‹ Traité technique d'histologieChapitre 11 sur 106 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

MÉTHODES poim l'Étude des éléments qui, A l'état

NORMAL, FLOTTEKT DAIVft M]\ LIQt'IDE

Pour étudier les éléments qui sont contenus dans un liquide (par exemple le siinji:, la lymphe, le pus, les moines, la salive, le mucus nasiil, etc.), on recueille une f^^outte du liquide que Fon place sur la lame et que Ton recouvre de la lamelle. Il n'est pas indifférent de prendre une quantité plus ou moins considérable de liquide; si Ton en met trop peu pour l'espace limité par la lamelle, l'attraction moléculaire occasionne une pression tellement forte, que les éléments délicats peuvent être écrasés. C'esl pour cela qu'il faut ([ue le liquide» soit en quantité suffisante pour remplir tout Tespace capillaire ; il vaut même mieux qu'il aille jusqu'à faire de petites bordures sur les bords de la lamelle. Pour éviter la pression exercée par la lamelle, il convient souvent de supporter cette dernière à l'aide de bandes de papier mince. Dans certains licpiides, les éléments sont rares, et il est alors facile de les étudier sans rien y ajouter. D'autres fois les cléments sont au contraire si nombreux, cju'ils forment une masse oii il est difficile de les reconnaître (»t de les étudier. Il faut alors emplover ^,JJ2^i,. des liquides additionnels pour les diviser un peu. (Juels sont les liquides additionnels qu'il faut choisir? Il n'en est pas un seul qui l'onvienne dans tous les cas. Chaque élément vit, en effet, dans un plasma spiH'i.il, et il faut autant que possible que le liquide additionnel possède les propriétés de ce plasma. Par exemple, les globules rouvres du san^ vivent dans le plasma san^niin qui contient des substam^es colloïdes, l'albumine et la substance iibrinogène, des substances cristalloïdes, <onmie le chlorure de sodium et les autres sels du sang; si on les exaniinait dans un liquide qui présentât une autre proportion entre les substam^es colloïdes el cristalloïd(»s, il se produirait des phénomènes de diffusion par suite desquels les globules arriveraient à se ratatiner ou à se gonfler.

Le mieux est donc de prendre du sérum sanguin pour liquide additionnel, quand on veut étudier les globiUes du sang. Pour cela, on enlève le sang d'un animal; on le laisse coaguler, et l'on décante le sérum. Ce liquide ne se conserve pas; au bout de peu de temps, il subit des modifications considérables qui en altèrent complélcment la nature au point de vue histologique et chimique.

Pour obvier à cet inconvénient, on peut y mettre, à l'exemple de M» Schultze, im petit morceau de camphre. Ce moyen ne suffit pas; avec le camphre seul, on n'arrive pas à conserver du sérum d'une façon durable. L'iode atteint, il est vrai, ce but; mais le sérum iodé, c'est-à-dire additionné d'un peu d'iode, ne peut pas «^tre considéré comme un liquide indifférent; il a au contraire, comme on le veiTa plus loin, une action considérable sur les éléments.

On peut aussi employer comme liquides additionnels d'auti-es liquides oi^ganiques: l'humeur aqueuse, le corps vitré, la salive, Taibumine de l'œuf, etc.

C'est surtout pour les éléments qui flottent dans un liquide que Ton emploie la platine chauffante, la chambre humide et la chambre à gaz.

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