‹ Traité technique d'histologieChapitre 23 sur 106 · I . II · texte numérisé non relu

I . II

i;^ nwïïÊ TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.

l iii' ^oullo il'eau ajoutée sur le bord de la lamelle. avec laquelle .»ii a uvouvort une préparation de lymphe de lapin altère peu à |K'U It's ci'llules; h» protoplasma se g^onfle, les noNTiux et les grauululions deviennent apparents.

\ M... 1/iode t'ait mourir instantanément les cellules ; lorsqu'on fait

pénétrer uni» j'oulte de solution d'iode ou de sérum iodé sous la lamelle (pii recouvre une préparation de lymphe, les cellules se (•oloient la plupart en jaune, les noyaux et les granulations appalaisscuit ; (pielques-unes de ces (^ellules présentent la couleur hrun-arajou caractéristique de la présence de la matière glyco- ^éne, et des cxcioissances sarcodiques colorées en violet pâle (voy, paj^e 151)); ceilaines contiennent des granulations colorées de cell(î façon. 11 y a donc de la matière glycogène dans la lymphe des animaux à sang chaud aussi bien que dans celle de la grenouille.

Cette matière glycogènese trouve chez les différents animaux en quantité plus ou moins considérable, suivant des conditions qui ne sont pas encore déterminées.

Aiiion Les matières colorantes présentent les mêmes particularités

'coioSr^ dans leur action sur les cellules dont nous nous occupons que sur celles de la lymphe de grenouille. Le carmin très-légèrement ammoniacal et très-étendu colore d'emblée environ la moitié des cellules de la lymphe, tandis que Tautre moitié résiste à son action assez longtemps ; nous avons même vu dans une préparation de lymphe de lapin, où nous avions introduit du carmin ainsi dilué, quelques (*ellules demeurées incolores au bout de vingt-quatre heures. 11 faut dire que le carmin était dilué dans le sérum de la préparation, et qu>n réalité les cellules se trouvaient dans un sérum coloré en rouge.

La coloration des cellules coïncide avec l'apparition du noyau, c'est-à-dire avec la mort de la cellule ; aussi les cellules moiles se colorent-elles instantanément. Si Ton introduit du carmin aans une préparation qui a été soumise à une température de plus de 4:2 degrés, tous les globules se colorent inunédiatemenl.

ciiyi.'. Au point de vue histologique, le chyle n'est ([u'une des variétés

de la lynq)he. Il ne diffère de la lymphe ordinaire que par la présence d'un grand nombre de granulations qui lui donnent une couleur lactescente. 11 existe toujours de r(\s granulations dans la lymphe, nous en avons même trouvé dans la lymphe d'un chien à jeun depuis huit jours; mais dans le chyle elles

LYMPHE. i73

sont si nombreuses, qu'elles le rendent opaque. Ces granulations présentent le phénomène du mouveme?ii brownien *. Elles ne sont pas constituées simplement par de la graisse ; d'après H. MùUer, elles sont composées d'une matière albuminoîde qui limite une cavité remplie de graisse. Cette opinion est conlirmée par l'action de l'acide acétique sur le chyle. Sous l'influence de ce réactif, la matière albuminoïde étant dissoute, les granulations se réunissent et forment des gouttelettes arrondies nettement graisseuses.

Si Ton met dans un flacon du chyle auquel on ajoute une quantité égale d'éther, et si l'on agite de temps en temps, il reste au fond du flacon un dépôt blanchâtre. En examinant ce dépôt au bout de deux ou trois jours, on y reconnaît les granulations consenées avec leur forme, mais beaucoup moins réfringentes. Comme l'éther dissout la graisse, il est évident que ces granulations sont composées en partie d'une matière albuminoïde.

En ajoutant à une goulte de chyle déposée sur une lame de verre une goutte d'une solution d'acide osiiiique à 1 pour 100, et en fermant la préparation, on remarque au bout d'un ou deux jours que l'albumine est coagulée, et que les granulations, facilement reconnaissables, sont légèrement colorées en brun.

RÉSUMÉ DES NOTIONS ACQllSES SUR LA LYMPHE.

De l'ensemble des expériences dont nous venons d*indiquer les procédés et de décrire les résultais, nous pouvons tirer un cer-

' Le mouvement brownien est un phénomène physique commun à toutes les particules extrêmement petites qui flottent dans un liquide. L'olget sur lequel on l'obscnre avec le plus de facilité, et en se rendant le mieux compte de la manière dont il se produit, ce sont les cristaux de carbonate de chaux qui se trouvent dans le canal vertébral de la grenouille. Après avoir ouvert le canal vertébral de la grenouille sur une petite étendue et en avoir enlevé la moelle, il suffît de racler la paroi avec la lame d'un scalpel étroit pour obtenir sur cette lame une matière blanche, à l'aspect grumeleux. Cette matière, délayée sur une lame de verre dans une goutte d'eau, recooverte d*une lamelle et examinée à la Irtmière polarisée avec un grossissement de AOO à GOO diamètres, présente des cristaux brillants ou noirs, suivant la position où ils se trouvent par rapport aux axes des niçois. Les plus gros de ces cristaux sont immobiles et conservent le même éclat ; mais il se trouve en oulre dans la préparation une multitude de cristaux très-petits qui changent constamment d'éclat et de couleur; tantôt brillants, tantôt obscurs, ils rappellent le scintillement des étoiles. Cette alternance d'éclat démontre que le mouvement est réel et tient à ce que

Ali ion lii' I eau.

Artion

Action ( maliërPA iilitrinti*5.

172 TRAITf: TECHMOl^'R D'IIIS'

l'iio {roullo (l'eau ajoulùosur lo hoi •! ou a roiouviirl une préparation d pou les cellules; le proloplasnia ^ luilaliuns deviennent apparents.

1/iode fait mourir instantanpénétrer une jçoutle do soluti' lamelle qui recouvre une pi colorent la plupart (M1 jair raissenl ; (iuelques-un«^brun-acajou caractéri gène, et des excnii" (voy, pafje l5Gj; r.

de celte façon. Il ^ des animaux à

ii:.

|U'o|)riétés d-. ..

grenouille.

Celte mal ilen quantiiiqui ne >«»ii:

dans '

sui

ar

iii|m'l najivnt a-lil au déhut. l'y..- ■ ■■ tl;uiN toutes lescav:- 'iii lis>n conjonctil. L- : \iirons plus lard, cm;- •Ml constitue la cliarpent'-:

;îil«'rstices baigne donc non- :iM*ud)le, mais entoure ninifi- ■it ilireavec juste raison qu'i'il»; "S élénîcnts vivent. Les cellulo^ - iaiis le tissu conjonctif et dans les . in ulent dans le svslènie vasculaire :. iiir* titre t^[ de la même façon que le> >• • 'ette seule différence qu'elles sont M Mieats des tissus sont maintenus en-

.1. >;ir vvtte analogie, lorsque nous traile-

■ luit> Ixmpliatiques. ('/est un point dont

^ , • jM "> a\oîr fait l'histoire du sang, afm de ne

\»'o>*' «lue nous en ferons, le développement

. . .tuMit ite la lymphe, avec lequel il a beaucoup

X A us pouvons dire dès à présent, que les i-el-

. X N,iui irès-proluddement des cellules du tissu

v^.x . , est surtout quand nous aurons fait Fé-

t txMf i.oajv>nclif que nous pourrons insister sur

V \ in»îuinques sont constituées, comme nous l'avons

. ..ovvxilc proloplasma se présentant tantôt sous la

, . ..,.*. lauiot sous les formes les plus bizarres et les

.^ i, j'%Mii vuc>i \K\v conséquent de membrane limitante,

,.... UiiJ>^ leiu" intérieur un ou plusieurs noyaux, et des

.■,»x '. iMii,;iulCN plu> ou moins lines et plus ou moins

. ^. , y y.^ K.IUilc^ ont une grande vitalité, qui se mani-

..;, :i .1. luMN de l\u"gimisme. Cette vitalité toute parti-

. , . 4.^. II. "»!"» w'-iv» tiHiriunt tlaiis tous les sons, préseiiteiit à la ,x. \*i'x*^ >-|.^o il. ituuU un autrt' axe ; ce qui fait qu'iU sont aller-

rii'té appartenant au protoplasma, et se tra- - «''changes chimiques, de l'autre par les ■ M'' varie d'intensité suivant les coniii |»larH<'s, sommeille parfois, et dispatii. rs (|ui amènent ce que nous nommons . .\i)\\> allons revenir sur ces différents points. iii|»liati(jues agissent sur le plasma de la lymphe iu- ( l'Ilultîs glandulaires ; comme ces dernières, ; «i. lit i\r (•»' plasma, au moyen de leur activité propre, . iiaifi.- ^ut)>tan('»'s qu'elles fixent ou transforment dans leur iiitt'i i»Mir, ri que Ton peut déceler par les réactions microchimiques. Ainsi, on y rencontre de la graisse, reconnaissable à sa réfringence, à la coloration qu'elle prend par l'acide osmique, etc.; on constate, dans beaucoup d'entre elles, l'existence de la matière glycogène, manifestée par la coloration brun-acajou que lui communique l'iode. Vin outre, nous y avons trouvé, chez les crustacés, des substances non définies, reconnaissables à la couleur particulière que leur donnent certains réactifs. Les matériaux de ces substances ont été tirés du plasma lymphatique et fixés ou transiormés dans l'intérieur des cellules par l'activité propre de ces dernières, qui en deviennent les porteurs. Les cellules lymphatiques sont, à ce point de vue, des glandes unicellulaires mobiles. Les mouvements amiboïdes, qui sont la seconde manifestation de la vie des cellules lymphatiques, persistant en dehors de l'organisme dans des conditions favorables de milieu, de température et d'oxygénation, sont, comme nous l'avons vu, faciles à étudier. Ces changements de forme, ces prolongements poussés vivement dans tous les sens et sur le détail desquels nous ne reviendrons pas, amènent le déplacement des cellules de i)roche en proche, leur pénétration dans les corps poieux ; enfin leur permettent d'absorber, de recueillir dans leur intérieur, non-seulement des éléments du liquide qui les baigne, mais même des corps solides qui se trouvent simplement dans leur proximité, comme des fragments de globules rouges, par exemple, ou des granules de vermillofl.

Le milieu qui permel la continuationdes mouvements en dehors de l'organisme est le plasma de la lymphe. Il faut en outre un certain degi'é de température : chez les animaux à sang chaud, nous avons vu les mouvements se manifester avec intensité vers 30 degrés ; nous n'avons pas constaté la limite inférieure à laquelle

Echanges chimiques.

MouTenicnts aaiboides.

Infltmifi»

dn roillctt

et de la

température.

Ciirarlèri*«

(il* la mort

d^i ct'UuIcTi.

176 TRAITK TRCHMQUE D'HISTOLOGIE.

ils apparaissent clioz les animaux à siinp: froid. Ces mouvements sont d'autant plus vils (|uc la tompéralure est plus élevée, et cela jusqu'à la limite de iOdejrrès.

Outre un certain df^fjré de chaleur (variable suivant les animaux), roxypéne est nécessaire pour conserver la vie des globules, et sa présence en active les manifestations : nous avons vu (\\w. les cellules lymphatiques de la grenouille vivent plus de huit jours dans une chambre humide, celles du lapin, plus de (juatrc jours.

L'absence des mouvements n(» prouve point que les cellules ne

soient pas en vie ; elles i)euveiil rester innnobiles et sphériques

pendant plusieurs jouis, pai' exemple sous l'influence du froidy

et conserver une vie latente que Ton fera manifester plus tard à

l'aide de l'oxygène et de la chaleur. Les cellules qui continuent

à vivre se distinguent facilement au microscope de celles qui

sont morles ; outre l'impossibilité de leur faire reprendre des

mouvements, les cellules morles, au lieu de l'aspect homogène

que présentent les autres, ont une réfringence moins marquée,

des noyaux et des granulations apparents; les matières colorantes

les pénètrent immédialemcmt.

ConîMîqiifiicrt De l'exposé qui précède, nous pouvons tirer quelques consi-

u cimluiioD dérations physiologiques et pathologiques intéressantes. Nous

yniphaiique. ^^.^^^ ^.^^ (page 171) quc, la lynq)he du canal tlioraciquc étant

à peu près dépourvue; d'oxygène, les cellules doivent y présenter la foriiK» sphéricjue et y avoir une vie relativement latente, ne pas pousser de prolongements, ne pas s'accolei* aux parois, etc. dette condition est très-importante pour la circulation dans le système lymphatique. En elfet, comme? la tension y est extrêmement faible et le mouvement du liquide très-lent, si les cellules y poussaient «les prolongem(»nts et adhéraient aux parois roinme nous les avons vues faire sur la lame ou la lamelle dans la chambre humide, elles s'accumuleraient en certains points, y détermineraient des obsiruclions, el la circulation de la lymphe deviendrait diilicile. domine les <*(»llul«»s se trouvent an contraire h peu près déponrvues d'oxygène dans le système vasculaire lymphatique, elles y ccmservent la forme sphérique et y circulent facilement. Tne lois arrivées <lans le sing, elles n'trouvent un milieu oxygéné dans leqnel ell«»s peuvent lepremlre liMir vitalité première. Mais iti la rapielité du courant les (»nt raine et les empêche de M? lixer et de s'accumuler de manière à produin* des obstrue-

du pus.

LYMPHE. i77

tioiis. 11 serait intéressant d'observer directement ces faits sur les canaux lymphatiques eux-mêmes et de vérilier l'exactitude de ces déductions; mais il est bien dillicile de trouver un organe sur lequel Texpérience soil possible.

Lorsque* les cellules sont restées pendant un a plusieurs jours ciobuie» privées des échanges (h? matières qui sont nécessaires à leur vitalité, elles passent, comme nous l'avons vu, de l'état de vie latente à Tétat de mort. C'est ce (jui arrive dans l'organisme aux cellules lynqihatiques accimiulées en grand nombre- dans des points où elles ne peuvent avoir de contact avec un milieu oxygéné. Klles restent amassé(»s en ces points, et leur inertie ou leur 11101I les empêche d'émi^rer ailleurs, tandis que de nouvelles cellules peuvent venir s'adjoindre aux premières: ces cellules inertes sont les globules de pus, et c'est par le mécanisme que nous venons de décrire, c'est-à-<lii'e par l'accumulation, dans un mdieu non oxygéné, de cellules qui dès lois n'ont plus les conditions nécessîiires du mouvement et de la vie, que se forment les abcès. La présfnci* d<'s gramdations graisseuses dans les globules de pus est la suite d'un ralentissement dans les fonctions vitales des cellules lyuqdiatiqutîs.

