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CHAPITRE Vil

HlrifTHODES DlWRRf^ES POUR FJtlRK IJSM COUPE» FINE»

Comme les objets qu'on regarde au microscope sont vus pour • la plupart à la lumière transmise, il est nécessaire que ces objets soient transparents, ot la première condition pour qu'ils laissent passer la lumière, c'est qu'ils aient une épaisseur très-peu considérable. Il faut donc, pour les tissus qui ne se laissent pas dissocier comme les muscles, ou étendre comme les membranes, en couper des tranches aussi minces que possible. CondiUons Certains tissus s(» trouvent naturellement dans un état de dureté

des

coupes fines, suffisant pour y faire dos coupes : tels sont, par exemple les cartilages , ot quelques j)arenchymes. Mais la plupart sont beaucoup trop mous; si l'on essayait do les diviser à l'état fmis, le rasoir «(lisserait sur la pièce, ou bien les différentes parties do cotte pièce, glissant les unes sur les autres, empocheraient d'en faire une coupe d'épaisseur uniform(^ Il est donc nécessaire ilo soumettre ces tissus à un traitement préalable qui leur donne lo degré do dureté suffisant pour qu'on puisse conunodément on faire dos coupes. D'autres tissus au contraire, comme par exemple les os ou les dents, sont trop durs à l'état normal pour que lo rasoir puisse h^^ entamer; si l'on arrive à en détacher un copeau mince au moyen d'un scalpel a trempe trèsdun», ce copeau fragile s'écaille ot se fendille en môme temps qu'il se sépare du reste, ot au lieu d'avoir une lame homogène, on n'a plus qu'une substance inégale où les éléments du tissu S(î con-

fondent avec les fentes de la préparation et l'air interposé. Pour faire des coupes sur ces tissus avec le rasoir, il faut leur faire subir un traitement préalable qui les ramollisse suffisamment, ou bien en détacher des lames par un autre procédé que nous allons indiquer tout à Theure.

Nous aurons donc à traiter, dans ce chapitre, des coupes à faire sur les tissus qui n'ont besoin d'aucun traitement préalable ; des coupes sur les os et les substances ossiformcs; des difTérents procédés pour durcir suflisamment les tissus mous, et de la manière de pratiquer les coupes sur les objets préalablement durcis.

chapes «ar les tissas qnl n'ont pss besoin de subir on tral- ^^Sw'

iiMrni préninble. — Ccs tissus pcuveut ôtrc plus OU moius durs ; ***^j ^JJ™** parmi les plus durs, il faut compter les ongles et les substances ï««rtito««cornées en général. On fait usage pour ces coupes d'un scalpel ou d'un rasoir à trempe très-dure; si l'objet est trop petit pour être tenu à la main, il doit être placé dans une fente pratiquée dans un morceau de liège.

Les cartilages se rangent aussi parmi les tissus dont on peut laire des coupes a main levée et sans aucune autre préparation. Ces coupes se font, soit à sec, comme les précédentes, soit en mouillant le rasoir avec de l'eau alcoolisée, pour permettre à la lamelle détachée de glisser sur la surface du rasoir dans la mince couche de liquide qui s'y trouve.

Les tissus plus mous, les parenchymes, présentent plus de dif- couçei ficultés: d'une part la mollesse du tissu empêche de le maintenir p'^^^J^ solidement; d'autre part, grâce au liquide dont ils sont imbibés, fibruiaiw. les éléments glissent les uns sur les autres. Avec un peu d'exercice, on peut cependant arriver à faire des coupes sur ces tissus, par exemple sur le foie. Après avoir mouillé le rasoir, que l'on a soin de tenir bien horizontalement, on pratique un premier avi- Yement que l'on fait hardiment et tout d'un trait ; puis on fait la seconde coupe; mais le plus léger mouvement des doigts qui tiennent la pièce change le rapport des parties, et la seconde face de la coupe est dentelée et irrégulière.

Si Ton ne réussit pas à faire ces coupes à main libre, on peut ^^ ^SJjjJ ^ se senir du couteau double de Valentin (voy. plus haut, page 47). v»^*"»- Comme les deux faces de cet instrument ne sont pas rigoureusement parallèles, au lieu de le promener sur l'organe, il vaut mieux l'enfoncer directement par sa pointe jusqu'à la garde. Au moyen d'une légère torsion, on dégage la coupe que l'on a

EANyiER, HistoL 6

82 TRAITE TECHISIQUE D'HISTOLOGIE.

faite et que l'on retrouve en écarjiant les deux lames du couteau.

Il est encore plus diflicile de faire des coupes dans des tissus de structure fibrillaire, comme par exemple dans le tendon d'Achille. Pour y arriver, il faut les comprimer fortement.

Au lieu d'affronter ces difficultés, il vaut mieux recourir à l'une des méthodes que nous décrirons tout à l'heure et qui servent à durcir les tissus. Mais auparavant nous allons indiquer les procédés usités pour faire les coupes sur les os.

