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grand d n 11
vaisseau, et qui correspondent à chacune drs cellules endotlié-
liales.
Les préparations obtenues |iar injection de nitrate d'argent permettent aussi de bien voir lacoucbciiuisculaire des artérioles ; mais, pour faire à son sujet des observations plus romplètes, il faut rèludicr sui' des actères l'otnplotemenL isolées ou mieux encore sur le grand épîploon et If mésentère du lapin conservés dans la séi'osilé péritonéale. Les fibres musculaires s'accusent très-ncttemenl à cause de leur réfringence, surtout lorsqu'elles sont encore vivantes ; dans ces conditions leurs noyaux ne sont pas visibles. Pour qu'ils deviennent apparents, il suffit
«le* cellule mu^rulâirra
»iir lot arlMolos.
d'ajouter de Teau simple ou additionnée d'une faible quanlilé d'acide acétique ou d'aride formique. Ils se montrent alors dans rintérieur des cellules musculaires, sur le bord du vaisseau, sous la forme de petits cercles, lorsque le ventre de la cellule est au uivcau de ce bord.
(juand on veut faire une étude plus complète de ces noyaux, il est nécessaire d'avoir recours à d'autres méthodes: en premier lieu, on peut traiter la membrane par ralcool au tiers, où elle séjournera plusieurs heures, ensuite par le picrocaiminate, puis la monter en pré[)aration dans la glycérine que l'ofl fera pénétrer sous la lamelle, la membrane ayant été préalablement bien tendue.
Après ce traitement, les noyaux se voient sur le bord des plus petites artères, comme des cercles rouges dont le groupe ment est tout spécial. Ils y forment des rangées dis])Osées alternativement sur le bord gauche et sur le bord droit (si Tartériole est jUacét» sur le champ du microscope d'avant en airière), de telle sorte qu'une rangée commence à droite au niveau où finit une rangéeà gauche dig. llCo. Si on les considère seulement dans une petite étendue de Tarière, ces rani:ées sont à peu près d'égale longueur: les cercles rou<;es qui les constituent représentent évidemment la coupe optique des noyaux. Lorsqu'on élève ou que Ton abaisse Tobj^'clif, on prend une connaissance exacte de la forme de C'*s noyaux qui est celle d'un bâtonnet effilé à ses deux extrémités, légèrement incurvé pour se mouler sur le tube vasculaire. Oi\ si nous considérons maintenant ces novaux dans une seulp des rangées don! nous venons de parler, nous verrons que, paiini les cercles routes qui représentent leur coupe optique, ceux qui sont au milieu de la rangée sont les plus grands et que les autres ont un diamètre d'autant plus petit qu'ils en sont plus éloignés, r.t^lle disposition provient de ce que les cellules musculaires de Tarière si">nl disp«^sées en héliee autour de son axe. ainsi que 11. MùUer «d'après Kôlliker. 5* édil. franc., p. 761) TaA'îùl déjà consUUé.
L^ mèîUt* disposition peul èli e ebsenée sur des préparations où, après Taciion de Talcool au tiei^, la membrane a été soumisea Tac! ion du chlonire double d'or et de polassium à I pour 10,000. Au sortir di^ l'alcool, on lave la membrane avec de Peau distilléeet on la placï* dans un ven\^ de montre avec la solution d'or. Lorsqu'elle \ a St'journé une houiv ou deux, elle esl lavée de nouveau
oo7
el monlée en préparation dans la glycérine ; soumise à l'action de la lumière, elle prend une teinte rouge, liée principalement à la coloration de toutes les parois vasculaires et de celles des arlérioles en particulier, sur lesquelles on distingue d'une manière nette la tunique musculaire avec ses cellules et ses noyaux.
Après action du bichromate d'ammoniaque à 1 pour 200 pendant 24 heures, lavage, coloration à l'hématoxylinc et conservation dans la glycérine, on obtient aussi de trèsbonnes préparations pour observer la tunique musculaire des petites artères ; la disposition en hélice des cellules s'y voit également bien. 11 convient d'ajouter que cette disposition, quelle que soit la méthode que l'on emploie pour la reconnaître, n'affecte pas une régularité parfaite, et que, pour des artères de même calibre, le tour de la spire, mesuré par la longueur des rangées de noyaux, peut avoir des hauteurs très-différentes.
Si après un séjour de vingt-quatre heures dans le bichromate d'ammoniaque la préparation est colorée au moven de la purpurine '''s. i*J«>. - Anérioie du
. . * * P • grand épiploon du la-
ou du picrocarmmate, on reconnaîtra faci- pin adulte. Liquide de lement autour des novaux la substance musculaire disposée en petits champs arrondis ou polygonaux dont nous avons parlé à propos des libres musculaires lisses (voy. p. 526).