La nécessité de l'oxygène pour conseiv(M* leur activité vitale aux cellules lymphatiques nous donne l'explication d'un fait que nous avons signalé autrefois, et dont nous ne comprenions pas alors la raison. Lorscjm» Ton met sous la peau d'un animal de petits morceaux de phosphore, il m* se pnxiuit autour de ces fragments au-* cune suppuration, c'est-à-dire aucune accumidation de la lymphe. Cela lient à ce que le [)hosphoi'e, très-avide d'oxygène, l'absoibe plus rapidement que ne le font les éléments lymphatiques; ces derniers, privés d'oxygène dans une certaines zone autour des fi'agments de phosphore, ne posséderaient plus de mouvements amiboïdes et ne pourraient soilii* des vaisseaux. (Voy. Capillaires mvjuins.)

L'influence de la chaleur sur l'activité <lcs cellules explique «X)mnii'nt on peut prévenir des accunmiations de lymphe sur cerliiius points d«» l'économie en abaissant la température de ces points. Au-dr'ssous de :20^, ces cellules ne poussent [)lus de prolon;;onients, ne changent plus de forme, ne s'appliquent plus sur '**>|»arois des vaiss<'aux ou des cavités (jui les contiennent, et ce *'*>' «lu'à une lenqM'iature supérieure à rj.Vou :M'f i\\w lemsmou- ^'"•cntî. sont assez énergiques pour les fair(» sortir des vaisseaux et

Han\i£r, Histol. 12

..v.ih: IKI'.HNÏQUE D'HISTOLOGIE.

. .N 1rs lissiis. C»»s données nous font comprendre . , ...ùuMi tin la jflîur, connue depuis longtemps des V. Il •' une action siilutaire contre la suppuration.

CIIAPITUE II

HIk%U

\«ni^ nr parlrrons ici que du sang rouge des animaux verléliiiM l.t' liquide transparent et incolore que Ton désigne chez les inuiléhrés mmis le nom de siuig n'est en efl'et autre chose que de l.i hiiiplie, et nous renvoyons pour son étude au chapitre préii'driil. Il n\ a du sang proprement dit que ehez les animaux xrrlêlu'és; le sont les seuls riiez les(piels il existe un système di' t auau\ limités tonnant un circuit ^'cmé et dans l»»quel ciirule lin liquide nuige spécial, t'e système vasiulain» est chez ces aniiii.iiu un appareil de peiiectittnnement destiné à permettre un êrliange plus cttntiim et plus rapide des matériaux de réconomie, *MUl enln* eux, soit avec les gaz du nnlieu ambiant.

l.e sang est iiuige iM liquide au sortir d»»s vaisseaux ; almndonilé ;\ lui-même, il se pn»nd en ma<st^ au hout ifun temps assez court et qui \arie suivant lt»s f»spives d'animaux, suivant les individus et Mu\aul une mmIc d'autres «Mnoustaners eui ori» imparfaitement dcleruiiuêeN. Puis. |o caillot rexienl ^ur lui-même, et. se rélraclaul. Lunn,» iraussuder un liquidi\jaunàH'' qu'on appclli» le sérum. I.' pluN i:,Mien\ltMueul. le ^aillo! r»<t r^'iue. mais il arrive dans iriMîî.N ieîuliliou>, |Mr cxempi' l»M>eii: la • i*a;:ulation se fait Ij ;U. v. :\{. qu'un/ {urtr^d/'" .a:!:. : -: l-îan.hr-: el|i' forme ce 11... .\^:- îUMue.î.* 1,1 »\ni.M;r..^

>. . v^:; iMi i.^ v.ui|: .ixv\ :.:: lui.ii i-;; ;;X i.:; Uvn''ll»- loi'squ'il v.v ^,, \. vv ,i.; »i v\ï::j \ .i \'\\<\ . ■ ' ; y > :i;;i!iir lu^ hlani'lià-

1^ > '. :. iM., .-. ; ' >. ' ^ -M.. ^ • ' -il «ii'lh à relie

-..îvi.iîi, , :i:.n.: îiî î> ..,■.-... i ^. * . \a • iKlgulation • II. N^iUk On 11. v.r.î ui^ i;.\'.'s .•.,:■..:;*.:....:. li-; >l la i^ause

qui produit de la fibrine solide, soit au dehors, soit au sein de l'organisme'.

I^ couleur rouge du caillot est due aux globules rouges, qui contiennent une» substance colorante particulière, V hémoglobine^ dont l'étude n'a été bien faite que depuis que Ton va appliqué la spedroscopie. Pour manifester cette substance, il suflît d'ajouter

* La cause de la coagulation du sanjj est une question qui, de tout temps, a préoccupe les médecins. Jusqu'à Hunter, on s'est contenté de rexplication d'Hippocrate ((Ktwre*, trad. Lil'ré, 1853, vol. VHI, p. 576), qui admettait comme causes de la coa^lation le repos et le refroidissement. Hunter {Œuvres^ traduction Richelot, Paris, 18Û0, t. Ul, p. 46), en ajçitant du sanjç dans une bouteille, démontra qu'il •c coagulait plus vite que le sang laissé au repos. D'autre part, J. Dd\\*{Obs. onthe coagulation oftheBlood y Edtnb. Med. and. Surg. Journal^ 1828, vol. \XX, p. 251) a prouTé que le froid, loin d'amener la coagulation, la retarde. Ainsi du sang, à la température de 0*, reste liquide pendant une heure; du sang congelé pendant me demi-heure redevient liquide quand on le fait dégeler.

On a ensuite admis comme cause de la coagulation le contact de l'air. Hewson

{Froperties of the Biood^ in the Works, London, 1846, p. 18), dans le but de s'en

assoier, mit trois ligatures sur une veine jugulaire d'un lapin, de manière à en

délimiter deux portions distinctes ; il ouvrit l'une de ces portions, laissa le sang

s*écauler et rair y pénétrer, puis, refermant par une nouvt'lie ligature la portion de

veiue où ('Utii entré de l'air, il la mit en comnnjnication avec la portion voisine où

se trouvait du sang, et constata (ju'au bout de cinq minutes ce sang était coagulé.

D'autre |»art, Scudamore (Essmj on the Ulooily 1824, p. 24^, mettant du môme sang

dms un flacon ouvert et dans un flacon fermé, constata que le sang se coagulait plus

lentement dans le flacon fermé, d'où il conclut que l'air favorise la coagulation ; mais ce

({oi prouve à l'évidence contre Hewson et Scudamore que l'air n'est pas la cause do la

coaiçulation, c'est que le sang se prend en masse, même dans le vide barométrique.

D*aatres ont admis que les vaisseaux exercent une action spéciale. Ainsi, d'après

Halgai^e (Anntomic générale^ p. 483), il se ferait a la surface interne des vaisseaux

une exsudation particulière qui empêcherait la coagulation.

PourBriicke (Britisli and foreign Medico-Chirurgical Hevi(ii\ January, 1857, cité

«Uns le Journal de la^physiologie, t. I, 1858, p. 820), c'est l'action de la paroi

même des vaisseaux qui empoche la coagulation. Cet observateur ayant laissé du

wn| dans un cœur de tortue, ce sang est resté liquide à + t" pendant huit jours,

»-(- 10° pendant trois jours, à -+- 24** pendant vingt-quatre heures, le cœur étant

parfaitement en repos. Cependant, dans certaines circonstances, le sang se conserve

très-longtemps liquide dans l'organisme, en dehors môme des vaisseaux.

lï'après Richard son (Tlic causp of thn rongulntion of the Hloody LoujI., 1858, et ^(»»ual(fe phg biologie ^ t. I, p. 389), la fluidité du sang à l'intérieur de l'org.inisme •^•locàla présence d'une jHîtite quantité d'annnoniaque. Une fois le sang sorti des ^ai*>eaux, cette annnoniaque s'évapore et le sang se coagule. Il suffit, pour dénion- "^f la fausseté de cette manière «If voir, de faire remarquer que le sang se coagule aussi à l'intérieur de rorganisme. '' y a quelques auiiées, \. Schniidt(6'(f6''/' deu hisentoff und die Vrsitchen acinef

rixni: TKCHMgUE DHlSTOLOaiE.

Niu^. Ir liquide, (l'opaque qu'il était, devient li'aas-

. .uiuôiv a)l()rant(.' se dissout dans Feau, tandis que le

-^ A );lohulrs r<'sl(^ en suspension dans le liquide. Nous

. I M.^ pluN laid, à propos de Tanalyso spectroseopiquc du sang,

. oi tiu' » I i.stalline d(^ cc^lte substance et de son état dans le sanj?.

u.u- la liluiue ri l(»s jçlobules, le sang contient de ralbunaine,

. . uaiuMcs crasses, <l(»s matières su<Tées, etc. *

... i;. In/i, lU'ù'hrrt et du Hois'Reymond^ 18G1, |». 045» a prétendu que la

- ip.il.(h\>u ilr la l\lM'iiit' s(t produisait parle iiirlan^c d'une matière fibrinogèhe

iiii ^1- iit>ii\<'rait daiiNio srrinii, et d'une iiiatiôre /î^/'mo-/)//!.^/!^!!^ qui se trouverait

I tii- dtll('itMite<t parties tle ror^anisnie , et entre autres dans les {^lobules rouges do

uifi lue |<«*litt> quantité de eette mainte sufllrait pour déterminer la formation

iir l.i liluiue.

IMui lei-ennneni, en pn'senee du fait de la e(»nservation à Tétat liquide de collectiitui han^nine^ dans Tecononne, connue ces eoUeetions contiennent dans le sénim dr ta ^ultstance llbrinop'ne et dans les ^rlobnles de la substance tibriuo-pla»tiqiie «pu \loii (Ntie mise en liberté par ralt«Tation de ces derniers, Sctimidt s*est trouvé « ouduit à nhHliller <a prennère liypothœ, et aujourd'hui il admet que, pour déterlunuT la formation de la tibrine, il faut, outre les deux substances en question, I .u tion d'un ferinent >pivial qui st* Inniverait dans le sui};. Vo\. Ontrulblatt, 1872, p. '}^tiK

Kn lv^uule, la cause de la coagulation d» s,in*: est encon.^ inconnue; mu ne sait pai ^1 la tlbrnie ne >e lorme qu'an moment où le siin^: ><' coagule, ou si elle existe dan> le ^at)|; li>|uide, sv*u a l'ctat liquide, s<Mi a uu état de di\isiou tel qu'elle n'emt*éc(te (M^ la ilukdite du v,uu> t^i re>! \ nous indiquerons plus loin, dans le cour* de ce cliapitiv. tpiclqno plienomèno qui («t^ux eut jeter un ccr:ainjt»ur sur la question. ^ Nou^ ne vftunon> euir\*r !• i dans i-^us les détails au >uje: «te la cc:n|H^îti«^n rhinuque du nau^. Nou> nous contetiiervnis d\-:i indiquer uï'.e .l'-uNs^^. b'aprês Dumas, 1000 (Mitie^ de v«i^ co:ilieiiiie:».l :

0 loi'.: ■-•.•"* .

'. ■> • ■ t.\x*>- ■•'• v.v •'• '•^ ■•■' > tv-fv- : .i"» ?•; i.:«; ■.'!;■ ■ ** .•'•■^-■..i. >; r^-^-^. C''^3ime la

^■jf.'-v V»,. > .1." ■ ■■•.; ■.■■! ■*•■■■ n;.

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ÉTL'DE HISTOLOGIQUE EXPÉRIMENTALE Dr SANG.

Pour se procurer la petite quantité de sang nécessaire pour Manière Texanien histologique, il suffit d'une piqûre faite à la peau. "^"^^^^l^^

Chez l'homme, cette piqûre se fait en général à l'extrémité du '^^m'jci^™*'" doigt qui a été préalablement serré par un lien, de manière à y p''»"'* accumuler le sjmg. L'aiguille que Ton emploie à cet usage ne doit pas encore avoir servi, ou, si elle a servi, elle doit être nettoyée on la trempant dans Talcool et essuyé*» en la passant à plusieurs reprisais à travers son vêtement.

Chez le chien ou le lapin, le moyen le plus simple consiste à faire une piqûre à une veine de Toreille, tandis que Ton en comprime la base poiu^ y faire affluer le sang '.

Chez la grenouille, la façon de se procurer du sang est un peu Manier.» plus compliquée, lorsqu on lient a 1 avoir bien pur. Lne incision du sanç à la peau ou la section d'un des doigts de la patte fournirait un la ,rren?uiiic. liquide contenant presque autant de lymphe que de sang. Pour avoir du sang pur, il faut employer le procédé suivant :

Après îivoir immobilisé la grenouille en emmailloltant ses pattes

traile le sang par la clialenr. Mais il n'esl pas prouve'; qu'il en existe auparavant. Ce qui est certain, c'est que le sang est nécessairement alcalin. M. Bernard, dans les exptTicnces qu'il a faites, a toujours vu périr les animaux avant que le sang fut devenu acide.

• Pou( se procurer une quantité de sang plus considérable, il fïuil faire une saignée à l'animal. A cet effet, la veine jugulaire mise à nu est coupée, le bout inférienr lié, et dans le bout supérieur est introduite une canule nnmie d'un tube de caoutchouc. Une fois que le sang est extrait en quantité voulue, le bout supérieur est fermé par une ligature. Pour obtenir la plus grande quantité possible du sang de l'animal, la canule doit être placée dans la carotide. A cet effet, après avoir solidement lié l'animal (car il se produit toujours des mouvements convulsifs dans la mort par hémorrhagie), on découvre la carotide, sur laquelle est jetée aussi haut que possible une ligature; au-dessous est placée une pince à pression continue. Dans la partie de l'artère ainsi fermée est faite une incision en encoche; cette incision, agrandie longitudinalement, permet l'introduction dans le bout central de Pârtére «l'une canule qu'il faut lier sur le vaisseau, et à laquelle est adapté un tube de caoutchouc un peu long qui plonge dans un vase. La pince à pression est alors enlevée et le sang coule dans le vase. Le tube de caoutchouc doit être pris assez long pour que les mouvements de l'animal ne gênent pas l'opération.