CoiiiNs Coupes sur les os et les sobstanees ossilormes. — LcS COUpeS

sur les o« avec "^ »

la £cic. gm» les os se font avec la scie. A cet effet, le morceau d'os est pincé dans un étau, et par un premier trait de scie, on affranchit une surface bien plane, et, autant que possible, verticale. Puis on fait une seconde coupe parallèle à la première, de manière à comprendre une épaisseur d'un millimètre au maximum. Pour cela, appuyant l'ongle à l'endroit choisi, on donne un premier trait de scie ; puis on continue à scier verticalement en se guidant sur la lame et le dos de la scie qui forment points de mire, et sans s'interrompre pour regarder son trait. C'est ainsi que se font les meilleures coupes.

La lamelle obtenue de cette façon est loin d'être assez mince; de plus, elle a sur ses deux faces des raies correspondant aux dents de la scie. Pour les enlever, on use la lame en la frottant sur une pierre ponce. On choisit, comme nous l'avons dit plus haut, une pierre ponce coupée dans le sens de ses Ghres ; on y met un peu d'eau, on appuie sur la lame d'os avec deux doigts, et l'on frotte jusqu'à ce que les inégalités aient disparu. Puis on la retourne et l'on en fait autant sur l'autre côté. La lame osseuse est ensuite placée entre deux pierres ponces à section bien plane que l'on frotte l'une sur l'autre ; elle se trouve bientôt fixée sur l'une des pierres ponces par une sorte de ciment formé des débris de la pierre et des parcelles de Tos, et l'autre polit sa face libre.

Ce temps de l'opération doit être fait avec précaution pour ne pas casser la lame osseuse devenue très-mince. Lorsque celle-ci est à peu près transparente, on enlève les raies produites par la pierre ponce et l'on finit d'amincir la pi-éparation en la frottant avec les doigts sur une pierre du Levant ou sur une pierre lithographique, avec de l'eau. La lamelle est alors bonne pour l'ob-

MÉTHODES FMiLH LES COUPES. 83

si'i-vaiionmk'rosi-opique; nous dirons plus loin(voy. Tissii osseux) 4*oinmeni on achève la prépamtion.

On a décrit d'autres procédés pour faire ces coupes, mais ils sont inférieurs à celui dont nous venons de parler : ainsi on conseille de coller la lamelle osseuse sui' un bouchon avec de la cire il cacheter, et de la promener ainsi sur une surface d(î grès. ^7est plus long et cela ne réussit pas aussi bien.

Il est impossible de diviser avec une scie l'émail des dents, gur'î^'Sois parce qu'il est beaucoup trop dur et se casserait en éclats. Il faut, |K)ur le scier, se servir de lils d'acier tendus, en interposant de I émeri très-fin entre la dent et le lil d'acier, avec une petite quanlité d^au ; si l'on ne veut faire qu'une préparation avec une dent, on a plus vite fait de Tuser à la meule. On prend la dent avec les doigts et on l'applique sur la meule, de manière à l'user peu i\ peu jusqu'à ce qu'on ait «atteint le plan que l'on s'est fixé ; puis elle est retournée, et usée de l'autre côté jusqu'à ce qu'on soit arrivé à la moindre épaisseur possible. Ensuite, par quelque procédé que l'on ait obtenu celle tranche de dent, il faut Fuser entre deux pierres ponces, et pratiquer le polissage des deux faces sur une pierre du Levant imbibée d'eau, comme nous Tavons dit pour les os.

■vr les tiMiiis préalablement dorels. — Procédés à le darekMemeiit des tissus. — Congélation, — \jn

«lies premiers procédés qui soient venus à l'esprit pour fixer et ihircir les tissus, c'est de les faire geler.

En soumettant les tissus à la congélation, on leur donne une «grande fenneté par le fait de la solidification de l'eau qu'ils contiennent et de la fixation des difTérents éléments qui les constituent. Celle méthode donne d'excellents résultats pour l'étude d'un grand nombre d'organes et d(î tissus; (»lle est d'une application facile quand on est bien outillé.

Voici le procédé le plus simple. On prend un petit creuset de inélal, solidement leiiné par un bouchon. A la partie inférieure de ce bouchon et plongeant dans le creuset, est fixé l'objet. que Ton veut faire geler. Ce creuset est placé dans un mélange réfrigérant de glace pilée et de sel marin (2 de glace pour 1 de sel marin), mélange dans lequel on fait également plonger le rasoir, parce qu'autrement la chaleur de la lame ferait fondre le tissu qu'on se propose de couper. Pour faire la coupe, on retire le lusoir, on l'essuie, on enlève le bouchon du creuset, et l'on

pratique rapidement deux ou trois coupes sur le tissu. C'est là le procédé que F. Boll a suivi dans son étude des glandes salivaires. Cette méthode offre plusieurs inconvénients : d'abord le mélange réfrigérant ne se maintient pas longtemps ; ensuite le rasoir est mouillé, et il est nécessaire de l'essuyer chaque fois avant de faire des coupes ; enfin le maniement du petit creuset au milieu du mélange est lent, gênant et incommode, «rtificieik» ^^"^ ^^^^ servons dans notre- laboratoire, pour congeler les objets, d'une glacière artificielle, système Penant, à laquelle nous avons fait une légère modification.

