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CHAPITRE XXI

MOELLE ÉPINIEBE

Il faut commencer Tétude de la moelle épinîère par l^exaineii Mi'ii«o<|t* de d'une bonne coupe transversale de cet organe. La moelle enle- mem àTi^ vée avec soin, chez Thomme, le singe, le chien ou tout autiv "'**'"'*• mammifère, doit être divisée en segments d'un centimètre à un centimètre et demi au plus, et sus{>endue dans le liquide durcissant : acide chromique ou bichromates alcalins.

Si l'on veut obtenir un bon durcissement, au lieu de prendn^ la moelle tout entière, il vaudra mieux en choisir un segment dans la région cervicale, un segment dans la région dorsale, un segment dans la région lombaire et les suspendre tous les trois dans un flacon d'un litre dans lequel on a mis la solution durcissante : acide chromique à 2 pour 1000, bichromate de potasse ou d'ammoniaque à 2 pour 100, liquide de Mûller (voyez page 87). Le durcissement est plus ou moins rapide suivant la solution employée; il est extrêmement lent dans le bichromate d'ammoniaque, un peu moins lent dans le bichromate de potasse, beaucoup plus rapide dans l'acide chromique. 11 faut attendre au moins dix à douze mois le durcissement de la moelle dans le bichromate d'ammoniaque. Une bonne méthode Méiiio.ie.i.

Dfiters.

est celle qui a été conseillée par Deiters : immerger la moelle, d'abord dans la solution de bichromate de potasse — on peut employer le bichromate d'ammoniaque — et la porter ensuite dans l'acide chromique pour compléter le durcissement. L'avantage de cette méthode consiste surtout en ce que les fragments de moelle qui sont imbibés de bichromate alcalin ne subissent plus, sous l'influence de l'acide chromique, cette condensation de leur surface qui empêche l'action convenable du réactif au delà d'une mince couche. Un séjour de deux à trois semaines dans le bichromate alcalin et de quelqu<*s semaines dans l'acide chromique suftit généralement pour pro-

104B TRAITE TBGHNIQUE SyB\

iluirc un durcissement de la moelle pa pour la pratique des eotipes'.

La tempéi'ature du bain dans lequel la un rôle important. On avait déjù remarqi se produit Iwaucoup plus vile eu ct^ <]u') nières années, on a activé le durcisseuu tion de bichromate contenant la moelle température de 30 à iO degrés*.

Pour reconnaître si lo duicisscnicat bichromate d'ammoniaque ou dans l'aci lîsnnl, on y pratique, à main levée, dei relativement grossières, que l'on met dans bien planes, il est inutile dL- prolonger dans la solution durcissante. Si elles se | s'il s'y produit des plis, sous Tinflueii )e durcissement n'est pss sufCsant. il fragment de moelle daus le liquide dn (|ue prend, dans l'eau, une coupe transv( le duixissement n'est pas suflisant. prov slauce grise qui en occupe le cenli-e, dur substance blanche, celle-ci se laisse en alors que la première no subit plus son

Si ht solution durcissante est très aboi litre pour un fragment de moelle ayant de longueur seulement, il n'est pas abi renouveler cette solution: cependant U ger, au moins une Ibis. Maïs, si l'on a entière, dans un bocal contenant le rit d'habitude pour les recbercbcs anutomolicndra un durcissement convenable q grand nombre de fois, la solution cliroiD

Lorsque l'on a constaté, :m moyen de pou plus haut, que la moelle a séjoum le liquide durcissant, on la laisse dégor un ou deux jours et on la place dans l'ait faire des coupes. Ces coupes peuvent tlrt

' Deiltri. tlnlemirli. QIkt (iL'liiiii iiiiiJ (lûukcaniai ' Vuïp« i ce «iijel r Weigert. Dcbci- Sclmellluirtua iUHU-nlbl. f. mid. Witt. 1883, |.. Sltf).

MOELLE ÊPINIÈRB 1049

OU à Taide d*un microtome. Le petit microtome indiqué page 93 est parfaitement sufiisant pour faire les coupes de moelle. Du reste, c'est pour exécuter les coupes de cet organe que je l'ai fait construire. Depuis, on a imaginé un grand nombre de microtomes généralement compliqués; mais, pour les coupes de la moelle épinière et pour les coupes de nerfs, ils ne sont pas préférables.