La tunique externe des artéiioles sera convenablement étudiée dans le tissu conjonctil sur une préparation obtenue par injection interstilielle avec du sérum iodé. Les faisceaux du tissu connectif à peine teintés et les fibres élastiques, colorées en jaune plus ou moins intense suivant la quantité d'iode libre contenue dans le sérum, se montreront à la surface des petits vaisseaux.
On étudiera avec avantage dans le même but des préparations par dissociation des troncs nerveux périphériques après durcissement complet dans une solution d'acide chromique à 2 pour 1000.
Millier. Coloration au picrocarniinalc. Conservation dans la glycérine. — L'objectif étant mis au point sur le bord du vaisseau, les cellules musculaires sont vues sur leur coupe optique. — 230 diam.
Ainnbr.iiic
clastiqiio
intcrnn dus
artériulcs.
SoS TRAITÉ TEGIIMQIE D'HISTOLOGIE.
Sur les artérioles examinées suivant leur longueur, api'fe Taclion de solutions faibles d'acide chlorhydrique, d'acide acétique ou d'acide formique, on distingue, au-dessous de lalunîque musculaire, des stries longitudinales semblables à celles que donnerait une membrane plissée. Elles correspondent à une couclie spéciale située entreTendothélium et la tunique musculaire et qui est connue sous le nom de lame élastique interne. Pour se convaincre de rexistence de cette lame, il faut avoir recours à Texamcn de sections transversales. Il est clair que ces sections ne peuvent pas être faites sur une artériole isolée ; mais comme il se rencontre des artérioles d'une direclion déterminée dans uo grand nombre d'organes, il sera facile d'y pratiquer des coupes transversales à cette direction. C'est ainsi que, sur les sections transversales des nerfs et des muscles, par exemple, durcis par l'alcool, ou par l'action de la gomme et de l'alcool, colorées au carmin et traitées par la glycérine avec 1 pour 100 d'acide foi"* mique, on rencontrera des artérioles coupées en travers, montrant sur leur surface interne des noyaux correspondant aux cellules endothéliales, puis, immédiatement au-dessous, si rartère est très-petite, un ruban festonné mince, réfringent et incolore. Ce ruban festonné qui correspond à la lame élastique interne sépare l'endothélium de la tunique musculaire constituée par une, d<»ux ou trois couclies de cellules. En dehors se trouve le tissu connectif, entremêlé de fibres élastiques, qui appartient à la tunique externe.
La membrane élastique interne, comme toutes les parties formées par de la substance élastique, n'a qu'une élasticité limitée, et, lorsqu'elle est comprimée par la couche musculaire disposée en anneau, il arrive que la limite inférieure de son élasticité esl dépassée et que, pour tenir dans Tespace qui lui est réser\é, pile doit se replier sur elle-même. C'est pour cela que, dans les conditions où nous venons de l'observer, elle apparaît comme un feston, Landis que, sur les vues longitudinales des petites artères, les plis qu'elle a pris sous l'influence de la rétraction musculaire donnent lieu à l'apparence de stries longitudinales.
Grosses et moyennes artères. — Pour étudier la StniCtUre
(les artères d'un calibre notable (aorte, carotide, axillaire, ilia- (pie, fémorale, humérale, radiale, cubitale, tibiale, pédieuse, artères de la base du cerveau, etc.), il est nécessaire d'y pratitpier des sections dans des directions déterminées. Ces sections
AHTKRES. o59
peuvent être faites à l'aide des différents procédés de durcissement indiqués aux méthodes générales, mais parmi ces procédés, il en est un si souvent rais en usage dans les recherches sur les artères qu'on pourrait le désigner sous le nom de procédé classique. Il consiste à faire des coupes sur les artères desséchées. Voici les détails du procédé :
L'artère est fendue suivant sa longueur, étendue régulièrement coupe* taitcs sur une lame de liège et fixée par ses bords avec de nom- après breuses épingles, la face interne du vaisseau étant exposée à '^ Tair. Elle est alors mise à sécher dans un endroit chaud et aéré, par exemple sur le couvercle d'une étuve à incubation, de telle sorte que la dessiccation puisse s'effectuer en quelques heures. Dans cette première partie de l'opération, il faut remplir deux conditions importantes :
!• La direction du vaisseau doit être notée exactement, afin d'être assuré de pouvoir y faire, lorsque la pièce sera sèche, des coupes longitudinales ou transversales.
