‹ Traité technique d'histologieChapitre 32 sur 106 · CO..[H · texte numérisé non relu

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Ces libres, qui passent de l'os daiis !<■ péiio,-Ic, sont des libres spéciales que nous élndieions plus en détail :i propos du développement de l'os, sous le uom de ////tes arrif,n;„vs. Il nous siiflit de faire remarquer ici que ce sont t(!s libres faisîuit partie ét,'alenienl de l'os et du périnslc qui délenniiieni l'adhérence plus ou moins intime de les diMiv oi;:anes. Olle di>pnsilinn se nioiilii! de irés-lioniir- bcnii-. Du peut l'olisiiver siii- les os in voie de dévcliqipenieni, Siulement dan,- ces diriiicis, la rouelle interne i!u jiériosle n'est [las iclle que riou> vi-rioiis de la décni-e. Tandis que la coucbe externe est coir-lituée \mv des faiscciÉUX de

lissu conjoiictif à direclion longiliidinale, (|iii par conséquent suides sortions transversales sont coupés en travers, la couche iiilerne est représentée par un amas de cellules semblables à celles qui existent alors dans les espaces médullaires (voy. lîg. 108).

En résumé, le périoste est conslj.tué par des faisceaux conjonclifs et des libres élastiques disposés longitudinalement, parcouiii dans sa partie interne par des caj)illaires et relié à l'os par des fibres conjonctives qui passent obliquement de Tun dans faulre.

Il est facile de s'assurer par l'examen des coupes, soit longitudinales, soit transversales, que le périoste se continue avec le lisjiu ronjonctif des aponévroses musculaires. Au niveau de Tin- >eiliondes tendons et des ligaments, il (>st remplacé par le tissu de (es tendons ou de ces ligaments.

In autre procédé pour l'étude du périoste consiste à circon- »rire, avec un scalpel, sur un os disséqué, un petit fragment de |H*riosle, en forme de rectangle, et à Tarracherde l'os en le saisis- >ii«l pr un des angles au moyen d'un(i pince. Ce fragment, étendu sur une lame de liège avec des épingles, est desséché. Il est facile alors d'y praticpier des coupes tines longitudinales ou transversales. C(î procédé, d'une application plus facile ((ue le pivciklent, lui est de beaucoup inférieur. Il convient seulement |»'^in rélude du réseau élastique.

.MOKLIJ-: DES os.

Lit nioelfc s«» rencontre dans les espaces médullaires et vascubiies de tous les os : canal ccMitral, aréoles du tissu spongieux, «■anaux (le Ilavers. Klle se présente tant(;)l sous rasjMMt d'un(» 'nassiî adipeuse jaunâtre, tantôt sous celui d'une |)ulpe plus ou 'iioins rouge, semblable à la pulpe spléni(|ue; d'autres fois, ^nlin, (?||e est muqueuse, gélalinilbrme et même fibreuse.

l-a moelle adipeuse se rencontre dans les os des membres de MwUeadi-

ri I I 1 1 n 1 I • |H'ust\ nioelU

'iioinine adulte, du Ixeuf, du chien, etc. ; la moelle rouge, dans le rou;ro ''<>rp> des vert(M)res des mêmes animaux, dans les os des iiKMn- miiM»''"^-. I>n's du co( bon d'Inde, du lapin et du rat; par contre, les V(.tt«*lu'escaudal(»s de ces animaux renfeiment de la moelle adipeuse, '-anioelle muqueuse ou fibreuse se rencontre dans lesosducrAne f'i dans les os de la face pendant leur développement. A l'examen histologiipie, et en employant les méthodes que

