TE.NDO.NS ET EXPANSIONS TENDINEL'SES
i. — Les tendons paraissent au premier aspect présenter peu d'analogie avec le tissu cellulaire sous-cutané ; ils sont cependant composés des mêmes fibres (faisceaux conjonctifs et libres éla^iques) el font, à ce litre, partie du système conjonctif. Mais, dans la série des tissus qui sont à ranger dans ce système, ils occupent l'autre extrémité. Entre eux et le tissu cellulaire sousrulané se placent une série de formes intermédiaires. Si nous
3oU THAlTl!: TÉCIlMQLl!: IVHISÏOLOGIK.
éludions tout d'abord ici cellelorine de tissu si différente en apparence de celui que nous venons d'examiner en détail, c'est pour donner inimédialenient une idé<» de la variété des dispositions que peuvent affecter les éléments du système conjonctil'. Les formes intermédiaires seront ensuite comprises beaucoup plus faciiemenl.
Trmiuns p()|,,» {\i\yq T^'-tudc dcs tcudous, il est bon d'en choisir de très-
no la qiHHir ^ ^ ^
dcssomis. nivies (jui piiisscut èlHi exaiuinés dans leur intégrité, sans qu'il soit nécessaire d'y pratitpier aucune section. Ceux qui conviennent le mieux pour cet usaj^e sont les tendons qui terminent les nuiscles-spiuaux dans la queue des petits manmiifères (rat, souris, taupe, etc. ), ou encore les tendons extenseurs et fléchisseurs des doijjls de la «grenouille.
La <pieue d'une souiisou d'un rai, coupée au voisinage de sa base, (îst dépouillée de sa peau ; on j)ince alors avec les ongles l'extrémité de cette (pieuedans l'inlerstice entre deux vertèbres, de manière à rompre les tissus mous. Les tendons résistent, el, en tirant doucement et d'une manière soutenue sur le Tragnienl détaché, on obtient des lilamenls blanchâtres qui ont plusieurs centimètres de longueur el (jui sont constitués par ({uelques tendons accolés. Chez la grenouille, il Faut disséquer la imite pour obtenu* les le».- ^ ' dons des doigts.
^'' t^fT ^ Les tendons isolés soa
étendus sur une lame à V(»rre et fixés à leurs deu^ (extrémités avec de la cii*^
FiG. 117. -Cellules des tendons do la queue ^^ cachcter OU aveC de l^^
de la souris. Picrocarininalc. Acide act- paralline, pOUr leS empèclie»
tique. Glycérine formiquée. — r, cellules; , '• . i l»' —
pf prulongemcnts h^téraux; «, noyaux; oC se rCiiaclei SOUS 111»
fi, criHes d'empreinte. — 325 diam. HucUce (IcS réactifs que ror"
emploiera. Ils sont ensuitecolorés avec quelijues goiilles de j)icrocarminate, puis, après uU*^ demi-heure, lavés à l'eau «lislillée. Un ajoute alors une goutte d^ glycérine additionnée d'acide acétique ou d'acide Ibrmique, ^^ on recouvre avec une lamelle. *
Ainsi traité, le tendon, examiné à un grossissement de 100 dia** mètres, présente deux bords rectilignes, et dans sa substance^ qui est presque incolore, se montrent des traînées longitu*
TISSU CONJONCÏIF. — TKNDONS. 351
dîuales coloives en roui(o, fines et à piMi près parallèles. Aspect
*^ ' . "^'* tentions
Av.r un grossissement plus considérabh*, on voit que ces , .«p'*^* .
'-' ^ * ' ^ * le picrocarmi-
tiihnées sont formées par des élémenls eellulaires placés »aioctracidu
* , ^ *^ acétique.
l>ou( à bout. Si l'on comprime la préparation en appuyant uM'i' une aiguille sur la lauielle, de manière à aplatir le tendon, ces éléments cellulaires chanj^ent de forme et deviennent di's plaques rectanjrulaires roufçesdans lesquelles on distingue un noyau plus follement coloré (fig.117). Ce noyau est rectangulaire cuiovalaire, suivant Tûge des animaux. Il n'est pas toujours au «H'iUre de la <*ellule, souvent il est situé au voisinage d'un de ses bords, et alors, dans une rangée» de cellules, les noyaux sont placés symétriquement deux à deux ; c'est-à-dire que si l'on rabatlail Tune sur l'autre deux cellul(»s voisines, les novaux se corl'espondraient.
&*s cellules sont incurvées en forme de tuiles. Elles présen- ediuic»
^^*iM dans leur longueur des lignes plus colorées ((f, fig. 117); ce
^'oul ces lignes que F. Boll a appelées des stries élastiques ^
*-<î plus souvent il se trouve deux stries plus colorées sur les
^^ux bords de la plaque cellulaire ; d'autres fois il y en a trois,
^^•-Ux sur les bords et une sur la ligne médiane ; dans les tendons
^** chien adulte, j'ai même pu voir cinq stries longitudinales
^'■1' la même cellule.
Sur quelques-unes des cellules, qui semblent d'abord limi- ^•'i?s par deux bords fortement coloiés en rouge, on remarque, en ^^aiiiinant avec plus «l'allention, deux (expansions membraneuses li-ès.Iégèrem(?nt colorées, en formes d'ailes (/>, lig. 117), qui l^ui(»nt des bords et s'étendent latérahMuent de manière adonner •* ei*s cellulc»s une extension trois ou quatre fois plus considérable •l%i«î celle qu'on leur attribuait au premier abord -.
