TENDONS ET EXPANSIONS TENDINEUSES
Tendons. — Lcs teudous pai'aisseut au premier aspect présenter peu d'analogie avec le tissu cellulaire sous-cutané ; ils sont cependant composés des mômes fibres (Faisceaux conjonctiFs et libres élasli(iues) et Font, à ce titre, partie du système conjonctiF. Mais, dans la série des tissus (|ui sont à ranger dans' ce système, ils occupent l'autre extrémité. Entre eux et le tissu cellulaire souscutané se placent une série de Formes intermédiaires. Si nous
3o0 THAITÉ 'l'ECHiNlQLK D'IIISTOLOGIF,.
éUuJions Loiil. d'ubui d ici cellelonne de lissu si dillerenLe eu iippurence de celui que nous venons d'exauiiuer en détail, c'est pour doiuierinimédiiiteuieut une idée d(; la variété des dispositions que peuvent atlectcr les éléments du système conjonctil". Les l'ormes intermédiaires seront ensuite comprises beaucoup plus lacilement.
iviicions Poiii- l'vii'e l'étude des tendons, il est bon d'en clioisii- de très-
(le-, la qiii'iK^ '
dessomis. orèlcs qul pulsscut être examin-és dans leur intégrité, sans qu'il soit nécessaire d'y pratiquer aucune section. Ceux qui conviennent le mieux pour cet usage sont les tendons qui terminent les jHuscles spinaux dans la queue des petits mammifères (rat, souris, taupe, etc.), ou encore les tendons extenseurs et iléchisseurs des doigts de la grenouille.
La queue d'une souris ou d'un rat, coupée au voisinage de sa base, est dépouillée de sa peau ; on pince alors avec les ongles l'extrémité de cette queue dans l'interstice entre deux vertèbres, de manière à rompre les tissus mous. Les tendons résistent, et, en tirant doucement et d'une manière soutenue sur le fragment détaclié, on obtient des lilaments blaiicbàtres (pii ont plusieurs centimètres de longueur cl ([ui sont constitués par quelques tendons accolés. Cliez la grenouille, il faut disséquer la patte pour obtenir les tendons des doigts.
Les tendons isolés sont étendus sur une lame de verre et fixés à leurs deux extrémités avec de la cire à cacbeter ou avec de la paraffine, pour les empècber de se rétracter sous l'inlluence des réactifs que l'on emploiera. Us sont ensuite colorés avec (piehiues gouttes de picrocarminate, puis, après une demi-beure, lavés à l'eaii distillée. On ajoute alors une goutte de glycérine additionnée d'acide acétique ou d'acide formique, et on recouvre avec une lamelle.
Ainsi traité, le tendon, examiné à un grossissement de 100 diamètres, présente deux bords rectilignes, et dans sa substance, qui est presque incolore, se montrent des traînées longitu-
Fiu. 117. — Cellules des tendons de la queue de lu souris, l'icrocanuiiialc. Acide acétique. Glycérine foriniquée. — c, cellules; ' p, prolongements latéraux; w, noyaux; ri, crèles d'empreinte. — 325 diam.
TISSU COiNJONCTlF. — TiMN'iJUiNS. 351
tliuales culoi'ées en rouge, Unes el à peu près |)arallèles. \\('c un grossissenienl, plus considéral)l(>, on voit (|uc ces Irahiées 'sont Ibrniées pai' des éléinenls cellulaires placés bout à bout. Si l'on coniprinie la préparation en appuyant avec une aiguille sur la lamelle, de manière à a|)latir le tendon, ces éléments cellulaires changent de l'orme et deviennent desphupies rectangulaires rouges dans lesquelles on distingue un novau plus fortement coloré (fig.i 17). Ce noyau est i-edangulaire ou ovalaire, suivant l'âge des animaux. Il n'est pas toujours au centre de la cellule, souvent il est situé au voisinage d'un de ses l)ords, et alors, dans une langée de cellules, les noyaux sont placés symétriquement deux à deux ; c'est-à-dire que si l'on rabattait l'une sur l'autre deux cellules voisines, les noyaux se cor- , respondraient.
Ces cellules sont incurvées en forme de tuiles. Elles préscn- coiiuk-s lent dans leur longueur des lignes plus colorées («,"lig. 117); ce sont ces lignes que F. Boll a ap^pelées des stries élastiques'. Le plus souvent il se trouve deux stries plus colorées sur les deux bords de la [)laque cellulaire ; d'autres fois il y en a trois, deux sur les bords et une sur la ligne médiane; dans les tendons du chien adulte, j'ai môme pu voir cinq stries longitudinales sur la môme cellule.
Sur quelques-unes des cellules, qui send^lent d'aljord limitées par deux bords fortement colorés en rouge, on remarque, en examinant avec plus d'attention, deux expansions membraneuses très-légèrement colorées, en formes d'ailes (p, fig. 117), qui l)ai-tent des bords et s'étendent latéralement de manière à donner à ces cellules une extension trois ou quatre fois plus considérable (jue celle qu'on leur attribuait au premier abord
Les histologistes se sont divisés sur la signilication de ces stries colorées. Nous allons indiquer les procédés à l'aide desquels on peut se convaincre qu'elles correspondent en réalité à des crêtes saillantes, dont la connaissance exacte aide beaucoup, comme nous le verrons dans la suite, à comprendre la forme el la disposition des cellules des tendons en général.
