I -*>■% tS^D phrénique, il existe, au niveau de
*WvM 4l|HH fentes intertendineuses, des orincéj.
'■'^-^ f ■""' habituellement fermés par de ^
Fie. î«. - Centre phrtniqiM du (jigg cellules qui peuvent être d^
lapin, âx£ par racide asmtque, vu , , ^t <
par la fa« p*rii«néaie. - {. feoie placies. Pour S en Bssurer el eu ijmphaiique; (, lendon; p, puiu même temps pour suivre d'um* ymp a igu8, — . ifliu. manière oxactc lo npporldesouïpr-
inres avec les fentes, qui correspondnnt bien aux lymphatique.
ainsi que l'avait déjà établi l'expérience de Ludwig el Schvreis-
' Sïhweigger-Seidet et Dogiel, (|ui ont lei premier» décrit c (foe, wial,), aïouenl très- nettement qu'il» n'ont pu se rendre rompte dnnppnn •le te» deux ipilhéliums l'un avec l'autre, lie croient ;' re cfiW, Tourneux, poîlWcure ment aux r< lc ouverture. I it trop eicluiive).
>'ertar«'i t ■hprchpt que j'ni pl*lWn-
ger-SeideP, il convient d'avoir recours à la méthode suivante : Commençons par préparer un large tube de verre ouvert à ses deux extrémités, ou, ce qui est mieux encore, le goulot d'un flacon dont le fond a été détaché, et d'une dimension telle que nous puissions y adapter et y fixer le centre phrénique au moyen d'un lien circulaire, comme s'il était une membrane à dialyser. Le lapin étant sacrifié, on enlève le diaphragme avec beaucoup de soin et on le dispose sur le tube de façon que sa face péritonéale soit en dehors. On verse alors dans ce petit appareil, dont le fond est formé par le centre phrénique, une solution de nitrate d'argent à 1 pour 1000 et on le plonge dans une autre solution de nitrate d'argent à 1 pourSOO. Sous l'influence du courant endosmotique qui s'établit, les puits el les vaisseaux lymphatiques, traversés par la solution d'argent, sont complètement imprégnés, de telle sorte qu'au bout d'une demi-heure la membrane, séparée, lavée à l'eau distillée, montée dans le baume du Canada après avoir été soumise à l'action successive de l'alcool et de l'essence de girofle, fournit une préparation démonstrative, bi face péritonéale étant dirigée du côté de l'observateur, on y distinguera successivement, en abaissant l'objectif : les orifices des puits lymphatiques presque complètement débarrassés des cellules qui les obstruaient, le trajet perpendiculaire ou oblique de ces puits, et finalement l'espace lymphatique situé dans la fente, reconnaissable à son endothélium caractéristique, à dentelures mousses. En employant le nitrate d'argent suivant un autre procédé, on peut reconnaître également bien les puits lymphatiques, leurs rapports avec les fentes, et faire en outre Tobservation des vaisseaux lymphatiques delà face pleurale. Le centre phrénique, lavé rapidement à l'eau distillée, est ensuite placé à l'abri de la lumière dans une solution de nitrate d'argent à 1 pour 500, pendant une heure. Il en est retiré, lavé de nouveau, conservé pendant quinze à vingt heures dans de l'eau distillée à laquelle on ajoute, et ceci est important surtout dans la saison chaude, quelques gouttes d'une solution d'acide phénique à 4 pour 100, afin d'éviter le développement des microphytes. La macération dans l'eau après l'îictîon du nitrate d'argent a pour but de favoriser la séparation de Tendothélium qui recouvre les deux faces de la membrane. Pour
*C. Ludwig et F. Schiveigger-SeideL Veher das Conlrum tendineum des ZwerchfeOes (Arbeiten aus dem physiol. Laborat. tu Leipngy mitgetheiU durch C. Ludwig) 1867, t. I, p. 17i.
Imprégnation du centre phrénique
dn lajpin par le nitrate d'argent.
nR4 TRAITE TECHNIQUE D'HISTOLOOIS.
l'en détacher, il suffit alors de l'ii^iter dans l'eati ou de la tom lier
délicatement avec un pinrean.
