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V.ilvulos de la

vcino

cflt'Tcnlc.

COKURS LYMPHATIQUES. ^ 70 i

reronn.iîlre, avec un giossissemcnl de 50 à 100 diamètres, sur les prépaialions d'ensemble oblenu(»s au moyen d'injections de gélatine ai-gentée.

Ces valvul(»s sont paifaitement suffisantes pour amener une occlusion complète de la veine elVérenle, au moment de la dias'ole du cœur lymphatique». On le n^connaît déjà, chez l'animal vivant, à l'absence du sanjj dans la cavité decescceurs, et Ton peut rétablir plus complètement au moyeu d'injections pratiquées dans le système vasculaire sanguin.

Enellet, si, après avoir complètement injecté les vaisseaux Siinjçuins de la grenouille d'une ruasse de bleu de Prusse à la gélatine (voy. p. 1 19), soit par le bulheaortique, soit par la veine abdominale antérieure, on dissèque soigneusement le système veineux de l'animal, on reconnaît Tacilement, surtout pour les cœurs lymphati([ues antérieurs, que la veine efférente, absolument remplie, se termine aw niveau du cœur lymphatique par deux renflements qui correspondent aux deux nids de pigeons des valvules semi-lunaires.

Si l'on se propose d'injecter la cavité des cœurs lymphatiques '"|,%\èm.'*'' clenyième temps leurs veines efl^érentes, il faut, ou bien faire '^'"J,^,^'»"'' pénétrer la masse directement dans le cœur lymphatique en tf^"»»»'"'procédant par piqûre, comme il a été dit plus haut à propos de la gélatine additionnée de nitrate d'argent , ou bien injecter tout le système lymphatique de l'animal.

Cette opération se l'ait de la manière' suivante : la grenouilles sur laquelle on se propose de pratiquer l'injection est plongée dansde l'eau maintenue à la température de :37à 38" centigrades. Elle est bientôt complètement paralysée par asphyxie. On introduit alors sous la peau, par une petite incision pratiquée au niveau du tendon d'Achille, une canule munie à son extrémité d'un rebord pour empêcher le glissement du iil avec lequel on fera une ligature circulaire qui doit comprendre la patte de la grenouille et la canule elle même.

La ligature étant appliquée, on injecte lentement et avec une pression très-ménagée 40à 50 centimètres cuIxîs d'une masse de bleu de Prusse additionné de gélatine de manière à remplir tous les sacs lymphatiques de l'animal , et Ton s airète seulement lorsque le sac rétrolingual, complètement distendu, repousse la langue en dehors de la cavité buccale. Pendant cette opération, la grenouille doit être maintenue dans le bain d'eau tiède.

702 TKAITÉ TECHNIQUE D'HISTOLOGIE.

iiapiioris ,ie> Loisque la gélatine , complètement refroidie, est devenue lympSquoâ solidc, On proièdcà la dissection. Une incision longitudinale pratiquée sur le milieu du dos de Tanimal et poursuivie de la tète au cloaque, met à nu la masse de gélatine contenue dans k sac dorsal, et, quand on a coupé avec des ciseaux les filaments vasculaires et nerveux qui, partis de la colonne vertébrale, se rendent obliquement à la peau, on peut extraire cotte ma^ede gélatine eu un seul bloc. On reconnaît alors que le sac dorsal est .<éparé des sacs latéraux par des cloisons qui, au niveau de la racine des membres, présentent des ouvertures simples on réliculéiîs. Des ouverlur(»s analogues (établissent des communications entre les différents sacs lymphatiques et permettent à la masse de les remplir tous eu pénélrantdes uns dans les autres . En arrière (la gienouille étant considérée dans sa position naturelle), le sac dorsal se replie au-dessus des cœurs lymphati- (|ues postérieurs et correspond aux sacs lymphatiques de la cniss*' et aux sacs lymphatiques latéraux.

ia|i|..)rt.s drs Lorsquc Ton a ouvert tous ces sacs et que Ton en a exlrart la ^auenirr' masse colorée, ils formenl, au voisinage des cœurs lymphatique^, yinphatiquos autaut d inlundibulums qui se poursuivent jusqu a la« paroi même de ces cœurs. C'est au fond de ces entonnoirs membraneux que les cieurs lymphatiques présentent les ouvel'ture^ décrites plus haut (voy. p. 700) sous le nom de pores hinpliatiques.

Les cœurs lymphatiques eux-mêmes contiennent de la masse à injection qui de là a pénétré dans leurs veines eflférentes, lésa flistenduestit s'est lépaudur» ensuite dans tout l'appareil veineux. C'est ainsi f|ue se sont injectées, par les ca^urs lympliatiques antérieurs, les veines jugulaires et les veines caves supérieures: par les postérieurs, les veines crurales, les veines ischiatiques. les veines de Jacobson, la veine cave inférieure, le sinus veineux formé par l'abouchement de cette dernière avec les veines cave^ supérieures, l'oreillette droite, le ventricule, ToreilletU? gauche, et une partie plus ou moins étendue de l'arbre artériel. ^niinuii.'du 11 n\»st pas d'expérience plus simple pour bien montrer la inguineidu coutinuilé du svstèiiic Ivmphatique et du svstème sansfuin et la

système ,., ."..*'* * , ^ , ,.^..^

yuipiiaiiquc. iihrc communicalion les uns avec les autres d<^s diflerents sacs lymphatiques qui, chez la grenouille, sont des équivalents du tissu conjonclif diffus de la plupart des autres vertébrés. Du reste, chez la grenouille, le système lymphatique i*:*^

t.nKlHS LYMPHATIQUES. 703

prescjuc entièrement représenté par les sacs et les cœuis iynipliaiiques, car il n'existe chez elle qu'un j)elit nombre île vaisseaux lymphatiques canalieulés : chez l'animal parlait, dans les membranes interdi^çitales et sous forme de jraines périvasculaires dans le mésentère (voy. p. 051 et<)5.'];; chez les larves, dans l'expansion membraneuse de la qmnie, sous forme de vaisseaux absolument inilépendants.