Les coupes sont ensuite placées dans Teau, transportées dans coionnion

. , , de» couiie*

une solution de picrocarminate à 1 pour 100. Bien qu'on ait de mo^iie dit le contraire, le picrocarminate à I pour 100 est supérieur au carmin ammoniacal ou au carmin neutre pour colorer les coupes de la moelle épinière. Lorsqu'elles y ont séjourné une demiheure, une heure ou quelques heures, cela dépend de la méthode qui a été suivie pour durcir la moelle, elles sont généralement bien colorées.

Pour terminer les préparations, on lave à l'eau, on traite par l'alcool ordinaii*e, l'alcool absolu, on éclaircit dans l'essence de girolle et on monte dans le baume du Canada ou la résine dammare. Cette méthode est la plus simple, c'est celle qu'on devra employer tout d'abord pour avoir une vue d'ensemble.

Cependant on peut faire des préparations bien plus démonstratives en la modifiant légèrement, et sans augmenter beau- coioraUon •u coup les manipulations. Lorsque la moelle est convenablement durcie par la méthode de Deiters, c'est-à-dire par l'action successive d'un bichromate alcalin et de Tacide chromique, on en enlève, au moyen du rasoir et par des sections bien franches, un segment ayant 5 millimètres de hauteur à peu près; on le place dans l'eau pendant 24 à 48 heures; puis on le porte dans un petit flacon contenant une solution de picrocarminate à 1 pour 100. Là encore, le picrocarminate est supérieur au carmin ammoniacal ou au carmin neutre, parce qu'il pénètre beaucoup mieux dans les tissus. Au bout de 21 ou 18 heures, l'excès de picrocarminate est enlevé par un lavage prolongé, et le segment de moelle est placé dans l'alcool.

On y fait alore, à partir d'une des surfaces de section, une série de coupes parallèles dont les premières sont fortement colorées, tandis que les dernières peuvent ne présenter qu'une coloration marginale. Cela dépend du nombre que l'on en fait, et de l'épaisseur qu'on leur donne. Parmi ces coupes, il y en a dont la coloration est tout à fait réussie pour la démonsti*a-

inasK-.

lOU -reAm; TBCHNIQIIE I

> IMB. QoelquCHUMS, par «xan^e, «nt la Bnbstance grise centrale rouge, Undis qoe la «ubstaoce blanche est resl^ â peu près incolore. Cela tient à ce que, même après l'action du bicliromate alcalin et de l'acide chromîque. la substance giisr est plus perméable que la blanche.

Le procédé de la coloration en masse des tissus a d'abord élé

Fis. SM. — lUntpc iraiisvprsalc de la nraelle ûpinière du luacaque dans b iTau< dorsale, l'uiie a|irès diuTisMiœnt par Inclion successive du biclirmiiaie dinaoniaifiir rt de l'aciik rhrom{'|uo : coloraiion en masse par le pirrDr>nuin)i<>. 1- CDujK eït conservée dans ta résine dammare. — ta, silloa antérieur: (f,;illi' postériour; r o. corne anlêrit^rc; e p. comc |io¥téricure ; c /, com»; ialenlf ■« eoloDiie de Clarki'; A. cordon aniéro-lal jral : P. cordon postérieur; c f . nn.'

appliqué à l'élude des embryons. On l'a emplové ensuite pour préparer les pelits animaux mous. Forel' l'a préconisé poui les préparations des conlri's nerveux.

' A. Vorrl. l'ntersuch. fiber die Haiibenicg. n. ihr« oberen Vertnùpf. iiut*him des Mensclien m. einifter Sirigelh. u. Bcitr. m den Hetboden der GetiraJ tersuch lAirh. f. Ptijcb. i'Il.p. riiC.)

MOELLE ËPINIËRE lAl

La figure 354 l'eprésente une coupe transversale de la région dorsale de la moelle épinière d*un petit singe macaque (macacus cynicus), grossie 25 fois. J'ai fait dessiner cette moelle, parce qu'elle ressemble beaucoup à celle de Thomme et que sa coupe transversale a une étendue assez petite pour qu'un dessin de cette coupe à 25 diamètres rentre dans la page de cet ouvrage.