Si, dans ces conditions, le centre phri'nique est examiné par sa face pleurale à l'œil nu ou à la loupe, on y i>l)sen,e des vaisseaii\ lymphatiques qui se détachent en clair sur un fond brun. Ils formenl des arborisations, dont les branches s'anastomosent souvent les unes avec les autres, et dont les dernières raniilicalions w perdent dans un système de bandes claires parallèles entre HK, qui correspondent aux fentes inteitendineuses.
phHtiiiuui. — 30 diam.
A un (Ti'ossissement de vingt diamètres, il est pos^ble <)>' suivre le rapport de cps différents vaisseaux elde s'assurer qu'ils constituent en réalité un système continu dans lequel, àunniussissement plus considérable, on reconnaît l'endolhélium caractéristique des lymphatiques. C'est ce système qui se montre rempli de bleu de Prusse, lorsque, pour l'injecler, on suit le procédé lii' Ludwip et Schweigger-Seidel (voy. p. 391).
Il nous reste à considérer la communication des vaisseaux lymphatiques avec les prétendus canaux du suc. C'est là un point qu'il convient d'exposer et de discuter aussi compiélemenl quepos^iblf. parre qu'il forme la base de la théorie de flecklinghauspn, qui fsi admise encore ;iujourd"liui par son aulwiV d par quelques liifl"- It^isle.-.
Nousavons vu (p. 356) que la surface des tendonR élémentaires de la queue des rats est recouverte de cellules connectives plates, au-dessus desquelles il e\istc, au niveau des gaines synoviales, un revêtement endoihélial continu. Ces cellules conneclives, sur les tendons imprégnés d'argent, sont ménagées en blanc ; leur conlour est le plus souvent irrégulier et muni de prolongements qui parfois se confondent avec des protongeinenls semblables venus d'une cellule voisine'.
Flfi. îâS. — Ivoire phréiiit|uc du lap brane nst vue par la face pleurale — thtlJuRi raraeléritliquc; g, cellutra il'«rgent. — 110 diam.
inpregné pir le n Ir ite J'ariienl. La meiii , taisicaii l)iiipliiliquc rcvAlii ili' snii eiiilii p liisii tenj net T ménagéei par le dèpi
Les fibres radiées du diaphragme (voy. p. ;19-"I) ne sont pas de simples faisceaux de tissu conjonctif; ce sont de petits tendons semblables à cens de b queue des rats ; et, de même que ces derniers, ils sont recouverls de cellules conneclives plates, qui, dans les préparations colorées à l'argent, appaniissent commedes figures claires. Ces figures, irrégulièrement élni-
> 11 jr a des cellules plaies irrégulières ménagées parl'imprejaaliun d'argpnl. min- Hulement à la surface îles IsniloiK élémentairet lie, la queue des rai), niais sur Umles les surraees tendineuses, sur toutes les aponévrose*, en un mnt dans toulP* le* Dwiobranes Tormées de tissu connectlf. Le tissu cellulaire suus-nilanô liii-mfme fonrnit des images semblables.
Action
du nitrate
d'argent sur
les cellules
ronnectives.
lées, présentent des noyaux à leur centre, ainsi qu*on peut le reconnaître sur les préparations imprégnées d'argent, colorées au picrocarminate et montées dans la glycérine additionnée d'acide oxalique. Leur nombre, leur forme et leur groupement sont très- variables. Il existe des cellules semblables dans le tissu conjonclif diffus de la face pleurale du diaphragme (voy. fig. 223).
Ce sont ces cellules ménagées par l'argent (comme le sont toutes les cellules, celles dos ondothéliums par exemple) que Rccklinf^^hausen a prises pour des canaux remplis de plasma.