2* Comme la pièce se rétracte en séchant, il se produit entre deux épingles consécutives un feston creux d'autant plus accusé que la distance entre les épingles est plus grande. Au niveau de ces festons l'artère est donc moins tendue qu'au niveau des épingles, et la disposition relative des éléments n'est pas la même. Pour éviter cet inconvénient, il importe de rapprocher autant que possible les épingles, et de plus, il faut choisir, pour faire les coupes, des parties assez éloignées des bords.
Le tissu des artères durci par la dessiccation présente une grande résistance ; aussi, pour y faire des coupes, il est nécessaire d'employer un rasoir à trempe dure dont le tranchant ne soit pas trop fin ; il convient même d'avoir un rasoir destiné spécialement à cet usage et que l'on repassera sur la pierre en lui donnant une forte inclinaison.
Les coupes peuvent être exécutées à mainlevée sur la pièce tenue librement. Mais, en opérant dans ces conditions, il est difficile de les réussir, et si elles sont suffisamment minces, elles n'ont pas toujours une longueur suffisante. Nous allons voir en effet que, pour quelques parties de l'opération, une certaine longueur est nécessaire.
Pour obtenir des coupes assez minces et assez étendues, voici comment il faut procéder : on choisit d'abord un bouchon de liège fin; suivant son diamètre, sur une de ses bases, on pratique
560 TKAITK TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.
avec la scie une fente ayant deux ou trois centimètres de profondeur. L'artère est introduite dans celte fente et y est disposée de manière que sa din^ction lonfriludinale ou sa direction transversale corresponde exactement à la surface du liéjre. Elle est maintenue et lixée dans celte position par les doigta qui, serrant les deux lèvres d(» la fente, pincent ainsi Tarlcre tout près de la surface où Ton fera la section. Les choses étant disposées ainsi, la coupe se fait d'airière en avant ; comme le liège oppose à la lame tranchante à peu près la même résistance que Tarière desséchée, la lame passe sans secousse de Tun à Tautre. Une fois la surface affranchie par un premier coup de rasoir, pour obtenir une tranche mince de l'artère, on appuie fortement le rasoir sur le lié}rede manière à le dé[)rimer légèrement. Une très-petite épaisseur de l'artère fera ainsi saillie au-dessus de la lame et seia coupé(» par le rasoir. On peut faire de cette façon, à h suite l'une de Tautre, deux ou trois coupes; puis, laissant reprendre au liège son volume primitif, on en affranchit avec le rasoir une nouvelle surface i)Our le remettre au niveau de l'artère.
Les sections réussissent mieux lorsque la dessiccation n'<»sl pas trop complète, parce qw les tissus sont moins cassants Si la piè(*e est desséchée depuis longtemps, il est bon de souffl(»r auparavant sur la surface ; la vapeur de l'haleine itimollit un(^ couche sup(,'rlicielle très-mince et la rend plus facil»' à séparer.
Les coupes sont reçues sur une feuille de papier et jWiiP**? ensuite dans l'eau qui les gonfle et leur donne, en même temps qu'une plus grande étendue, une plus grande épaisseur; cVsl pour cela qu'il importe tant d(i laire sur l(?s pièces desséchérsdrt coupes extrêmement minces. Puis ces coupes sont colorA** par le carmin ou mieux par le piciocarminate et replonpées dans l'eau pour l(»s laver. Choisissons la plus mince et h plus longue, portons-la sur une lame de verre, enli»vons IVxrè* du liquide avt»c des langu(»ttes de papier à liltrer el, au moniPDt où la dessiccation commence à se pioduire, étendons TartiMV^'iï en saisis.sant les deux extrémités avec les doigts et appuyons de manière à h»s fixer. Après quelques instants, la dessiccation «* suffisante pour que, en agissant avec une certaine rapidité, on puisse déposer au centre de la coupe une goutte dVaii (fi^ n*aUemdra pas ses extrémités et ajouter une lamelle a ivconvrir
sans modifier rcxtension. Les deux extrémités de la coupe doivent dépasser les bords de la lamelle; enlevant alors l'excès d'eau, Cxons ces extrémités avec de la paraffine. Pour obtenir une préparation persistante, il suffira ensuite de substituer à l'eau de la glycérine avec un pour cent d'acide Ibrmique et de luter les bords de la lamelle.
Dans ces préparations, les fibres élastiques sont incolores, les noyaux connectifs et musculaires sont colorés en rouge, et au début les fibres connectivessont légèrement teintées de rose; mais cette coloration s'efface peu à peu pour disparaître complètement au bout de quelques jours.