Cette glacière se compose d'une boîte cylindrique d'environ 25 centimètres de haut et 40 centimètres de diamètre intérieur, formée de deux enveloppes métalliques séparées par du feutre, et qui se ferme au moyen d'un couvercle maintenu par une vis à pression. C'est dans cette boîte que l'on met le mélange réfrigérant. Dans ce mélange plonge un cylindre métallique miini à sa partie supérieure d'un rebord qui le maintient et recouvert d'un disque de caoutchouc sur lequel vient appuyer le couvercle à vis de la boîte, de manière à l'occlure complètement.

Au lieu du mélange d'acide chlorhydrique et de sulfate de soude qu'emploie l'inventeur, nous nous servons du mélange de glace et de sel marin indiqué plus haut. Aussi avons-nous dû munir le récipient intérieur d'une pointe de fer qui permette de l'enfoncer dans la masse.

Pour se servir de cet appareil, on commence par mettre 'dans la boîte, par couches alternatives, les proportions de glace et de sel marin indiquées plus haut; puis on enfonce dans cette masse le récipient intérieur dans lequel ont été placés, d'une part le rasoir, de l'autre les tissus à congeler. A cet effet, sur un morceau cylindrique de moelle de sureau est pratiquée dans la hauteur une section bien plane, le fragment de tissu y est appliqué et maintenu avec de petites épingles ; ce cylindre est enfoncé dans un trou pratiqué dans une petite lame de liège, de façon que la direction des coupes à faire soit parallèle à la surface de cette lame. Le tout est introduit dans le récipient; le disque de caoutchouc placé dessus et le couvercle refermé. L'appareil est abandonné à lui-même pendant quelques minutes; puis le rasoir et la lame de liège sont retirés, et les coupes sont faites en maintenant le fragment au moyen de celte lame, de sorte qu'il ne se réchauffe pas par le contact des doigts.

Dessiccation, — Henle a tiré un grand parti de cette méthode; si elle ne conserve pas les éléments, elle permet en revanche de se rendre un compte exact de leurs rapports. Elle coBYient surtout pour les membranes.

11 faut prendre, pour les dessécher, des fragments d'organes très-petits; étendus sur une plaque de liège avec des épingles, ils sont abandonnés à Pair ; mais il faut que la température soit un peu élevée et que l'air soit très-sec, autrement les objets pourrissent, si on ne leur a pas fait subir auparavant un autre ti*ailement. Pour préserver sûrement une pièce, il faut la faire macérer auparavant pendant vingt-quatre ou trente-six heures dans ralcool. Celui-ci se substitue à l'eau du tissu, et si ce tissu est ensuite étendu à l'air, il sèche rapidement et sans qu'on ait crsdndre de voir la putréfaction s'en emparer.

Si Ton veut avoir une dessiccation rapide, on peut se servir du moyen suivant. L'objet, une fois tendu sur une plaque de liège, est placé sous une cloche rodée reposant sur une glace dépolie. Sous la cloche, on dispose dans une soucoupe du chlorure de calcium. Toute l'humidité de l'air est absorbée par le chlorure, et le tissu, se trouvant dans un air complètement sec, se dessèche très-rapidement. Lorsqu'on dispose d'une étuve à incubation, il suffit, pour obtenir une dessiccation très-convenable, de placer sur le couvercle de cette étuve les plaques de liège sur lesquelles ont été fixés les tissus.

La condition essentielle de toute bonne dessiccation, c'est que le tissu soit bien tendu. Si l'on a affaire à une membrane disposée autour d'une cavité naturelle, on peut l'insufller. Ainsi, pour dessécher une portion du tube intestinal, il suffit déplacer deux ligatures à ses extrémités et d'insuffler la partie intermédiaire. On obtient ainsi un manchon qui sèche rapidement. Pour le poumon, il suffit de prendre un fragment près du bord, et d'y mettre une ligature. Quand on serre la ligature, l'air est refoulé dans le fragment, le distend, et si l'on coupe le morceau au delà de la ligature et qu'on l'expose à l'air, il se dessèche facilement.

Les coupes sur les tissus desséchés exigent des rasoirs durs ; les rasoirs mous seraient ébréchés. Lorsque l'air est sec et que les tissus sont desséchés depuis longtemps, ils ont une telle dureté qu'ils feraient dévier le rasoir; il est nécessaire de les humecter un peu, et pour cela le meilleur procédé est de souffler dessus. L'haleine vient rendre un peu d'humidité à une couche

Mi THAITI': TECHMULK DHISTOLOniE.

inrinimont miner di* la superlirio ot la ramollir, tandis qiraudessous le tissu rest<» dur <»t sert d(» piido à la lame du rasoir.