Les figures que le nitrate d'argent fait apparaître dans le tissu ronjonclif sont loin d'être aussi régulières et aussi souvent anastomosées les unes avec les autres que Recklinghausen l'a décrit et figuré. Souvent elles sont séparées les unes des autres par de simples lignes d'imprégnation semblables à celles qui se produisent entre les cellules endothéliales, et, lorsqu'elles semblent s^ continuer avec un vaisseau lymphatique caractérisé par son endothrlium spécial, il s'agit d'un de ces hasards de préparation >i communs dans les imprégnations d'argent, comme il ressort df\N observations de Schweioger-Seidel *.
Le nitrate d'argent, imprégnant le tissu connectil* et toutes Ie> subsUmcos inlercellulaires en général, ménage les cellules, mai> il ne les épargne pas d'unes manière absolue; quelquefois l'imprégnation les envahit complètement, d'autres fois elle les atteint au niveau de leur bord et les fait paraître beaucoup plu> irrégulières encore qu'elles ne sont normalement. Si nous ajoii-
* Il y a quelques années, Schweigger-Seidel attaqua la théorie de Reckliii|chaa»^B et soutint que les figures étoilées ménagées par Pargent sur la face pleurale do diaphragme sont tout simplement des cellules endolhéli<ilcs. Pour le prouver, il prit no^ portion de la membrane imprégnée d'argent, l'appliqua par sa face pleurale ioriue lame de verre, ot, quand elle fut à moitié desséchée, il l'en sépara. Les cellules endothéliales restèrent adhérentes à la surface du verre etlui fournirent une préparatioo dans laquelle elles étaient bien distinctes, séparées par les lignes d'imprégnation. Les unes étaient entièrement claires comme dans les impréf^nations ordinaires bieo réussies ; d'autres au contraire, envahies plu^ ou moins p<ir le dépîVt d'argent, montraient dans leur intérieur une figure claire, irrégulière, souvent rtoiiée, comparable à celles que Recklinghausen avait décrites comme des confluents de canam du suc. Cette expérience de Schweigger-Seidel repose sur une méthode ingéoieuse, et c'est pour cela que nous la rapportons, bien que les conclusions de l'astfar soient tout à fait inexactes. Nous avons vu, en effet, que le centre phrénique, imprégné d'argent et débarrassé de son endothélium, montre encore, non^senleomt dans ses couches superficielles, mais môme dans ses parties profondes, des flirts irrégulières qui correspondent aux cellules du tissu connectif.
tons que parfois il y a des places où la substance intercellulaire n'est pas imprégnée, sans que l'on puisse au juste en savoir la cause, on devra reconnaître que la méthode de l'argent, excellente dans l'étude des endothéliums et de quelques autres tissus dont on connaît la disposition fondamentale, est défectueuse lorsque Ton se propose de débrouiller une structure aussi complexe que celle du tissu connectif.
Dans le tissu conjonctif diffus sous-cutané, il n'existe pas non plus de canaux du suc, et l'analogie semble indiquer que, dans ce tissu, les derniers capillaires lymphatiques prennent naissance dans .la grande cavité qu'il forme dans son ensemble ; mais on n'est pas encore arrivé à le démontrer directement. H faudrait, pour atteindre ce but, trouver une méthode qui permît de voir la communication d'un capillaire lymphatique avec l'un des interstices que laissent entre eux les faisceaux connectifs.
Jusqu'à présent nous sommes encore obligés de nous contenter des preuves indirectes que donnent l'injection par piqûre et le cheminement vital des matières colorées. En effet, les vaisseaux lymphatiques peuvent être injectés lorsque l'on fait pénétrer une masse suffisamment fluide dans les mailles du tissu conjonctif. L'expérience réussit bien chez le chien. L'animal étant sacrifié, la peau de l'une des pattes est incisée et disséquée de manière à mettre à découvert le tissu cellulaire sous-cutané et le plan aponévrotique sous-jacont. Au moyen d'une seringue hypodermique remplie de bleu de Prusse liquide et munie d'une canule à extrémité tranchante, on fait une injection interstitielle dans le tissu conjonctif; il se produit une boule d'œdème colorée, et parfois il s'injecte en même temps un ou deux vaisseaux lymphatiques.