Pour rendre bien distinctes les fibres élastiques et les réseaux
qu'elles forment dans les artères, il est bon de les colorer avec
l'acide picrique. Dans ce but, on peut procéder de deux façons :
ou bien on emploie comme liquide additionnel un mélange de
glycérine 50, solution saturée d'acide picrique 50, acide for-
mique 1 ; ou encore, lorsque la coupe est régulièrement étalée
par le procédé de la demi-dessiccation, avant de placer la la-
' melle, on ajoute, au lieu d'eau, du picrocarminate, et pour finir
la préparation on suit le procédé indiqué. ' Les coupes longitudinales sont les plus instructives, parce que
^ les libres musculaires qui sont coupées en travers y apparaissent ' Irès-nettemcnt et ne peuvent se confondre avec des éléments ' cellulaires du tissu conjonclif Les coupes tranversales sont utiles * pour compléter les notions que l'on a acquises sur les longitudinales et pour mieux observer certains détails de structure. ^' En comparant entre elles des coupes longitudinales de diffélentes artères, on arrive à se convaincre d'abord qu'il entre dans toutes les mêmes éléments, et qu'au point de vue du groupement de ces éléments il y a deux types principaux d'artères : le type élastique ou aortique et le type musculaire. Au premier apparlïennent l'aorte, les carotides et le tronc de l'artère pulmonaire; . ^ l'autre, les artères des membres jusqu'aux capillaires, j^ ^ Afi^res du type élastique. — Le caractère distinctif du type ^ ^Uslique est la décomposition de la tunique moyenne en couches ^ Successives séparées les unes des autres par des lames élastiques, ^ PtoiUèles à l'axe du vaisseau.
^ Sur une coupe longitudinale de l'aorte de l'homme adulte, Aorte
examinée à un faible grossissement, les trois tuniques sont nette- *^ent indiquées, surtout lorsque les éléments élastiques sont
Raiiyicb, Histol. 36
do l'homme.
i-olorés en jaune par l'acido picriquc. La lunique moyenne se limite en dedans par ta lame élastique interne ; en dehors de celle-ci s'étagent des lames successives qui, sur leur tranchi;, présentent des caraclères semblables à ceux de la lame élastique interne; celte dcinièrc peut donc être considérée simplemenl comme la plus interne de ces lames. U limite cxlernc de la tunique moyenne est moins nettement accusée ; en approchaol de cette limite, les lames élastiques sont moins régulières, moins épaisses, et de la -^-.^^^i^^^ — -. — j^ dernière d'entie elles se détachent des V fibres élastiques qui vont se perdre dani
Fig, lOG. — Coupe longi- la tuniquc cxlerne où elles forment un
tudinatcdc l'aorte Ihora- . i -n i -, <■ ■ ,t -m
ciqiiede riiomme, fnito l'eseau a mailles lougiludmaies.l.es mailles SïtSiS: «"■' """Wées par des faisceaux conncclifs Conservaiion dans la giy- ordinaires. Sur des préparations fraiche-
cénno additionnée da- , . ■ ■ . .
cide rormiquc; — A, lu- mentlaitcs avcc le picrocarminatc, la luai-
moïenneTc?'iuniq"^'ei- 1"*^ interne présente une coloration rose.
terne. — so diamètres. Lorsque les préparations conservées dans
la glycérine acidifiée datent de quelques
jours, les faisceaux connectifs sont décolorés, et leur limite nef
plus marquée que par le réseau élastique et par des ceUulfs
connectives dont les noyaux sont colorés en rouge.
La tunique interne au contraire, au moins dans ses pailii^ superficielles, conserve, dans les mêmes conditions, une légère reloration rouge, mélangée d'un pende jaune. On y distingue aasîi des noyaux colorés en rouge : telles sont les notions que l'on peut acquérir en examinant à un faibie giossissement une eoupi' longitudinale de l'aorte, il est nécessaire de les compléter par une étude de la même préparation avec un grossissement pi"* fort (300 à 500 diamèties) et par d'autres préparation? que mi indiquerons à mesure.
.\ la surface de la lunique interne on ne trouve pas de non»^ correspondant à l'endoLhélinm, si la préparation a été (hîtefor raortbdel'homme.commeonlesi'cciioiiled'habitude, vingt -qialrf heures après la mort ; mais sur des préparations semblables it l'aorlc d'un mammifère (cbien,veau, lapin, rat, etc.) on distinpietout à faità la surface de la tuuiquc interne, des noyaux Ofabire^i formant une petite saillie et correspondant évidemment aui cellules endothéliales.