La tranehoque Ton enlevé ne doit pas blanchir ; autrement, vr serait un sijrne que Tair pénètre dans s<îs parties, et que |)ar conséquent le tissu (»sl fendillé.

Les tissus dessérliés sont souvent trop minées pour qu'on puisse l(*s tenir à la main. Il faut alors les entourer d'une gaini* de liéjre, de moelle de sun»au ou dr Fenlinamla, Il est difliriledi*faire au sealpel ou au rasoir une fente dans un inon'eau denioellr de sureau ; on ris^pie de le eass(»r ou de rémi(»ttei'. Il faut tracer à la seie une rainure dans laquelle est insérée la lame desséchée sur lacpiellt» on V(»ul faire îles coupes. On peut aussi* quand il s'a^nt de lames très-minces, les coller avec de la goiiiiHi* épaisse le lonj» d'un morc(»au de moelle de sureau. Les coupes se font ensuite très-faciltMnent. Il faut que la ^omme soit é|iaîss«\ pour ne pas trop iudiiber le tissu sur le(piel ou (expérimente.

Ia*s coupes de tissus diesséchés cmt besoin, plus que le.s autres, dVître d'une extrême linessc»; ou eflet, quand elles sont piacéo dans Tc^au, le tissu se refronde et repren^l son épaisseur prîuiilive, qui peut être deux fois plus considérabh» que» lorsqu'il était sec.

Réactifs durrissants, — Les léailifs chimicpies sont beaucoup plus employés aujourd'hui que les deux méthodes dont nous venons de parler; ils doiment aux tissus la dureté convenabh* en maintenant mieux la forme et les rapports des éléments. Un emploie; dans ce; i)ut l'alcool, l'acide chromique, le bichronmti* de potasse ou d'anunoniaque, l'acide picri(|ue, (*tc.

.1/rW. — L'alcool est le réactif le plus ancienn(»ment (*mployr et c'est c(»lui «hml on se sert encore le |)lus aujourd'luii. Il faut premlre de l'alcool fort, à :M\ ou Whlej^rés; il inquule d\ plonger les tissus encore bien frais avant qu*ils aient subi un commencement de putréfaction. Les morceaux de tissu doivent »*tre petits; ils (huvent avoir un centimètre cube» en jrénéml, ri en tout cas ne jamais dépasser i ccMilimètres. l*our un UHU'ceau df 2 centimètres, il faut de ±7^ à iO centimètres cubes d'alcool foil. Il est nécess;iire de maint(*nir |Kir un lil la pré|»arati(»n à une certaine dislam't; du fond <lu vas** ; l'eau et les matières albuminoîde> et salines f»xsudées forment en eifet à cet en<lroit avec l'alcool uni' soile d'atmos|)lière mixte, (|ui empêcherait bie^ntôl Fah^ool de continuer son action ; si au contraire la pièce Hotte dansleliquide«

l'eau et Talbumine» étant plus lourdes que l'alcool, vont gagner le fond, et la pièce se trouve toujours dans un milieu d'alcool fort.

Un point très-important est la question de savoir combien de temps une pièce doit être laissée dans l'alcool pour obtenir un durcissement convenable. On croit généralement qu'elle peut y rester indéfiniment sans préjudir.e, mais c'est une erreur. Pour avoir de belles prépai'ations, c'est-à-dire des préparations où les éléments se voient bien, il ne faut pas dépasser vingt-quatre ou quarante-huit heures ; pour les tissus délicats, comme les muqueuses, il faut fiiirc l'examen le lendemain du jour où on les a plongés dans l'alcool.

Les coupes des tissus ainsi durcis doivent être faites à main levée, soit d'avant en arrière, soit plutôt d'arrière en avant, avec un rasoir très-tranchant et fortement évidé ; on guide alors la lame sur l'ongle du pouce et l'on acquiert plus de sûreté. Elles exigent une grande habileté de main, parce qu'il est nécessaire qu'elles soient faites à main levée.

Acide chromique. — Ce réactif a été employé pour la première fois par Hannover en 1840. C'est une idée d'économie qui l'y avait poussé; quoi qu'il en soit, son emploi, surtout pour les centres nerveux et pour les nerfs, constitue un véritable progrès. Pour en tirer tout le profit possible, il est indispensable d'en connaître exactement la technique, de bien peser et mesurer les doses, et de ne pas s'en rapporter, comme on est trop souvent tenté de le faire, à la couleur du mélange.

L'acide chromique durcit les tissus à la dose de "i à 5 pour 1 000. Il faut commencer par des solutions faibles et les prendre trèsabondantes. Frey * insiste avec rtiison sur ce dernier point; en effet, si le liquide est en petite quantité, il arrivera un moment où la diffusion des matières albuminoïdes à Textérieiu- et la diffusion du liquide dans la pièce s'arrêteront, parce que l'équilibnî sera établi. Si l'on emploie, au contraire, -de grandes quantités de liquide, il continuera toujours à s'en diffuser dans la pièce.