Lorsqu'il s'agit de recueillir le sérum, il suffît d'abandonner le sang à luiniAme ; pour rétude des globules, il faut au contraire le défihriner auparavant par le battage.

Isj TRAITÉ TECHNIQUE n'HlSTOLOGîE.

ilMliunmalivs T'ii^ndin^s avec un lil «Muoiilt'* on spirale, cl on atta- . Iiaiil ilirrioi'o lo <los ses pattes tlioraeiqiies, on fait avec des ei- ^rau\ mir incisicui à la peau au niveau du sternum. L«»s ciseaux inlituluils par rrllr ouvriturr sont passrs.de bas en haut sous le slirniun, «pic Ton oxeisr; Ir rœur enveloppé du péricarde upparail alors dans le fond <lr la plaie. Aprè> avoir incisé le pcricavde, Ir «leur s'échappe de la cavité viscérale et vient faire saillie au dcliois. On en coupe la pointe d'un coup de ciseaux au-dessus «Tun verie de montre, (M le san«» vient y tomber goutte à goutle sans aucun mélange de lymphe. S'il s'agit de faire une série d'ol)* S(^rvalions ou de préparations avec le sang de grenoudle, il esl bon de le délîhriiiei' par le hallage, et de placer le verre de nionlre qui cimlient le sang sous une petite cloche, à Tahri de révaporation cl (l(»s poussières.

t)uel (pie soit Fanimal dont on examine le sang, il importe que ce litpiide soit exposé à Tévaporation le moins longtemps possible, surtout lors^piil s'agit d'iui animal à sang chaud et qu'on extrait 1(» sang par une simple piqûre. Aussi est-il indispens;ible, a\'ant de faire la pi(p'ire, d'avoir préparé tl'avance une lame de von*c ou mieux une lame di» glac(\ et um^ lamelle hitm nettoyée. La lame est approchée de la goutle de sang; elle se mouille, et Ton applitpie innnédiatement la lam«»lle par-dessus.

Il est nécessaire que la lame et la lamelle soient bien planes, pour <pie lo sang se répande entn» elles deux en une couche qui ait partout la même épaisseui*. Cette épais:>eur varie du reste suivant la quantité de sang (jui est déposée sin* la lame ; pour l'étude des éléments figurés, il vaut mieux <pie le sing ne remplisse pas tout resj)ac(» compris entre la lam»^ et la lamelle : il s'étale mieux e( plus uniformément, et forme une couche plus mince. Si la quantité de sang »\si trop considéiahle, il y a, dans la plu])ai1 des jH)ints de la préparation, plusieurs couches de globules su|>erposées, et l'observation est rendue plus diflicile. lue fois la goutte do sang étalée, la prépar*ition est boi^lée à la paraflîne, pour la pré^server de l'évaporation.

^.,„ç Si iious plaçons sous le microscope une pii'*paration de s;ing

'""""'"*■ d'hoimne j'aitt* connut» nous venons de liMléerire, n^ms vendons, en la n^gardanl avei* nu grossissenieni «le .')(MI à titM) diam»''lri*s, qu'ejjr est renq>lie d'éléments figurés si nondHeux, que les espaci's intermédiaires sont eux-mémt\>i microscopiques. r',es e>jKiccs, plus ou moins grands suivant la disposition que pren-

nenl les éléments, paraissent incolores. Parmi les éléments figurés, les uns, les plus nombreux dans le sang normal, sont colorés on jaune pâle, ce sont les globules roiif/es ; les autres, incolores, diffèrent beaucoup plus entre eux, soit par leurs dimensions, soit par leur aspect: il y en a qui ressemblent aux cellules lymphatiques étudiées précédemment {globules blancs),, d'autres, beaucoup plus petits, de différentes espèces et de formes variées, sont des granulations sphériques ou de petits fragments anguleux : nous les étudierons sous le nom de grnnulatimis libres.

Une préparation de sang de grenouille présente des rel- sanp Inles Ijinphatiques et des granulations libres semblables A celles du sang de l'homme. Mais, tandis que, dans le sang de Fhomme et des mammifères en général \ les globules rouges sont discoïdes et ne présentent pas de noyaux, ceux de la grenouille, également colorés en jaune, sont plus grands, de forme elliptique et contiennent un noyau dans leur intérieur. Nous serons donc obligé de faire à part Tétude de chacune de ces deux sortes de globules. Pour les éléments incolores du sang, nous pourrons réunir leur description en indiquant à mesure les différences qu'ils présentent suivant qu'on les étudie sur les mammifères ou sur les amphibies.

Ces préparations, examinées avec attention quelques heures après avoir été faites, présentent, outre les éléments dont nous venons de parler, des filaments réfringents tendus en divers sens, et qui ne sont autre chose que de la fibiine. Nous reviendrons en détail sur leur formation et leur disposition après que nous aurons étudié les globules rouges, les globules blancs et les granulations libres.

csi«fe«iea rongea. — Lcs globulcs rougcs sout Ics éléments les plus importants du sang; leur importance est due à l'hémoglobine qu'ils transportent, et dont le rôle est essentiel pour l'échange des gaz dans tout l'organisme. Nous les étudierons au double point de vue de leur foime et de leur constitution, et nous commencerons par les globules discoïdes des mammifères.

Globules discoïdes. — Si nous examinons les globules rouges Forme

1 j»i. p •. P **^ globules.

sur une préparation de sang d homme, laite comme nous 1 avons dit, et en ayant le soin de mettre sur la lame de verre une

1 Les globules rouges sont discoïdes chez les mammifères, excepté chez le chameau et le lama; Us ont la forme d'un ovoïde aplati chez les oiseaux, chez les amphibies d chef la plupart des poissons.

\H\ TRAITK TECIIMglh: D'HISTOLOGIE.

fort petiU» (jiianlilé de sang, de couvrir immédiatement avec imc lamelle bien plane et de border à la paralTine, nous verrons ces }J!:lobnles rouvres se prés(»nler sous différentes formes. Les uns sont rrancliementciiculaires; d'autres paraissent plus ou moins

ovales ; d'autres enfin sont plus colorés, minces et allongés, et présentent deux renflements arrondis à leurs extrémités; ils ont une forme de bissac.

On peut faire mouvoir facilement les globules dans le champ du microscope, en appuyant légèrement sur un point de la lamelle qui les recouvre, ou simplement en approchant la main d'un

FiG. Ml. — C.lobnlos rouges ot blancs du sang «h* rhoinme (grossissement de lOOOdiani.). — </, globule rouge vu de face ; />, m de profil ; (\ on \n\e ; '/, vu de trois quarts ; Py /", éjdueux;^. sphérique; m, crénelé. — L, grosse cellule lyinpbalique du sang; /, petite cellule lymphatique ; ;y, cellule lyinphati(iue granuleuse; /<, granulations libres.

des cotés de la lamelle, car la chaleur de celle-ci sullit pour déterminer des courants dans la préparai ion. On s aperçoit, dans rv. cas, en suivant de l'œil un iiiénie <»lol)ule dans ses mouvem(»nls, (ju'il prend successivement les formes cpie nous venons d'indiquer; circulaire et pale d'aboi'd, il devient de i)liis en plus ovale, et finit par présenter la forme en bissac, à mesure qu'il change de position par rapport à l'œil de l'observateur. 11 est très-facile de déduire, de la comparaison de ces trois aspects, la forme réelle de ce globule : c'est un disque

renllé sur ses bords. Lorsque le globule est vu de face, le renflement des bords se reconnaît à des différences de réfringence. Après que l'on a bien mis au point, lorsque l'on éloigne l'objectif, le bord du globule devient brillant et son centre obscur (a, lig. 45); lorsque l'on rapproche Tobjectif, le centre devient brillant et le bord obscur (/î», fig. i5). Du reste, ce renflement est démontré nellement par la forme en bissac que présent(î le globule vu de champ. On conçoit qu'enlre ces deux formes exirèmes, le globule di.^coïde |)eut, suivant sa position, présenlei' une série d'images ellipti(|ues diverses.

Fig. 45. — Le nit^me globule du sang de riiomuie, vu en éloignant l'objectif (a), et en le rapprochant (/>). — Grossissent. 1000 diam.

iS5

En continuant d'observer eclte préparation, on remarque que les globules flottant dans leur plasma se déplaeenl, paraissent s'attirer les uns les autres, et viennent s'aecoler par leurs laces, de manière à former des séries analoj^ues aux piles de monnaie (fijr.44, c). Ces piles sont réunies entre l'Ues sous Ic^s angh^s les plus variés, et, au bout de peu de temps, le plus grand nombie des globules de la préparation se trouve disposé de celte façon.

La cause de cette disposition que prennent les globules est encore discutée ; ce qui est certain, c'est que cet accolement n'est pas du à la fibrine, car les piles de globubs se forment également dans une préparation faite avec du sang défibriné préalablement. Cet arrangement tient probablement, conunc le dit Welcker, à une attraction physique que subissejit tous les corps plats mobiles dans un liquide; ils tendent toujours à se mettre en rapport par leur plus grande surface. En effet, les globules aiiangés en piles ne sont pas agglutinés; on peut facilement, par une pression exercée sur la lamelle, les séparer les uns des autres; on les voit ensuite se réunir pour former de nouvelles séries.

Outreces globulesrouges discoïdes, qui ont un diamètre de 7 à 8 p, il se présente dans la préparation des globules plus petits, de 5 /:* de diamètre( <y, lig. 4i). Ces globules sont s[)liériqucs; en roulant dans la préparation, ils ne changent ni de forme ni de coloration; plus foncés que les globuh*s discoïdes nis à plîit, ils sont plus clairs que ces mêmes globules vus de champ, ce qui s'explique sinq^lement par des différences d'épaisseur.

Après avoir constaté la forme cpie présentent les globules discoïdes normaux sur une piéparalion lïaîche, il nous reste à étudier les diverses altérations qu'ils subissent, soit naturellement dans une préparation, soit par Taclion de l'air ou sous l'inlluence du contact de divers liquides, soit enfin par la dessiccation, par faction de la chaleur, de l'électricité et du froid.

Nous n'exposerons pas les actions de tous les réactifs (|ue les J/7/erents observateurs ont déjà expérimentés; ce que nous vou- '^'is, dans ce traité spécialement technique, c'est indiquer la ma- '^^^v^* de s'y prendre, en citant sullisanunent d'exenq^les.

tTiie préparation de sang d'homme, feriuéeà la parallîne etaban- ^^ïinée à elle-même à la température ordinaire(+ 1:2 àl5"C.)penrtî^nt vingt-quatre heures, présente, au bout de ce temps, un certain

Arrangement <?n pile».

Globules s|>h<'riques.

Altérations

de forme

lies };lobules.

TRAITK TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.

)ro de globules rouges crénelés sur les bords (w, fig. 44). Les des sphériqui»s sont devenus beaucoup plus nombreux qu'à

fi-ais ; quelques-uns (e, /, fig. 44) montrent sur leur surface pini's qui sont bien différentes des crénelures des globules î «lisroïdi's. Quelques globules sont en forme de calottes; enfin [ues-uns, vus de profil, ont une l'orme en bissac exagérée : ils ''sentt»nt comme des haltères, c'est-à-dire comme deux boules es l'nsendde par une lige.

(»lqu»'s-unes de ces transformations se produisent plus rapiiit dans (rautres(H>nditions : ainsi, il suffit de laisser la goutte iig une deuii-minule à Pair avant de la recouvrir de la lamelle, <|Uii les globules crénelés et épineux soient très-nombreux. w part, la lransl\)nnation des globules discoïdes en sphés s'opért» sur pres(]ue tous au bout de vingt-quatre heures,

lii'U d'être faite avec du sang pur, la préparation est faite in mélange de sang et de plasma sanguin (ce dernier provelii luènu» sang après coagulation) K

au a nue action énergique sur les globules rouges. Si Ton iir le boi'd dt» la lamelle avec laquelle on vient de recouvrir outlc de sang une ou deux gouttes d'eau, elle pénèlre par iirilé ; les globules discoïdes fuient «l'abord avec rapidité ro'il de Tobservaleur et prennent en roulant les aspects 1 (|iie nous avons décrits plus haut; ils s'allongent, s'étirent, irluMil, s'amincissent, suivant les variations du courant. Les les blancs, au contraire, restent immobiles quand le courant le n'est pas trop fort. Une fois l'équilibre rétabli et les glo-

à peu près en r(*pos, on aperçoit un fond coloré en jaune equel se. détachent des globules sphériques décolorés, m» visibli»s; le ton jaune du liquide est d'autant plus foncé !i préparation est plus épaisse. L'eau a donc dissous la

ttclinr vN:u'litrap:licho Mittheilun^ iibcr dieEntfiirbung ro hor Blutkôrperchenand •Il Narhweis voii Kerncu in densclbcn,/! rc/i. de Virchow, t. XXXIX, p. 427), Liiil ilivH ^lolniles rouvres du chat dans de rhumeur aqueuse du même aninud iilili* assi*7. abondanlo pour qu*il y eût soulcniont 40 j^lobulcs environ dans i|i du niiiTiwri>|U', a vu ces {^lobules devenir s|»hériqucs au bout de vîngtlltMlro^, puis prôï^euter des graïuilations ; et entln il artlrme en avoir vn sortir

lU

.uoiis l'i'pt'tr res expérieures avec de Thumeur aqueuse et avec du sémni, 1, il «">! M'.u, avtv doîi globules de ritat, mais avec des globules de lapin. •|iiili>'> Miiu d('\niiis N|thériqucs, mais jamais ils ne nous ont présenté de

SANG. i87

matière coloranio dos friobiiles o{ loiir a fait prendre la forme sphériqiie.

Un jri^and nond)re de solutions salines rlendnes agissent à la laron de l'raii.

L'iode, employé en solution dans les proportions que nous avons indiquées (page lOi) et ajouté à une {joulte de sang déjà recouvert de la lamelle, fixe les globules dans leur forme en les colorant en jaune orangé.