' F. Do//. Unlersuchungeii iiber den Bau niul die Enlwii kluiig der Gewebe, Ardi. /'. microsc, Anat., 1871, p. 281.
^Voy. G r«;< AayeH, Notiz iiber die Uanviei''sciieii Selinenicarper. A7'c/t. f. microsc» Amt. 187:5, |i. 282.
Tondons cxniiiiiK's n|irùs l'iilcool ubsulii.
Tondoii-< l'iiidiôs nvoc l'iii-idi' OSiniqiii.-.
Dans ce J)iil, les tendons sont plongés d'ahfji-d pendaiil vinj^lqiiatrclieuresdans l'alcool absolu, puis dans l'eau distillée, ensiiil(; ils sont colorés au picrocarminate et aj)latis dans de la. glycérine acidifiée avec ! pour lOOd'acide Ibrniiqne.Sur ces préparations, les cellules sont très-nettes, l'alcool leur a donné une plus grande consistance et les a fixées pour ainsi dire dans leur forme physiologique. Examinées avec un objectif à grand angle d'ouverture, elles présentent les mêmes stries que nous avons signalées plus haut. En faisant varier le point de la vision distincte, il est facile de constater sur certains de ces éléments que ces stries deviennent brillantes quand on éloigne l'objectif, obscures quand on le rapproche, et qu'elles sont nettes et distinctes quand le corps de la cellule est encore au delà du point. Ces raies obscures ne sont donc pas des stries, mais des crêtes saillantes à la surface du noyau et de la cellule (voy. p. 19).
Un autre [)i-océdé qui démontre le môme fait d'une façon encore ])!us nette consiste à placer le tendon pendant vingt-quatre heures dans uniî solution d'acide osmique à 1 pour 100; puis à leplonger pendant vingt-quatre heures dans le picrocarminate, et à l'examiner ensuite dans la glycérine additionnée de 1 pour 100 d'acide formique. 11 n'est pas besoin dans ce cas de mainteniile tendon dans l'extension pendant son séjour dans la glycérine acidifiée, car l'acide osmique a lixé les éléments et empôclie le tissu de se rétracter.Examinée au microscope, cette préparatioil ne montre nettement au début que les noyaux; mais peu à peu, à mesure que l'action de la glycérine se prolonge, les cellules deviennent plus apparentes et présentent des crêtes aussi marquées qu'avec l'alcool.
Après l'action de l'acide osmique et du caimin , le tendon peut être dissocié avec des aiguilles, et, les faisceaux étant écartés, les cellules se montrent isolées. On reconnaît alors que les raies brillantes ou obscures suivant l'éloignement de l'objectif sont en réalité des crêtes saillantes; les cellules roulant dans le liquide de la préparation se présentent tantôt de face, tantôt de profil, et letu's crêtes se montrent en saillie.
FiG. l iSi — Doux cellules isolées des tendons do la qncuc d'un rat. Acide osmique. l'icrocarminatc. Dissociation avec les aiifiiillcs.
Consc rvation dnns la jjlycorine. — //, noyau.v ; e, crèies d'empreinte.— 350 dium.
TISSU COiNJONCTIK. — TENDOiNS. 333 Lorsciu'iiii Icndon d'un animal adulte, d'un chien par exemple, , Aspect
1 '11^ lies imidoiis
li\é nar l'alcool absolu, coloré au carmin et aplati sans extension cxaniinessans
1 , . . cxlousion.
dans un mélange de glycérine et d'acide Ibrmique, est revenu sur lui-même par le fait du gonllement de là substance ilbrillaire, les cellules et les groupes qu'elleis Ibrment ont des aspects trèsvariés, quelquelbis même bizarres ; mais aujourd'hui tous peuvent facilement s'expliquer. Les traînées cellulaires qui ont échappé au retrait se montrent sous la forme de rubans trèslégèrement colorés, contenant de distance en distance des plaques rectangulaires rouges, groupées deux par deux, qui représentent des noyaux, et toute l'image est tlisposée très-régulièrement. On peut la comparer à un ruban composé de bandes transversales alternativement roses et rouges, dont les rouges auraient toutes la même longueur, tandis que les roses seraient inégales, alternativement larges et étroites. Il est facile de comprendre que ce ruban est formé par des cellulés rectangulaires soudées les unes aux autres et contenant des noyaux syméti'iquement placés. Le plus souvent ce ruban est parcouru dans sa longueur par des crêtes parallèles ou légèrement obliques à ses bords.
Dans les traînées cellulaires qui ont subi un retrait, les plaques rectangulaires rouges qui correspondent aux noyaux restent unies, tandis que les portions intermédiaires roses, qui représentent le reste de lar cellule et qui sont plus souples, forment . des replis; on peut suivre alors sur ces sinuosités les crêtes longitudinales dont il a déjà été question. Enfin les rubans cellulaires, tendus ou revenus sur eux-mêmes , peuvent se présenter de profil, de trois-quarts, ou avec les inflexions les plus variées.