Les liistologistes S(* sont <livisés sur la signification de ces -'^^i*ii.»scr)lorées. Nous allons indiquer les procédés à l'aide descpiels ^'^ peut se convaincre qu'elles correspondent en réalité à des ^'•^••les s^iillantes, dont la connaissance exacte aide beaucoup, ^^^liuiie nous le verrons dans la suite, à conqnendre la forme et *^ disposition des cellules des tendons en général.
' f. BoH. Untersuchungcn iibcr dcii Bau uiid die Entwi'kltiiig der Gewebe. '^ '^A. f, mkrwc. Anai., 1871, p. 281.
\oy. Orànhageriy Kotiz iiber die Ranvier'scheii Selineiiiidrper. Àrch. f, microsCé '^ **<»/. 1873, p. 282.
Tcndims
Dansce l)iil, les tendons sont plongés d'abord pendant vingl-
Toiidon" eUidids avec Vac'ui osiiiiqui.*.
après rainK.1 (jualic licurcs dans Falcool absolu, puis dans Teau distillée,ensuitt' ils sont colorés au picrocarniinatc et aplatis dans de la glycérine acidilié*; avec 1 pour iOOd'acide Ibrniique.Sur ces préparations, les cellules sont Irès-ncUes, l'alcool leur a donné une plus grande consistance et les a fixées pour ainsi dire dans leur forme pliysiologi(|uc. Kxaniinéf's avec un objectif à grand angle d'ouverture, elles présentent les nicnics stries (pie nous avons signalées plus baut. Kn l'aisanl varier le point de la vision distincte, il est facile de «onstater sin* certains de ces éléments que ces stries deviennent brillantes quand on éloigne l'objectif, obscures quand on le rapprocbe, et cprellessont nettes et distinctes quand le corps de la cellule est (?nc(ue au delà du point. Ces raies .obscures ne sont donc pas des stries, mais des crêtes saillantc^s à la surface du novau et de la cellule (vov. p. i!h.
l'n autre i)iocé(lé qui démontrer leuieme fait d'une façon encore plus nette consiste à placei' le tendon pendant vingt-quatre heures
dans une» solution d'acide osmique à l pour 100; puisa le j)longei' pendant vingt-quatre heures dans le picrocarminate, et à l'examiner ensuite dans L^ glycérine additionnée de 1 pour 400 d'acide for^ — mique. Il n'est pas besoin dans ce cas de maintenl ^ l(î tendon dans Textensiou p<'ndant son séjou^^ dans la glycérine acidifiée, car l'acide osmique i-^ lixé les éléments et enq)èche le tissu de S(; rétrac — ter. Examinée au microscope, cette préparation ne ^ montre nettement au début que les noyaux; niais l)eu à peu, à mesuie (jue l'action de la glycérine se prolonge, les cellules deviennent plus apparentes (;t présentent des crêtes aussi marquées (ju'avec l'alcool.
Après l'action de Tacide osmique et du carmin , le tendon peut être dissocié avec des aiguilles, et, les faisceaux étant écuirtés, les cellules se montrent isolées. On reconnaît aloi*s <pie les raies brillantes ou obscures suivant l'éloignement de l'objectif sont en réalité des crêtes saillantes; les cellules roulant dans le liquide? de la préparation se présentent tantôt de face, t<intôt de profil, et leurs crêtes se montrent en saillie.
FiG. 118. — Deux cellule» isolées des lendoiis de la i{ueue d'un rat. Acide osmique. Picrocarminate. Dissociation avec les aiguilles.
Conse r V a l i 0 n dans la glycérine. — //, noyaux ; <», crôJes d'empreinte.— 350 diam.
TISSU CONJONCTIF. — TENDONS. 353
Lorsqu'un tendon d'un animal adulte, d'un chien par exemple, . Aspect
^ ' * * '. iies tondons
iBsié par l'alcool absolu, coloré au carmin et aplati sans extension cxamindssans
■ * extension.
un mélange de glycérine et d'acide formique, est revenu sur lui-même par le fait du gonllement de la substance fibrillaire, les crellules et les groupes qu'elles l'orment ont des aspects Ircs- %-5iriés, quelquefois même bizarres ; mais aujourd'hui tous peunl facilement s'expliquer. Les traînées cellulaires qui ont happé au retrait se montrent sous la forme de rubans trèslégèrement colorés, contenant de dislance en distance des plaques «n^Ktangulaires rouges, groupées deux par deux, qui représentent noyaux, et loute l'image est disposée très-régulièrement. On ut kl comparer à un ruban composé de bandes transversales iJLemativement roses et rouges, dont les rouges auraient toutes même longueur, tandis que les roses seraient inégales, altertivement larges et étroites. Il est facile de comprendre que ce Aanest formé par des cellules reclanguhurcs soudées les unes im^ 31 autres et contenant des noyaux symétriquement placés. Le pl«js souvent ce ruban est parcouru dans sa* longueur par des cc*âe$ parallèles ou légèrement obliques à ses bords.