L'alcool a sur les dobules une arlion très-variée, suivant la Effeu manière dont on l'emploie. In mélange d'alcool à 3(î° et d'eau, dans la proportion de I à ^(voy. p. 77), mis au bord d'une lamelle qui recouvre une goutte de sang, modifie d'abord les globules de la même façon que l'eau; mais, tandis que par l'action de l'eau pure les globules deviennent des vésicules tout à fait transparentes et finissent par disparaître complètement, par l'action de l'alcool étendu ils se transforment en vésicules à double contour très-net .

L'alcool à ;]()% ajouté à du sang déjà recouvert de la lamelle de verre, fixe d'abord les globules rouges dans une forme peu différente de leiu' forme ordinaire. Les globules qui étaient déjà disposés en piles demeurent dans cet état ; ceux qui sont isolés deviennent pour la plupart crénelés ou |)résentenl des picpiants à leur surface; sur d'autres points de la préparation, il s'en présente de spliériques avec le double contour que nous venons d'indiquer. Ces différences d'action sur les divers globules s'expliquent facilement et tiennent à la manière dont se répand le réactif dans la [)réparation. Au bord de la lamelle où l'on dépose la goutte cralcool, c'est l'action de Talcool pur que l'on obsene; un peu plus loin vers* le centre de la préparation, l'alcool n'arrive plus aux globules que mélangé avec une certaine quantité de sérum et affaibli par conséquent; plus loin encore, il produit naturellement les mêmes effets que Talcool étendu d'eau.

C'est pour la même raison que l'alcool absolu employé en Irès-petite quantité a une action analogue à celle de l'alcool étendu d'eau, parce qu'il se dilue dans le sérum. Mais quaml, sur une gouUe de sang déposée sur une lame de verre,- on verse de l'alcool absolu, les globides sont fixés dans leur forme et possèdent encore la réfringence et la coloration sjjéciale qui appartiennent à rhémoglobine.

!8N riUITK TKrjlNIOrR n'HISTOLOGîK.

Kiber. L'éther, mômt» en très-potilo quantité, rend tous les globules

sphùriques cl incolores, tandis (jue le liquide intermédiaire est coloré.

Urée. L'urée, qui a été expérimentée par Kolliker *, à la dose de

ii7} à :\0 pour 100 sui' le sanji^ délibriné, raniéne aussi les ^dobules il la forme sphériqur, mais ne l(;s décolore pas. Sur leurs l>ords ou sur leur surface, il se produit de petites gouttes de matière send)lal)le à cellr^ (pii les conslitue, et reliées entre elles et avec le corps du j^lohule par <l(» minces lilamenls.

Toutes ces expériences, dans lesqu(»ll(»s nous avons vu la matière colorante s<^ répandre dans le licpiide ambiant, tandis qu'il reste une Iract' li^aiiée du î^Jobule, démontrent que, comme Tadmet ltoll(;tl, le globule est conslilué |)ar un stroma albuminoïdc et par îUîe substance colorante. Du reste, nous verrons cette distinction entre le slronia et riiémoglobine conlirmé(» pju* les faits dont il nous reste à parler.

Bile. l/action de la h'ûo sur les globules sanguins a été expérimentée

par Kiihne*-. Kllr est extrêmement curieuse : les globules pAlii*senl d'abord, puis tout à coup ils disparaissent sans laisser aucune trace.

i»t».iiiccaroii. Li dessiccation produit sur les globules rouges des elfets dîfTt'reiits, suivant <[u'elle est lenlf» ou rapide. Lors(prelle est lente, connue par exemple lorscpTune goutte de siuig est «»xposée à fair sur la lauK» pendant qu(;l(pies minutes avant «l'être recouverte de la lam(»lle, beaucoup de globides présenl(înt l'aspect mùriforme; lors([ue la dessiccation est compléti', ils sont soudés les uns aux autres, et leur enseud)l(» constitue une mass»» jaunAtre fendillée, dans laquelle on ne reccmnait plu^ que vaguement «pieiques tract»s de leur forme. Si, au contrain», la dessiccation se tait brusquement, la forme des glolndes est parfaitement conservée, comme Webker * Ta fort bi(Mi indicpié.

Voici (M)imuent il faut procédi'r pour s'en assunM*. lue lame de V(»rn' est cbaidfée à la flamme d'mi bec de ^az ou d'une lampi» à abM)oljus(pi'à environ (iO' ou 70". C'est une température cpii peut liuil(Muent s'apprécier à la main. V\w goiUte de sang y est dé|Kisi»e et étendue innnédiatement en lame mince avec une ai^uilbî tenue

' K'iiiiker, /.oitschrin fur wi^sp|l^^"haflliche /«nilo^io, t. VU, p. IH1 oi 253.

- Knhne^ ihiil., t. IX, |». 201.

3 Wehker, U\iu\\T\î\ fur ration. Mnl., t. XX, p. 2Ct.

lionzontalement et que Ton fait glisser sur la laïue de verre. La dessiccation est immédiate. La préparation, recouverte d'une lamelle et portée sous le microscope, présente des globules ayant la forme de disques réguliers ou légèrement sinueux et piésentant la dépression centrale caractéristique; leur diamètre est si bien conservé, que Welcker a pu s'en servir sans crainte d'erreur pour des mensurations.

La chaleur modifie les globides de diverses façons. L'étude méthodique de son action est due à M. Schullze '. Pour étudier cetteaction, nous nous servons d'un piocédé facile, différent de ce- barrc"*d"uin lui de M. Schultze, mais qui conduit au même résultat. Un barreau d'étain chauffé à une extrémité juscju'à ccî qu'il commence à fondre (230* C.) est applicpié par cette

a 0 c cl c /

Chaleur.

Procédé delà

Fie. Wd. — Globules ronges du siing de rhoiiiinc contenus dans une préparalion qui a été rhauffée avec la barre d'étain. — (i^ h^ devenus sphériques et présentant une ouverture; c, ^/, avec des boules; c et ^, en l'orme «le calotte et vus de profil; /"et /», en forme d'haltères.

extrémité, pendant quelques secondes, à la partie inférieure d'une lame de verre sur laquelle le simg a été déposé el monté en préparation. Il se produit dans le sang, au-dessus du point touché, un petit cercle transparent et incolore.

En examinant alors au microscope, on constate (jue le centre de ce c(»rcle est formé par de l'albumine coagulée el des débris de globules ; on ne i)eut y distinguer rien de net.

Un peu plus vers la périphérie du cercle, se trouvent des globules sanguins devenus incolores et sphériques; plus loin encore du point touché, les globules sont coloiés, sphéri(|ues et donnent naissance à de petites boules réunies entre elles j)ar des filaments ; les boules et les filaments sont formés par une matière de la même nature que celle du globide.

A côté des globules qui ont la lornie sphérique, il s'en rencontre cpii paraissent avoir un trou central. Dujardin-, qui en a\-ait obsené d'analogues à l'aide d'autres méthodes, les considérait comme réellement perforés et les a figurés comme tels dans son atlas. En réalité, ce sont des globules en forme de calotte vus

' ikhuitzf^ Archh fur microsk. Anatoniie, 1. I, p. I.

'IhLJanUity robsenateur au microscope. Manuel lUuel, Allaî^, pi. Ml, lig. 5, ^. f, g, h.

!90 TRAITÉ TECHMQLK D'HISTOLOGIE.

de fore ; la dépression centrale normale a été exagérée et le globule a pris la forme d'une cupule, de sorte que le centre clair parait perforé; en faisant rouler les globules dans la préparation, il est facile de se convaincre que de profil ils ont l'aspect en cupule que nous avons décrit plus haut (fig. 40, y). D'autres globules, au lieu d'une seule ouverture, présentent à leur centre deux, trois ou quatre perluis, on bien une ouverture déchirée irrégulière. On rcj-onnaît, par les dilférents aspects que présentent ces globules quand on les fait changei* de position, que cette apparence appartient à des globuh»s en forme de calotte, dont les bords sont revenus sur eux-mêmes et se sont soudés par places. Enfin certîuns globules vus de profil présenleni la forme d'haltères, c'est-à-dire de deux boules réunies par une tige.

En dehors de celle zone, l<»s globules sont normaux, piaiino Une fois ces noi ions acquises par ime première expérience simple

et facile, il convient de faire l'étude méthodique de l'action lente et progressive de la chaleur. Celte étude, dont M. Schultze a donné l'exemple, se fait à l'aide de la platine chauflante (voy. p. i\). Une pré[)aralion de sang bordée avec de la parailine est introduites dans la platine, et sa temi)érature élevée graduelleuient. Vers 5(1' ou T)?" (il. Schuh/e iudicpie 54"), les globules ])erdcnt la forme discoïde et deviennent sphéri<jues ; les piles qu'ils formaient se désagrègent, et ils se trouvent disposés les uns à coté des au!r«;s connue (le [Petites billes. C'est à cette même température (57") que nous avons vu se [iroduiie (îes petites boules dont nous avons déjà parlé, et qui sont reliées par des iilaments au corps du globule ' ; la substance de ce dernier sendjie se fondre (ît avoir la consistancf» de l'huile. Si la tempéiatm^e continue à s'élever et arrive à atteindre 70", les globules et les gouttes de

^ Ces pclilos boules «jui so forment sous rinfluence de la chaleur sont-elles des parties du globule, ou sont-elles formées simplement par riiémoglobine, s,ins que le slronia du globule y participe ? La forme sphérique de ces boules ne prouve point que le stroma n'ait pas une part à leur formation. En eflTet, si tlaus une préparation ordinaire de sang, on casse des globules on agitant la lamelle, leurs fragments prennent un(^ forme spbérique. D'aulre part, les cristaux de l'hémoglobine du cliirn el du cochon d'Inde, chauflTés à 56", perdent bien leur forme régulière en se fondant peu à |MMi, mais ils ne donnent pas naissancr: à des boules. Il résulte de ces expérience> que riiéuKiglohine à elle seule n(; petit pas produire des boules sous rinllueuce de la chaleur, el (lue les bouh-s que l'on obtient par rinlluence de cet agent ^ur les globules rouges du sang sont formées non-seulement aux dépens de l'iicmoglobine, inais encore aux dépens du stromu.

tf^.s

1 lir>:-^

globules se décolorent et se transforment en petites sphères

transparentes d'un volume très-inégal.

Le froid a pour effet, conune Holletl ' Ta montré, d'amener

la dissolution de l'hémoglobine ; son action est analogue à celle

de l'eau. Si l'on fait geler une préparation de sang bordée à

la paraffine en la mettant pendant quelques minutes dans une

glacière artificielle, et qu'on la laisse ensuite dégeler, le liquide

de la préparation se

trouve coloré en jaune,

tandis que la plupart

des globules sont sphé-

riques et décolorés. Si

Ton fait geler et dégeler

plusieurs fois de suite

la même préparation.

Cous les globules finis- '

sent par être sphériques

«l décolorés.

Lorsqu'on fait passiM*

à Iravei's un*» mince

4*ouche de sang disposée;

>ur le porte-objet spécial (page 45) une série

d'étincelles d'une bou-

leille de L(nde, ou un

courant d'induction ,

riiémoglohine se dissout dans le plasma et les globules deviennent incolores -. Globules elliptiques. — Lorsqu'il s'agit simplement d'étudier

les globules rouges du sang de la grenouille, il n'est pas nécessaire d'avoir du sang absolument pur r't dépourvu de lynq)lie; il n'est pas indispensable par conséquent de le prench-e, connue nous avons dit (p. ISl), en faisant la section du cœur. Un s'en procure plus sinq)lement en coupant i'exirémilé d'un des doigts de la patte de la grenouille, cît (*n <onq)rimanl celte patte, <le manière ilaire suinter à l'extrémité du doigt coupé un«» goutte d(î li(piid(»; c^tte goutte, recueillie iuunédiatemenl sui* l.i lame et moulée en

Fl«;. M. — Saiij; d«; j^rniouillr. — ii^ ;;lol)iile roii'fiî vu do face ; r, varuolc; ; A, vu do |»roftl; c, vu de trois quarlîs ; //, cellule lyuipliatique G\\ rejios ; m, cellule lyoïplialique pn';sculaut des prolou^emeuts aniibuïdes; A*, cellule lyuiplialique uiorti* ; /*, c<Mlule fusiforuie iucolure qui provieut Irès-pruhableiuent de rendothélium vasculaire.

Froid.

Electricité.

*Ao//W/, Stricker':» llundbucli, p. 281 ^MkH;ibid., p. 281.

ly-i THAITK TKCHMQIE IVHISTOLOGIE.

pi'épaiation, ifest i)as du sanjj: pui*; elle est toujours plus ou moins inélanjJ5:éî' do lymphe, mais elle pcuit parfaitement servir à l'étude des ^^lobules.

Forme iJc Quelque iiKuiière (lue le sanff ait été recueilli, ies ffiobules

sur la pieparalion se montrent pour la plupart avec une forme elliptique. Ils sont colorés (îu jaune pille, et présentent à leur milieu une zone ovalaire légèrement* granuleuse, plus claire que le reste, et dont la teinte s'obscurcit peu à peu sur les bords, de façon (pic la limite (le cette zone n\ipi)araît pas nettement (lig. -47). Tous les globules n'ont pas cet aspect ; il y en a un crertain nombre qui ont une teinte jaune beaucoup plus foncée, sont plus étroits et fusiformes, connue des bâtonnets pointus à leurs extrémités. Lorsque les globuh.'s nagent dans la préparation, ou lorsqu'on les y fait mouvoii", soit en jiesant un peu sur la lamelle, soit en approchant simplement la main, il est facile, en suivant des yeux un globide cpii se nnuit, de se conraincre qu'il paraît tantôt fusiforme, tantôt ellipticpie, et l'on <onclut de Tensc^uble de ces deux asp(H:ts ipie sa forme réelle est celle (Tun ovoïd(î! aplati *. Ces globules nagent dans \c licpiide i)cn(lant assez longtemps sans se mettre en piles à la façon des globules discoïdes. IMus tîird ils présentent, quand le sang n'a j)as été délibriné, im ga'oupemenl spécial, sur lecpiel nous reviendrons à propos de la formation de la fibrine. Parmi les globules rouges de la grenouille, étudiés sur une i)réparation fraîche, il s'en i)résente jnesque toujours quelques-uns qui , au milieu d(î leur masse, possèdent des vacuoles sphéri(pies, claires (voy. lig. 47, /). Ces vacuoles .<ont reml)lie.s d'uni» substance dontl'indice de réfraction est inférieur à celui du globule, ce que l'on reconnaît à ce qu'elles deviennent obscures quand on éloigne Tobjectif. Lue préparation de sang bien fermée, abandonnée à (»Ile-méme j^emlant vingt-cpiaire heures, montre un bien plus grand nombre de globules rouges munis de vacuoles, et dans chacun de ceux-ci C(is vacuoles sont plus g:rande$ et plus nond)reuses.