320 THAITÉ TKCHiMgUE D'IllSTOLOCilE.

nous allons indiquer, on trouve dans ces diverses espèces de moelle les mêmes variétés d'éléments ; leur proportion variable est la cause de la diiVérence d'aspect de la moelle. »roccd.; piur Étudious comme exemple la moelle du fémui*, du tibia ou de lamoeUc. tout autro OS loug du coclion d'Inde: procurons-nous d'abord une certaine quanlilé de sérum du sau}^ de cet animal, en lui faisant une large saignée par la carotide, et en laissant le. sérum se séparer du caillot. Un os long, isolé complètement des parties molles, est divisé suivant sa longueur par le procédé suix-ant: L'os étant sur une table, la lame d'un fort couteau y est appliquée suivant sa longueur, ( t Ton frappe sur le dos du couteau avec un marteau. C'est ce procédé que l'on doit mettre en usage toutes les fois que l'on veut étudier la moelle des os à l'état pliysiologiipie ou patbologique.. On ne saurait croire, si on ne l'a essayé , avec quelle facilité on divise ainsi les os les i)lus gros et les plus compactes. La scie ne doit pas être employée, parce que les débris qu'elle entraîne viennent se mélanger à la moelle, en modifient l'aspect et y forment des éléments étrangeis que l'on retrouverait à Texamen microscopique.

Lorsque la moelli' est mise à nu par cette opération, on eo enlève des fragments avec la pointe d'un scalpel; ceux-ci sont agités dans une goutte de sérum du sang sur une lame de vorrc-» et il suflit de recouvrir d'une lamelle que l'on borde avec de 1** paraftine pour obtenir une préparation dans laquelle se montre^-' ronl, avec un grossissement de 150 à 500 diamètres, les divei'=^ éléments de la moelle des os.

Cette métbode, qui est excellente i)0ur observer les différente^ cellules de la moelle osseuse à l'état vivant, ne permet pas de voi ^' dans toutes ces cellules les détails de leur structure, pa*' exiiuple la foruKî et le nombre des noyaux. Elle ne peut fourni ^' des piéparations persistantes.

Métiiodo Voici la méthode qui nous a le mi(Ui\ réussi dans ce but : Um*

.mr faire des iVagmeut dc moelle est placé dans quebiues centimètres cubes d'ui^*

|»i*oparnlu»ns o r 11

[.ersisiaiius. un^iangc d'alcool à :ii}' une partie, et d'eau distillée deux parlieî^- - \n bi)ut de dix à trente heures, on enlève une petite [portion d«-* fragment avec un scalpel, et on l'agite sur la lame de verr^* avec h' liquide conservateur. Une goutte de picrocarminate à ' pour lOOest ajoutée et mélangée. On obtientainsi une préparation* dans la(|uelle tous les éléments de la moelle sont conservés, sui'

îs globules rouges du sang qui sont dissous par le mélange d'almI cl d'eau. Le proloplasma des cellules est colore en jaune, et ^urs noyaux en rouge plus ou moins intense. Pour rendre la préaratioD définitive, il suffit de déposer au bord de la lamelle une ouUe de glycérine qui doit se mélanger lentement pour ne pas atatiner les cellules. Lorsque la glycérine a suffisamment péné- •é, la préparation est bordée à la paraffine.

Dans ces préparations, on observe des cellules adipeuses, des ellules semblables aux cellules lymphatiques, des cellules plus olumineuses, sphériques , présentant un ou plusieurs noyaux le forme bizarre (cellules à noyaux bourgeonnants) et de grandes rellules à noyaux multiples.

Les cellules adipeuses s'isolent avec une grande facilité, môme dans le sérum du sang. Quelques-unes sont complètement libres, elles roulent sous Tinfluence des courants qui s'établissent dans la préparation, et dès lors elles se montrent sous toutes leurs ûces. Leur membrane d'enveloppe est très-distincte; elle est fépai'ée de la masse graisseuse par une substance protoplaslique (voy. Tissu adipeux, p. 34:2), dans n point de laquelle se voit un noyau Icnticuî E"e. Si l'animal est jeune, à côté du noyau

^luelquefois dans toute l'étendue du pro- (>lasma sont disposées des granulations îaisseuses.

