusqu'à coque le sable ne puisse plus se soutenir. Pour manœuvrer celte tarière, rien nVst plu. facile : on attache l'anneau abc,jjg. i5, Pl. VI, au câble g; on suspend dons l'étrier def, à l'aide d'un boulon v, la tige de la sonde, et l'on y adapte la branche de la tarière; maïs avant de la mettre eu mouvement , et pour que le trou qu'elle foro.aitson oio vertical, on place sur lesquatre poutrelles, formant le grillage supérieur, quatre autres petites pièces de buis que l'on eu [aille do manière à ce que leurs faces supérieures soient dans un même plan; et on les

■ 53 nuiri

entre elles un vide de la grandeur de cal ni ubcd,fig. t^3, Pl. XXrr. Étant ainsi posées , on y introduit un bonnet cOEJnHi'u ili' 'Unix p.irtir i bo cl op. .'V:; . 14J , dans chacune desquelles esiste une ouverture demi -circula ire , ctiume l'indique lajîg. 1 /j 7 . Lorsque cm deux piï.ies son! reunies, et que la sonde Se trouve contenue dans l'ouverture cylindrique qu'elles forment, elle doit alors se [cuir dans une position verticale. 0 est nécessaire ici, pour que les

vauï qu'exigent la manie livre île lu ximle el l'enfoncement

l'aide de poutres et de madriers sur le. second cadre qrst. Pl. XXI.

Opérations qu'il faut exécuter pour enfoncer le premier coffre.

% fiO. La tige de la sonde étant maintenue dans une position verticale, trois ou quatre ouvriers, en même temps qu'ils appuient dessus ta manivelle liiée à cette lige à l'aide du coin rf, c , f,g. ig , Pl. VI, la font tourner , et forcent la tarière à s'enfoncer dans le sable. Lorsqu'elle en est remplie , au la ramène au jour après avoir enlevé les petites pièces de bois que l'on avait posées sur le premier grillage, et l'on s'occupe de placer !e premier coffre partiel. Pour cela, on le suspend à l'aido d'uoe corde dont les extrémités sont attachées au câble de l'engin , de manière à ce qu'en le

dans 1» rides des dam grillac.es. On ajuste ennuie à l'an- £in, Pl. XIII, une pièce ds bois nuipi/, que U»jSf. 'fa

eIl5u,P/.Xy7J,.rc P reScntenlcnpLa Q Ct.!n clét.liOD.ra

introduisant lu iiariii-sugn-rii-iii'Kili- l u ^Ktchig'h' ,Jig. dans L'onMrtn™ rec la titulaire nbcdjtg. î.'ig, JV. .Ï.V//. et uo faisant entrer ]'i'\[ii : ini[é ili- h |iiêee de bois rinif'i/ à l'aidede l'autre ouverture A/jrdansk poinçon ni de l'engin, Enliu, on attache lu corde >7.i un cjlde c/g pour consolider tout f 'assemblage. (Juin nu 1 ht il' 1 liuis "»(/»/ porte une poulie do rootesoiilenuepardcoi ri>uf,siii«lsp'eti/,UII pas»? danslagorgo do cette poulie une corde r'/u, Pi. XlII,h

poids de cini[ mils livres eni -iruii, et (jnedesliom mes place* sur le plancher établi sur le second cadre qnt. Pl. XXI, soulèvent à l'aide de différentes autres cordes allachérs i

on le vmt^g.ftîî on adapte au-dessus des doux moins longues planches aVttW.Jfj. «flet 103 , i'/. XfUI,da pra-

grillages , dcL ouÙL nlauchesde3 pieds (o",Go.S) de lon-

clous et imefrette de fer. (ToWceflBfl nous disons ici doîl se cnmprtmhr facilement (/'«/>rr» /ci ./c'/«i/j (/uni lesquels

no» lm entre, sur /„ amaUulhm du eoffrt.) Ou introduit ensuite dans les ramures ctui existent à In pal lie supérieure des deux grandes planches ai et tu", pour qu'elle» ne soient pas endnniuiugées jini- lu l'Iiuli: du moulun,

i6o Taure

coure d'un cfeâssis que les fig. i43 el 144 représentent en plan et en coupe. Ce châssis est compose de quatre pièces placéesà angle droit lus unes sur les autres, el dont les déni mn et rs s'appliquent , comme l'indique la jlg. 144, sur l'épaisseur des dcuigrandcs planches ai ctcd,jig. 106, Pl. XVIII. Quatre autres petites pièces ef, gh, ik et hi, fig. i43, sont («liées sur celles dont nous venons déparier, afin de diminuer l'mivnrtijrv ™;i..inpnl;iire ubcil, et reçoivent le Lonnet p,fig. 87, Pl. XIII. Le mouton peut rlonc , fi.in;: ce C'i s , i'iijjpcri" ■ il:. ri ^i:r m;- le cotlze , et

cale, un éuhlit.jîg. i3g, Pl. XX/.surdeui des cotes du demi éme eadre i/rsl. cu.i pièce .1.- beis pour soutenir l'ecupcrchc g" A', à laque, le un adque u::e .mire pièce c i' que l'on peut à volonté changer de pluce. ( Fmr ^explication des planches.)

Lorsqu'au Keu de l'engin dont fait mention ce paragraphe, on emploie la chèvre-sonnette que nous avons

vellede G pieds'ç . ,g4 9 ) au moins^ de longueur, elT«v

appliques, taudis qu'avec l'engin on ne penten employer qu'une d'une longueur égale au double de ladistance quî

l'on veut faire agir le mouton sur les coffres à l'aide de cette chèvre, on aura soin de placer les mon tans verlicaui iiui doivent lui servir de guide, comme nous l'avons precediiiiiineilt explique.

quelques pieds dan, lt> salili-, un en lève la frettede fer et les petites planches que l i.m ^.dit :ijus[i.ts ii ta partie supérieure de ce coffre; et pour pouvoir renfoncer plus iii'.'lL.iidLjmeiji,

les petites languettes de fer «, .f, /îg. 'roC, son! entrées dans les rainures des planches de ce second coure, un en consolide l'assemblage avec le premier, comme nous l'avons esplique précédemment. Cette opération terminer, on retnet à la partie .supérieure du seroud coffre les petites planches que l'un a retinirs du |n eiuier, la frettede fer qui sert aies fixer, et l'on place deui petites pièces ou lames de fer dans les rainures des planches ai et ef,jig. 1 10, PI. XVIIT. On redescend ensuite, dans l'intérieur do ces deux coffres , la tige de la suude, à laquelle on ajuste un des insfrumens que nous avons décrits; on replace de nou- " veau les deui pièces Lu et op, fia. i PI. XXII, qui servent à la maintenir dans uni- pnsitiuij verticale, ut les ouvrière se remettent à la manivelle et recommencent à travailler. Si le sable qu'ils retirent avec les tarières devient trop mouvant, on adapte alors à la tige de la sonde l'instrument représenté par les Jtg. 66 et 6n , PI. IX, qui ,

l'on a ramené une certaine quantité de ce sable au jour, on replace de suite sur le coffre les châssis, Jîg. i43 et 144,

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