CŒUR
seule rangée de cellules, il est facile de saisir tous les intermédiaires entre la cellule de Purkinje et la cellule cardiaque dont nous parlerons bientôt. A une série de cellules de Purkinje qui ont exactement la forme que nous avons décrite plus haut, succèdent des cellules plus minces, plus allongées, dans lesquelles la masse striée périphérique acquiert de plus en plus d'importance, à mesure que le protoplasma central diminue d'étendue, de telle sorte qu'en continuant de suivre la fibre dans cette direction, on finit par avoir sous les yeux une cellule musculaire tout à fait analogue à celles que nous allons décrire comme l'élément constitutif du mvocarde.
Quelquefois, au lieu que les cellules du myocarde succèdent simplement en série non interrompue aux fibres de Purkinje, on voit plus loin, sur la même fibre, les cellules reprendre leur type primitif, en passant par une série de transformations successives inverses, dételle sorte qu'une fibre du myocarde se trouve établir la continuité entre deux fibres de Purkinje.
Les fibres *de Purkinje sont entourées d'une gaine connective, caîne réduite parfois à une simple membrane amorphe comparable %uîk[nfc!*'' au sarcolemme, et qui se poursuit sur les premières fibres cardiaques parlant d'un réseau de Purkinje. Cette observation pourrait conduire à admettre que la fibre cardiaque possède un sarcolemme, mais en réalité il n'en existe pas, comme nous le verrons plus loin.
Les fibres de Purkinje peuvent être étudiées aussi sur des coupes transversales faites après dessiccation (pour les détails de la méthode, voy. plus loin : Fibres du myocarde). Sur ces préparations, on reconnaît dans le tissu conjonctif qui double l'endocarde des groupes de cellules correspondant à la section d'une fibre de Purkinje. On distingue dans ces cellules le noyau, le corps central et à leur périphérie une ou plusieurs rangées de champs réfringents correspondant à la coupe des cylindres primitifs. La limite des territoires cellulaires est plus accusée sur ces préparations que sur les fibres vues suivant leur longueur. . On peut y reconnaître aussi que le réseau de Purkinje envoie des prolongements entre les fibres cardiaques proprement dites. D'après tout ce que nous venons de dire, l'interprétation des fibres de Purkinje ne présente aucune difficulté. Nous avons vu plus haut que les fibres musculaires striées dos mammifères en voie de développement sont formées par un cylindre de proto-
ment.
plasma granuleux contenant des noyaux et présentant à sa surface une couche striée qui augmente peu à peu d'épaisseur à mesure que la masse protoplasmique centrale disparait. Lescftiiuics II 6^ résulte qu'un faisceau primitif embryonnaire peut être cons^ntKbros sidéré comme une cellule allongée striée seulement à sa surface. aiîStéèsTans TcUc cst, aiusi que nous venons de le voir, la constitution d'unecel- (lëvdopp*?- hde dePuikinje, ce qui nous permet de soutenir, avec Kœllikeret d'autres auteurs, que les libres de Purkinje sont formées par une série de cellules musculaires arrêtées dans leur développement; elles représente raient des fibres cardiaques embi7onnaires.
Fibres du myocarde. — Commc Ics fibres de Porkinje, les fibres du cœur sont anastomosées entre elles de manière à constituer un réseau. Seulement, tandis que le réseau des fibres de Purkinje est le plus souvent dans un seul plan, les fibres du muscle cardiaque sont disposées sur un grand nombre de plans. Leeuwenhoek avait déjà reconnu que les fibres du cœur consliluent un réseau. Le réticulum que forment dans les auriculesdu cœur des différents mammifères les faisceaux musculaires qui en cloisonnent la cavité, donne à l'œil nu une bonne idée de la façon dont à l'examen microscopique on voit les fibres du muscle cardiaque.
La structure intime de la fibre musculaire du cœur est la même dans les oreillettes et dans les ventricules, seulement le réticulum musculaire des oreillettes possède en général des mailles beaucoup plus larges. Aussi la paroi de ces dernières convient-elle mieux que celle des ventricules pour faire une première observation sur la réticulation du muscle cardiaque.
Une oreillette du cœur du lapin, détachée, placée sur une lame de verre dans du sérum iodé ou du picrocaraiinale, puis dissociée avec ménagement au moyen des aiguilles, fournit à ce point de vue de très-bonnes préparations. Après l'action du picrocarminate, elles peuvent être conservées dans la glycérine simple ou léjièrement acidifiée.
On y voit les fibres musculaires qui s'anastomosent et se séparent de manière à constituer un réseau à larges mailles. Ces fibres sont striées en long et en travers et présentent dans leur intérieur des noyaux elliptiques, qui ont leur grand diamètre dans le sens de l'axe de la fibre et sont entourés d'une masse granuleuse qui les sépare de la substance striée.