I-es cellules semblables aux cellules Ivmia.tiques sont désignées généralement sous

ïiom de cellules médullaires, cellules de la c>«lle des os (médullocelles). Nous les appel- ■*ons cellules lymphatiques de la moelle des > - Leurs dimensions sont aussi variables que ^lles des cellules de la lymphe. Quclques- ^os renferment des granulations colorées en i. Lorsqu'elles sont examinées vivantes, isdu sérum du sang, on n'y distingue pas ^ noyau , nouvelle analogie avec les cellules ^ laKTnphe.

l-orsqu^elles sont soumises dans une cham- *"^ humide à une température de 30 à 40% ^ plupart d'entre elles présentent, comme les cellules lympha- ^^S.^es, des mouvements araiboïdes. Si elles proviennent de la

Ra-wier, Histol. '^i

FiG. lOi. — Cellules lymphatiques de la moelle du tibia du cochon d'Inde. —E, H, l, examinées dans du sérum du sang; D, K, F, examinées après l'action de l'alcool au tiers.

— 650 diam.

Éléments de la moelle.

Cellules adipeuses.

Cellules Ijficpha tiques.

322 TRAITIi TliCH.MOLE D'HISTOLOGIE,

mopllc de grenouille, elles manifcslenl des mouvemcals semblables à la terapératurc oïdinaiic. Il est très-facile d'eslrairc la moelle ossoiise du fémur ou du tibia de la grenouKIe. Le pins souvent, loi-squc l'on «issc l'os à son milieu, la moelle qui est souple n'est pas fracturée, et, si l'on éciirte lenlemenlles deai fragments osscus, on \oit d'un côté la moelle sortir du canal de l'os comme d'un fourreau.

Après l'uddilion de IVau ou de l'acide acétique dilué, ou miem encore en suivant le mode de préparalion par l'alcool indiqué plus haut, les cellules lymphatiques de la moelle des os moDlrenldans leur intérieur un :seul nojau spliéi-ique, ou en bissac. Quclques-

Fic. 105. — Deiis eellulcs à novaiis bourdon naiits ùf la moelle du tibia du wch'>* d'Indir, OTtamini-cs a|ir<>s r.-icliuii île l'alcool au tiers et du pierocarniiiiale. -^ A, cellule coiiltnaiU un gros iiojaii n, niiini de bourgeons, arec des nudéoleï * '* ;i, prnto|)|a!nia granuleux. B, rellule coiilenant ua novau bour^eoDouil de torf*^ bitarre, m. — 6âO diam.

unes de ces cellules [)ossèdent deu:i. trois ou un plus grao** nombre do noyaux. Les unes ont un corps homogène clair^ d'autres présentent des granulations brunes ou incolores, plii^ ou moins abondantes.

Les cellules à noyaus bourgeonnants ont été bien décriles pa*" Bizzozero'. Elles diffèrent des précédentes par une série de carac — tcros; elles sont plus grandes; leurs noyaus ap|iaraisscnt lors' qu'elles sont examinées dans le sérum du sang ; elk-s ne présentent pas de mouvements aiiiiboïdes. Après l'action de l'alaK^B faible et du pierocamiinate, leur corps est granuleux. Parfois ce^ granulations sont disposées en couches concentriques, mais celt^ disposition n'est pas générale. A leur rentre se voit un seul noya^^

> Biizottiv. Sul midoUo dellc oi-a. Njpuli, 1860, p. 11.

TISSL" OSSELX. 323

présealaat des bosselures, ou une série de noyaux indépendants ou reliés enU'e eus par des fdaments formés d'une substance semblable à celle qui constitue leur masse. Rien n'est plus variable que le nombre, la forme et la dimension de ces singuliers noyaux.

Les cellules à noyaux multiples que Jean MiJiler' avait déjà criini» obsenées dans certains sarcomes des os, que Robin^ a trou- mvxufta TÉes dans la moelle normale et qu'il a désignées sous le nom de mgiioplaxes, peuvent être considérées comme de gi'andes cel-

■'-t«.~ l'necrlIulG mère ou ;lg»nlcsqLiG ,'ni)'L'lu]i1a\e)dG l.-i iriocllc dpi> us, cxtruile '■tortome mjiiloïiie du maMllaire supûiieur do l'homme. Alcool au tiers, puis IWfifoiinale d'ammoniaque. — y, masse iiroluplasmiquo irriigulière à sa périf^crie; n, nojauxi n', nuclilMiles. — 70l) diam.

