‹ Traité technique d'histologieChapitre 77 sur 106 · UU · texte numérisé non relu

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On obtient de fort belles prépiuiitions des gaînes lamelteuses des nerfs rollatérnux des doigtsde l'homme à l'aide d'une méthode anal<^ue, mais qui ne peut guère être appliquée  d'autres nrgnnes. Par une des artères collatérales et sous une forte pression, on iojecleune sohition d'acide osmique à 1 pour 100, toute

Yoio de retour étant fermée. Une heure après, Tacide osmiquc ayant complètement agi, on enlève les phalanges par dissection pour ne conserver que les parties molles,et Ton li*aite ces demièref^ successivement par Talcool, la gomme et ralcool . Les coupes transversales que Ton en fait ensuite sont colorées par la purpurine; à côté d'autres détails intéressants relatifs à l'épiderine, au tissu conjonctif, aux glandes sudoripares et aux corpuscules de Pacini, elles montient les nerfs collatéraux et leurs gaines, dont les différentes lamelles incolores sont séparées les unes des autres par des noyaux colorés en rouge pAle.

Sur les coupes transversales de nerfs isolés durcis par Tacide osmique et colorés par la purpurine, comme il a été dit d*abord, la gaine lamelleuse donne des images analogues. Elle sont cependant moins régulières,, parce que, sous l'influence du traitement qu'on lui a fait subir, il se produit toujours dans le ncFf complètement séparé un retrait considérable.

La structure élémentaire des lamelles qui composent la gaine des faisceaux nerveux peut être déterminée à l'aide de plusieurs procédés dont les résultats s'ajoutent et se complètent : les imprégnations d'argent, ainsi qu'il ressort de ce qui a été dit plus liaul; des dissociations ménagées, après que le nerf a macéré dans de;; solutions de bichromate d'ammoniaque, d'acide chromique on d'acide osmiquc.

lussociaiion Lorsquc l'on se propose de colorer, soit par le picrocarminate, limeîku^'!' soit par l'hématoxylinc, les lamelles isolées, il faut donner la préférence au bichromate d'ammoniaque en solution à 2 pour 100. Après que le nerf a séjourné plusieurs semaines dans cette solution, on en prend un tronçon de deux centimètres de longueur environ. En opérant sur lui avec des pinces, il est facile d'en séparer les faisceaux nerveux qui lo composent. Il convient d'agir maintenant sur lo plus gros de ces faisceaux. Outre la gaine lamelleuse, il reste autour de lui une certaine quantité" de tissu conjonctif périfasciculaire; il faut l'en débari'asser aussi complètement que possible, en le maintenant dans Teau avec une pince, tandis qu'avec une seconde pince on arrache les libres connectives. Lorsque la gaine lamelleuse estcomplétemenl à nu, elle est fendue suivant sa longueur avec des ciseaux fins, et les tubes nerveux en sont extraits. Elle se présente aloi^s comme une membrane mince, lisse et repliée en forme de tuile. Cette membrane est trop complexe et encore beaucoup trop -épaisse

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pour être «examinée à plut. Il esl indispons;iblo delà diviser en lambeaux plus minées, eori-espondant a une seule ou ;\ un pelil nombre de ses lames constilutives, ce à quoi on arrive au moyen de la pince et des aiguilles en y mettant de l'adresse et beaucoup lie patience. Ces lambeaux sont colorés par rbématoxyline, lavés et montés en préparation dans la glycérine.

Sur ces préparations, on reconnaîtra que les lames qui entrent j^^JJ^X* dans la composition de la gaine des nerfs n'ont pas la même struc- fj^J^'iJÎJ^ lure suivant qu'elles sont superlicielles ou profondes. Les superficielles sont constituées par de gros faisceaux de tissu conjonctif placés les uns à côté des autres ou entrecroisés, mais toujours aplatis, et formant par leur réunion une membrane feutrée dans laquelle sont ménagées des ouvertures arrondies, simples ou réticulées, comme on les observe dans d'autres membranes conneclîves, par exemple le mésentère de la grenouille, le grand épiploon du lapin, etc. Les lames plus profondes sont également formées de faisceaux de tissu conjonctif, mais ces éléments y deviennent plus minces, et dans les dernières lames ils sont extrenriement grêles.

A ces différents faisceaux se trouvent associés une substance unissante analogue à celle qui existe dans le mésentère du lapin (voy. p. 37 1) et des éléments élastiques sous forme de grains, de fibres moniliformes, de fibres régidières ou de plaques (voy. p. 401).

Les lames princi[>ales de la gaine lamelleuse et les lames accessoires qui les relient, composées ainsi d'un stroma connectif, sont, comme toutes les membranes connectives, revêtues d'um» couche endolliéliale continue.

Cet endothélium, dont l'existence a été démontrée au moyen dei'lîîïSi^'" de l'imprégnation d'argent, se présente, dans les i)réparations dont nous nous occupons maintenant, sous la forme de grands lambeaux membraneux colorés en violet clair sous l'influence de riiématoxyline, et munis, à distances à peu près régulières, de noyaux aplatis, colorés en bleu foncé par le même réactif.