Si, à une goutte de sang de grenouille mise sur une lame de

* Oulre ces jflobiiles ('Ilipticiiios, il se pn'siontj' aussi (1rs rcllulos l'iisirormeft avec (les proloiijîcmciils tnViicts et In's-cnili's; il y vu ;i aussi (]ui oui uuc cxlmnito uiou^sc o[ l'autre poiulue. C.«»s im'IIuIi^s <ouI inr<»lnros v\ ;;rauul('us<'s. D'après Ucrkliu^liausou, elles repirseuliMaicut (!«•> loruics de trausiliou eiiln* les };l(il»ules blaucs et les ;;lubules r(Mi};(*s. Il v a luul liru ih* ( rdirr (pic vr sont là des cellules ('udotlK'liales de la panù vasculaire ({ui sont loinb('*(>s dans le torrent circulatoire.

SANG. i 93

verre on ajoute une goutte d'eau, et qu'après l'avoir recouverte avec une lamelle, on la soumette à Tobservation microscopique, on remarque que les globules se déforment : ils se gonflent et leur bord grossit ; ensuite ils pâlissent peu à peu, tandis que le liquide qui les entoure se colore ; et enlîn, au bout de quelques minutes, ils apparaissent dans un liquide coloré comme des cellules arrondies, incolores, contenant un noyau réfringent homogène, à bords très-nets.

Lorsque Ton met une goutte d'eau sur le bord de la lamelle et pus

Il • r < « 1 I 1 .des globules.

que cclle-ci pénètre peu a i)eu dans la masse du sang, quelques globules présentent une forme particulière qui peut se rencontrer du reste dans d'autres conditions et que nous avons représentée fig. 48. Entre le noyau et la périphérie du globule 'étendent des stries rayonnées considérées par certains auteurs, Kneuttinger' entre autres, comme deslilainents qui relieraient le noyau à la membrane du globule. Ces filaments, appelés par ces auteurs prolongements fig. 48. — Un ^lohnie roug© proloplasmiques , détermineraient la ^•^' pn-nouiiic v» a« com-

* ■ ^ ' ^ ^ nioiiceincnt ne 1 aclioii de

forme spéciale des globules. En réa- reau. - n, en éioij^nant lité, ce que Kneullinger et d^uilres i';»>j^;^iif; ^ en lo rappro-

' ^ ^ chant.

auteurs ont pris pour des prolongements n'est autre chose que des plis de la surface du globule. La matière qui le constitue, s'aflaissant ou se ramollissant sous l'influence du réactif, tandis que le noyau reste avec sa forinr et fait saillie, se dispose en plis comme le ferait un voile souple recouvrant un corps convexe. Ce qui prouve que ces stries sont en effet des plis, c'est qu'elles sont obscures (juand on éloigne l'objedif, brillantes quand on le rap|)roche ; elles se comportent par conséquent comme des corps convexes réfringents (voy. p. ^0), tandis que les espaces intermédiaires entre ces stries alteinent déclalen sens inverse et se comportent comme des corps con- , caves. L'ensemble de ces aspects indlcjuc donc qu'il s'agit là <1 une surface ondulée, l ne j^outte de sang mélangée à une goutte d'alcool à oO degrés . -^f*»*"»

^ ». fj o *^ de lalcool.

^ Knfniftiuff,-i\ Zur Histologie desBlntes, Wûrtzburg, 186ô, p. 21. Cet auteur in- <^"ïne comme Ir- meilleur procédé, pour voir ces figures, «l'ajouter à du sang frais '*^" dêfibriné quatre fois son volume d'eau. Ces formes se trouvcut aussi quelquem daus des préparations auxquelles on n'a ajouté aucun liquide.

Rartiie, Hiitol. 13

194 TRAITÉ TECHNIQUE D'HISTOLOeiE.

étendu (le 4 volumes d'j'au, et étudiée le plus rapidement possible, montre d'abord les globules colorés. Bientôt ceux-ci se gonllent, leurs boids deviennent fortement convexes, lundis cpi'au centre la masse resle adhérente au noyau. A cet étal, le globule ronge de la grenouille ressemble au globule discoïde des nianunirèi'iîs, en vv. sens (ju'il présente une dépression centrale, mais il en (lilïïîio par son conlour ellipticpie et le ncxtiu qu'il [)ossèd(î. Au bout crunc den»i-minule environ, Falcool poui*suivant son action, Tliémoglobine se dissout dans le i)lasma et les globules sont devenus incolores. Ils sont alois limités par un double conlour très-net. Autour du noyau se montrent des granulations incolores, très- variables de nombre, de forme et de dimension. Le noyau paraît homogène, si la dose d'alcool n'a pas été trop forte, ou si son action n'a ])as été trop jjrolongéc, autrcmcnl il devient granulcîux. Pour bien distinguer lo fait sur lequel l'attention doit être poitée, il est indispensable que le noyau soitliomogène, alors (jue l'hémoglobine s'est dissoute dans le plasma. Ce noyau homogèiK; (»st plus ou moins gonllé par l'action du réactif, et dans son intérieur se montre, soit au centre, soit un peu plus rappro(!hé de son bord, un nucléole sjdiérique très-petit et plus réfringent que le milieu dans lequel il est plongé, car il deVienI brillant hnscpie l'on éloigne robjeelif. Ouelquelbis, mais rdi*enient, il y a deux nueléob^s. Le sang de Taxolotl, soumis à la même réaction, laisse voir, dans Tintéiieur des noyaux des globules rouges, des nncléoles'un peu plus volumineux.

Si, après l'action de l'alcool dilué, on colore avec le sulfati* de rosaniline, le noyau et le> granulîilions qui l'entourcnl prennent une couleur rouge vif; la membrane périphérique, limitée» par un double conlour, est également colonie en roug(», tandis que le leste d<î la substance globulaire est à peine coloré.

De l'apphcation de l'alcool à l'étude des globules rouges du sîmg des batraciens, il résulte deux faits imporUmts : A la surface du globule se trouve une couche régulière et n(»tlem(»nt limitée, qui résiste à l'action du réactif et se coloie par le rouge d'aniline. Cette couche peut être considéré(Monnne une sorte demembrani? cellulain;. Kn second lieu, les noyaux des globides rouges, présentant des nucléole^, sont de véritables novaux de cellules. Lt^ globule dans son ensembh doit donc être eonsidéré comme ui» élément cellulaire.

L'aride picriqiie et le picrocanninatc employés de la iaron Aciion bUivanle peuvent donner dos préparations pcMsistantes de j^do- minaic. billes rou^^es. Sur une ji:outte de sang mise sur la lame de verre, ou Iaiss4.» tondjer deux ou trois *,^oultrs d'uiir solution d'aeide pirrique concentré; sous rinlluence de ce réactif, le sîui;j: est lixé dans sa position par la coajjfulation de Talbiunine; la lame est alors inclinée pour l'aire écouler Tacide picrique, ef sm* 1(» sang coagulé est déposée une goutte de piciocarminate. La préparation est recouverte d'um» lamelle au bord de Iaqm3llr* on place une goutle de glycérine, puis elle est abandonnée à plat. A mesure que Teau s'évapore, la glycérine pénétre. Au boui de vingt-quatre bernes, b^s noyiuix sont tous colorés en rouge; la plu[iai*t sont brmiogènes, quelques-uns sont granuleux ; leur bord est net; le corps des globules, cpii a conservé sa l'orme, est rempli lie granulations et coloré en jaune pale.

Ces pré|Kiixilions" sont persistantes; il sidïit de les border à la {taralline pcnu* pouvoir les conserver indéfiniment.

La solution iodée <*oloie les globules rouges en jauue, tout en ï«hIcconsenant parfaitement leui" forme. Lu noyau aj)parait avec un iKird très-net et un <-ontenu granuIcMix.

I^ bile produit sui.les globules (»lli|)ti(pies un elft^t analogue bïl». i celui que nous avons étudié sur les globules discoïdes. Sm* le bord d'une lameHe cpii r.^couvn^ \nie i)réparation de sang de grenouille, laissons tondjer quelqu(*s gouttes de bib* de cbien. Les •^obules palissent et j)rennenl la forme spbéricpie, en même temps que le noyau devient très-net ; puis, s!d)itement, le globule (Usparait sans laisser de liaces et le. noyau granuleux et réfringent ïlotte librement dans le liquide.

La d«»ssiccation bruscpie, produite comme nous Pavons décrit Dessiccation.

\K)ur les globules discoïdes, en étendant sm* une lame de verre

rhauffée à W ou 70^ ime goutte d*» sangsuspendue à une aiguille,

nms4MTe intacte la forme des globides. Le noyau apparaît trés-

neUemeut en clair sur le fond jaune. Par la d«\ssiccation lente, les

'ç^olniles s«* plissent ; il se produit à bmr sm'face des dépressions,

obscures quand on éloigne l'objectif, brillantes quami on le

»"ipproclie. Lorsque ladessiccîition est complète, les globides sont

•*^'^'Z sfiuvenl femlillés suivant la dinMiion des rayons cpii vont

'''nmyauà la péripbéiie.

'^«Jus iriiisisleronN pas sur les effets de la clialeur sur b»s glo- ^l^^^y/- ""I**îi ellipti(|ues ; ils sont en tous points analogues à ceux (pie Eiectricué

t9« TRAITK TKCH>[OUE D'HISTOLOGIE,

nous avons décrits poiii' les plobules disroïdes et peuvent être étiidit's à J'aide dos mêmes mélliodos. Il eii est de même pour l'action de la congélalinn et pour celle des '«•tincellcs éteclriques.

Hémoglobine. — Aitiès avoir éliidit- la forme des globules

rou<:esot los alli'rations diverses qu'i-lle )ieul subir, il nous reste

à dire ([uclqucs mois do leur matière colorante, rbémoglobiue.

Nous avons vu, ou observant l'action des difTérents réactifs sur

•; tilobules rouf^es, qu'un

ceilain nombre d'entre eux

les décolorent, el que le

liquide dans lequel ils no-

^'ent prend une coloration

f^~ ■V'^^&-~ .^^ J'""""' ''^ iwu^ avons ajouté

. ^^k ^t>^^^ïy^ M""^ •^^•"l" '''*"' à ce que

^^1 \^ K '*-■'"' m-ltièrc colorante se

Stf dissout dans le liquide.

\ W^ -i. r Ji^ Lors<{u>> l'on fait agir les

^^ \ir . J\ , mômes réactils , c'esl-àdiio leau, l'alcool, l'étlier, le clilorofornie , les décbarjies t'-loetriques, le li'oid, etc., SIM' de plus iinmdes qu:mtiti'S de sao); délibrinv , celui-ei arrive à prendi'o la transpareni'e d'un sirop.

l'oui' se proeurerdc Yhi" iiio»lobini', il suHit de metf\Q. yj. — i.rii,i.in\ ini.-.iio;.ioiiiiie. ■ - H f 1 h, ),.g ai, f,t[,d d'un flacon du

dellii>Hliii.';'-..lucl..il.-,/,,liMoi.lioii.riiiilp: . .

ir. .lu ija>i»w 1 /. ik rt-rurpiiil. ^»'^ dotibriue . du sai$

de rbien par exemple; d'y ajouter ^'outle à t;uulte de t'étbor et d'a^'iter Jusqu'à re que le ru)u(de soit devenu tnui.-;parent. L'Iiénioiilobine est alur» dissoute dans le sérum. Si l'un abandiuiiK' à lui-même ce liquide (tendant qm-lques bénies, il m- prend m musse, et l'on peut rêliinrrier li' tI;ieon sïuisipn' eette iiia>M' sf'déraTi;re. Si aloi-s, avec la* piiinte dim sealpd, un prend un peu di' irlte substaiii-e qu'»** étend >ur une lame de verre l't ipi'ini iieim^n- dune laiiioU*:^ b prè|)aniti(m présonto dos ait;uille> cristallines ruujres, flnes * -

allongées. C'est cette cristallisation en longues aiguilles enchevêtrées les unes dans Ips autres H forniant une sorte de fiputraîre qui explique pourquoi la masse reste au fond du vase, quand inénie on le retourne. Les cristaux d'hémoglobine n'ont pas la même forme, et n'appartiennent même pas à un seul type cristallin chez tous les animaux. Ils varient suivant les espèces. Ainsi, rhez l'écureuil ils appartiennent au type hexagonal ; chez le cochon d'Inde ils présentent la forme de tétraèdres : ces tétraèdres, réguliers quand ils sont petits, présentent, quand ils ont acquis une certaine dimension, des troncatures sur leurs angles solides. Pour obtenir des préparations permanentes de ces cristaux, il faut dessécher brusquement l'hémoglobine^ ciistallisée en l'étendant sur une laine de verre chauffée, comme nous l'avons indiqué pour le sang; ou bien la traitfM* par l'alcool absohi, puis par l'essence de térébenthine et conservei* la [)réparation dans le baume du Canada.

Ces préparations montrent que l'hémoglobine est une substance définie, puisqu'elle cristallis(». lue fois c(»tte substance trouvée, la question s'est posera dn saVoir si (»11(» est la même que celle qui existe dîins le sang, ou si elle n'en r»st (prim dérivé. C'est là le problème que lIoi)pe Seyier' a résolu à l'aide de la spectroscopie, et même ce n'est que depuis l'époque où la spectroscopie a été appliquée à l'étude du sang que la constitution de ce liquide au point de vue de sa matière colorante a été connue.