CelleB-ci, du reste, peuvent Atre clOmonlrées sur l'aorte fraîche cesdiflerenlsaniniauxàl'aidede l'imprégnation d'argent. Chez
<o;. — Coupe iDoeitudmalc lie l'jortclhornciquedol'lianiincrailaiiprùsilefticoiliaa. otomion Ml picrocamiinale el cons^rvalidn dans la glycérine additionnée d'acide •rmique- La p»Hia eenlrale de la tunique majenne n'a pas été deuinée. ~~. I couelie interne de 1» timiiiuc interae; a' couche externe oc la tunique interne; .Unie éllitiqae interne; m, (tbrei musculaires coupées en travers; I. lamei élalnei; c, Gusceanx du liuu conjonclif coiipés en b'aver*; E, tiinïquo externe. — Odiamëln»,
plus petits d'enln? eux (lapin, rat, elc), l'artère dont la surface erne est imprégnée peut ôtie examinée entière et à plal, après
HIa
364 TKAITË TECHt4IQUE D'HtSTOLOOIE.
qu'on a éciairci les tissus par la glycérine ou mieux encore pul'essence de girolle. Che^ des animaux où les tuniques artérieUa ont une plus grande épaisseur, il faut, aptvs avoir ]ni]jr^B^, délaclier une couche mince de la surface iivc.c un rasoir. Sur préparalions, on constate que l'endothélium, constitué par cellules plates disposées sur une seule couclic, présente le mi agencement que sur les artérioles, avec cette différence que cellules y sont plus larges (voy. fig. 194),
Quant à la portion sous-jacente de la tunique interne, lion conneetivc, elle présente chez l'homme deux coucht-s tinctes à peu près d'égale épaisseur.
La couche interne (fig. 197 a,) est finement striée; les il qu'elle présente proviennent d'un réseau élastique pxtrèmfli fm dont la direction gèuéralr' longitudinale et d'une sul colorée par le carmin cl qui ■ vaguemenl llbrillaire. C'est cette subsiiince que se troi placésiesnoyaux allongésque avons signalés à propos de I mcn à un faible grossissenienl.
réalité , ces noyaux sont ap comme ceux do la plupart (i<-s s conni'Clivcs, ainsi qu'on] s'enassurer sur des coupes mil faites tangentieltemeni h la interne de l'aorte et Irailéps suite comiiit' nous l'avons dit [ les coupes longitudinales et In versnles.
Cesnoyaws appailiennpnl i cellules. Depuis longtempi * Virchow', l'n examinaal les licules qui rerouvrent ies foyers athéromaleux de Vaortiti reconnu autour de ces noyaux des îlots de gi'anul seuses figurant un corps cellulaire. Laoglians ', en tunique inleme de l'aorte par des solutions de niltiM
< Virchow. Pa[h. cdlol., 1'* édition frutÙM, f. 2SBi. \ 1 Lmigluuu. intntft nr nwmdM vr' rird,.Arek., lH«,«ol. U.p. IH-
Fig. 198. — Tunique inlcrne Je raor de rhommc, iinprégnéo |>ar le n Inlad'argenl. — c, cellules; f, lubilancn llbrillaire inlerccllulaïrc. —
400 diamètres.
jent, a vu se dessiner un réseau blanc sur fond brun, comprable àcelui que le même mode de préparation produit dans la €(Mmée ; il en a conclu que la tunique interne des artères contient va réseau de cellules creuses constituant un système plasmatique.
On peut réussir l'imprégnation d'argent de la tunique interne imprëgnauon deTaorte de l'homme recueillie vingt-quatre heures après la mort, de la'TLd^e Toipi comment il faut procéder : Un segment de l'artère est plongé dê"i'^ite. ans une solution de nitrate d'argent à 1 pour500etil y est maintenu fendant plus d'une heure ; on le place ensuite dans l'eau distillée fendant quelques heures, puis, à l'aide d'une pince, on arrache itB lambeaux plus ou moins étendus do la tunique interne. fies lambeaux sont montés en préparation dans la glycérine et ^oposés à la lumière. Lorsqu'ils ont pris sous son influence une kîtte brune, on y reconnaît, à l'aide du microscope, l'existence defignres lamifiées, ménagées par l'imprégnation. Ces figures MHomosées entre elles sont placées dans divers plans, plus JMperficiels ou plus profonds^ et forment un système très-complifié (6g. 198).
Chez le chien, le lapin et d'auti-es mammifères, dans presque tous les points de la tunique interne de l'aoïle, l'arrangement léoéral de ces figures est en forme de tourbillon plus ou moins légalier.
Ikuis l'état actuel de nos connaissances, on peut affirmer que FiBterprétation donnée par Langhans est en partie exacte, en ee sens que les espaces blancs ramifiés ménagés par Targenl correspondent bien à des cellules, comme le dit cet auteur; ces espaces ne sauraient être considérés comme un sysplasmatique intra-cellulaire.