Bank les traînées cellulaires qui ont subi un retrait, les plaques t^totangulaires rouges qui correspondent aux noyaux restent uiiîes, tandis que les portions intermédiaires roses, qui représentent le reste de la celluh», et qui sont plus souples, forment A^ replis; on peut suivre alors sur ces sinuosités les crêtes lon- ÇUudinales dont il a déjà été question. Enfin les rubans cellu- [ l^res, tendus ou revenus sur eux-mêmes, peuvent se pré- ' ^nter de profil, de trois-qiiarts, ou avec les inflexions les plus tariées.
Inefois la forme des cellules reconnue, il nous reste à savoir TondcMis comment elles sont disposées dans le tendon par rapport aux faisï^aux et d'où proviennent ces cnMes longitudinales saillantes qu'elles présentent à leur surface.
Voici à quels procédés il faut avoir recours pour résoudre ces questions : Sur des tendons de la queue du rat ou delà souris soumis à Faction de l'acide osmique et colorés parle pirrocarminate, il est facile d'obtenir par dissociation au moyen des aij^uilles des faisceaux tendineux isolés qui sont recouverts sur une partie de leur .surface par des cellules disposées en séries. Ces cellules sont moulées sur le faisceau et lui sont adhérentes (r, fig. 1 10). Klles se coJT^*:>pondent par des bords dont la direction est perpendiculaire
Ra.^vicr, Htslol. 23
tran»vrr>alr»
de tendons.
Cellul.' pUsinali«|iio d«*Vircbow.
351 TRAITÉ TECIlMQUl!: D'HISTOLOGIK.
OU oblique à Taxe (hi faisceau cl possèdent des crêtes d'euipreÎH i. 4 lon(,âtudinales placées soit sur leur face libre, soit sur leur (ïai«jr( adhérente. Dans ce dernier cas, les crûtes semblent s*insintief/ dans Tanjîle laissé pai* plusieurs faisceaux secondaires sépai^é^
par des cloisons dont nous allons bientôl parler.
Celte première observation établit que les cellules tendineuses aplaties sont applU quées sur la surface d'un faisceau el s'y moulent exacUMuent. Mais pour compléter rc^ notions, il est nécessaire de faire et d'élu- (lier des couj)es transversales des tendons^. A cet elfel, un tronçon de la qu<»ue d'une souris est plongé dans Tacide pi<Tique inondant 2 à 3 jours, jusqu'à décah'ilîcatioii €.\c i^i'.s parties osscnises, puis il est inséré dsa-ïw^ un fragment de moelle d(î sureau. On en l»i* alors des coupes transv(»rsales minces, €"j 11' sont colorées au picroe^irminate <»t examine^*' dansde la glycérine additionnée de I pour I ^^ d'acide formique. A la périphérie des t^ -*' dons cou|)és m travers se montrent d^^^ noyaux disposés sin* une seule couche, a|J lis suivant la surface et contenus dans ulacis de libres. A Tintérieur (fig. liOisi trouvent des corps rouges éloilés qui ra| pellcut de loin les corpuscules osseux, nm^ qui ne disparaissent pas quand on éloigne ou quand on rapproche Tobjectif. Ils ne correspondent donc pas seulement à un point de la coupe Iransverside, puisqu'ils sViendenI <lans toute» réj)aiss(Mir de la préparation.
(les figun»s stellaires ont été considénVs par Yirclunv connue des cellules du tissu conjonctif, il les a appelées cellules plasnialiques et les a considérées «onnne les analogues des corpuscules osseux, llenle, au contraire, a toujours soutenu que i-es ligures sont sinqdemenl produites par les bords de laîsreaiix voisins cou|>és en travers. Kn elVct, les faisceaux tendineux, élanl cylindritpies et [)arallèles les uns aux autres, laissent enliv tHix
Fig. 119. - Temloii (1(; la queue «Cun jeune ral. Aride usmitiuc. Picrocîiruiinatc. Dissociation avec les aiguilles.
Conservation dans la glycérine. Faisceau tendineux isolé recouvert d'une ranimée de rellules. — c, rellule; /*, laisccau ;<•, crt^te d'empreinte.— 500diain.
TISSU COXJONOTIF. — TKNDONS.
Ions extrails de la qur»uo d'un rat ou d'une souris, alors que les issus sont tout à fait frais, sont plongés dans une solution de nitrate rargeni à I pour 300. Lorsque l'imprégnation est produite, ils ont lavés et montés en préparation dans de la glycérine. En cerains points de leur surface se montre un revêtement endothélial 'ontinu(.'l, iig. I:2i), et au-()essous de celui-ci, si l'imprérnation a été un peu forte, il se trouve des cellules étoiles (tf, fig. I:2i), disposé(»s le plus souvent par séries sur un lOnd coloré en brun plus ou nioins intense par le dépôt d'argent. Quand on rapproche l'objectif de manière à examiner Vinlérieur du tendon, on voit, dans les traînées cellulaires disposées entre les faisceaux, des stries transversales noires qwi correspondent aux interlignes cellulaires (C, fig. H:2.)