Une fois la forme des cellules reconnue, il nous reste à savoir ranUmi comment elles sont disposées dans le tendon par rapport aux faisceaux et d'où proviennent ces crêtes longitudinales saillantes qu'elles présentent à leur surface.
Voici à quels procédés il faut avoir recours pour résoudre ces questions : Sur des tendons de la queue du rat ou delà souris soumis à l'action de l'acide osmique et colorés parle picrocarminate, il est facile d'obtenir par dissociation au moyen des aiguilles des faisceaux tendineux isolés qui sont recouverts sur une partie de leur surface par des cellules disposées en séries. Ces cellules sont moulées sur le faisceau et lui sont adhérentes (c, fig. 1 19). Elles se coi-respondent par des bords dont la direction est perpendiculaire
PiA.NviiiR, llistol. , 23
tl'ansvoi'saU'S du tendons.
plasniali(|nG (II! Vircliow.
3oi TRAITE. TECIlNIQUlî] D'HISTOLOGIE.
OU oblique à l'axe du latsceau cl possèdent des erèles d'euipreinle longitudinales placées soit sur leur face libre, soit sur leur lace adhérente. Dans ce dernier cas, les crêtes semblent s'insinuer dans l'angle laissé par plusieurs faisceaux secondaires séparé.^ . par des cloisons dont nous allons bientôt
parler.
Cette première observation établit que les cellules tendineuses aplaties sont appliquées sur la surlace d'un faisceau et s'y moulent exactement. Mais pour compléter ces notions, il est nécessaire de faire et d'étudier des coupes transversales des tendons. A cet effet, un tronçon de la queue d'une souris est plongé dans l'acide picrique pendant 2 à 3 jours, jusqu'à décalcification de ses parties osseuses, puis il est inséré dans un fragment de moelle de sureau. On en fait alors des coupes transversales minces, qui sont colorées au picrocarminate et examinées dans de la glycérine additionnée de I pour 100 d'acide forniique. A la périphérie des tendons coiqjés en travers se montrent des noyaux disposés sur une seule couche, aplatis suivant la surface et contenus dans un lacis de fibres. A l'intérieur (fig. 120) se ti'ouvent des corps rouges étoilés qui rappellent de loin les corpuscules osseux, mais qui ne disparaissent pas quand on éloigne o,u quand on rapproche l'objectif. Ils ne correspondent donc pas seulementà un point de la coupe transversale, puisqu'ils s'étendent dans toute l'épaisseur de la pvéparalion.
Ces figures stellaircs ont été considérées par Virchow comme des cellules du tissu conjonctif, il les a appelées cellules plasma- .tiques et les a considérées comme les analogues des corpuscules osseux. Ilenle, au contraire, a toujours soutenu que ces figures sont simplement produites par les bords de faisceaux voisins coupés en travers. En effet, les faisceaux tendineux, élani cylindriques et parallèles les uns aux autres, laissent cnli'e eux
l'-ic. 119. — Tcmlou de la queue d'uu jeune rat. Acide nsiiiiquc. l'icrocai miiialc. Dissociation avec les aiguilles.
Conservation dans la glycérine. Faisceau tendineux isole recouvert d'une rangée de cellules. — c, cellule ; /", faisceau ; e, crête d'empreinte.— 500diam.
TISSU CUNJONCTIK. — TENDONS. 3bo
do.- espaces qui, sur des coupes U'uiisvci'sales, doivent nécessaii'(.'ni(3iU ilonncr des ligures éloilées. En faisant varier le point, ou voit que le corps de la prétendue cellule plasmatique se continue sous la forme d'un cordon dans toute l'épaisseur de la préparalion et que ses prolongements latéraux correspondent non pasà des canaux, mais à de véritables cloisons qui se poursuivent dans toute l'épaisseur de la coupe.
De plus, lorsque les bords d'un tendon ont été renversés en deliors par la pression de la lamelle, les ligures étoilées
de la surface de section apparaissent nettement comme la termi naison des traînées de cellules qui, sur la partie renversée, se voient suivant leur Ion
Une autre méthode encore plus, démonstrative consiste à plonger un tendon de la queue d'une souris dans l'acide osmique à 1 pour JOO pendant vingt-quatre heures, puis à le mettre tout entier, après l'avoir lavé, pendant vingt-quatre heures dans le picrocarminate; ensuite il est lavé de nouveau et fixé contre un morceau de moelle de sureau avec de la gomme épaisse, et le tout est mis dans l'alcool absolu.
Lorsque le durcissement est suffisant, on fait, avec un l'asoir à trempe dure, des coupes transversales fines, (pii, après un séjoui' convenable dans l'eau, sont montées dans la glycérine. Ces coupes présentent les mêmes figures étoilées que nous avons fait remai'quei' dans la préparation pi'écédente.
FiG. 120. — Coupe transversale d'un tencloii de la queue d'un jeune rat, faite après l'action de l'aciJc picrique en solution concentrée. Coloration an carmin.— a, limite d'un l'aiscean; c, cloison; /", fibres liées aux cloisons et coupées transversalement. — 400 diam.