La partie profonde de la tunique interne (fig. 197, a) semble lerer de la couche superficielle de la même tunique ; le réseau ;,jIm fibres élastiques fines à direction longitudinale, que nous signalées dans cette dernière, forme entre les deux couches bds serré, et les fibres qui s'en dégagent du côté de la profonde prennent une direction transversale pour se système de faisceaux connectifs dont la direction transversale.
IX connectifs se colorent moins par le carmin Jlriée superficielle, et entre eux on aperçoit des
>^ i des cellules connectives. Quant
couche profonde, elles
m\ TRAITÉ TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.
vienùont une à une s'insérer à la lame élastique inleme qui peut être considérée, ainsi que nous l'avons dit, comme la première lame élastique de l'aorte.
Tunique Passous maintenant à l'étude détaillée de la tunique moyenne. "7iSi^.''*^ Les lames élastiques apparaissent comme des rubans réfrïngenls, incolon^s ou colorés en jaune, s'il y a un excès diacide picriqoe dans la préparation. Ils présentent de distance en distance de petites solutions de continuité, et leurs bords sont irr^ulien. Ces bords ont de petites saillies; des fibres élastiques s'en déjragent perpendiculairement ou obliquement pour aller gagner une lame élastique voisine, soit directement, soit indirectemefll par l'intermédiaire d'un réseau formé entre les deux lames. Il ea résulte une charpente élastique très-compliquée dont les pièces laissent entre elles des inlenalles comblés par des cellules musculaires et des faisceaux de tissu connectif.
Sur les coupes longitudinales, les cellules musculaires de Tartm sont coupées en travers ; elles a[»paraissent comme des cercles réfringents et teintés, sans noyaux si la section les a prises vers iw de leui^s extrémités, munis d'un noyau rouge si la section lesi prises vers leur milieu. Quant aux faisceaux connectifs, leur quantité varie suivant les couches de la tunique moyenne qoe l'on considère; plus abondants dans les périphériques, plus rares et plus petits dans les centrales, ils se montrent sous la forme de petites masses, colorées en ros;^ sur les préparations rraichemeol faites, et incolores sur les anciennes.
Pour acquérir des notions plus complètes sur les lames élastiques, les cellules musculaiin?s et les faisceaux^con jonctifs de b tunique moyenne, des artères, il faut étudier ces différentes parties élémentaires complétt^ment isolées par dissociation. L^„ Les lames élastiques sont diflicilement isolables sur l'aorte
^iTfcSi^ fraîche de l'homme et des mammifères adultes, mais il suffit de
mtntmtf iaolm par
liÎMOCUtlOO.
et là taniqoe
iSm^^r laisser macérer le \'aisseau pendant quelques heures dans ine solution d'acide lartrique à i pour 100 pour qu'il soit facile, ense ser\ant des aijruilles, de séparer complètement quelques-unes de ces lames. Elles apiv^rassent alors sous la forme d'une membrane trans|varente, dont souvent les bords sont repliés et dont la surface présente à considérer des trous ou pertes de substaatv arrondis et des libres élastiques. Ces fibres sont comme implantées dans la membrane jvir une de leurs extrémités, ou bien elles y sont so\idées par une de leui's faces, de manière à simuler
UD bas-relief. Souvent les trous dont nous venons de pai'Ier sont bordés par une de ces fibres élastiques qui tes cootouroe et double l'épaisseur de la lame à leur niveau (fig. 199, T). Si nous comparons maintenant les lame^ isolées à celles qui ont été observées sur les sections longitudinales, nous comprendrons pourquoi elles pi'ésentcnt sur les boids de leur surface de coupe de légères saillies. Ces saillies correspondent aux fibres élastiques en bas-relief. Quant aux interruplioQS que présentent les mêmes lames sur les sections longitudinales, elles sont en rapport avec les trous ou pertes de substance. Enfin les fibres élastiques qui se confondent avec la membrane par une seule de leurs extré-
Kg. 199. — Lame élastique <le la liiiiiqi
Krêi macêralian dans une solution d'iiciile tar llbras ébsliques; T, trou« Je la membrane.
mités, nous les retrouvons sur les coupes longitudinales, sous Corme de travées élastiques réunissant en un seul système les différentes lames.