Les faisceaux des tendons sont composés de fibrilles comme ^mx du tissu cellulaire sous-culané. Ces fibrilles peuvent être l^irfsLiiemoni isolées sur des tendons qui ont séjourné un jour èfis l'acide osmique à 1 pour 100 ou dans une solution concentrée ac'îde picrique et qui ont été dissociés dans l'eau à l'aide des ru illes. Elles sont très-souples et d'une finesse extrême. Quand f.»2S sont contournées par le fait de la préparation et qu'elles ■Y^ent des anses dont la convexité regarda; l'œil de l'obserc^mir, on peut, avec un objectif à grand angle d'ouvtMture, eï*<*cvoir leur coupe optique; elle est circulaire, ce qui mon- *» ;iinsi qu'il a été dit à propos du tissu conjonctil làclie (voyez •^^IV) que ces fibrilles sont cylindriques. ï-t:*s fibres élastiques des tendons deviennent manifestes par ''l>\illition prolongée. Lorsqu'un tendon a été soumis à ce ■aitemcnt, il devient transparent et friable. Examiné ensuite, soit ans reau,soit dans la solution d'iode, les faisceaux et les fibrilles 'y montrent transformés en une substance claire parsemée de rranulalions, el il apparaît nettement des fibres élastiques exlrénnenient fines, parallèles à l'axe. Elles sont réunies entre elles P^ï* des anastomoses oblicpies ol constituent un réseau tant à la surface (|ue dans Tintérieur <lu tendon, (les libres élastiques, V^^ ne se colorent pas par le carmin, sont absolument dis* ^'O^'tes des fibres qui prennent naissance sur les cloisons de la
r^^He des faisceaux, lesquelles se colorent en rouge dans ce réuetif.
'-*'s expansions tendiu'nises, c'est-à-dire les prolongements 'M'>îiiis <les tendions, (|ui vont s'élaler sur les muscles pour aug-
Fibrillos.
Fihro»
élastiques.
ExiKinsinnA tonmiicii-:(»<5.
358 TRAITÉ TKGFINIQl R nMIISTOLOGIE.
monter lour surface d'inserlion, ont une strnctiiro analogue à celle des tendons projDrement dits.
Apomîvropo Parmi ces membranes, il en est une, l'aponévrose dVnvelopiK»
(i'i'UvclopiN*
,ieia cuisse lie dcla cuissc d€ lajîrenouille,qui possède des cellules dont la forme spéciale nous lait bien comprendre la manière dpnl se produisent les crêtes d'empreinte des cellules tendineuses.
Pour obtenir des préparations de cette membrane, on circonscrit par des incisions peu profondes faites avec un scalpel bien tranchant une j)ortion de Taponévrose d'enveloppe au niveau du triceps ; on Tenléve avec une pince, et on la place sur une lame de verre dans une goutte de picrocarminate où elle est laissée pendant une demi-heun». Après cela elle est portée dans l'eau distillée. Lorsqu'elle a perdu sa teint(\jaune et qu'elle est franchement rose, elle est étendue sur une lame de vorre. Celle extension doit être complète. Pour la réussir il faut faire usage du procédé de la demi-dessiccation (v. p. 69). Puis on recouvre d'une lamelle dont les quatre ( oins sont fixés avec do la pai-afline, et l'on ajoute sur son bord une goutte d'acide acétique. Quand ce réactif a rendu la membrane transparente, on foil passer de la glycérine sous la lamelle.
Sur une préparation bien réussie, on voit, avec un jrrossissement de lOl) diamètres, des lignes fines, d'une couleur rose, qui limitent en s'entre-croisant à angle droit des carrés clairs, à peu près d'égales dimensions, semblables à ceux d'un damier. Une observation un peu attentive apprend bien vile que celte figure est produite par deux plans de libres qui s'entre-croiseiil à angle droit, ou mieux j)ar deux plans aponévroliques superposés, les fibres de l'un ayant une direction perpendiculaire «n celles de l'autre.
A la surface de ces divers faisceaux sont disposées des cellules dont les noyaux seuls sont bien nets. C'est sur ces noyaux que doit se porter l'attention. Ils se présentent de face, de |>rofil,à la surface de la préparation, entre les deux couches de la niembi*ane aponévrolique, etc. Ktudiés avec un grossissement de 400 à IRNI diamètres, ils se montrent avec des formes variées et singulières (fig. I^;l). Les uns sont plats et elliptiques : ce sont ceux qui se présentent de face. D'autres ont la forme d'un bâtonnet; ce sont ceux qui sont vus de profil dans un espace compris entre deux faisceaux voisins de la même couche. Certains paraissent comme une croix latine dont la branche transversale serait sur un plan dif-
TISSU CDNJOxNCTIF. — TENDONS. 359
fôr**nt de la longitudinale. Quelques-uns sont semblables à une croix russe, les deux branches transversales étant à un plan différent de la longitudinale. Il y en a qui sont en demi-lune avec un bord rectiligne épais et foncé; et sur cette demi-lune on peut observer une ou deux crêtes transversales également foncées. Ces dernières figures peuvent être expliquées facilement. Kn effet, si les noyaux sont appliqués d'une manière variée sur les faisceaux, et s'ils prennent
FiG. 123. — Aponévrose fémorale île la grenouille, colorée au picrocanninalc, et examinée tendue dans la glycérine additionnée d'acide foimique. — F, faisceaux coDiieclifs; n, noyaux; c, crêtes d'empreinte. — 500 diam.
Tempreinte des faisceaux voisins et de leurs interstices, on com- avmprdaio. prendra, avec les notions les plus élémentaires de la géométrie descriptive, toutes les formes que nous venons d'indiquer. Pour les faire bien saisir, nous avons l'habitude de les montrer d'après le schéma suivant : entre les doigts des deux mains appliqués les uns sur les autres par leurs faces palmaires et croisés i)erpendiculairement, on presse de petites masses de cire à modeler. Aplaties par la pression, ces masses envoient entre les <loigts des expansions en forme de crêtes, et, quand on les examine après leur avoir fait subir cette manipulation, elles montrent quelquesunes des formes d(»s noyaux de l'aponévrose fémorale de la grenouille. On comprendra dès lors pourquoi nous appelons crêtes flVjnpreinte les saillies des noyaux dont nous venons de parler el pourquoi nous avons appliqué le même nom aux crêtes des séries cellulaires des tendons, qui correspondent à ce que F. Boll a appelé stries élastiques.