FiG. 121.
Tendon
d'un jeune rat. Acide osmique. Picrocarminate. Gomme. Alcool.
Coupe transversale. — c, cellule ; /*, faisceaux. — 350 diam.
Coiipus U'aiisvorsalcs nprès l'aclion fil! l'acide usmiqiio.
3;i(i THAITK TICGIlNIQlJli D'IllSTOLOOIli.
cL de plus, dans l'inléiicur de cliaciine de ces étoiles se Irouve iirr coi'piisculc anguleux.
Il esl facile, en l'aisanL vaiier le point de robjecLil', de s'assurer que chacun de ces corpuscules anguleux correspond à une des cellules composant les traînées que nous avons signalées sur les tendons examinés dans leur longueur. Les angles du corpuscule, qui se trouvent placés au point de jonction de deux faisceaux tendineux, y forment les crêtes d'empreinte, ruciure dos Lcs couDcs transvcrsalcs laites d'après les méthodes que noiis
faisceaux. / ^
venons d'indiquer permettent aussi de se rendre compte de la structure des faisceaux conjonctifs. On y distingue l'enveloppe du faisceau, les lames qu'elle envoie dans son intérieur et les
fibres qui partent de ces lames. Nous avons parlé longuement (p. SSS) de cette enveloppe et de ses dépendances à prol)0s des faisceaux du tissu cellulaire sous-cutané, nous avons insisté sur la coloration rouge que lui donne le carmin et qui la distingue des libres élastiques et des fibrilles tendineuses qui ne se colorent pas par ce réactif; nous n'y reviendrons pas ici.
Les faisceaux du tissu tendineux diffèrent de ceux du tissu cellulaire sous-cutané en ce qu'ils ont tous la même direction; ils sont tous disposés suivant l'axe du tendon. Ala surface de celui-ci il existe une enveloppe commune de tissu conjonctif sur laquelle repose une couche endothéliale.
Sur des coupes transversales comprenant toute l'épaisseur du tendon, il est possible de distinguer cette couche. Mais pour acquérir une notion plus exacte de sa disposition, il est nécessaire d'avoir recours à l'imprégnation d'argent. A cet effet les petits ten-
ViC. 122. — Tendon cIo la qiicue d'un jeune rat. Imprégnation parlenitrated'argentà 1 pour500. — A, épilliélium de la surface, l'ormé de cellules a, liniilces par le dépôt d'argent 6. — R, couche de tissu coiijonclirsons-épilliélial, formée par des cellules a et une substance fondamentale Ij. — G, traînée cellulaire vue de profil, disposée entre deux faisceaux /', et dont les cclinies sont séparées les unes des autres par des lignes formées par le dépôt d'argent.
TISSU CONJONOTIF. — TRNDONS. 3;i7
(Ions oxlrails do la qiioiio d'un ml on d'uno souris, alors que les tissus sont tout à lailJVais, sont ]blongés dans une solution de nilrat;e d'argonl à 1 pour 300. Lorsque l'imprégnation est produite, ils sont lavés et montés en préparation dans de la glycérine. En certains points de leur surface se montre un revêtement endothclial loiitiiiu lig. '12":2), et au-dessous de celui-ci, si l'imprétiiiation a été un peu forte, il se trouve des cellules étoilées (B, fig. 12':2), disposées le plus souvent par s'éries sur un fond coloré en brun plus ou moins intense par le dépôt d'argent. Quand on rapproche l'objectif de manière à examiner l'intérieur du tendon, on voit, dans les traînées cellulaires disposées entre les faisceaux, des stries transversales noires qui correspondent aux interlignes cellulaires (C, fig. l'22.)
Les laisceaux des tendons sont composés de fdDrilles conime Fiimiips. ceux du tissu cellulaire sous-cutané. Ces fibrilles peuvent être parfaitement isolées sur des tendons qui ont séjourné un jour dans l'acide osmique à 1 pour 100 ou dans une solution concentrée d'acide picrique et qui ont été dissociés dans l'eau à l'aide des aiguilles. Elles sont très-souples et d'une finesse extrême. Quand elles sont contournées par le fait de la préparation et qu'elles forment des anses dont la convexité regarde l'œil de l'observateur, on peut, avec un objectif à grand angle d'ouverture, apercevoir leur coupe optique ; elle est circulaire, ce qui montre, ainsi qu'il a été dit à propos du tissu conjonctif laclie (voyez p. 335) que ces librilles sont cylindriques.
Los fibres élastiques des tendons deviennent manifestes par Fii.ros
. . ^ ^ elasliqiics.
l'ébullition prolongée. Lorsqu'un tendon a été soumis à ce traitement, il devient transparent et friable. Examiné ensuite, soit dans l'eau, soit dans la solution d'iode, les faisceaux et les fibrilles s'y montrent transformés en une substance claire parsemée de granulations, et il apparaît nettement des fibres élastiques extrcmemrnt fines, parallèles à l'axe. Elles sont réunies entre elles par des anastomoses obliques et constituent un réseau tant à la surface que dans l'intérieur du tendon. Ces fibres élastiques, qui ne se colorent pas par le carmin, sont absolument distinctes des fibres qui prennent naissance sur les cloisons de la gaine des ftiisceaux, lesquelles se colorent en rouge dans ce réactif.
