SYSTEME NERVEUX
Lii fibre nerveuse ne oonstiliic pas non plus une individualité \"jj,'îVn'"T physiologique. C'est utî organe complexe, dont l'origine peut. bien être dans une seule cellule nerveuse, ainsi que cela existe certainement dans l'appareil électrique des poissons, mais qui peut aussi dépendre de plusieurs cellules nerveuses, ainsi que cela ressort d'une manière tout à fait évidente de l'observation des tubes nerveux en T des ganglions spinaux chez les mammifères et chez les batraciens
La signification de ces tubes en T est la suivante : deux fibres nerveuses, nées chacune d'une cellule distincte, marchent l'une vers f autre; elles se rencontrent et marient leurs fibrilles, de telle sorte que la fibre nerveuse unique qui résulte de leur fusion possède des fibrilles provenant en proportion variée des deux cellules d'origine.
Nous sommes amenés maintenant à envisager les fibrilles ner- Tn.minaisons
. . ^ (les fibrilles
veuses dans leurs terminaisons. nerveuses.
La physiologie conduit à penser qu'une fibrille nerveuse est un fil conducteur destiné à transmettre à un centre des impressions sensitives ou à transporter à la périphérie une incitation motrice. Que l'on considère la fibrille sensitive ou la fibrille motrice, on a dès lors une tendance à lui reconnaître deux terminaisons, l'une dans les. centres d'incitation ou de perception, l'autre à la périphérie.
Ce que nous avons dit des cellules nerveuses, de leur conslitu- Terminaisons
. . . nerveuses
tion fibrillaire, de la façon dont les fibrilles qui entrent dans J'f, ccnleur composition s'engagent dans les fibres nerveuses, conduirait à penser que ces fibrilles n'ont pas de terminaison centrale. Cependant les fibrilles que l'on observe dans la couche superficielle des cellules nerveuses sont si peu nettes, elles sont tellement intriquées les unes avec lesautres, et leur rapport avec le globe ganglionnaire est si peu déterminé encore aujourd'hui, que l'on peut supposer, et cette hypothèse est loin d'être invraisemblable, qu'un certain nombre de ces fibrilles prennent réellement naissance dans le globe ganglionnaire et s'infléchissent à sa surfLice pour venir se confondre avec le lacis fibrillaire superficiel de la cellule ^
' Des tubes nerveux en T et de leurs relations avec les cellures ganglionnaires (Comptes rendus, •187.')).
» Lorsque nous nous orcupcrons sprcialenienl des ooliulos norvoiisos. nous indi-
liaisons
lliJI'VOUSOS
Terminaisons Lcs temiinaisons périphériques desfibrilles nerveuses sensilives
dos lilirillcs
iiiTvoiisos ou motrices sont connues seulement dans quelques oreanes'et onrio. core les notions que nous avons a leur sujet ne sont-elles pas complètement établies. En effet, si, dans les muscles striés et dans les lames électriques de la torpille, on a pu observer des terminaisons nerveuses libres, il ne suit pas de là que les bourgeons terminaux qui caractérisent ces terminaisons soient formés par une simple fibrille élémentaire. Il se pourrait, en effet, qu'ils fussent constitués par une ou plusieurs fibrilles repliées à leur niveau de manière à figurer une anse. Il s'agit d'objets si délicats, les moyens que nous avons pour les étudier sont si insuflisants, qu'il me paraît complètement impossible de trancher la question, et l'onpeut discuter aujourd'hui encore pour savoir si les fibrilles nerveuses se terminent par des extrémités libres ou par des anses terminales. Tiidorio A ces deux théories, qui depuis bien des années partagent les suh'sT^^^^^^^ histologistes, il convient d'en ajouter une troisième qui a été récemment formulée dans sa généralité parllensen'. Voici en quoi elle consiste : On savait que la terminaison des nerfs se fait dans quelques appareils sensoriaux par des cellules spéciales. D'autre part, on savait que, dans un processus de division cellulaire assez fréquent, une cellule dans laquelle se sont formés deux noyaux s'étrangle et prend la forme dite en bissac. On conçoit que la division commencée puisse s'arrêter à cette phase et que le pont qui réunit les deux portions de la cellule en voie de division puisse atteindre sans se rompre une longueur notable.
Si donc, pendant le développement embryonnaire du système nerveux, une cellule appartenant à ce système subit une division incomplète, une des portions pourra demeurer dans les centres, tandis que l'autre restera liée à la périphérie. Entre ces deux portions munies chacune d'un noyau, il subsistera un filament de substance cellulaire pour 'former la fibre nerveuse.
L'auteur de cette théorie s'appuie encore pour l'édifier sur
qucrons encore certaines hypothèses qui ont cours dans la science. Mais comme ces hypothèses, bien qu'elles soient exposées dans presque tous les traités classi(|ucs, ne sont pas en rapport avec les faits positifs que nous avons signalés, ntius les passons sous silence.
' //ensen, IJoobachtungen iiber die Befruchtung und Entwiciilung, clc, in Zeûschiifl fur Anal, und Entwick., 1876, p. 372.
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une observation ncgalivc, à savoii- qu'aucun hisLologiste n'a jamais pu observer que les nerfs croissent du centre à la péripliérie.
Nous ne discuterons pas maintenant la conception de Ilensen ; nous l'avons donnée simplement pour compléter l'énumération des théories que l'on a formulées et que l'on peut encore formuler aujourd'hui relativement à la terminaison des nerfs.
l'our achever cette esquisse de la structure du système nerveux Ei«'"eii's considéré dans ce qu'il a d'essentiel, nous devons ajouter que des éléments empruntés au système conjonctif ouau système épi- ''y*^';!!.'^';^"'^''thélial viennent se mélanger aux éléments nerveux proprement dits pour constituer des organes distincts. Dans les nerfs et dans les masses ganglionnaires de la périphérie, ces éléments ont des caractères parfaitement tranchés, et leur étude, comme on en jugera par la suite, peut être faite d'une manière complète. Il n'en est pas ainsi pour l'encéphale, la moelle épinière, larétine, etc., car, parmiles cellules que contiennent ces organes, il en est dont la signihcation histologique et physiologique est encore obscure et dont on ne peut pas dire si elles sont de nature nerveuse ou de nature connective. C'est Là une discussion dont la place est naturellement indiquée dans le chapitre qui sera consacré aux centres nerveux.
Dans l'étude que nous allons faire maintenant des différents organes qui composent le système nerveux, nous nous occuperons successivement des nerfs, des terminaisons nerveuses et des organes nerveux centraux.