D'emblée, on y distingue la substance blanche de la substance Topographie grise : celte dernière teintée en rose avec des taches plus foncées u moeiie. correspondant aux cellules nerveuses; la substance blanche très faiblement colorée dans laquelle on voit, môme à un faible grossissement, la section transversale des tubes nerveux et de leur cvlindre-axe. On v reconnaît le sillon antérieur et le sillon postérieur qui, prolongés, diviseraient la moelle en deux portions symétriques; le canal central avec sa bordure de cellules cylindriques, les cornes antérieures, les cornes postérieures et les cornes latérales qui sont spéciales à la région dorsale et que Ton désigne généralement sous le nom de colonnes de Clarke.

On y Voit encore, dans la substance blanche, le grand cordon antéro-latéral qui peut être distingué en cordon antérieur et en cordon latéral, bien qu'il n'y ait pas entre eux de ligne de démarcation; le cordon postérieur qui se décompose luimôme en cordon postérieur proprement dit et cordon de Coll. Le cordon de GoU est beaucoup plus marqué chez d'autres animaux, le chien, par exemple, surtout dans la région lombaire.

Les cornes postérieures sont limitées, en arrière et en dedans, par une couche d'un aspect tout spécial, que l'on désigne sous le nom de substance gélatineuse de Rolande.

La substance gélatineuse de Rolande est coh)i'ée en rouge substance dans les coupes faites après durcissement par les bichro- dcRoiando. mates alcalins, lorsqu'elles ont été traitées par le carmin de Gerlach ou le picrocarminate. Elle a sur la moelle examinée sans addition d'aucun réactif un aspect bien remarquable. Lorsque Ton fait, aussi franchement que possible, avec un rasoir, sur la moelle tout à fait fraîche, une coupe relativement épaisse, et qu'on la place sur une lame de verre, pour le regarder à contre-jour, on y voit comme une fente lumineuse correspondant à la substance gélatineuse de Rolande.

1052 TRAITK TECtlNUjUE D'IIISl

Cette grandp transparence provient de de Tibres nerveuses à myéline au Iravei Ce sont CCS libres qui, en etTet, détcrmi rable de la substance blancbe et l'opacité grise.

L'examen micrnscopique des coupes moelle permet de reconnaître que les (ub nntéro-latéral sont généralement plus grc ^postérieur et surtout que ceux du cor^ remarquables par leur petitesse; qu'il y a ou ganglionnaires seulement dans la sul cellulesse montrent par|>clits groupes dam les cornes latérales et sur les cât6s du Cl peu nombreuses dans les cornes postériei faire qu'on n'en observe pas du tout dans tout si elles sont très-minces.

Sous l'influence de la méttiodc employé par l'action successive du bichromate l'acide chromique, toutes les cellules soi peut reconnaître leur véi'itable forme i Ihodes, la dissociation après l'action d'i exemple.

Pour isoler les cellules ganglionnaires Deiters employait la méthode de M. Sd faire macérer les tissus que l'on veut di lion d'acide cliromique très diluée, à Depuis, j'ai montré que l'alcool au tiers excellent liquide dissocialcur pour les i Iules nerveuses. Plus récemment, j'ai cou de l'acide osmique'. Une tranche de la 2 à 5 millimétrés d'épaisseur est placée A cubes (l'alcool au tiers. Vingt-tjuatre ou après, avec une aiguille à cataracte, on enU des cornes antérieures; on les porte dans ' ceux qu'on emploie pour l'analyse des ut mis de l'eau distillée jusqu'au quart de l'orilice du tube avet^ la pulpe du pouce, ( plusieurs lepiises, afin de dissocier par le

' Toyci p. 955 cl C|il, rnulii* Acnil. i

MOELLE ËPINIËRE 1053

de substance grise. On ajoute ensuite quelques gouttes d'une solution de picrocarminate au centième de manière à don- deTai!!!^" ner à Teau une teinte rose. Généralement au bout d'une heure, '**!• fî**«

1 aride

la coloration des cellules ganglionnaires, isolées et en suspen- osmiquc. sion dans Teau, est déjà suflisante. On ajoute alors un peu d*une solution d'acide osmique au centième, un centimètre cube par exemple. Les éléments, dissociés par lalcool au tiers et colorés par le picrocarminate, sont fixés par l'acide osmique ; c'est Id le principe de cette méthode. En quelques heures la fixation est produite. Avec un tube de verre, ouvert aux deux bouts, que Ton manie comme une pipette, on prend, au ' fond du tube bouché, les éléments qui y sont tombés, parce qu'ils sont plus lourds que l'eau; on les met dans un autre tube contenant de Teau distillée pour les reprendre par le même procédé. Ils sont aloi's débarrassés, et de l'excès de picrocarminate, et de l'excès d'acide osmique. On les dépose sur une lame de verre pour les examiner au microscope à un faible grossissement. Obser\ées dans ces conditions, les cellules nerveuses sont admirables; il n'y a pas de plus belles préparations, mais elles ne sont pas persistantes. Si on veut examiner à loisir ces éléments, les dessiner soi-même ou les faire dessiner, il faut compléter la préparation.