La spectroscopie du sang r(»pose sur la piopriélé que possè- ^'7ilM*n^!'** dent les corps colorés d'absorber certaines des irradiations colorées de la lumière blanche. Un corps rouge, par exemple, absorbe tous les rayons colorés, sauf les rouges, et c'est précisément pour cela qu'il nous paraît rouge. Si donc \u\ faisceau dcî lumière décomposé par le prisme traverse un coips rouge et tiansparent pour aller se peindre sur un écran, le spectre ne sera formé que par une seule bande rouge. Les rayons violets, indigo, bleus, verts, jaunes et orangés seront complètement airêlés ; et ils reparaîtront dans le spectre à leurs places respectives, dès qu(» Ton aura écarté le corps rouge. Mais le plus souvent les corps ne pré- .^nlent pas une coloration simple, c'est-à-dire que plusieiu's des «"ouleurs primitives du spectre entrent dans cette coloration, iors donc qu'un corps transparent (»t d'une coloration complexe

' ihppe Seyier, Handbucti der chemisch. Analyse, 1870.

198 TRAITK TECHNIO^IK D'HISTOLOGIE.

t'sl traversé par \r faisceau Ininiiieux déromposé d'un spectre, il arrête quel(pi(»s-unes seulement des irradiations, et sur le spectre formé sur un écran, ou bien examiné avec une lunette, on observera des bandes obscures, non colorées, dans des positions parraitemenl déterminé(»s. Ces bandes obscures portent le nom de bandes (ral)sor[)t ion . La specl roscopi(*, appli(juée aux corps colorés, n'est donc (ju'uu moyen lij^oureux d'analyse de leur coloration; connue cette coloiation est en rappoil av<»c la constitution de (*es corps, oi cprelle clianp» quand on modifie cette constitution, il devient jK)ssible par Tcxamen spectral de reconnaître la présence d'une matière colorée, et d'en déterminer d'une manière précise certaines modilications cbimiques. C'est ce qui a permis de pousser aussi loin l'étude de l'iiémojxlobint* et de ses dérivés. Les instruments dont on se sert pour la spectroscopie du sang sont .le spectroscope ordinain» et le uiicrospectroscope.

spccinwoïHv Lorsqu'on se sert du speitroscope i>rdinain\ voici comment on procède. Dans un tube à analyse d'un centimètre de diamètre environ, on met quidques jiouttes de >an;.^ «^t l'on ajoute de Teau de manière à remplira peu près le tub»* : le liquide prend une couleur rou^^e clair et est parl'aitem«Mît transparent. Le tube estaloi^sflxé t»ntre la l'eutt^vcMlicale du s|)ectro>i()pe et la llanune d'une l)onne lampe, de manière que 1rs rayons lumiihMix réfractés par le tube \ienn«»nt convi'rjif'r sur la fente de rinstrument. Si la .^^olution tlesiinj» a une teinte convenable, à p.'U près c«'ll«' de la tleur de pécluM', l'obserNateur, en n^j^aidant par roculair*\ voit, aprèsavoir mis l'instrument aupiûnt, les bautles d'absorption de l'hémoglobine oxyjiénée.

Micr«Kp.vinw L«* niicrospectrosrop»* est un appareil qui s'adapt«» à un microscopi» ordinain*, et il constitue un«^ pièce cpii se met à la plaeede l'iH'ulaire. Il consiste esstMitiellem»nl «mmui oculaire faible fonné, connue tout oculaire, de *leux lentilles. Au point dt» la lentille supérieurt» ou oculairi*proprt»menl dite >»» trouve imdiaphi^gme en forme de fente, dont les diuix lèvre> peuvent s'éearter ou se nippriH'lier d»' telle \\u;o\\ qu*»'lles re>tent toujours l'une et l'autre à éjrale ilislance d'une li;:ne qui leur e^i parallèb», »»i qui |Kisse par l'av optique di' l'inslrumi'Ut. Le mécanisme qui fait varior les dimensions dt^ la fente f^st miseu jtMi |»ar un bouton que Tobser- \ateur peut faire fonctionner à son ;:ré, Au-ilessus de la lentille tvulaire est plaeé un prisme à j:rand |Mm\oir di<p»rsif t»t à vision diroclo 4>nsine d'Amici». Ce Si>nl là les [Mriies esMMitiellesde lout

oculaire spectroscopique ; il y a quelquefois dans ces appareils des détails de construction d'un usage spécial que nous ne décrirons pas ici, parce qu'ils ne sont pas très-importants. Uevenonsà l'appareil simple tel que nous l'avons indiqué. Le microscope est muni d'un objectif faible; le miroir concave est disposé de manière à éclairer vivement le centre de la platine ; l'oculaire spectroscopique est misa la place de l'oculaire ordinaire et orienté de manière que la fente soit antéro-postérieure.

En regardant dans l'oculaire, on aperçoit le spectre avec sq6 différentes couleurs, en partant de la droite : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge. On dispose alors la fente de manière que les différentes couleurs soient bien tranchées, et généralement, lorsque l'observation est faite avec la lumière du jour, les lignes de Frauenhofer sont distinctes. Si, au contraire, l'observation est faite avec une lumière arlilicielle, le spectre est continu, ce qui lient, comme on le sait, à ce que les lignes de Frauenhofer sont produites par les corps simples qui se trouvent dans l'atmosphère du soleil.

L'appareil étant ainsi disposé, pour observer les bandes de l'hémoglobine oxygénée, il suflil de placer sur la plaline du microscope une goutte de sang dans un verre de montre, sur une lame de verre, ou bien une préparation de sang un i)eu épaisse, ou encore une partie transparente et vasculaire d'un animal vivant, la membrane interdigitale ou la langue d'une grenouilh», par exemple. Mais, lorsqu'on veut faire subir au sang une séi'ie d(» réactions qui sont nécessaires pour en faiie une analyse spectroscopique complète, on prend un petit tube de verre fermé à un bout, ayant 6 ou 7 millimètres de diamètre et une longueur de 4 à 5 centimètres. Un mélange d'eau et de sang est placé dans le tube qui est fermé au moyen d'un petit bouchon de liège ou d'un tampon de cire à modeler. (Ce dernier procédé doit être préféré, parce qu'il permet de fixer en même temps le petit tube sur la platine du microscope.)

Pour déterminer exactement la situation d'une bande d'absorption, les grands spectroscopes sont munis d'un micromètre. Lorsque l'on se sert du microspectroscope, il est très-facile, en employant la chambre claire, de définir exactement la position d'une bande d'absorption pour la comparer à celle qui sera produite par une seconde solution qui remplacera la première. La chambre claire étant fixée au-dessus de l'oculaire muni du

200 TKAITÉ TKCHMQl E D'HISTOLOGIE.

prisme, Timagc du speclre osl i)ioduile à côUî du pied du microscope.* On peut alors dessiner sur une feuille de papier les bandes telles qu'on les observe, ou rapporter leurs positions à une règle divisée. Par ce moyen très-simple, à la disposition de tous les bistologisles, puisque les microscopes sont ordinairemeul pourvus de cliambies claiies, on peut donner une grande rigueur aux observations faites avec le microspeclroscopc.

Quand nous parlerons des muscles, nous indiquerons un moyen simple de conslruiie avec du tissu nuisculaire un spectroscope, inférieur à ceux donl il vient d'élre (pieslion, mais sullisant pour faire l'analyse spectrale du sang.

Spectre de Les bandes (rabsor|)lion de rbémoj»lobine ow^^énée sont au uxyjrénce. nouibrc dc deux, situées entre les lignes 1) et Kde Frauenhofer, dans le jaune et le vert. La i)remière bande conunence adroite de la ligne D (ligne du sodium); la seconde, i)lus large, se termine en deçà de la ligne K. L'(îspace clair compris entn» les deux bandi'S obscures est à peu près égal à la deuxième bande d'absorption. (Voyez la planche à la fin du volume.)

Ce speclre, déciil par lIopj>e Seyier, est celui de riiénioglo-

bine dite oxygénée. On peut le pioduire avec une solution de

• cristaux d'hémoglobine dans l'eau ; il ne dilfère i)as de celui que

fournit le sang étendu, et Ton conclut de là qu'il n'y a pas dans

le sang normal d'autn» matière coloiante que l'hémoglobine.

Si au lieu d'hémoglobine convenablement étendue, on met dans le tube à analyse des solutions foi'tement colorées, toute la portion du spectie qui est au delà du louge est complètement absorbée.

Enfin, si Ton place devant la fente du spectroscope du sang pur défibriné, sous une couche d'un ciMitimèlre, il nr? passe aucun rayon lumineux; mais si le sang est en couche mince, si par exenqile il est étalé sur une lame de verre, connue pour l'examen microscopique, on distingue d'une manière nette le si)ectre de l'hémoglobiniî oxygénée, l'nii i)aitie vasculaire sulTisamment mince d'un animal vivant, la membrane inlerdigitale ou la langue d'une grenouille, par exemple, étendue sur la platine du microspectroscope, donne le spectre de l'hémoglobine traversé par des raies vacillantes dues à la circulation. Hémojriobine Eïx ajoutaut à uuc solutiou couveuable de sang ou d'hémoglobine oxygénée d(»s corps avides d'oxygène, connue du fer réduit par l'hydrogène, récennnent préparé, du tartrate d'oxyde d'étain.

réduite.

du sulfate de protoxyde de Ter, du siilfliydrale d'ammoniaque, des t*ra{?menls de muscles, etc., on obtient au spcclroscope un spectre un peu diflëient : il [présente une seuh» bande d'absorption qui est aussi large que les deux bandes réunies de Tliémoj^lobine oxygénée, et qui connnence un peu à gauche de la ligne D. C'est le spedre de Thémoglobine réduite ; il a été découvert par Stokes, en I80i. Ce qui prouve que c'esl en elVet Thémoglobine réduite qui présente celte bande d'absorption, c'est quVn agitant au contact de Tair la solution qui Ta manifestée, et en la mettant ensuite devant le spectroscope, on fait apparaître de nouveau les deux bandes d'absorption de Tliéruoglobine oxygénée. Elles s'effacent bientôt s'il y a dans le liquide un excès de l'agent réducteur.

Le sang abandonné à hii-mème, à Tabri du contact de l'air, subit bientôt des modilicalions telles que l'oxygène de l'hémoglobine entre dans de nouvelles combinaisons, et l'hémoglobine qui reste en est privée. Si par exemph? on fait une préparation épaisse de sang de grenouille, mise à l'abri de l'évaporation par une bordure de paraffine, au bout de vingt-quatie à quarante-huit beures (cela dépend de la lempéralurr»), celle préparation, qui donnait aumicrospectroscope les raies de l'hémoglobine oxygénée, donne la bande unique de l'héuioglobine réduite. Pour faire apparaître de nouveau les dcîux bandes d'absorption de l'hémoglobine oxygénée, il suffit d'enlever la paraffine et de soulever la lamelle plusieurs fois, de manière à mélanger le sang avec de l'air.

En agitant du sang défibriné avec de l'oxyde de carbone, et Hëmogiohino en examinant ensuile <e sang mis en solution convenablement ^'^^'^'"^ étendue dans un tube à analyse devant la fenle du spectroscope, il présente un spectre analogue à celui d(î l'hémoglobine oxygénée. Il possède deux bandes d'absorption, dont la pirnuière à gauche est la plus étroite; ces deux bandes sont comprises entre les raies D et E; mais la ju'eiiiière baude «l'absorption est plus éloignée de la ligne D que la première bande d'absorption rie l'hémoglobine oxygénée, et la seconde bande est plus voisine de la ligne E. En un mot, les deux bandes d'absoiplion de cette hémoglobine oxycarbonée sont portées un peu à droite par rappoii à celles de l'hémoglobine oxygénée. Ce si)ectre de l'hémoglobine oxycarbonée est aussi obtenu avec le sang des animaux empoisonnés par l'oxyde de carbone, et il est dû à la combinaison de l'hémoglobine avec ce gaz. Hoppe Scyler a démontré , du

202 TRAITÉ TECIIMOnE D'HISTOLOGIE.

n^ste, que c'est rhénio^lobino seiilr' qui, dans rel enipoîsonnenifMit, se roinbiiie avec le jraz toxique, cVst elle qui est Tagent eflVrtif de récliaiifre des |xaz *.

Ce qui earaetéiisr plus nettement le spectre dont nous parions, c'est (fu'il n'est nullement niodifir par los a^^ents réducteurs. HématiDc. ^si Pou ajoiite quelques «routles d'acide acétique à du sang étendu ou à une solution d'héniojrlobine, on voit apparaître, en examinant <*rs liquides au spectioscope, un spectre différent qui présente luie bandr d'absorption conunencant à droite de la lijrnc B et dépassant la Ji^rne ('. Les autres acides donnent un spectre send)lable, r'csi le sp<MMre de Yhfhnatine acide.

En ajoutant à une solution de sanjr ou d'bémoglobine de l'ammoniaque ou de la potasse eaustiqne, on obtient un spectre analo^aieau précédent et dans lequel la bande d'absori)tion se produit e''jral«'ment à gaucbe de la ligne 1), tandis que les spectres précédents avaient toujoms leurs l)andes d'absorption à droite de celte menu» li;.me. (La lifrne \) »'st facile à déterminer; il suffit, en eiVet, de placer devant la fentt^ du spectroscope une lampe à gaz dans la tlanune de laquelle on met un 111 de platine trempé préalablement dans une solution de cldorure de sodium; la l'aie brillante du sodium que l'on voit apparaître alors détermine cette ligne.) Le speitre détt'iiuiné par l'addition d'alcalis au sing présente une bande d'absorplion (|ui lOiumence un peu à droitede la ligne C et cpii va p!'e><|ue ju>qu'â la ligne IK C'est le spectre de l'Aô/////////' filrtflinr. Si l'on ajoute un acide à lliématine alcaline de manière à dépa>>er la neutralisation de la base, on fait apparaître le spectie «le riiématine aride. ITaprès Kfdme, une solution d'bématine de * - , avant un centimètre d'épai>seur, fournit ini spectre très-net de riiématine aci<le ou alcaline.