.100 TRAlTIv TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.
On pourrail olijccter, conli'e l'interpivlalion qu. de donner des rrèles d'empreinte, que ces rrèles a arliliciel. Les faisceaux conjonclifs (ïonilés par l'i auraient pu comprimer les noyaux qui leur sent manière à leur faire prendre ces formes bizarres dre à celte objection, il faut fixer les éfémenlscellu les colorer et de les examiner. Voieî la mélhode q employée dans ce bul : Chez une grenouille noua la cuisse, dépouillée de la peau, en y laissant une sin et l'extrémité supérieure du tibia, el nous l'av dans une solution d'acide osmique à 1 pour 20( deux bcures, l'aponévrose lémorale a élé détachée dislillée, colorée par un st^'our de vingt-quatre l picrocarminale, placée sur une lame de verre cl la glycérine (il n'est pas nécessaire de la lendre [i indiqué plus haut, parce que l'action de l'acide osn
tous les éléments dans leur Uw certaine rigidité).
Après l'action de ces dilTi'rer détails de structure des n(i\aiL> précédemment. Conmie i'aciile des élémciils lU'M Ire les [i-Milials
lion m'
tifs,
la n
nn reco
par lamél
est im exi
les objections que l'on aurai
au moyen de l'acide ac^
d'elles-mèmc^, ci il laiil admeltre que les noyaux oi ment tes foimes que nous avons décrites.
Les mêmes détails peuvent encore être obsci-vé vrose fémorale placée à l'élat frais dans une solutioi tp. '280), et montée dans la jjlycérine après un s^ quatre à quarante-huit heures dans la matière coU de cette méthode, les noyaux se montrent avec la" lion, el, comme nous n'avons fait inlenenir aucui lible de gonfler les l'aiscoaux el que de plus la sol purine que nous employons conserve bien la forr tout en les colorant, nous sommes encore dans ce i de toute cause d'erreur,
A cùlé des tendons ordinaires et des expansions convient de placer un organe intéressant, surtout i de la forme des cellules, le nodule sésainoïde du te de la grenouille.
Ixirsque cliez la ^iivnouilli' un a dé^ai;!'' le tendu
TISSU CONJONCTIF. — TENDONS. 359
ffTeni de la longitudinale. Quelques-uns sont semblables à une croix russe, les deux branches transversales étant à un plan différent de la longitudinale. Il y en a qui sont en demi-lune avec un bord recliligneépais et foncé; et sur cette demi-lune on peut observer une ou deux crêtes transversales également foncées. Os dernières figures peuvent être expliquées facilement. En effet, si le^ noyaux sont liqucs d'une manière variée sur les faisceaux, et s'ils prennent
'K. 123. ^ Aponévrose ft-morale de In jcrenoulllo, colorée au picrocarininale, cl fuininéc tendue dans la glycôriiie additionnée d'acide fomiique. — K, faisceaux WDn^clifé;/*, noyaux; c, crêtes d'empreinte. — 500 diam.
I'<*mpmnte des faisceaux voisins el de leurs interstices, on com- avînprd*,t^. prendra, avec les notions les plus élémentaires d(î la géométrie d»*srrip|ivi', toutes les formes que nous venons d'indiquer. Pour l^^faire bien saisir, nous avons Tliabitude de les montrer d'après lesehéma suivant : entre les doigts des deux mains a[)[)liqués les «nssiir les autres par leurs faces [)almaires et croisés perpendi- ^ilairemenl, on presse de petites masses d(» cire à modeler. Aphlies par la pi-ession, ces masses envoient entre les doigts des fusions en forme de créles, et, quand on les examine après l«*uravoir fait subir cette manipulation, elles montrent quelques- **nes des formes des noyaux de Taponévrose fémorale de la gre- "ft»ill<*. On comprendra dès lors pourquoi nous appelons crêtes '■ ''Jïipreinle les saillies des noyaux dont nous venons de parler '^ pourquoi nous avons appliqué le même nom aux crêtes des '^rihsrrllulaires des tendons, qui corr<»sp()ndent à ce cpie F. Boll «nppelé s|,.i,»s élastiques.
3C2 . TRAITIÎ TECHMQUR D'HISTOLOGIE.
qiifi ces logellos contiennent un léticulum fibrillairc dont les mailles étaient occupées par ces cellules». Tondons Uu teudon cartilafîinif'onne de la patte d'un poulet, d'un dindon
iiYJ*ît*^ô"!iÎMK ou de tout autre oiseau, possède dans sa partie chondroîde des laisiit^om^wx. pfjjjyx tendineux parallèles comme un tendon ordinaire, et des a-ries de cellules ((ui diffèrent des cellules tendineuses en ce qu'au lieu d'être plates elles sont cylindriques ou polyédriques. Déplus, celles sont séparées les unes des autres par une substance intercellulaiie disposée en colonnes, liomop:ène, transparente et qui se colore lé<;éi'ement par le carmin ; ce dernier caractère la distingue (le la substance cartilagineuse. Sur les coupes transversales, traitées par le carmin d'abord, et ensuite par l'acide acétique, ces celluli^s se montrent conmie des cercles clairs avecii noyau central fortement coloré, tandis que les faisceaux tendineu sont représentés par des cercles incolores plongés dans ui substance colorée en rouge.