Lfs expansions tendineuses, c'est-à-dire les prolongements FA|wnsions aplatis des tençlons, qui vont s'étaler sur les muscles pour aug-
358 TRAITÉ TECHNIQUE n'IlISTOLOOIR.
meiiLer leur surface d'inserlion, ont ruie slruclviro analofiue à
celle des tendons proprcmeni, dits.
ApomWioso Parmi ces membranes, il en est une, l'aponévrose d'cnvelonne delà cuisso iio dc la ciiissc dc la grenouille, ciui possède des cellules dont la forme
I;i grenouille. ' • i . , . , . . ,
spéciale nous lait bien comprendre la manière dont se produisent les crêtes d'empreinte des cellules tendineuses.
Pour obtenir des préparations de cette membrane, on circonscrit par des incisions peu profondes faites avec un scalpel bien trancbant une portion de l'aponévrose d'enveloppe au niveau du triceps ; on l'enlève avec une pince, et on la place sur une lame de verre dans une goutte de picrocarminate où elle est laissée pendant une demi-heure. Après cela elle est portée dans l'eau distillée. Lorsqu'elle a perdu sa teinte jaune et qu'elle est franchement rose, elle est étendue sur une lame de verre. Cette extension doit être complète. Pour la réussir il faut faire usage du procédé delà demi-dessiccation (v. p. 69). Puis on recouvre d'une lamelle dont les quatre coins sont fixés avec de la paraffine, et l'on ajoute sur son bord une goutte d'acide acétique. Quand ce réactif a rendu la meml)ranc transparenle, on l^iil passer de la glycérine sous la lamelle.
Sur une préparation ])ien réussie, on voit, avec un grossissement de 101) diamètres, des lignes fines, d'une couleur rose, qui limitent en s'entre-croisant à angle droit des carrés clairs, à.peu près d'égales dimensions, semblables à ceux d'un damier. Une observation un peu attentive apprend bien vite que cette figure est produite par deux plans de fibres qui s'entre-croisent à angle droit, ou mieux par deux plans aponévrotiques superposés, les fibres de l'un ayant une direction petpendiculaire à celles de l'autre.
A la surface de ces divers faisceaux sont disposées des cellules dont les noyaux seuls sont bien nets. C'est sur ces noyaux que doit se porter l'attention. Ils se présentent de face, de profil, à la surface de la préparation, entre les deux couches de la membrane aponévrotique, etc. Étudiés avec un grossissement de 400 à 000 diamètres, ils se montrent avec des formes variées et singulières (fig. 128). Les uns sont plats et elliptiques : ce sont ceux qui se présentent de face. D'autres ont la forme d'un bâtonnet ; ce sont ceux qui sont vus deprofd dans un espace compris entre deux faisceaux voisins de la même couche. Certains paraissent comme une croix latine dont la branche Iransvcrsale serait surunplan dif-
TISSU CONJONCTIF. — TENDONS. 330
f(MriU(JolalongiUidinale.Quclqiies-iinssontsem])laljlcsàime croix l'usse, les doux branches transversales étant à un plan différent de la longitudinale. 11 y en a qui sont en demi-lune avec un bord recliligne épais et foncé; et sur cette demi-lune on peut observer une ou deux crêtes transversales également foncées. Ces dernières figures })euvent être expliquées facilement. En effet, si les noyaux sont a])pliqués d'une manière variée sur les faisceaux, et s'ils prennent
Fin. 123. — Aponévrose fémorale de Ici grenouille, colorée au picrocarminale, et examinée tendue dans la glycérine additionnée d'acide foimiqne. — V, faisceaux conneclifs; ?î, noyaux; c, crclos d'empreinte. — 500 diam.
l'empreinte des faisceaux voisins et de leurs interstices, on comprendra, avec les notions les plus élémentaires de la géométrie descriptive, toutes les formes que nous venons d'indiquer. Pour iesfaii'e bien saisir, nous avons l'habitude de les montrer d'après le schéma suivant : entre les doigts des deux mains appliqués les uns sur les autres par leurs faces palmaires et croisés perpendiculairement, on presse de petites masses de cire à modeler. .\platies par la pression, ces masses envoient entre les doigts des expansions en forme de crêtes, et, quand on. les examine après Ifiur avoir fait subir cette manipulatio-n, elles montrent quelquesunes des formes des noyaux de l'aponévrose fémorale de la grenouille. On comprendra dès lors pourquoi nous appelons crêtes (i'('ïnj)reinte les saillies des noyaux dont nous venons de parler cl pourciuoi nous avons appliqué le même nom aux crêtes des séries cellulaires dos tendons, qui coi'respondent à ce que F. Boll a appelé sli'ics élastiques.