Les méthodes indiquées précédemment donnent di's renseignements sur la situation, la ibrjne et les ra|»porls des cœurs lymphatiques. Celle de ces méthodes (pii consiste à lix<M- les tissus de lai)aroi lies cœurs lymphatiques au moyen lie la gélatine mélan*rée au nitrate d'argent seule nous a donné des indications sur I endothéliuni qui rn tapisse la paroi interne, et nous a permis de reconnaître au-dessous de lui l'existr'uce de lihres musculaires striées (jui, en s'entreeroisant, peut-être (»n s'anastomosant les unrs av(M- les autres, forment un réticulum conq)arahle à relui du rœur sanguin. Mais, |ioiir reconnaître la structure et même sinq)lenicnt la disposition j^énérale des fibres striées qui entrent dans la constitution des cœurs lymphati(pies, il faut avoir recours à d'autres méthodes.

Parmi ces méthodes, celle qui aujourd'hui vi(Mit naturellement à l'esprit consiste à injecterpar piqûre la cavité du cœur lymphalicpie avec de la gélatine sur le point de se prendre, à délaclier ensuite le cœur et aie plonger dans une solution fl'acide osmique pour le lixerdans sa Ibrme. lue lois devenu rigfide, il siérait placé dans l'eau tiède pour (aire Tondre la gélatine, et Ton ohtiendrait ainsi les paiois du nvnv isolées et fixées dans leur disposition normale. Cette méthode ne conduit pas au résultat désiré, parce que, sous rinlhiencederacide osmique, la gélatine est devenue insoluble dans l'cviu chaude. On peut même dans cet état la soumettre pendant longtemps à l'action de l'eau bouillante siins réussir à la dissoudre.

I IG. -.îO. — Rappoi'ls du rœur l>mplialiquc antérieur (le la grenouille avec h" syslrmc sanj^uin. -- Injerlion aver «lu bleu «le Prusse additionné de ^'élali ne faite par piqûre du cœur Iyniphatique,L.— ^r, veine jugulaire ; h, veine provenant du ramv lyuipliati(|ue antérieur; — s, sinus veineux; - t, \eine raviî inférieure; — v, veine rave supérieure: - r. ventricule; — o, oreillette ; - j' et r' veines brarjiiales.

704 TRAITE TJECHiMQUE D'HISTOLOGIE.

Procédé ' Dès lors il faut renoncer à distendre la paroi des cœui*s Uin- \r"iruciure plialiques par cette méthode, eten employerune autre qui donne ymp*haUquos. dc meilIcurs résultats. Elle consiste à injecter par piqûre brusquement et avec force un cœur lymphatique avec un mélange à parties égales d'acide osmique à I pour 100 et d'alcool à 36*. Par ce procédé, on obtient la fixation immédiate des parois du cœur au moment où elles sont distendues. Détachées des parties environnantes, elles en sont complètement dég:agées par une dissection ultérieure pratiquée dans Teau au nnoyen de la pince, des ciseaux et des aiguilles. Soumisesàla coloi'ation parlepict'Ocarmiuale, elles seront dissociées ensuite dans Teau ; la disî?<H •cialion pourra être achevée sui' la lame de verre. On obtiendra de la sorte des lambeaux de dimensions variables et même de? libres complètement isolées, qui seront montés en préi>aratioo$ pei*sistantes dans de la glycérine additionnée d'acide formique. Faisceaux Lcs préparations faites ainsi permettent de reconnaître que, dcscœura (hcz la ffrcnouillc, il v a dans les cœurs Ivmphatinues unsrraod aosbaira- nombre de petits laisceaux musoulaues stries qui ne presentenl

cii'iis.

pas de noyaux dans leur intérieur, mais qui possèdent à leur surface des amas de protoplasma sous forme de monticules plus on moins accusés, plus ou moins étendus et dans lesquels il existe des noyaux en nombre plus ou moins considérable (voy. fîg. 231).

La slriation de ces faisceaux ne diffère pas de celle que Ton observe dans les autres muscles striés : dis(|ues épais, espaces clairs, disques minces s'y succèdent dans leur ordre habituel.

A l'aide de la même méthode, on peut reconnaître encore que les faisceaux musculaires des cœurs lymphatiques de la grenouille sont de dimensions variables et qu'ils se divisent ou s'anastomosent à la manière des fibres du cœur sanguin. Mais elle ne permet pas, à cause des fibres de tissu conjonctif qui sont mêlées aux éléments musculaires, d'obtenir une séparation suflisante de ces derniers pour bien juger de leurs anastomoses. ^'^"fb'J!^'*' " Avant d'indiquer les méthodes au moyen desquelles on alleini "^^^^•««■es facilement ce résultat, il convient de donner quelques renseigne-

^i^ ro"* u? - "" n^^ï^l^ ^^*** '^s fibres musculaires des cœurs lymphatiques des reptiles.

Chez la couleuvre à collier, chez la couleuvre d'Esculape el en général chez tous les serpents, les fibres musculaires qai entrent dans la composition du cœur lymphatique sont plus volumineuses que chez la grenouille, et dans leur épaisseur on aperçoit «les

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