Les cellules extrêmement minces qui correspondent àchacun de ces noyaux n'ont pas la même épaisseur dans toutes leurs parties. Reposant sur le treillis connectif de la lame soiis-jacente, elles en prennent l'empreinte et présentent des dépressions qui correspondent aux' fibres de ce treillis. Os dépressions, qui après la coloration par riiématoxyline s'accusent par un trait

TBS TRAITlî TECHHIOtlE D'HISTOLOOIB,

moins roloi'é, sont analogues à celles qiic Ton obsene ^m 1"

cellulcs endolhL'Iiales de la choroïde.

La choroïde, dissociée après un séjour prolongé de l'œiltbnslc liquide de Mûllpr, parait constituée, conïnie les gaines lamelleuses des nerfs, par une série de lames ronnertives, superposées, à la surlace desquelles il existe des cellules plat«'s, élnih'? chexccrliii nés espèces, irréginlii^i'enicntpol^oijaleschi-zd'autiy-.

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mon ils lu choroïile du eliivn, itoice après iiiiif énUMi if

p HHlIi'r; conifirviilioniliifis la fflyci'rîni'. — n.nnjtDi ilru cnilotlli'llfilr'g pltcrni^nti'i'S : f, fllirîiri's l'unnortit» i' b

le chien pai" exemple. Ces cellules, qui ne se loucheni poinlelqui dès lors ne pcuvenl èlre ronsidérées comme des cellul'*s eadoihéliales vraies, sont formées de protopiasma, auquel selroiueni mélangées un nombre eonsidérahie de fines gianuhitions pigineiilaires. Au niveau de chacune des fihrilles <hi siroma qu'etlr recouvr.e, lacellnle subit une empreinte qui diminue son l'jttiscnr, de lelle sorte qu'en ces poinis il y a moins de pipmcnl coloré, Il s'ensuit qu'à la lumière transmise la place de cInicuDc des fibres du siroma est marquée par un Irait clair.

Si les empreintes des cellules endolhéliales de la gain leuse des nerfs sont moins nettes, moins faciles â voir, e esislent pas moins. On les reconnaîtra plus farilemenl.c

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sira mieux la signification, après avoir étudié les lames do la choroïde du chien, et c'est la raison pour laquelle nous en avons donné la description.

Lîi plupart des détails relatifs à la structure des lames de la . gaine lamelleuse peuvent également être étudiés sur cette gaîno après que le nerf a été durci par Facide chromique, bien que co dornicr réactif, surtout lorsque Ton se propose de colorer ensuite les éléments par le carmin ou par Fhématoxyline, soit bien inférieur au bichromale d'ammoniaque.

La dissociation des membranes qui composent la gaine lamel- ^eîr'"âhl" leuse peut éfre faite également après que le nerf a subi Faction .'î^JlîciTon de l'acide osmique (solution î\ 1 pour 100 ou à 1 pour 200). Il ^J'i'îie*' faut alors employer pour colorer ces membranes le sulfate ou Farétate de rosaniline en solution dans Feau ou dans Falcool au tiers. Les préparations obtenues de cette manière sont belles et démonstratives, mais la coloration ne s'y conserve pas *.

timu «•nionetii périfaflcicaïAire. — Il n'est pas nécessaire de recourir à des méthodes spéciales pour étudier le tissu conjonctif périfasciculaire. La plupart de celles qui ont été indiquées à propos de la gaîne lamelleuse peuvent être employées utilement pour l'examen de ce tissu. Au moyen des injections interstilielhîs de gélatine additionnée de nitrate d'argent, sur des coupes transversales ou longitudinales de nerfs faites après durcissement par Facide picrique, la gomme et l'alcool, l'acide osmique, l'acide chromique, le bichromate d'ammoniaque, etc., on arrive facilement a se convaincre que le tissu conjonctif périfasciculaire présente une structure semblable à celle du tissu conjonctif lâche, fascicule ou diffus, le tissu cellulaire sous-cutané par exemple. On y rencontre en effet des faisceaux connectifs ordinaires de diamètre variable, des fibres élastiques, des cellules connectives plates et munies de prolongements, des cellules adipeuses, et généralement aussi des vaisseaux sanguins et des lymphatiques. Cependant il diffère du tissu conjonctil ordinaire par certains points qu'il importe de noter. Au lieu d'être entrecroisés dans tous les sens, les faisceaux connectifs .y ont presque tous urte direction longitudinale. Il en est de inème des réseaux élastiques qu'il contient ; les mailles de ces réseaux sont allongées dans le

* Voyez, pour plus de déiaiUf Leçons sur l' histologie du système nerveux, i. I,p. lî)T <ït suivantes.

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sens de l'axe du nerf. Les cellules adipeuses elles-mêmes, lorsqu'on les rencontre dans le tissu conjonclif périfasciculaire, sont disposées en petits groupes allongés, ayanl leur grand diamètre parallèle à l'axe des cordons nerveux.