Lorsque la calciiication du tendon cbondroïde s'est produi" partiellement, des coupes transversales faites après décalcifiw tion par Tacide picrique, colorées au carmin et traitées parl'aric acétique, montrent en (|uel(jues points les caractères précédei ment décrits ; sur d'autres, au contraire, les cercles qui repn sentent les faisceaux tendineux sont colorés comme la substan( qui les sépare.
cc>ii|>os si^^.iics Enfin, sur les tendons complètement ossifiés, c'est-à-dire ceu
fjilos sur ' r 7
^*^o*Sr* 4^^ ^^^* ^^'^ coupes longitudinales et transversales usées à la meul et montées dans le baume de Canada, fournissent des prépa rations semblables à celles que donne du tissu osseux complet on peut retiouver encore la structure du tendon. Pour cela il fau décalcifier dans une solution concentrée d'acide picrique, l'air*^ des coupes transveisales (pie l'on colore au carmin, ou bien dé calcifier dans une solution d'acide cbromique à 2 ou :{ pour lOOff?^ et colorei' les coupes dans une solution de purpurine. On y obseï — vera des canaux de Ilavers coupés en travers, et autour de chacui d'eux, si la préparation a été traitée par le carmin, une zone plu^ colorée que le reste de la préparation, rappelant les systèmes d^ lamelles qui, dans les os longs, entourent les c^inaux vasculaires-
* Voyez, à propos de ces cellules, Bol/y l'ntersuchunfîcn iibcr den Bau und die Eiilwicklunjf (1er Cewebe (JrcA. fiir mirrosc. Anal., 1871, p. 301), ci Renauf, lîerherches sur la Iransforinalion vésiculaire des l'iéinenls des tendons (Arch, ^ plnf!<iol. . 1 H72 , p 1 7 1 , cl .1 rch . d<' phifaiol. , 1 87 4 , p. , 1 9 5 .
TISSU CONJONCTIF. — TENDONS.
sa jjaîne, on observe à sa face profonde un nodule dur, carlilaginilbrme, du volume d'une lentille. Dans ce nodule pris entre deux lames de moelle de sureau, on fait avec un rasoir sec une coupe quefon agite dans une solution d'iode (p. 104). Les cellules qui y sont contenues se détachent alors et flottent dans le liquide.
Elles apparaissent sous la forme de blocs
arrondis ou irréguliers, transparents
comme du verre, à peine teintés en jaune
pr riode, possédant un beau noyau
(walaire rarement situé au centre de la
fdlule et à côté de celui-ci un petit
wps granuleux, qui se colore en jaune
knin [wr Tiode. On ne trouve dans ces
«4lules ni matière glycogène, ni gouttes
de graisse.
Pour tout histologiste ayant traité
parla solution d'iode une coupe de rar-
lilage hyalin, fibreux ou élastique, il
îi<*ra bien certain, d'après la description
qui précède, que les cellules du nodule
rfsaiiioîde ne sont {)as semblables aux
Hiuies du cartilage. Celles-ci se colorent vivonient par Tiode, contiennent
souvent des gouttes de graisse», sont granuleuses et se rétractent foi't<»nient sur
1^ noyau et hîs gouttes de graissi* de
nanière à confondre le tout dans uikî
masse informe.
Les cellules du nodule sésanioïde au contraire ne reviennent
pas sur elles-mêmes, et, comme nous venons de le voir, elles
^ colorent faiblement par l'iode r^t ne contiennent pas de
graisse.
Il importe d'étudier ces cellules /// situ, pour reconnaître leurs
rapports avec les faisceaux conjonctifs du tendon. Sur des coupes
pratiquées après durcissement dans l'alcool ou dans Tacide »,
P»cnque, on constate que les faisceaux tendineux sont écartés les ^ns des autres de manière à laisser entre eux des logettes dans leMjuelles liîs cellules .sont groupécîs eu nombn» plus ou moins fonsidéi-able.
•iprès avoir traité la préparation par lo pinceau, on reconnaît
Fie. 124. — Cellules du nodule sésamoïJp du lendoii d'Achille de la grenouille, isolées dans la solution d'iode. — n , sphériqne ; /y» irrégulière avec des saillies et des dépressions correspondant à l'empreinte des faisceaux conncctifs ; c, cellule avec un prolonjçonienl ;r, «, noyau; </, corps granuleux situé au voisinage du noyau. -- 430 diam.
Cellulct
du iKNiiile
HCMUllOÏdo.
iU»i oiii(*.iux.