Les fragments de tissu peuvent être un peu plus grands que dans l'alcool, mais la limite extrême doit être 3 centimètres de côté, et il vaut mieux même s'en tenir à des fnigments de 2 centimètres. Il faut au moins iOO gi-ammes de Hquide par fragment d'un centimètre.

Pour durcir la moelle, qui est formée d'un tissu très-serré et qui

I Frey, Das Mikroskop and die mikroskopische Technik, 1871, p. 77.

Durcissement Contient beaucoup de graisse, ce qui gène considérablement la la moelle, diffusion, il nc faut pas prendre des fragments de plus d'un centimètre et demi de côté. Il faut deux litres de liquide pour une moelle épinière d'homme, et il est nécessaire de le renouveler au bout de quelques jours. Une moelle met six semaines à deux mois pour durcir; mais une fois que le durcissement est complet, il ne faut pas laisser l'acide agir plus longtemps; autrement le tissu devient friable, et l'on n'obtient plus que des préparations fendillées. Quand la pièce est convenablement dure, elle est mise un jour ou deux dans l'eau ordinaire et conservée ensuite dans l'alcool à 36 degrés. Cette conservation est presque indéfinie ; la moelle acquiert alors une teinte verdâtre, une homogénéité plus complète, une consistance plus grande, et se colore plus facilement par le carmin. La même méthode peut être employée pour la conservation d'une série de tissus, les parenchymes glandulaires, la peau, les diverses tumeurs, etc.

L'acide chromique a la propriété de ramollir les os et les tissus ossiformes, en dissolvant les sels calcaires ; aussi peut-on l'employer pour préparer une pièce qui contient à la fois des os et des tissus mous, lorsqu'il s'agit de voir le rapport de ces différents tissus. Il faut prendre des fragments osseux très-petits, de 5 à 6 millimètres de côté. Les os embryonnaires, qui sont moins compactes, et par conséquent contiennent beaucoup moins de sels calcaires peuvent être pris en fragments un peu plus gi'os. Bichromate de potasse et bichromate d'ammoniaque, — Le bichromate de potasse et le bichromate d'ammoniaque sont des équivalents au point de vue histologique ; on les emploie à des doses dix fois plus fortes que l'acide chromique, c'est-à-dire en solutions de 2 à 5 pour 100. Le durcissement se fait avec une très-grande lenteur ; mais avec le temps il devient bien suffisant et les pièces présentent une très-bonne consistance. Elles ne deviennent jamais cassantes, comme il arrive souvent pour celles qui sont très-complètement durcies dans l'acide chromique.

Liquide de Mûller, — II. Mùller a conseillé, pour les préparations de la rétine, un liquide très-souvent employé dans les laboratoires et qui a conservé son nom. En voici la formule :

Eau 100

Bichromate de potasse 1

Sulfate de soude 1

Au bout de quelques semaines de séjour dans ce liquide, un œil est assez durci pour que Ton puisse faire de bonnes coupes do la rétine.

Acùle picrique. — Cet acide s'emploie en solutions saturées à froid. Pour les préparer, il suffit de mettre des cristaux d'acide picrique dans un flacon rempli d'eau iiltrée ; comme la solution est lente à se faire, il est bon, pendant les deux ou trois premiers jours, d'agiter ou de retourner le flacon une fois par jour; autrement le fond seul du flacon contiendrait une solution saturée. La solution peut aussi se faire à chaud; par le refroidissement, l'excès d'acide se dépose et la solution reste concentrée.

Pour obtenir un durcissement convenable avec ce réactif, il faut deux conditions : d'abord, la solution doit être bien saturée ; ensuite les pièces que l'on y place doivent être relativement piîtites : un fragment de 1 à 2 centimètres de côté, par exemple, pour 150 à iOO grammes de liquide. Contrairement à ce qui convient pour les réactifs dont nous avons parlé plus haut, il vaut mieux ici laisser la pièce au fond du vase et ajouter quelques cristaux d'acide; de cette façon on est certain que la pièce est bien réellement dans un milieu saturé.

Le durcissement produit par l'acide picrique ne ressemble pas i ceux dont nous avons parlé jusqu'ici. L'alcool durcit les objets en coagulant l'albumine et en se substituant à l'eau ; il les dessèche ; Tacide chromique se combine avec les éléments des tissus et produit une sorte de tannage; l'acide picrique produit une modification beaucoup moins complète, les éléments ne sont pas soudés les uns aux autres ; il ne se combine pas non plus avec les tissus comme Tacide chromique. Les pièces jaunissent dans l'acide picrique, mais les coupes qu'on en fait se décolorent quand on les lave h Teau, tandis qu'avec l'acide chromique elles restent jaunAtres.