•^fif> THAITK TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.
dl'hS'c On pouiTail, oljjocler, conli-e l'inlorj)n'lation qun nous venons
(l'iiik'U |.;ir usinir|ii
gntli'iiio tle-donner dos croies d'emprcinto, c|lio ces crêtes sont un produit ■ Sdp ^^l'iificiel. Les faisceaux conjonctils gonflés par l'acide acétique auraient pu comprimer les noyaux qui leur sont interposés do manière à leur faire prendre ces formes bizarres. Pour répondre à cette objection, il faut fixer les éléments cellulaires avant do les colorer et de les examiner. Voici la méthode que nous avon> employée dans ce but : Chez une grenouille nous avons séparé . la cuisse, dépouillée do la peau, en y laissant une partie du bassin et l'extrémité supérieure du tibia, et nous l'avons immergée dans une solution d'acido osmiquo à 1 pour 200. Au bout de doux beures, l'aponévrose fémorale a été détachée dans de l'cati (lislillée, colorée par un séjour de vingt-quatre beures dans le picrocarminalo, placée sur une lame de verre et montée dans la glycérine (il n'est pas nécessaire de la tendre par le procédé indiqué plus haut, parce que l'action do l'acide osmiquo, en fixant tous les éléments dans leur foi'ine, a donné à la membrane une certaine rigidité).
Après l'action de ces dilTérents réactifs, on reconnaît tous les détails de structure des noyaux observés par la méthode indiquée précédennnent. Comme l'acide osmiquo (ist un excellent fixateur des éléments déli'iiats, les objections que l'on aurait pu faire contre les résultats obtenus au moyen de l'acide acétique tombent d'elles-mêmes, et il laut admettre que les noyaux ont bien réellement les formes que nous avons décrites. •
Les mêmes détails peuvent encore être observés sur l'aponévrose fémorale placée à l'état frais dans une solution de purpurine , (p. 280), et montée dans la glycérine après un séjour de vingtquatre à quarante-huit beures dans la matière colorante. A l'aide de cette méthode, les noyaux se montrent avec la même disposition, et, comme nous n'avons fait intervenir aucun acide susceptible de gonfler les faisceaux et que de plus la solution de purpurine que nous employons conserve bien la forme des noyaux tout en les colorant, nous sommes encore dans ce cas mis à l'abri de toute cause d'erreur.
Nodihio \ côté des tendons ordinaires et des expansions tendineuses, il
sosamoido ^
<i'AchTiio''do convient de placer un organe intéressant, surtout au point de vue la gi-pnoiiiii;.. de la formo des cellules, le nodule sésamoïde du tendon d'Achille de la grenouille.
Lorsque chez la grenouille on a dégagé le tendon d'Acbille de
TISSU CONJONCTIF. — TENDONS. 301
sa li'aiiio, on observe, à sa face profomlo un nodule dur, carlilaginilbrme, du volume d'une lentille. Dans ce nodule pris enlre deux lames de moelle de sureau, on fait avec un rasoir sec une coupe que l'on agite dans une solution d'iode (p. 104). Los cellules qui y sont contenues se détachent alors et flottent dans le liquide. Elles apparaissent sous la forme de blocs arrondis ou irréguliers, transparents comme du verre, à peine teintés en jaune par l'iode, possédant un beau noyau ovalaire rarement situé au centre de la cellule et à côté de celui-ci* un petit corps granuleux, qui se colore en jaune brun par l'iode. On ne trouve dans ces cellules ni matière glycogène, ni gouttes de graisse. .
Pour tout histologiste ayant traité par la 'solution d'iode une coupe de cartilage hyalin, fibreux ou élastique, il sera bien certain, d'après la description qui précède, que les cellules du nodule sésamoidc ne sont pas semblables aux cellules du cartilage. Celles-ci se colorent vivement par l'iode, contiennent souvent des gouttes de graisse, sont granuleuses et se rétractent fortement sur le noyau et les gouttes de graisse de manière à confondre le tout dans une masse informe.
Les cellules du nodule sésaraoïde au contraire ne reviennent pas sur elles-mêmes, et, comme nous venons de le voir, elles se colorent faiblement par l'iode et ne contiennent pas de graisse.
11 importe d'étudier ces cellules in dlu, pour reconnaître leurs rapports avec les faisceaux conjonctifs du tendon. Sur des coupes pratiquées après durcissement dans l'alcool ou dans l'acide picrique, on constate que les faisceaux tendineux sont écartés les uns des autres de manière à laisser entre eux des logettes dans lesquelles les cellules sont groupées en nombre plus ou moins considérable.
Après avoir traité la pi éparation par le pinceau, on reconnaît
Cnllulcs
(lu nodule sésainoïilp.
Fio. 12/ii. — Cellules du nodule sûsamoïJe du tendou d'Achille de la grenouille, isolées dans la solution d'iode. — a, spliériqnn ; h, irrégulière avec des saillies et des dépressions correspondant à l'empreinte des faisceaux connectifs ; c, cellule avec un i)rolongenient p; n, noyau; çj, corps granuleux situé au voisinage du noyau. — /i30 diam.
carlilncfiiiiror iiirs n(, osseux di's oisoiuix.