3C2 . TRAmî TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.
que rcs logcttes contiennent un rétirulum fibrillaire dont If mciilles étaient oeciipéps par ces cellules». TiMHhm^ Un tendon cartilaginif'ornie de la patte d'un poulel , d'un dindo
m.^I'îî*^ô!î*"uK ou de tout autre oiseau, possède dans sa i)ai1ie chondroïde des faiis- ceaux tendineux parallèles comme un tendon ordinaire, et dessi*^ ries de cellules qui diflèrent des cellules tendineuses en ce qu aMi * lieu dVtre plates elles sont cylindriques ou j)olyédriques. Deplus=elles sont sé{)arées les unes des autres par une substance intor "^ cellulaire disposée» en colonnes, liomopène, transparente et qn -^^ s(» colore Icj^èremenl par le carmin ; ce derni<»r caractère la dis— ^^ tingue (le la subslanc(» cartilagineuse. Sur les coupes transvcr- — "^"^ sales, traitées par le carmin d'abord, et ensuite i)ar l'acide aci'— - ^ ^
tique, ces cellul(»s se montrent connue des cercles i-lairs av<»c u noyau central fortement coloré, tandis (|ut» les faisceaux tendineux sont représentés par (l(»s cerch^s incolores jilongés dans unr* ^'^ substance coloré(» m rouge.
Lorsque la calcification du tendon chondroïde s'est produite *•• partiellemeni, des coupes transversales faites aj)rès décalcilica- — ^ tion par l'acide picrirpie, colorées au carmin et traitées par l'acide acétique, montrent eu quelques points les caractères précédemment décrits ; sur d'autres, au contraire, les cercles qui représentent les faisceaux lendin(»ux sont colorés comme la subslancr (|ui les sépare.
c.hii»o*mVi,c4 Enfin, sur les t(mdons complètement ossifiés, c'est-à-dire «-eux ^^ ''Vsl'rw"* qui sur d(»s coupes longitudinales et transversales usées à la meide *"• • et montées dans le baume de <lanada, fournissent des prépa- ^
rations semblables à celh»s que dcmne du tissu osseux complet. -^ ' on peut retrouver encore» la .structure du tendon. Pour cela il laul *
décalcifier dans une solution concentrée d'acide picriqne, faire ^ *
des coupes transversales (pie l'on colore au carmin, ou liien dé- "^
calcilier dans une solution d'acide chromique à 2 ou :\ pour IrtMl et colorer les coup(»s dans une solution de pur|mrine.()n y obs^M-wrd des canaux dt» Ilavers couju»s en travers, et autour de chacun d'eux, si la préparation a été traité*» par le carmin, une zone plus colorée (pie le n»st(; de la j)réparation, rappelant h\< systèmes de lamelles qui, dans l«»s os longs, t»ntourent les canaux vasculaires.
1 Vo}TZf ù propos (1c CCS cHlul**s, Bnli, l'iitersu< hiinjr<^n iibor den Baii unil di^ Efilwicklun^' diT Crwi'bi* ' Arch. fur mirrosr. Anot.. 1871, p. 301), et Rennut, Cierherches mit la Iraiisfurnialioii >éficnlaire (l**** rlrmnils «|p» triidon^ i irch, tf' fihiftini., 1872. p i7\^ o[ A rcfi. fit' phi/s.o/., 1871, f). ,1*)1. -
Tissu CONJOMCTIK. — TENDONS. 303
entre les tendons d'une part, et de l'autre les ligaments consliluûs {Kir des faisceaux tendineux entre lesquels sont disposées des capsules de cartilage tcllemeni nettes qu'on ne peut les metlic en doute. Le ligament rond
nmL:i0
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de l'arlieulation roxo-fémofale en fournit un exemple remarquable (W^. H()).
Les tendons et les ligaments, nu voisinage de leur insertion à l'os ou auxrarlitiges, présentent entre leurs tibref, non pas des cellules libres comme celles que l'on trouve dans le resle de leur* «fendue, mais des cellules renfermées dans des capsules de cartilatfc. Poui' bien voii' cettfi disposition, le ligumcnl road lie l'arliculalion coxofënioi'ale ou les ligamcnls croisés de l'articulation du genou chez les différent.s loanimiféres sont parfailetttent convenables. Le meil- Isure mode de , prépjir^lion consiste, s'il s'agit du liyainent rond, à diviser pai' un ipait de scie une petite potion de la tète du fémur «-"OâTespondanl à l'insertion "** ligament. Si le fragment osseux est très-petit, il suffit " ua séjour de deux ou 'r**'** jours dans une solii- *"*Q d'acide picrique concentrée et abondante pour produire la décalcificalion. Des coupes ïHincçs et |)arallèles à l'axe du ligament, [dacécs dabord dans 'eau jusqu'à décoloration, puis laissées pendant vingt-quatre iH!U|.ç5 j^„j^ ym. solution de purpurine, sont enfin lavées et ïi»On(ûes en préparation persistante dans de la glyrérine. Comme
FiG. 1!G. — Ofl.>|>c lon^imaiiiulc du li);anipul roncl tt de la lèlc du fùimir du dial iidullG. IK'calcific.ilian daus une lolulioii concenlrcc d'ucide (lioriquc. ('jiloratioii >ivec In piirpui'iiie. — ¥, carlîln^ fibreux ; K, carlihigc Tibreux calciné ; 0, litiu oiseux; m, canal rairutaïre ; f, MJlistance fondampulalc Tibrciise du lignmenl ; e, cai'tulc de cnr^îla^; c', rapfule carlilagineuse en\i\(iée;e o, iiorpiiscidcs osseux, — 2ll0 diafii.
TISSL- COSJONCTEK. — TENDONS. atiS
mit Ik tendons d'une part, et de l'iiulie ks Ii{faments constilués
|Kir des faisceaux tendîncus entre lesquels sont disposées des
<^ules de cartilage tellcmcnl nettes qu'on ne peut les meUrc
eu douli'. Le ligament rond
delinimlation coxo-fémo- l'w ') '
nie en founiit un exemple V' i. '
rvmarqiinble (lîg. H(i).