Comme les tissus sont moins solidifiés qu'avec l'alcool, il faut, pour obtenir une bonne coupe, y mettre beaucoup plus d'attention et d'habileté.

L'acide picrique enlève aux os leurs sels calcaires et permet d'en faire des coupes avec le rasoir; seulement il faut y plonger des morceaux d'os extrêmement petits.

Méthode de Brûcke. — Cette méthode de durcissement, employée pour la première fois par Brûcke, est assez complexe ; elle consiste à infiltrer un tissu avec de la gomme arabique que l'on précipite ensuite par l'alcool.

ircissement arec

Voici comment on procède : Un petit fragment (de 5 millimètres à 1 centimètre de côté) d'un tissu préalablement durci dans l'acide chromique ou dans le liquide de MùUer est placé dans un petit cornet de papier blanc collé ordinaire ; par-dessus l'objet on verse dans h» cornet une solution sirupeuse de gomme arabique, et le tout est placé dans un verre à expériences rempli d'alcool. L'alcool pénètre peu à peu dans le cornet et y solidifîe la gomme, de sorte que l'on finit par avoir un moule de gomme dans lequel s(» trouve inclus Tobjet.

Cette méthode est assez complexe et exige» beaucoup de temps ; I gomme, qu emploie actuellement, dîins plusieurs laboratoires allemands, entre autres dans celui de Rindfleisch, la méthode suivante : La pièce est mise d'abord dans du bichromate de potasse, jusqu'à oe que ce liquide ait pénétré dans toute son épaisseur, ce qui a lieu généralement le lendemain, puis plongée dans une solution sirupeuse de goumie pendant vingt-quatre à trente-six heures et plus. Quand elle en est bien imbibée, on la met dans de l'alcool à 40 degrés ; l'ah^ool y diffuse, et elle prend une consistance conv(»nable pour qu'on puisse en faire des coupes. Cette méthode convient s|)écialement pour les tumeurs, mais elle a l'inconvénient de gêner beaucoup la coloration.

On substitue avantageusement dans ce procédé l'acide picrique au bichromate de potasse, en opérant du reste absolument de meme;*on peut aussi commencer par mettre le fragment de tissu d'abord pcmdant vingt-quatre heures dans l'alcool, ensuite dans l'acide picrique pendant vingt-quatre heures, puis employer la gomme et l'alcool comme ci-dessus.

Acide osmique, — Cet acide est employé comme durcissant à la dose, de 1/4 pour 100, jusqu'à la dose de 2 pour 100. (M. Schuhze '). Les fragments de tissu doivent être très-petits, de quelques millimètres de côté seulement. Ils sont placés dans un tube de verre qui contient la solution d'acide osmique et qui doit être bien bouché. Au bout de dix à vingt-quatre heures l'action du réactif est complète. Si le durcissement n'est pas suffisant, la

> Ce réactif est indiqué pour la première fois dans les Archives de Max Schultxe, 1865, p. 132. Son introduction en hi8tolo|;ie est généralement attribuée à M. Schultie, mais cet auteur raconte lui-même, à l'endroit que nous citons, que l'acide osmique lut a été recommandé par un autre histoiogiste, F. E. Schulze, avec les indications générales pour son emploi. Depuis lors, Max Schultxe a trouvé des applications si nombreuses de ce réactif, qu'on a Thabitude de lui en attribuer la découverte. — Nous n*en parlons ici que comme réactif durcissant, renvoyant au chapitre des imprégnations ce que nous avons à en dire à ce point de vue.

MÉTHODKS POLH LES COUPES. IM

pièce est placée dans l'alcool, ou mieux encore dans une solution de gomme pendant vingl-quatre heures, puis dans l'alcool.

Chlorure d'or, — La dose que Ton emploie est de J à ^ pour KM). (Cohnheim '.) Ce réactif n'est pas, à proprement parler, un réactii* durcissant. Il est employé surtout pour colorer certains éléments; mais nous le plaçons ici parce qu'il produit dans quelques tissus, la cornée par exemple, une léj;ére augmentation de la consislancr qui permet d'y pratiquer facilement des coupes.

Maaière de pratiquer les coupes sur les objets durels. —

Il faut distinguer deux cas : celui où les objets sont assez grands pour être tenus à la main, et celui où les fragments sont trop petits pour qu'on puis.^e les tenir.

Il y a plusieurs précautions à prendn» pour lairc une bonnr <*oupe.