3C2 TRAlTr; TRCMNIQUR D'HISTOLOGIE.
que ncs logottes conlionnenl un nMiciilum fihrillairo dont los m.iillos (Haient occiipéos par ces cellules". T.>mi..ns Un tendon carlilaginilbrme de là patte d'un ])ouIel , d'un dindon ou de toutautre oiseau, possède dans sa partie eliondroïde des l'aisreaux tendineux parallèles comme un tendon ordinaire, et dessrries de cellules qui diffèrent des cellules tendineuses en ce qu'au lieu d'être plates elles sont cylindriques ou polyédriques. Déplus, elles sont séparées les unes des autres par une substance intercellulaire disposée en colonnes, homogène, transparente et qui se colore légèrement par le carmin ; ce dernier caractère la distingue de la substance cartilaginrnise. Sur les coupes transversales, traitées par le carmin d'abord, et ensuite par l'acide acétique, ces cellules se montrent comme des cercles claii's avec un noyau central fortement coloré, tandis que les faisceaux tendineux sont représentés par des cercles incolores plongés dans une substance colorée en rouge.
Lorsque la calcification du lendon chondroïde s'est produite partiellement, des coupes transversales faites après décalcificalion pai" l'acide picrique, colorées au carmin et traitées par l'acide acétique, mont l'ent en quelques points les caractères précédemment décrits ; sur d'autres, au contraire, les cercles qui représentent les faisceaux tendineux sont colorés comme la substance qui les sépare.
cnnpns siVhos Eulin, sur les tendons complètement ossifiés, c'est-à-dire ceux
faites sur ' •■■ '
qui sur des coupes longitudinales et transversales usées à la meule et montées dans le baume de Canada, fournissent des préparations semblables à celles que donne du tissu osseux complet, on peut retrouver encore la structure du lendon. Pour cela il faut décalcifier dans une solution concentrée d'acide picrique, faire des coupes transversales que l'on colore au carmin, ou bien décalcifier dans une solution d'acide cbromique à 2 ou 3 pour iOOO et colorer les coupes dans une solution de purpurine. On y observera des canaux de Havers coupés en travers, et autour de chacun d'eux, si la préparation a été traitée par le carmin, une zone plus colorée que le reste de la préparation, rap])clant les systèmes de lamelles qui, dans les os longs, entourent les canaux vasculaires.
' .Voyez, à propos de ces cellules, Boll, Untersuclniniîen iiber den Bau und die EiUwlckluntï der Gewcbo [Arch. filr microsc. Anat., 1871, p. 301), et Remut, lU'i herclies sur hi Uaiisformalion vésiculaire dos (ilômonls des fendons (Arch. de 'pln/n/oL, 1872, p 171 , et /Ire//, de phnsiol., 187/i, p. 195.
les Icilild)!-:
ossifii'S.
TISSU CONJONCTIF. — ÏENDOiNS. ;3fir!
Uno élude plus allcnlivo, avec un grossissemonl. do 151) à -400 diamètres, fera rcconnaîlro qu'il u'y a pas là de vérilables lamelles osseuses, et, môme lorsque l'ossification est ancienne, la substance osseuse parait constituée autour des vaisseaux, comme dans le icsic du tendon, par des faisceaux tendineux qui, sur les coupes transversales, forment autant do corclo.s. Soulonr^il , on ces
rifi. 125. — Tcnilon flécliisseiir des doig;ls du ])oulet aynnl subi l'ossificnlion. Drcalcificalion ])ar l'acide cliromiquc. Coupe transversale. Coloration à la purpiiline. Examen dans la glycérine. — A, couche ccnnectivc de la surface du (cndon ; 15, couche non ossifiée ; C, couche ossifiée ; s, canal de Havcrs à direction transversale; s', canaux de Havcrs à direction longitudinale; -coupe transversale dos faisceaux tendineux; n' , corpuscules osseux. — 200 diam.
points, ils sont beaucoup plus petits et moins distincts, bien ((u'il soit encore trè.s-facile d'en apprécier les limites. Ce fait a déjà été très4iicn décrit et figuré par Lioberki'ibn '.
^ Linherhnhn , Ueher die Ossification der Schncngewehçs, /l?'t7/, UcirlicrI cl Du Bois- Hnymnml. ISGO, p. 82/i.
TRAITK TP:r:ilNIQlJf- D'IlISTOLOOir:.
Il est. clair quo les tondons ossifiés dos oiseaux sont formés par du tissu osseux véritable, et que la substance osseuse fondarrienlale y est principalement représentée par les faisceaux tendineux transformés, mais reconnaissables encore. En un mot, les tendons ossifiés des oiseaux sont presque entièrement constitués par des fibres de Sharpey (voy. p. 308).
Tmidon? L'étude de ces tendons à la lumière polarisée achève de le dé-
ii la liimiL'i'.'! . /
l'oinriscp. montrer. Les coupes longitudinales faites à la meule et montées dans le baume du Canada sont fortement biréfrinoentes, tandis que des coupes transversales préparées de la même façon ne rétablissent pas la lumière lorsque les deux prismes de Nicol sont croisés. Autour des canaux vasculaires il ne se produit alors aucune trace de la croix lumineuse qui se montre d'une manière si nette sur les coupes transversales des os longs (voy. fig. 102, p.-.il(i).