Les tendons et les liga-
mcnU, au voisinage de leur
ilsertioa à l'os ou aux caiti-
^, présentent entre leurs
itir», non pas des cellules
ïbres comme celles que l'on
Iniure dans le reste de leur
(Itndue, mais des cellules
ratfennées dans des capsules
«ferartilape. Pour bien voir
cetlc disposition, le ligament
'onA de l'articulation coxo-
fénionile ou les ligameuts
'■roisw de l'articulation du
Stflou chez les diiVércnts
■"Miiiiifêres sont parraitc-
iMolronvcnables. Le ineil-
'eiui; mode de prépai;;-
lioo consiste, s'il s'ajtit du
ii^iiienl l'ond, à diviser p:u'
untrail tic. scii- une petite
pntion de la tt>le du i'émur
<iirreï{Hmdanl fi l'insertion
dulifniinent. Si le fragment
oseiixesttrès-petit, il snilit
d'un si''jouv <ie deux ou
Irais joiii-s dans une solu-
ti(ind'a<-idi>|iicrtqae<'onn>u- "'""'
tT^ et abondanle pour produire la décalriliration. Dos ruupes
niiBrt.-g cl parallèles à Taxe du ligament, [dacées d'aijord dans
ti^ujusfju'à décoloration, puis laissées peiidaut vingt-quatre
'•«ires dau? uni; solution de puipiniue, sont enlin lavées cl
'uonlves en préparalion persistante dans de la glyeéiine. Connue
Pûcnkifiriition dans une loiiiltuii :itle |ii crique. <«1 oral ion avec In |iur|iui iiiF. — K, cnrtilacc fllireux ; K, earliliigii fibreux calcidé; 0, li>tu oa- ■eux; m, caital vasruluire; f, Aull^IalIce roiirliiniptilalu fibrcii'e du ligumenl ; c, ■MfsulG cIr car'ilïgr ; c', capcule cartiEagiii<^u!c l'ali'ilifcifo, cor)iii seules neseux. —
;{(i6 TKAITÉ TECH.MOLi'^ D'HJSTOLOGIE.
dans ces |H'éparalions tous les noyaux sont tres-nellciinml coloivs, il est facile de voir qu'il n'y a pas, dans ce tissu iigamonteux ou tendineux, au voisinage de l'os, d'autres éléments rellulaires que ceux conteniis dans des capsules de carlilajie. Variéic .i.s De la description de toutes ces variétés de tissu tendineux K niiuiain> Hî^auienteux il résulte que, si l(»s faisceaux conjonctifs y sont toujours semblables dans leur forme, même au milieu di? l'os vrai d<'s tendons ossiliés des oiseaux, il n'en est pas de même des élé- UKMits c(»II\daires. (les éléments sont en (^ffet diflenmls suivant TAge des animaux et suivant les tendons cpie l'on examine. Ils })euvent èlr(> des cellules endjryoïmaires, c'est-à-dire des cellules globuleuses constituées par un(î masse de protoplasma et un noya\i. Ils |)euvent être des celhiles plates appliquées à la surface des faisceaux connectifs, couurK» dans le tissu conjonetif Idche, Ils peuvent élre des cellul<»s spéciales plus ou moins voisines de c(îlles du cartilage, connue dans le nodule sésamoïdc du tendon. d'Acbille de la grenouille, les tendons chondroïdesdes oiseaux elles tendons de la qu(»ue des taupes. Ils peuvent êtreenfindescel — Iules de cartilage incapsulées ou de; véritables corpuscules osseux — L'étude du dévelop[)(»m<Mil des tendons nous rendra compte dc^ ces difl'érences.
MLIMMIUNKS.
Parmi les membranes de féconomie, les unes, en petit nonihrt^ ou de faible étendue, sont lormées par une substance anliisle? (mend)ran(^ de Descemet, ca|)sul(^ du cristallin, sîUTolemme, niciubranedeScliwann); les autres sont pn^sque entièrement constituées |)ai* du tissu coujonctif. Ces dernières seules nous occuperont ici.
Il convient, en commençant ce cbapitre, de rappeler le chefd'œuvnî de Hicbat, son Traité des mend)ran(îs, où s<» trouve à uu liant degré la largeur de vues (pii a fondé la réjuitation de cet illustre anatomiste. Nous ne saurions acc(»pter aujourd'hui sa classilication <în membran(^s fibreuses, séreuses ou celluleusesel muqueuses, parc»' (pie, au point de vue de l'histologie, les membiaiies fibreuses se conrondeiit avec lf»s tendons et (|ue les membranes muipieuses foinient des organes couqdi»xes et variés qui exigent wiw description spéciale pou'* chacune d'elles.
Dans ce chapitre», il seia s(uilement cpu'stion des membranes séreus(^s. Dis<ms tout crabonl (pfau point de vue de la conception générale, il y a peu di» chosi» à changer aujourd'lmi à ce que
TlSSl* CONJOxNCTIK. - MEMBHANHS. 367
Wchal eu a dit, et voici (|iielques cilàlions qui cerlainenient Mir- . vnos ,u. prendront beaucoup crhistolojjistes. Los membranes séreus(îs sont nieiiihnnio,»