Il convient d'ajouter que, si l'on examine le tissu conjondil périfascjculaire dans les points les plus voisins des faisoeaiix nerveux, ce tissu, tout eu conservant ses caractères généraux, prend peu à peu la forme de lames. Seulement ces lames, au lieu d'être minces cl constituées par un treillis de fibres fines comme celles de la gaine lamelleuse, ne sont, comparativement à ces dernières, que des nattes grossières. Elles sont composée de faisceaux relativement épais et écartés les uns des autres. TiMapërifii»- Chez les plagiostomes, il est des nerfs, les nerfs électriques d*» do% pixriof- la torpille par exemple, dans lesquels le tissu périfascicuiaire est entièrement formé de lames qui s'emboîtent et s'anastomosent les unes avec les autres, en laissant entre elles des espaces trèsextensibles dans lesquels circule le plasma ou la lymphe.

Tissu conloneUf IntralAMlcvlAire. — Le tisSU Conjonctif qili

existe dans l'intérieur des faisceaux nerveux se montre sous deux formes : celle de lames connectives et celle de fibres distinctes; ces dernières constituent le tissu conjonctif inlrafasciculaire proumçf inira- prcmcnt dit. Les lames connectives intrafasciculaires partent Jes couches les plus internes de la gaîne lamelleuse et pénètrent dans l'intérieur du fiiisceau nerveux pour y conduire des vaisseaux sanguins, ou pour déterminer dans ce faisceau une division qui se complète un peu plus loin de façon à produire deux faisceaux absolument distincts.

Ces lames peuvent être étudiées sur des coupes transversales ou longitudinales de nerfs d'embryons, de jeunes sujets ou d'adultes, faites par l'ime des méthodes précédemment indiquées (voy. p. 739).

Tissu inira- '^^ ^^^^^ coujouctif iulrafasciculairc proprement dit est composé de fibres et de cellules. Les fibres sont des fibres connectives ^'^- ordinaires, sans mélange de fibres élastiques. Les cellules sont des cellules plates, analogues à celles qui accompagnent généralement les faisceaux dans le tissu conjonctif ordinaire.

Ces éléments peuvent être reconnus dans les préparations faites par dissociation des nerfs qui ont été soumis à l'action des différents réactifs fixateurs précédemment indiqués, par

faisciculairo proprement

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exemple le bichromale d'ammoniaque, racidechromique, l'acide osmique» etc.

Dans ces préparations, surtoul si elles proviennent des nerfs Fibres et du chat, du chien et de rhomme adultes, les tubes nerveux, plus "^ nccuvw "' ou moins complètement isolés, se montrent entourés d'un certain uin» isolées. nombre de libres très-fines, très-délicates et dont la direction est parallèle à la leur. Il existe donc à Tétat normal autour de chaque tube nerveux un manchon de fibres connectives à direction loncriludinale.

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Fie. 357. — Tissu cuiijoiictif inlrafasciculain; du nerf sciatiquc du chien adulle, dissocié après durcissi^inent du nerf par racidc chroiniquc à 2 pour lUOO. — /", faisceaux conjonctifs ; r, cellules connectives. — 600 diani.

A côté de ces fibre? ou au milieu d'elles, s'observent des cel-

ules connectives plates, bien évidentes si la préparation a clé

colorée par lepicrocarminate ou l'hématoxyline. Quand elles n'ont

pas été complètement isolées, leurs noyaux seuls (voy. w, fig. 241)

apparaissent nettement.

Quand elles sont détachées des faisceaux qu elles revêtaient et qu'elles flottent librement dans le liquide additionnel de la préparation, elles paraissent fusifornies si elles sont vues de profil ; mais si elles se présentent de face, on reconnaît qu'elles sont plaies, qu'elles ont un contour irrégulier et qu'elles possèdent des prolongements, moins longs cependant' et moins nombreux

7t>0 TKAITÉ TECHNIQUE D'HISTOLUUIE.

que ceux des cellules analogues du tissu cellulaire sous-culanc. Ainsi isolées, ces cellules ne sont pas planes, mais recourbées couiinc des tuiles faîtières, gardant ainsi la forme que^e!^ avaient dans leur positi(»i noimale autour des tubes nerveux. Elles présentent des pailies plus minces et des parties phis épaisses alternant génémlement sous forme de bandes. Leurs noyaux participent quelquefois à ces crêtes et à ces dépressions, qui ne sont autre chose que Tempreinte des colonnes ccnojmctives et des tubes nerveux sur lesquels elles étaient appliquées.

Pour observer ces derniers détails, il convient de choisir des animaux jeunes, même des nouveau-nés.^ Le tissu intrafascîculaire, <*n effet, ne fait pas exception à la loi qui régit le tissu cod jonclif en général. Sous l'influence du développement, les cellules piennent de moins en moins d'importance ; elles s'amincisseul, se dessèchent, et le plus souvent chez l'adulte on ne peut plu^ y observer les crêtes d'empreintes qui viennent d'y être signalées.

A côté des fibres et des cellules conneclives, on obsene souvent des cellules lymphatiques. Ces derniers éléments se rencon- Irent, comme on le sait, dans le tissu conjonctif diffus des différentes régions du corps, dont le tissu intrafasciculaire ne constitue, du reste, qu'une simple variété.

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