Le spectroscope démontre nettement, comme on le voit, que l'hématine n'existe pas toute formée dans le sang, puisqu'elle présente des bandes d'absorption tout à fait ditïérentes de celles du siuig-normal: ses rai«'< sont à ga\icbe de la li|:ne D, tandis que

• r.'fKit M. Claude P^Tiiard q.ii a •li-oomert. en ISî^, r.inniilê du 5ang pour roxyde de rarboiie. Lf»r5que, vmi? une rlo^'he rep<»>iiit >ïir du nv^rMire, on a^ite du f.injr artt'Tiel ave» un excè-^ d'i>\\de de rarbone. roxyjrme e>t enli'Tenient dêga^*, et l'oxyde de carl»«:»!î»* prend >a |'la« e dans le sauj:. Li conibiuais*^n d»^ l'hémoglobine axec l'oxyde île «ailH^ue est plus stable q:ie «'rlle a\e»- ri>\y^'cn»^ : «Mb* est au5si moins soluMe. ce qui fait que l'on obtient plus facilement par les niènieé pn.tcedi'S les cristaux «le rhéiiK^*4>ine oxycarbooêe que ceux de r hémoglobine onlinaire.

rollos (lu sanp: ou de rhéinojrlobine soûl situées à droilc Ou peut la produire par Taddiliou (l<»s arides et des alealis, niais elle ne se trouve nalurellemenl dans Tori^anisme (\\u' d'une manière ai'eidenlelle, [wr exemple loisque l(^ san;^^ .s'est épanelié dans les (issus ou bien lorsqu'il a séjourné dans les voies dij^^estives. On la rencontre a rétat physioloi^Mque dans les Tèces des animaux nourris avec de la viande (lloppe Seyier). Klle se forme spontanément dansdu sanjr abandonné dans un vase. Au bout de (piehpies jours, plus ou moins rapidement suivant la température, le sanj; prend une teinte brun sale qui indi([ue la formation de Tliématine. lorsque Ton ehaufte dans un tube à analyse du san|^^ délibriné avee de Tacide acétique et une faible quantité de chlorure de sodimu, il se fait, après le refroidissement, un précipité noirâtre, qui, examiné au microscope, se montre formé pardesrristauxrhomlK)idaux bruns, qui sont du chlorhydrate d'hématine (c'est ce r'hlui'hvdrate d'iiématine que Teirlnnann a découvert sins h' définir el (pTil a ap|)clé hémine^). Ces cristaux sont insolubles dans l'eau; ils se dissolvent dans Tannnoniaipie en donnant de rhématine (*t du chlorhydrate d'amm()nia(|ne.

Les solutions alcalines (riiématine, obtenues en ajoutant des alcalis adu san^ délibiiné ou à une solution (rhéin(»|^lobinc, sont bninesàla Inmièie direrte et veidàtro par tiansparence, (piand on en examine nnr' couche miiicL». Klles sont donc dichro'iques. b^s solutions acides, an contraire, sont monochi'omaticpies; rlles paraissent brunes, aussi bien par transparenee (\\\i\ la lumière directe.

yotttbre dos (jlnbnlos roinica. — Le nond)re des ^dobules rou^^es contenus dans un millimètnMube de san^^ est très-ronsi<lér;ii)l<s il suffit d'avoii' vu une pivj)aratiou d'une «goutte de san^ ])oui' en

* Autrffois 1«'S cristaux (rh«}miiic avaient une In s-ji^randf! iinportanoo au poiut ilc Ti»c de la in/'ilecinc légal»». Ils pouvaient servir à déloriuiuor qu'un*' ta<lio t'«l.iil produite par (lu San;:. Aujourd'hui que l'on a à sa disposition la speclroseopir. on a «•onipK'lement ahandonn*' la reclicriho du sau^ p.ir les cristaux de chlorliydralo «rhrmaline; pour détenniner si une tache a clé faite par du sanj;, on le détrempe dan» l'eau, et le liquide coloré est examiné au moyen du microspeciroscop*'..

FiG. .')•). — ('ri>laux de chiorhvdrate d'hématine.

Chlorliydralo d'Iiëuuktiiic.

204 TRAlTfi TECFIMOnE l>'HISTOLOfiIE.

i)\ro innvainrn. Pour csliiiii>r apprnxiinalivciiieril ce nombre, on a essiiyé do divers proml/'s : on ailieirlu- à l'i-valiier par des moyens iiidircits, ]m- {■\i'm\t\o d'ajin-s la coldratioii plus ou moins fona-i^ du sari[f; on a aussi «ntnfpris de compter dirorleinenl lus glo))ules dans uni* quitntilé donnée di^ santr.

I.e pi'océdi' dont nous nous servons h ceit i^lTi'l, cl (]ui nous paraît donner les meilleurs résullals, esl n;lni ipie M. .Malassez a exposé, cl <]iii fsl l'ondi'> sur la nuinéi'atîon directe d'un icriaiii nombre di; (liobules contenus dans une (juanlili'- donnée di* san}:',

A '•o\ viïi'i, il laiil d'aboi'd taire usage d'un

0V% séi'urii arlilii'ici desliné à diluer le sanj;, tout

I \1 en évilanl de produire des modifications dos W iflobiiles ipii les rendraient méconnaissables. » ■ Ij' sérinn est ainsi eoniposé :

Soliilioii àe ^oniiiic arnLirjue ilnnnanl au pi«e-uriiic une ilcnsilé de 1,020. — I viiliimc.

Suliilioii ili! Milfatc lie iauûo et de clilorure de sodium cil parlirs i'giiles <limriaji( i'j^aloiiictil une dcnsïli; de 1,020. — 3 ïoluine-i.

Ce sérum, inélançé au sang, n'altère pas beaucoup les [globules; en tout cas, du moins, il les niaintieiil dans une fonne nette pendant un temps snflisamnicnl lon^r pour que l'on puisse aisément les coniplei'. L'appareil com- |ilel de M. MalasscK se ennipose d'un mélan- <;eur et d'un ca})illaîri' arlifiiiel. Le mélanireur est un lulie capillaire de verre présentant sur son liajei, au voisinage de l'une de ses extrémités, une (lilalalion ainpullaire dans l'intérieur de laquelle a été jilacée une petite boule de verre, l-i longue porlion de ce tube capillairisi une longui'ur lelle (|«e.*on volume inté- ■c une liaction délei'minée, la centième parlic.

fogie, IS7A, p. 32j.

I des itlobiili

augei du sang.( J'fAû'M tiephytio.

par exemple, de la portion dilatée. Un Irait placé de chaque côté «le la dilatation indique le point où ces propoitions se tiouvenl être esades.

La longue portion est effiltV en pointe à son extrémité libre; la courte, dont la lumière est un peu plus large, esl également effilée, de manière que l'on puisse facilement y aditpler un Inbe de caoulcliouc, assez épais pour ne pas s'aplatir sous l'inlluence de l'aspiration et assez long pour aller connnodément de labuuclie à la main.

Pour faire un mélange au moyen de cet instrument, on ou met la poiate dans une goullc de sang ou dans le vaisseau dont on veut

examiner le sang, et l'on a.'^iiire leulcm'-nl à l'cxlrémilé du tube de (aoulcliour, jusqu'à ce que le ii(|uidc arrive au niveau du trait qui sé|)are la longue portion de la partie atn|iullaire; retirant alor.« la pointe de rinslruiiienl, on la plon;;e dans lo sérum artiliciel el l'on conlinue à jLspirer jusqu'à ce que le mélange soit arrivé au niveau du trail c (iig. "d) qui termine la dilatation ampullaire.

Un aainsi dans le mélangpui' un liquide qui contient une paitie de sang pour 100 parties de sérum. (In iuqiriuie alors ù l'inslrument un mouvement de rotation sui' son axe, loul en l'inclinant dv côté et d'autre, el la petite IjouIc intérii'uie, a^iilée dans tous les sens, mélange parfaitement le sang avec le séium arlificiel.

I>' mélange ainsi fait, la seconde jiarlic du pioblènie à résoudre consisie :i compter les gloliules ijiiil conlieril sous un volume donné; c'est à cela i|ue sert ir second iiisliuriieni, le c^ipillaire arliticielffig. .H). Il consiste en iirj hibe lapillaire de verre à lumière centrale aplatie (on en lUhricpie de la sorte pour cei'tains

ihermonièlres à im-iriire) ; sf?s (i(!ii\ faces ojiposc'cs sont usées et polices sur une meute d'optiricn.

(^i; laiiilliiiie l'sl ii\i'- sui' uni; lanicdc ijIju-c. seuiblablo à celles qui setvi'i]l jHiiir l'oliseivaluin inirioscnpiiiue ; l'une de ses cxtnV iiiités est i(>l(!véc sous forme d'un tiihi- ciimiliique três-eourl, sur li'(iiii'l iiji [ii'iil adaiiler un liiin' de raoutchouc.

I.a caiiarilr il- riiisirmueiit, (?'i'sl-à-diie le volume de liquide iiii' li>u^iieiu'doii]ii''e, est iiuliijuée sur chacun lill'res (|iii i]nu[ii:iU la f'i'iU'liun de iiiillîmèlro 'lie Idnjruciir rorivsiHiiid. il faudra dom- multi- !■ le uinijJHV de},'tolniles Iniiivi' dans la longueur (|iir l'on aura rlioisie, [loui' avoir relui que i-oiiliendra iiti iiiillitiièire iiilie du mélange lie l'on aura lail.

Avant de jiasser à la manière dont on h>m-

til te capillaire avci- le mélange, il non»

refile à (lire couiinint, daprès M. .Malas^ez,

on aiTJve à pieiidre une longueur déterminée

du i-apillaii'c.

Lr uiierosi'opc eiaul uuini d'un mieromètre oiulairi' (juadrillé, ini eh. iclic t'olijeetif et In longueiit'di luhc eriuvi'ualil'.'^itourque toute la laigeui' du ijuadiilJagc lerouvn sui' un microinèlre nbjej-tif uu nonijiic de nnllièinc^ de rnilliijièti'i' égal à l'un de ceux iii^erils audiauiaiil sur le cjniillairr arlifieiel. Il faut, nou-seulciuentelioisiruunbjei'|ifa|)|in>pné, mais encore tirer plus ou moins le tube à coulisse du nneroscopc |iour avoir une superposition exacte du uiieiouicLre quadrilii- et du niieromèti'C objectif dans tes iiuidilious iléleniiinées. Pour retrouver exarleiiient cette situation relative des deux partii;s du tube du niieroscope, on pratique sur 1;; tnhe reutraut uu Lrail iii iusii ivarit à lùté uu numéro d'ordi'e (voy. llg. .Vt^.

Il est clair que si l'on remplace sur la platine le micromètre objiTlif parlerapillairearlilicicl, Ir carré quadrillé de Foculaire

recouvrira nue Inn^ u-é|>alc du cajial. Il sulHradonc, pour être

i'eriain dausdcsohscrvalions ulléiieiues que Ir luieromélru quadrillé couvrira exuctunient une certaine longueur, 400 ,"■, ÔOO )* du

rapillaire artificiel, do rentrer le tube du iiiieroscope jusqu'au trait qui indique eell«» valeur. Ai ayant soin dtî s<! srrvir du même objectif.

Cela posé, il est facile, au moyrn du microscope ainsi ;i:radué et muni du micromètre oculaire ([uadrillr, de romplcr le nondne des globules dans un(» longueur donniM» du cai)illaire. Il nous reste

fli^ 5i. *— r>a|»illairo aililki»'! r<'ni|»li «l'iiii iiujlan^r >.iiiguiii, mi an microMiipe avec un microiuftre onilaiie quadrille!. — (iros^isscin. de H)0 diainèlres.

à indiquer quelles précautions il Tant prendre pour introduira dans le capillaire arliliciel le mélanj^e de sérum «M de .sm;; (pii su lit)iive dans If» mélani^^eur.

On connncnce par chasser du mélanjïeur, en soufllant par le

tube de caoutchouc, les premières portions du iicpiidc (pii étaient

rt?slées arrêtées dans lalon;^nic jKirlie et(piiM)nL(lu sérum prescpic

pur; juiis, m conlinuant à souflln-, ou lîépose une jioutle du

inélanjre à Textrénnlé libre du capillaire arliiicirl. Le licpiidc y

pénètri' par capillarité ; il faut avoir soin, ])cndanl ce temps, de

remuer avecrcxtrénjitédumélan^^eur la jioultc déposée, pour (pie

le niélanjre reste bien homo{Jcène. Sr le licpiide larde à entier dans

le l'anal, on aspire légèrement par le lube.de caoutchouc placé à

Tautre extrémité. 1 ne l'ois le mélan^ie introduil dans toutt^ la Ion-

gueur du capillaire, on enlève, soit avec un linge lin, soit avec du

liitiiMiiirlioii

(iii m«'laiig«'

>aiigiitii

IcrapiPuire.

des globules.

papier buvard, le reste de la jjoiUle de liquide. Alors le mouvement s'arrête dans le capillaire, et les globules, en raison de leur densité, se disposent à plat sur la face inférieure de son calibre '. Numération Uue fois Ic mélange introduit , le tube du microscope réglé pour une longueur donnée, Toculaire quadrillé tourné de manière que ses divisions soient i)arallèles et [)erpendiculaires à Taxe du canal, on compte I(îs globules qui se trcTuvent dans le quadrillage, en s'aidant pour cela dos carrés tracés ; leur nombre trouvé, on le multiplie" par le cliiifre qui est écrit sur la lame du capillaire en regard de l;i longueur que Ton a choisie : ce chiffre exprime la fraction de millimélre cube que rcîprésente en volume la longueur du canal sur Lujuelle on a compté h.'s globules. On multiplie ce dernier chillVe par 10(1, si Ton a fait le mélange de sérum et de sang au centième, et Ton obtient ainsi le nombre de globules contenus dans un millimètre cube du sang que Ton a examiné.

On voit que l'opération n'est pas diflicile; entre les mains d'un observateur tant soit i)eu exercé, elle n'exige guère plus de dix minutes. L'exaclitude de ses résultats tient essentielle;uent à la perfection d(îs instruments, v,{ par conséquent la plus grande diflicullé est pour le constructeur.

11 semble, au premier abord, que cette méthode doive donner lieu à de grandes erreurs, puis<|ue chacune des erreurs commises est nmltipliée d'abord [)ar 150 ou 200, chiffre qui représente le dénominateur de la fraction de millimètre cube sur la([uelle on a fait la numération, et ensuite par 100, puis([ue Ton avait fait la numération sur un mélange au centième. (Iliaque erreur est donc en réalité multipliée quinze ou vingt mille fois.