La surface de la pièce peut être sîdie par le cont.ict des doigts, de la table, et<'. ; ellf» est inégale et rugueuse par suite du rétréeissement qu'elle a subi ; il faut donc commencer par aviver celte surface av(»c le rasoir, et en couper une première tranclie d'épaisseur variable. C(»tte [)remièi'e coupe doit ètn^ faite d'un seul coup, sims bacliures. On peut la faire soit (Pavant en arrière, soit d'arrière en avant. Li section peut être pratiquée aver un rasoir à deux faces excavées, mais on la fait mieux avec un rasoir dont une des faces est plane : c'est celle (|ue l'on applique sur l'objet. Puis on fait la seconde coupe» aussi (Fun seul trait, et aussi francliemenl que [)ossibl(\

\Ât i^asoir doit toujours être, mouillé; autrement la lamelle du tissu que l'on vient de détaclier adbère au métal, s'y plisse ou s'y déchire; lorsque* le rasoir est mouillé, elb» llolti» sur une légère couche d'eau, et se détache facilement lors([ue Ton plonge le i-asoir dans Peau. Le rasoir doit être tenu parfaitement horizontalement, pour (pie le lifpiide y reste.

Le meilleur liquide* pour mouiller le rasoir est l'eau alcoolisée» ; il aiTive, en effet, le plus souvent, que le»s tissus contiennent des matières grasses ou sont inclus dans des substances grasses ; le rasoir se* graisse le»gèrement, et si on le mouille avec de l'eau pure, la graisse empêche l'eau d'y adhérer, et le rasoir n'est mouillé que par places. Une légère proportion d'alcool empêche' Faction de la graisse, et le liquide se répand e*galement sur

• Cohnheim, Ueber die Endi^ung; dcr sensiblcn Nencn in der Hornhaul der SaogeUlicre. — OntralblaU, 1866, p. âOl.

Inclnsiondans

la moelle

•U> «urean.

liidu«ioa

arec h goaiine.

Incluaiott

dans la paraflfaM.

toute la lame. Dans le cas où l'on fait des coupes après durcissement dansfalcooi, le rasoir doit être mouillé avec ce réactif.

Quand les objets sont trop petits pour qu'on puisse les tenir à la main pour faire des coupes, on se sert de procédés divers pour les renfermer, les inclure dans une autre substance; on a alors un objet plus volumineux dans lequel on peut facilement faire des coupes qui comprennent à la fois l'objet inclus et la masse qui Tenvironne.

Ilannover a proposé d'inclure les tissus dans d'autres tissus de l'organisme : ainsi d'inclure des nerfs dîins des muscles, dans des fi'agments du foie, ol<". Cette méthode n'est plus guère en usage.

L'inclusion dans la moelle de sureau est un procédé d'un emploi généralement facile.

Si c'est un corps filiforme que l'on veut insérer, comme un filet nerveux ou un filament musculaire, on perce un trou dans la moelle de sureau avec une aiguille et l'on y introduit l'objet. Le trou doit être naturellement plus grand que l'objet et celui-ci n'y est pas maintenu; la moelle est alors plongée dans l'eau, et les portions refoulées par l'aiguille se dilatent et viennent s'appliquer exactement sur l'objet inclus.

Si l'objet est plus volumineux, on fait un trou dans la moelle à l'aide d'une lime ronde appelée queue-de-rat. Il faut faire le trou plus petit que l'objet, et d'autant plus petit que l'objet doit être plus comprimé. On l'élargit ensuite au moyen d'une baguette de verre avec laquelle on en comprime les parois; on y insère la pièce, et en plaçant le tout dans l'eau ou dans un liquide conservateur, la moelle revient sur l'objet et l'entoure exactement.

On peut aussi appliquer la pièce contre une lame de moelle de sureau et l'y coller avec de la gomme arabique, lorsque le tissu ne risque rien à être desséché.

Lorsque l'on ne craint pas pour le tissu l'action de l'alcool, on met une petite couche de gomme sirupeuse sur une de ses faces, que l'on applique sur un morceau de moelle de sureau, et l'on plonge le tout dans de l'îilcool fort ; la gomme est solidifiée par ce réactif, et l'objet se trouve fixé sur la moelle de sureau. Pour éviter que la gomme ne soit trop dure, on y ajoute de la glycérine en proportions variables, suivant le degré de dureté qu'il s'agit d'obtenir.

L'inclusion se fait aussi dans la paraffine. On fabrique un petit baquet de papier, dans lequel on place l'objet, et l'on verse par-

dessus de la paraffine fondue. II ne faut pas que la paraffine soit trop chaude, autrement elle mtatine Tobjet ; pour être assuré quelle est au degré voulu, il sufQt d'attendre, pour la verser, qu elle commence à se solidifier dans la capsule. Lorsque la paraffine est refroidie, Tobjet se trouve inclus dans une masse de cette substance, et l'on peut y faire des coupes. Pour reconnaître Tendroit où se trouve l'objet, il est bon de le fixer avec une aiguille avant de verser la parafline ; la position de l'aiguille indique celle de l'objet.

Stricker * emploie pour les inclusions un mélange de cire vierge 'ïlï'îSîl^'' et d'huile fondues ensemble, et dont il fait varier les proportions «t'dhu'iîe. suivant le degré de dureté qu'il veut obtenir.