On pourrailetre surpris que l'expérience ne réussisse pas chaque fois qu'on la tente, si en réalité les vaisseaux lymphatiques s'ouvrent dans le tissu conjonctif aussi largement que nous le soutenons. Mais, si l'on tient compte du nombre restreint de vaisseaux lymphatiques que possède le tissu cellulaire sous-cutané, on s'expliquera facilement pourquoi l'injection interstitielle de ce tissu ne détermine pas plus souvent leur réplétion. Lorsqu'il n'y a pas eu de hinphatiques injectés, comme il arrive fréquemment, on détermine quelquefois cette injection en appuyant avec le doigt surla boule d'œdème de manière à la déprimer et à l'étendre. En agissant ainsi, on augmente l'étendue des parties injectées, et
Origine tics vaisseaux Ivmphaliques dans lo tissu
cellulaire sous-€utan(^.
Injection
lie» vaÎMeaiiv
Ivmpha tique»
du lissu
conjonctif
sous-cutani'
par piqAro.
peut-être déplace-t-on les faisceaux de manière à dégager Touverture naturelle de quelques vaisseaux lymphatiques. iiijeciion Chez les petits mammifères (rats, souris, etc.), pour injecler \m&^ le ganglion lombaire, il suffit d'enfoncer la canule de la seringue au-dessous de la peau jusqu'au voisinage du nerf sciatique et de faire pénétrer dans la cuisse environ un centimètre cube de bleu de Prusse soluble. Ce gang:lion, chez les mêmes animaux ou mieux encore chez le lapin, peut aussi être injecté en profitant du cheminement vital des matières colorées. A cet effet, du vermillon en poudre impalpable est déposé au fond d'une petite incision pratiquée à la partie inférieure de la cuisse et allant jusqu'au voisinage du nerf sciatique. Huit ou dix lieures après cette opération, ranimai étant sacrifié, le ganglion lombaire correspondant présente sur sa surface des îlots colorés en rouge par le vermillon, et, si on le compare à son congénère, oh constate qu'il a notablement augmenté de volume, ce qu'il faut surtout attribuer, croyons-nous, à l'irritation causée par la présence du corps étranger pulvérulent.
Ces différents faits nous conduisent à soutenir que les vaisseaux lymphatiques prennent naissance dans les interstices compris entre les faisceaux du tissu conjonclif. Mais ce n'est encore là qu'une hypothèse, car l'injection des lymphatiques à la suil*^ d'une piqûre ou d'une plaie du tissu conjonctif pourrait èli'e amenée par une déchirure accidentelle de ces vaisseaux. La communication directe entre les lymphatiques et les mailles du tissu conjonctif ne sera définitivement établie que quand on aura démontré dans ce tissu des ouvertures semblables à celles qui existent entre la cavité péritonéale de la grenouille et la citerne lymphatique, entre la cavité péritonéale des mammifères et les vaisseaux lymphatiques du centre phréniqu(»'.
1 Certains auteurs soutiennent encore aujour.l'hui que le système lymptuUqsf cstrlos à la périphérie ou qu'il prend naissance dans l'intérieur même descellalesdu tissu connectif. Parmi les théories les plus récenlos émises à ce sujet, nous deroo< «sijfnaler celle de J. Arnold. Cet auteur [Upher die Hoziohung rier Blut-und Lymphg^ fàssezudenSnfïkaT)âlrhen{Arch. de VvxhoWy 1874, t 02, p. 157)], rei>renant uo€ \ài^ ancienne et cherchant à l'accommoder aux théories de VirchoWet de Recklinghaas^ii sur le tissu conjonctif, a soutenu que les vaisseaux sanguins et les Yaisse;iux lymphatiques ont des communications périphériques établies par l'intermédiaire à^ cellules du tissu connectif, qui seraient étoilées, creuses et communiqueraient lesuw^ avec les aulres. Mais Tarchanoflf, dans des recherches faites dans notre laboraloifv [Oex prétendus canaux qui feraient communiquer les vaifxeaux sanguins avec les /yw-
GAJNGLIONS LYMPHATIQUES. 660