Cependant, de toutes les méthodes connues jusqu'à présent, c'est celle qui donne les meilleurs résultats, eu égard au temps qu'il faut pour l'appliquer. De plus, on p(îut s'arranger de façon que les erreurs se fassent toujours dans le même sens; et, s'il n'est pas possible ainsi d'avoir des résultats rigoureux pour le nombre réel des glohuhis, on peut toujours, malgré les erreurs inévitables, avoir des chilfres qui peuvent se comparer les uns aux

' CVsl pari'o que los glohnti^s se tronvcMii à la parlii» iufôriourrr <lii capillaire quf l'on ne pouf pas marquer uno jçraduation sur le lube capillaire lui-mônie; cette (graduation serait eu efTet jjIus rapprooln'e de l'objectif que h's };lobul«*s, et par conséquent, lors(pir. ceux-ci seraient vus distincleiueut, le trait marqué sur le capillaire ne serait plus pour l'observateur qu'une ligne confuse.

autres, et donner des indications relatives sur les variations de nombre des globules dans les différentes circonstances.

Cette méthode sert aussi bien à compter les globules blancs que les globules rouges.

C'est par ce procédé que Ton trouve qu'il y a en moyenne, j,,,^*^^^,,,, dans un millimètre cube de sang de l'homme, 5 millions de "»"««•• globules rouges.

Ces nombres diffèrent beaucoup, suivant les animaux ; chez les mammifères, ils peuvent varier entre 3 et 18 millions.

Les oiseaux ont un nombre de globules inférieur à celui des mammifères; le chiffre le plus élevé est de 4 millions, le plus bas est de 1 million et demi. Chez les poissons, ce nombre diminue encore.

Dans la même espèce, par exemple chez l'homme, ce chiffre varie beaucoup, soit dans les conditions physiologiques, soit dans les conditions pathologiques : les chiffres les plus élevés dépassent 6 raillions ; le chiffre le plus bas qui ail été trouvé a été de 800000 globules par millimètre cube.

Chez le même animal et dans les mêmes conditions, le nombre de globules, dans une quantité donnée de sang, diffère suivant le vaisseau dans lequel on le prend : c'est ainsi que le sang des capillaires de la peau donne un chiffre plus élevé que celui do l'aorte ; celui des veines donne toujours un chiffre plus élevé que celui des artères correspondantes >. Ces différences s'expliquent facilement : plus la circulation est rapide, plus les globules sont entraînés par le courant ; plus au contraire elle est lente, plus les globules ont de tendance à s'attarder et à s'accumuler. Dans les régions périphériques, l'exhalation cutanée d'une part, l'absorption du plasma par les capillaires lymphatiques de l'autre, expliquent bellement pourquoi les globules s'y trouvent en nombre rolatÎTement plus considérable. Cependant il est une cause d'erreur que nous devons signaler pour la numération globulaire du sang des capillaires obtenu par piqûre. La goutte de sang étani très-petite, ayant par conséquent une grande surface par rappori à sa masse, se trouvant d'autre part maintenue à une température de :i6 à "{7 degrés, s'il s'écoule un temps notable entre la

' Tous c«s résultats ont été obtenus par M. Malassez au moyen de la méthode de nmiiération qui vient d*étre décrite. Les recherches ont été faites dans notre laboratoire, et nous pouvons témoigner des soins minutieux qui ont été pris pour arriver i l'exactitade la plus complète possible.

Ra.^vieb, Histol. M

piqûre et rintroduclion du sang dans le mélangeur^ révaporation pourra être suffisante pour concentrer le sang, et de cette façon le nombre proportionnel des globules sera notablement augmenté. Il faut donc toujours procéder avec une très-grande rapidité, et prendre de la méthode une habitude telle que l'on emploie toujours le même temps pour faire toute l'opération. De cette façon on îi des résultats comparatifs.

«lobules blancs. — Lcs globules blaucs qui se trouvent dans les préparations du sang, soit des mammifères, soit des amphibies, sont absolument semblables par leur aspect et leurs propriétés aux cellules lymphatiques; aussi donnerons-nous indifféremment à ces éléments l'un ou l'autre de ces deux noms*. La dimension de ces globules est variable : les plus petits ont i fa de diamètre, les plus gros ont de 8 à 10 /tx et jusqu'à 14 /* de diamètre.

Globules Dans une préparation de sang d'homme qui vient d'être faite,

doiCmme. les globulcs blaucs présentent une forme sphérique; mais lorsque les globules rouges commencent à se mettre en piles, ce qui arrive au bout d'une à quelques minutes, les globules blancs se déforment et deviennent irréguliers ; à la température ordinaire, ils ne présentent pas de mouvements amiboïdes, mais ils en manifestent sous l'influence de la chaleur. De même que les cellules de la lymphe, ils peuvent être conservés sans subir de modifications pendant deux à trois jours dans la chambre humide, et au bout de ce temps leur vie se manifeste sous l'influence d'une températurc dépassant 20 à 35 degrés centigrades. Globules Dans une préparation de sang de grenouille, les globules blancs

grenouille, possèdcut dcs mouvemcuts amiboïdes à la température ordinaire et prennent, comme les cellules lymphatiques, les formes les plus diverses. Une goutte de sang de grenouilh^ placée dans une chambre humide et abandonnée à elle-même pendant vingt-quatre heures, présente beaucoup plus de globules blancs à sa périphérie qu'à son centre; ce qui prouve que, comme dans les préparations de la lymphe, les cellules, en se fixant sur les surfaces et en s'y transportant au moyen de leurs prolongements protoplasmiques, ont cheminé vers la périphérie à la rencontre de l'air. Dans ces conditions,

^ En France, on a aussi désigné les globules blancs sous le nom de leucocytes (de Xiuxc;, blanc, et xôtg;, utricule). Heureusement ce mot n'a pas été adopté par tout le monde, car il ne fait que jeter de la confusion, en faisant supposer que les globules blancs sont des corps utriculairo^, ce qui est complètement inexact.

SANG. îi-l

les globules conservent leur vie et leurs mouvements pendant une dizaine de jours. Après cette époque, ni l'oxygène ni ia chaleur n*y font apparaître aucun phénomène de vie ; du reste, on distingue à leur intérieur un noyau net et des granulations graisseuses; quelques-uns contiennent en outre des fragments de globules rouges qu'ils ont absorbés.

En un mot, chez les mammifères comme chez les amphibies, les globules blancs présentent les mêmes phénomènes que les cellules lymphatiques.

Comme les cellules de la lymphe, les globules blancs du sang montrent de très-grandes variétés. Les uns sont très-petits, de 4 à 6 {1, possèdent un noyau volumineux et une quantité excessivement minime de protoplasma qui est susceptible de transformations amiboïdes ; seulement les prolongements y sont très-grêles, en raison de la faible masse qui les fournit. Parmi les plus gros globules blancs il y en a qui sont vaguement et très-finement granuleux; ce sont ceux qui ont les expansions les plus longues et les déplacements les plus étendus. D'autres enfin |)ossèdent dans leur intérieur des granulations sphériques, brillantes, qui ne seniblent pas avoir toutes, la même composition. Certaines paraissent de nature graisseuse ; d'autres se colorent par le carmin et sont analogues aux granulations des cellules lymphatiques des crustacés (voy. Lymphe). Enfin, quelques-uns des globules blancs du sang, aussi bien chez les mammifères que chez les grenouilles, donnent avec Tiode les réactions de la matière glycogène.

Parmi les globules blancs ou les cellules lymphatiques du sang de l'axolotl, ce sont suilout les grands à protoplasma clair qui donnent lieu au phénomène du bourgeonnement de leur noj'au et de la division de leur masse proloplasmique décrits page 161.

Le nombre des globules blancs dans une préparation de sang ^^^^^jjj^ normal est toujours bien inférieur au nombre des globules rouges. bunw. Il y a environ un globule blanc pour 350 ou pour 500 globules rouges ; il est facile de déterminer ce rapport au moyen de la méthode de numération que nous avons indiquée pour les globules rouges. On trouve par ce procédé qu'il y a en moyenne 8000 globules blancs dans un millimètre cube de sang chez l'homme. Mais le nombre de globules blancs que présente lesang est si variable suivant le vaisseau dans lequel on le prend et

suivant d'autres conditions, qu'il n'est possible d'en donner qu'une moyenne approximative *.

Dans tous les points du système vasculaire où la circulation est ralentie, il y a une accumulation de globules blancs. Influence Voici uuc expéricncc qui rend ce fait bien évident. Sur une u circuiaUon firrenouiUe attachée sur le dos, ou immobilisée de toute autre

sur ^

le ncMnbre façou, on pratique à la paroi abdominale une incision entre les blanc*. lèvres de laquelle un poumon vient faire hernie ; à la base de ce poumon on place une ligature assez lâche ; puis il est rentré dans le corps de l'animal. Au bout de huit à dix minutes, les deux poumons sont enlevés et placés pendant quelques heures dans une solution concentrée d'acide picrique ; ensuite ils sont fendus longitudinalcment, étalés sous l'eau, puis étendus par fragments sur une lame de verre dans de la glycérine. Dans les capillaires du poumon qui n'avait pas été ligaturé, les globules blancs sont très-rares, tiindis que dans le poumon ligaturé, les globules blancs sont nombreux. Ce fait s'explique facilement par la propriété qu'ont les globules blancs, comme toutes les cellules lymphatiques, d'adhérer aux parois. La circulation, ayant perdu de sa vitesse par suite de la ligature, est cependant sufiisante pour faire cheminer les globules rouges, mais elle ne peut détacher les globules blancs qui se sont fixés à la paroi vasculaire. Ceux-ci sont donc arrêtés et s'accumulent. Nous reviendrons sur ces phénomènes lorsque nous parlerons des vaisseaux et de la circulation.

1 Ce n'est que dans les cas exceptionnels, où le nombre des globules bluics est extraordinaireinent augmenté, que leur numération peut senir à constater an état pathologique, la leucocythémie. Un procédé simple pour constater immédiatement si le nombre des globules est beaucoup au-dessus du chiffre normal consiste à compter ceux qui se présentent dans le champ du microscope avec un grossissement donné. Dans le sang normal, avec les systèmes :

Objectif 7, oculaire 2, de Hartnack, Id. 6, — 1, de Verick, Id. 3, — 1, de Nachet,

il y a en moyenne 3 ou d globules blancs dans le champ du microscope. S*il s'en trouve dans une préparation un chiffre notablement plus élevé, 10 par exemple, on pourra en conclure, à première vue, que le nombre des globules blancs dans le sang est au-dessus de la normale. Cette méthode est bonne à plus forte raison, si lenonobre des globules blancs est plus considérable, par exemple s*il y a un globule blanc sur deux ou trois globules rouges, comme il arrive quelquefois.

SANG. 2i3

La propriété adhésive des globules se démontre par une expérience fort simple. Une préparation de sang faite comme d'habitude est fermée partout, excepté en deux points opposés Tun à l'autre. A l'un de ces points, on met au bord de la lamelle une goutte d'eau ou d'eau siilée à 2 pour 100 et à l'autre une languette de papier à filtrer. Il se produit à tiavers la préparation un courant rapide qui entraîne les globales rouges. Les globules blancs, au contraire, restent immobiles et forment des obstacles contre lesquels le torrent des globules rouges vient se heurter et se diviser Scins les déplacer. Dans cette circonsUmce, les globules rouges prennent les formes les plus variées suivant les obstacles qu'ils rencontrent, les corps auxquels ils s'accrochent on passant, les espaces resserrés qu'ils ont à traverser ; en un mot, suivant les diverses conditions physiques auxquelles ils sont soumis.

Il vaut mieux employer pour cette expéiience de l'eau salée, parce qu'elle ne détruit pas les globules rouges comme le fait l'eau pure, et qu'elle ne rend pas les globules blancs transparents.

D'après les expériences que nous venons de décrire, il est facile de voir que, dans tous les points di' ror<»anisme où existera un i*alentissement ou une jiêne de la circulation, on devra s'attendre à rencontrer une accumulation de o|obules blancs. Une série de Ëdts pathologiques en témoigne, du reste, suffisamment.

cinwaiatioB» libres. — Les granulations libres; que nous avons signalées dans le sang à côté des globules rouges et des globules blancs, sont très-nombreuses; c'est là ce que Zimmermann ' appelait des vésicules élémentiiirès.

Une préparation de sang d'homme, examinée après que les globules rouges se sont groupés en piles, permet d'obsener facilement ces granulations dans les espaces laissés entre les piles, et d'en distinguer deux espèces. Les premières sont sphériques romme de petites gouttelettes de graisse; les autres sont anguleuses ou de forme variée et paraissent au premiei abord être des débris de globules blancs, mais elles diffèrent de ces derniers en ce que l'eau ne les altère pas. Elles sont colorées par l'iode, mais elles demeurent incolores dans les solutions carminées, ^'ous verrons bientôt que ces caractères sont les mêmes que ceux de la fibrine, et nous reviendrons sur l'importimce que ces granulations acquièrent par ce rapprochement.

' Zimtnermanny RusCs Magazin, t. LXVI, p. 171.

ïl4 IHAITÉ ÏECHMQUK DHISTO LUCIE.

Dans les ptvpanilions ilf siiiijî de greiiouilli', il psI Cinle <lf i-onslalt'i- ri'xisti'mi- dr ci's iU-u\ espèn-s di- (inmiilatioiip; les granulations anjïuleiiscs piiiiiisseril iiièiiic y avoir des (lim''nsi(iiis plus l'Oiisidérabli's ^iii> diuis le sanj; des maiiiiiiifèies.

CIh'7, les aniinanx à la itiami'llc et chez les enfants, le «mg eonlienl, eii onire, di-s Kraiiiilatieiis iiiiioiiibrahles semblables à eelles du eliyie; dans les eas, le séniiii du s;iiik est laeteweiit.

Fibrine. — Nijiis avoiis dit au début qu'une piV|!a ration de

san[r, soiLde mainniirèie. .suit d'aEiipliibie, piésentc au bout de

qiielcpies minutes, on-

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