Le beurre de cacao, que l'on a aussi proposé pour faire des Beurre inclusions, a été expérimenté dans notre laboratoire, mais ne nous a pas paru avoir d'avantage particulier.

Récemment Flemming* a recommandé l'inclusion dans du ^^j]^„ savon transparent sans glycérine. Ce savon est dissous dans Falcool chaud ; on verse la solution sur l'objet, et quand le mélange est refroidi, le fragment se trouve inclus dans une masse convenable. Ce procédé a l'avantage de fournir une masse qui se coupe très-bien avec le rasoir, et dans laquelle l'objet est aperçu par transparence de façon que l'on peut beaucoup mieux diriger le sens des coupes que l'on veut faire.

Les substances généralement grasses dans lesquelles se fait l'inclusion ne se mêlant pas à l'eau, il faut débarrasser soigneusement les pièces de l'humidité qui pourrait être à leur surface, autrement celte eau reste interposée entre l'objet et la masse environnante, et l'objet n'est pas fixé. On comprend dès lors que ces modes d'inclusion conviennent surtout pour les pièces qui ont été traitées auparavant par l'alcool ; elles ont en eflet été débarrassées par ce réactif de l'eau qu'elles contenaient.

Les substances et les mélanges dont nous venons de parler peu- ^'^^^*' vent aussi servir à inclure des objets durcis dans le microtome, le microtomc. Pour cela, on met au-dessus du petit plateau que supporte la vis du microtomc un disque de liège qui ferme exactement la concavité du cyUndre et que l'on fait monter plus ou moins haut,

de manière à avoir une cavité cylindrique bien fermée par en

■ stricker, Handbuch der Lehre von den Geweben. Leipzig, 1871, p. xxui. ^ Fiemming, Krch. fur mikroskop. Anatomie, vol. IX, 1873, p. 121.

!Pi THAITE TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.

\as. "Sur la lame de liège, on lisi; au moyen d'une ppinglc ou d'une aiguille, d;ins une position eonvenable, le fiugment d*' tissu sur lequel on veut faire des eoup«s, et l'on vtust' par-dessus lii paraffine ou lo mélange de cire et d'huile, ou telle autre masse à inclure que l'on a rhoisie. L'objet se trouve ainsi solidement lixé dans le mierotonie, et il sufTit de faire tourner la vis qui suj>porte le plateau et le disque de liégc pour faire affleurer l'objet an niveau de la plate-foi'tne et on faire dépasser suecessivcment di's Inindies aussi minces ([ue l'on voudra.

L'inelusion des objets dans le miei'otome peut aussi se faire au moyen de la moelle de sureau, et suivant deux procédés. Dans le premier, on ehoisit un rylindre de moelle de sureau, dans lequel la piè<'e à couper i)eut être eonlenue (itjlig. -î-'i); on y pratique, suivant son axe, un trou avec une lime dite queuê-de-rat , comme on le fait en cliimic dans un bouclion, pour y passer un tube. Ce trou doit avoir un diamètre inférieur à celui de la pièce. Pour lui faire acquérir une largeur suffisante, on refoule la moelle de sureau dans tous les sens jusqu'à ce que la pièce entre sans difficulté. Il suffît alors de placer le tout dans l'eau ou dans fa solution qui a servi àduri'irla pièce, pour voir les parties de là moeltc de sureau qui ont été comprimées revenir sur elles-mêmes, et s'appliquer sur la |pièce de manière à la maintenir solidement. Colle première opération étant faite, le cylindre de moelle de sureau est placé dans le calibre o du microtome, et en tournant la vis, on le fait monter de telle sorte qu'il afllcure la pUile-forme ou la dé|)asse plus ou moins, selon la volonté de l'opérateur.

Le second jnocédé pour fixer les objets dans le microtome consiste à les y caler au moyeu de fragments de moelle de sureau. .Vprès avoir placé la vis surmontée d'un disque de liégc à un« hauteur convenable, l'objet à inclure est placé sur ce disque et calé tout autour au moyen de fragments de moelle de sureau

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(Fune forme appropriée, d'abord comprimés avec les doigts, et que Ton enfonce en exerçant sur eux une certaine pression. Quand l'objet est ainsi à peu près fixé, on verse sur le tout de l'eau alcoolisée; la moelle de sureau s'en imbibe, se dilate et fixe trèssolidement la pièce.

Pour faire des coupes avec le microtomo, il est nécessaire de se servir d'un rasoir à face plane ; cette face s'applique sur la plate-forme du microtome et se trouve de la sorte parfaitement ^'uidéc pour la coupe. Il est essentiel en outre que le rasoir et la face supérieure du microtome soient bien mouill«»s, pour que la coupe que l'on fait glisse facilement sur le rasoir, comme nous avons dit plus haut (voy. page 8i).

M. Betz ' a conseillé, pour faire des coupes au microtome, un rasoir dont l'une des faces est convexe, tandis que l'autre est évidée: cet instrument ne nous paraît avoir aucun avantage spécial.

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