W« plus ou moins épaisses possédant des noyaux dans difféftnts plans. Ces noyaux sont généralement ovalalres et ont désunies volumineux. Lamasseproloplasmiquo qui constitue les celhih; est granuleuse et présente de grandes analogies avec colle ifesedlulcs précédentes. Y a-t-il d'auti'es rapports entre ces deux f«p«e* de cellules, des rapports de développement par exemple? .^Msnc |>ossédons ennoro à ce .sujet aucune observation con- •■'iiante. Leui-s noyaux se montrent assez nettement dans le sé-

'I.Xùller. Ueber den Tcineren Bail dcr kraiikhahen Ccscliwuclile, 1318, p. C 'loiiK. CwDpte* rrDdm de la Sociéld de biologie, IStO, \i, i l'J.

ruiîî, mais on les observe encore mieux après la coloration an carmin. La masse cellulaire granuleuse se colore en jaune par le picrocarminate. Elle ne présente aucun mouvement lorsque l'examen est fait dans le sérum du sang et sur la platine chauffante.

mTtol^i^ïcs P*^™! l^s petites cellules médullaires comparables aux cel- ^*dcsTs ^^ Iules de la lymphe, Ncumann* et Bizzozero* en ont trouvé quelques-unes dont le corps est coloré et qui présentent dans leur intérieur un noyau distinct. Ces histologistes , comparant les cellules colorées de la moelle des os aux globules rouges nucléés des embryons do mammifères, sont arrivés à cette conception que, dans lu moelle des os, les cellules lymphatiques se transforment en globules rouges du sang, et que la moelle osseuse est par le lait un organe hématopoélique. Je n'ai pas réussi à trouver dans la moelle des os des éléments que l'on puisse considérer comme représentant un stade intermédiaire entre les cellules lymphatiques et les globules du sang. Par contre, les

cellules lymphatiques de la moelle osseuse contiennent fréquemment des ^^ granulations colorées en jaune ou en

' -J'^^"'^ j^ brun, qui très-probablement pro-

/C^>, viennent de l'hémoglobine. On est

. o > :<> ^ dès lors conduit à penser que dans la

\ moelle des os, comme dans la pulpe

splénique, quelques globules rouges

., ,^^ ^ „, ^., sont détruits, et que leur hémoglobine

FiG. 107. — Deux ceUules dites ' » . '^ ^

ostéobiastes de i*exirémitc su- infiltre Ics ccllules lymphatiques et s y périeure du fémur d'un chien ^-ansformc OU granulations pigmen-

nouvcau-ne, isolées après 1 ac- t» r o

lion de ralcool au tiers, et tairCS.

traitées ensuite par le picro- T^ , .• r.o.r...^ p^ voip He

0iiik)l.lasic5. carminate d'ammoniaque. - ^^"^ '^ ^^^^^ OSSCUX eU \Oie OC

650 diam. développement, on rencontre, outre

les variétés cellulaires décrites précédemment, des cellules particulières par leur lorme, auxquelles Gegenbaur' a donné le nom d'ostéoblastes. Elles sont constituées par une masse de protoplasma prismatique, granuleuse, con-

* Neumann. Ueber die Bcdeutung des Knochenniarkes fiir die Blutbilduog, Centralhlatt, 1S68, p. 689.

2 Bizzozero. Sul midoUo dclle ossa, 186^', p. 13.

3 Gegenbnur. Ueber die Bildung des Knochengcwebes. Jenaische Zeilsthrifl, t. 1 et t. IV.

TISSU CONJONCTIF. 325

ten«int un noyau ovalaire qui n'est pas situé au centre de la cellule, mais au voisinage de l'un de ses bords. A côté d'elles on observe souvent des cellules à noyaux multiples et quelquefois des cellules à noyaux bourgeonnants. Il est fort probable que 1,'es trois variétés cellulaires appartiennent à la même espèce.

Nous nous bornerons là pour le moment en ce qui regarde la moelle des os ; une étude plus complète à sera faite à propos du . développement du tissu osseux. Alors seulement nous pourrons présenter des généralités sur le tissu osseux et sur ses rapports, soit avec le tissu cartilagineux, soit avec le tissu conjonctif.

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