Pour terminer ce qui est relatif aux tendons des oiseaux, il reste à dire qu'on dehors des paities chondroïdes ou ossifiées ces tondons possèdent la structure des tendons des mammifères. Les ci^llulos plates y sont très-grandes, très-nombreuses et ont des prolongements effilés qui s'élondont au loin sur les faisceaux tendineux qu'elles recouvrent.
timkImms a côté des tondons des oiseaux se placent les tendons de la
(le la > ■ .
d.s queue des taupes, ou du moins de quelques-uns de ces ani-
maux dont nous n'avons pas pu déterminer l'âge. Entre les faisceaux tendineux existent des séries de cellules cylindriques, placées bout à bout et soudées les unes avec les autres, dé manière à former des chaînes de cellules que l'on peut facilement isoler par la dissociation après macération du tendon dans l'acide picrique.
Ces chaînes de cellules s'étendent dans toute la longueur du tendon, ou bien elles s'arrêtent et se terminent par une extrémité effilée dans laquelle on ne trouve plus trace d'éléments cellulaires. Quelquefois une chaîne est formée par quelques cellules seulement, et chacune de ses extrémités se termine par un long filament, coloré en rouge si la préparation a été soumise à l'action du carmin.
Ces chaînes de cellules des tendons de la taupe, figurées par Ciaccio sont semblables aux rangées de cellules des tendons chondroïdes des oiseaux. 11 s'agit là d'une forme de transition
* Cinccio. Niwve riccrche sidV interna tessitura tMtendiniy Roloi^aa, 1872.
iv (?
TISSU CONJONCTir. — TENDONS. JCo
t'iilre les icndons d'une part, eUle l'aulre les ligaments constilués par des faisceaux tendineux entre lesquels sont disposées des caj)sules de cartilage tellement nettes qu'où ne peut les mettre en doute. Le ligament rond de l'articulai ion coxo-fémorale en fournit un exemple remarquable (fig. 120).
Les tendons et les ligaments, au voisinage de leur insertion à l'os ou aux cartilages, présentent entre leurs libres, non pas des cellules libres comme celles que l'on trouve dans le reste de leur étendue, mais des cellules renfermées dans des capsules de cartilage. Pour bien voii' cette disposition, le ligament rond de l'articulation coxoiémorale ou les ligaments croisés de l'articulation du genou chez les différents mammifères sont parfaitement convenables. Le meilleure mode de préparation consiste, s'il s'agit du ligament rond, à diviser par un trait de scie une petite portion de la têtc'du fémur correspondant à l'insertion du ligament. Si le fragment osseux est très-petit, il suffit d'un séjour de deux ou trois jours dans une solution d'acide picrique concentrée et abondjiHte pour produire la décalcification. Des coupes minces et parallèles à l'axe du ligament, placées d'abord dans l'eau jusqu'à décoloration, puis laissées pendant vingt-quatre heures dans une solution de purpurine, sont enfin lavées et montées en i)i'épnralion persistante dans de la glycérine. Comme
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Fig. 12G. — Co.ipc longihulMiulc ilu ligament rond et de la Icle du fémur du cliat adulte. Décalcification dans une solution concentrée d'acide picrique. Coloration avec la purpurine. — F, cartilage fibreux ; K, cartilage fibreux calcifié; 0, tissu osseux; m, canal vasrulaire ; f, substance fondamentnic fibreuse du ligament; c, capsule de cartilage; c', cajosulc cartilagineuse calcifiée; co, corpuscules osseux. — 200 diam.
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:i<i6 TRAITÉ TECHNIQUE U'111ST0L(JGH<;.
dans ces préijai alions tous les noyaux sont très-ncllemenl colorés, il est flicile de voir qu'il n'y a pas, dans ce tissu liganienleux ou tendineux, au voisinage de l'os, d'autres élérnenls cellulaires que ceux. contenus dans des capsules de cartilage, variju; Jus De la description de toutes ces variétés de tissu tendineux et cellulaires ligamcnteux il resuite que, si les faisceaux conionctils v sont tou-
tlcs luudoiis. . 1111
jours semblables dans leur forme, même au milieu de l'os vrai des tendons ossifiés des oiseaux, il n'en est pas de même des éléments cellulaires. Ces éléments sont en effet diflerents suivant l'Age des animaux et suivant les tendons que l'on examine. Ils peuvent être des cellules embryonnaires, c'est-à-dire des cellules globuleuses constituées par une masse de protoplasma et un noyau. Ils peuvent être des cellules plates appliquées à la surface des faisceaux connectifs, comme dans le tissu conjonctif lâche, ils peuvent être des cellules spéciales plus ou moins voisines de celles du cartilage, comme dans le nodule sésamoïde du tendon d'Achille de la grenouille, les tendons chondroïdes des oiseaux et les tendons de la queue des taupes. Ils peuvent êlre enfmdes cellules de cartilage iiicapsuléesoude véritables corpuscules osseux. . L'étude du développement des tendons nous rendra compte de ces diflerences.