Chez le veau, les lames élastiques ne sont pas encore eonstituées ; à leur place il existe un réseau de grosses fibresclastiques qui s'isole facilement à l'aide des aiguilles, soit à l'état frais, soit après l'actioa des réactifs dissociateurs. Ce réseau élastique montre une disposition intéressante qui a été indiquée par un grand nombre d'iiislologistes anciens (Henle, Kôiliker, etc.). Les grosses libres de ce réseau laissent voir des pertes de substance irrégulières à direction transvci'sale, qui leur donnent une apparence striée (fig. 20(1).
■Les cellules musculaires de l'aorte de l'homme et des différents mammifères se séparent avec une grande facilité. Pour les
ceiiuip. oblonir.on peut suivre loutcs les méthodes générales dedissocia- "irïuniqùe liott: un séjourdc vingt-qualreheui'esdans le liquide deMùUcrsum moyvna^. j.^j^ aiiireséjourdc vingt-quatrc heurcsdaiis l'cau distillée, la niïœi'atioD dans l'acide chromique el les bichromates en solutions très-diluées.
dans le sérum iodé, l'alcool au tiers, etc. Ce dernier rcactiï donne cerlainemm les meilleurs résultats, paixc qu'il n'«travc nullement la coloration des élèmenls par le carmia.
Lnpct Ifiagmcnl de l'aorte est plonfé
dansquelq es cenlimèlres cubes d'alrwd
au tieib Le lendemain, on en coupe
avec des ciseaux de petits morceam
dont on pi atiquc la dissociation sur la
lam de voue dans un peu du liquide
consenattui Pendant la dissociation.
n [,iand nombre de cellules musni-
laires qu se sont séparées flottent dam
ce liquide Elles peuvent être eiami-
nte'i telles quelles ou après l'addi-
; ton du picio arminale , de la gh»-
; une de
^ tlleiont une forme très-irr^liére. iaiinepar p cro arm aie pTiai'sscnt tii >s suivant leur loncueuT et sont munies de pointes ou de prolongements frangés. Elles possèdent un et quelquefois deni noyaux en forme de bâtonnets.
La grande irrégularité de ces cellules provient en partie dece que, logées dans les mailles si compliquées du réseau élastique do la tunique moyenne, elles en prennent l'empreinie ; mais leur forme pourrait dépendre aussi d'une autre cause. En effet, ellfj ne sont pas sans analogie avec les élémenls du muselé cardiaque, surtout si on les compare aux cellules musculaires du cœur de li grenouille isolées après l'action de la potasse à 40 pour 100. Oi pourrait dés lor.s 1rs considérer comme des représentants d'uiw foi'me intermédiaire entre les cellules contractiles des pelili^ artères et celles du cœur. Elles diffèrent cependant de ces dernières on un point essentiel : les cellules du cœur présenleot Uv .'^trialion transversale et longitudinale, tandis que celles de l'aorte
Fig. 2(K). -
ne sont pas striées en travers et ne possèdent qu'une strialion longitudinale vague.
Dans les préparations de la tunique moyenne obtenues par dissociation, on trouve constamment, mélangés aux fibres élastiques et aux libres musculaires, quelques faisceaux du tissu conjonctif, caractérisés par l'ondulation spéciale des fibrilles qui les constituent et par leurs réactions microchimiques.
Ce sont ces faisceaux de tissu conjonctif répandus entre les éléments de la tunique moyenne qui, sur des coupes, ont été pris par Gimbert pour une substance amorphe, ainsi que Kôlliker* le fait justement remarquer.
11 faut noter que, sur les coupes de l'aorte du veau, outre les cellules musculaires contenues dans le réseau élastique, on rencontre, dans la couche profonde de la tunique moyenne, un nombre plus ou moins considérable de vaisseaux sanguins, artères, veines etcapillaires. Dans la tuniquemoyenne de l'aorte de l'homme il n'y a rien de semblable. Les vaisseaux sanguins et lymphatiques que, dans le vieux langage anatomique, on désignait sous le nom de vasa vasorum, se montrent seulement dans la tunique externe. Ce n'est que dans certains ras d'artérite que l'on voit des vaisseaux sanguins pénétrer dans la tunique moyenne, et alors ils sont presque toujours entourés d'une quantité plus ou moins considérable de tissu connectif ordinaire*.
Artères à type musculaire. — En allant de l'aorte jusqu'aux artérioles on rencontre tous les intermédiaires; bientôt cependant les artères perdent le type élastique pour prendre ce que nous avons appelé le type musculaire. Ce type existe déjà dans la crurale et l'humérale. Les carotides sont les seuls vaisseaux artériels de leur calibre qui conservent le type élastique. Cette disposition est probablement en rapport avec l'importance de la circulation cérébrale et la régularité qu'elle doit avoir.
* Koelliker. Histol., 2*^ édition française, p. 762.
' Cornil et Ranvier, Manuel d'histologie pathologique, p. 5A2.
Fig. 201.— Cellules musculaires de la tunique moyenne de l'aorte du chien, isolées après macération dans l'alcool au tiers. Coloration au picrocarniinale. — A, cellule à un noyau; B, cellule à deux novciux. — 400 diamètres.
Faisceaux
conjonctif» do
la tunique
movenne
de 1 aorte.
o70 TRAITÉ TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.
En effet, l'existence des lames élastiques dans une artère assure au vaisseau un calibre plus constant d'une part, et d'autt*e part elle amortit le choc de l'ondée sanguine.
Comme exemple d'artère à type musculaire franc, on peul choisir la fémorale, rhumérale,la radiale, etc., de rhomme. Dans ces différents vaisseaux, la tunique interne est semblable ; il en est de même de la tunique externe, et il n'y a à noter que des variations d'épaisseur.
La tunique interne est constituée par une substance connective striée et vaguement fibrillaire, au milieu de laquelle se montrent des cellules connectives aplaties parallèlement à Taxe du vaisseau et un réseau élastique formé de fibres fines. Cette tunique est limitée par la lame élastique interne.
Quant à la tunique externe, elle est formée dans ces artères, comme dans l'aorte, par des faisceaux de tissu conjonctif à direction longitudinale et par un réseau de grosses fibres élastiques. Au voisinage de la tunique moyenne, ce réseau élastique est serré, et quelques faisceaux conneclifs de la tunique externe, perdant leur direction longitudinale, s'incurvent et pénètrent horizontalement dans la tunique moyenne.
Tunique La tuuiquc moycunc de toutes les artères que nous considéroos ™SrTàiy^ en ce moment est constituée par des cellules musculaires qui, musculaire, g^^, j^^ coupcs longitudinales, sont coupées en travers et paraissent réunies en petits groupes. Ces groupes sont séparés les uos des autres par des faisceaux de tissu conjonctif entre lesquels il existe des cellules semblables jusqu'à un certain point à celles que l'on rencontre dans les tendons, c'est-à-dire qu'elles sont plates et possèdent des crêtes d'empreinte. A côté de ces faisceaux et entre eux se montrent des fibres élastiques qui, en généi'al, sont coupées en travers sur les sections longitudinales. Des fibres semblables mais plus fines apparaissent encore dans l'intérieur des petits groupes des cellules musculaires.
Toutes ces fibres élastiques forment un réseau qui se continue d'une part avec la lame élastique interne et d'autre part avec les grosses fibres élastiques de la tunique externe. A un faible grossissement, sur une coupe longitudinale ou transversale^ la lunique moyenne de ces altères paraît être formée par une membrane musculaire compiise entre deux membranes élastiques, la lame élastique interne et le réseau élastique de la tunique externe. Mais à un grossissement plus considérable, 300 à500dia-
très, on peut farilcmont l'cconnaitir danB la tunique moyenne l'existcnco du féspau élastique et (Ins faisceaux conncclifs dont nous avons parlé.
I) convient d'ajouter que les faisceaux de tissu conjonelif et les fibres élastiques de la'tunique moyenne sont de moins en moins importants à mesure que l'on considère des branches arténelles plus petites. Aboiidanls et volumineux dans la fémorale et l'iiumérale,ils sont encore appréciables dans la radiale et la pédieuse,
Fig. iOi. — Coupe longiludinalc de In radiale itc l'Iininnf Taite après dessiccalion. Coloration au jiicrocarminale. Conscrvalion dans la filyciîrine additionnée d'aride roroiique. — I, tiinique inlcrne; L, lame élaitiquc interne; H, tunique moyenna; E, (unique externe. — 1A0 diamètres.
et ils finissent par disparaître complètement dans les ariérioles, où le système élastique n'est plus rrprésenté que par ia lame élastique interne et le faible réseau de la tunique externe '.
' Let élémenU eonneclirs el élastiques de la tunique moyenne des artères i type muMulaJre «ont d'autant plus volumineux et plus alondants, toutes choses égales d'ailleurs, que le sujet chez lequel on les considère eï.t plus avancé en âge. Chet les vieiOards par exemple, il n'esl pas rare de trouver dans la Témorale et l'iiumérale nn développement si considérable des éléments connectirs que ces éléments sont devenus beaucoup plus Jinportanls que les éléments musculaires. En même temps, la unique interne a subi une hypertrophie notable qui s'est produite d'une taton irré' gnlière, de sorte que cette tunique, sur une coupe longitudinale par exemple, préfente ane épaisseur très-variable suivaul les points que l'oa examine. Par contre.