Pour cela, on place un petit fragment de gélatine à la glycérine (voy. page 138) sur une lame de verre reposant sur un bloc de métal chauffé à la température de W environ. Il faut choisir de préférence du cuivre rouge, à cause de sa grande capacité calorifique. Le fragment de gélatine à la glycérine fond et forme une goutte qui s'étale. A ce moment, on y ajoute les cellules ganglionnaires que l'on a recueillies avec la pipette. On rend le milieu homogène en mélangeant avec l'aiguille, on recouvre d'une lamelle et on regarde à un faible grossissement. En général, il y a dans la préparation de trèsbelles cellules nerveuses, montrant, leurs différents ordres de prolongements, le prolongement cylindraxile et les prolongements protoplasmiques. Le corps de la cellule est nettement fibrillaire, comme les prolongements protoplasmiques qui en émanent. Enfin, on y distingue le noyau ganglionnaire avec son nucléole muni de vacuoles que l'on a désignées sous le nom de nucléolules (voy. tig. 555).

Le plus souvent, le prolongement cylindraxile a été rompu

1064 TRAITÉ TECHNIOL'E D'H

rruioDge- à une pelitc diftlance de la cellule, ei h^rï" " f*" P""^ toujours le même; ccpe

Kie. 355. — Une celliilp iicriCiisc des conte* SDU iHEuf, \sa\Ée i<3T a^îiation dans l'ciu apréa Tm par le picrucarniiiiale ot liièe pai* l'icido emiqi rompu au point réti'èri ; p. prolonfreiDMil pnl tuvlongement prnIopUiimique: f, tubatance É guiiltlioiinaire; it' nucUole ili- te iiojraui m* mM

nombre de préparations, on pourra M draxile se poursuivie bien au delà At oumiiie on peut on juger filoi's, i une

MOELLE ÉPINIËRE 1055

En général, à partir de son implantation sur la cellule gan- Prolonge, glionnaire, il diminue progressivement de diamètre, puis pS^miJSST devient peu à peu plus large et prend ensuite une forme régulièrement cylindrique. Dans le point rétréci qui correspond à l'apparition de la myéline, par conséquent à la formation du tube nerveux, il y a une condensation de la sub-

FiG. 556. — Une cellule nerveuse des cornes antérieures de la moelle «'pinière de riionnne, isolée après injection interstitielle de sérum iodé. — D. prolongement de Deiters» cassé au niveau de son |H)int rétréci ; ;>, pmlongemenl« pix)loplasmiques; ii, noyau ganglionnaire; h\ son nucléole; n" son nucléolule.

stance cylindraxile qui paraît plus homogène, plus vitreuse et plus fragile.

Cette méthode est très avantageuse, non seulement parce qu'elle donne de fort belles préparations, mais encore parce qu'elle peut être appliquée sans qu'il soit nécessaire d'être trèsexercé aux manipulations histologiques.

Deux autres méthodes sont, cependant, à recommander encoi'e.

L'une consiste à pratiquer dans la substance grise de la moelle du bœuf ou du chien, tout à fait fraîche, au moyen de la seringue de Pravaz, une injection interstitielle de sérum

InjeciioM iDtcr»tiiiellM

1058 TBAITÉ TECHNIQUE D'HISTOLOGIE

s^nim Mi. faiblement iodé, à enlever le fragment imbibé par rifijcctio» el à le placer dans un petit flacon conlenani lui-mémc du sérum iodé. Le lendemain, on pratique avec les aiguilles la dissociation, en suivant exactement les indications données » h pap 70.

Ai'i-iDumi- Dans la seconde méthode, au lieu du sérum iodé, on eml'Ôu'r 'iw. P'**'** l'acide osmiquc à 2 pour 100 pour l'injection inter-

Kia. SA7. — Uoui cellules i4 et i) des cornes aiilËrieufcs de la moelle épiiiirr« <i>i iKBur, préparéi'ii jiar dissociation, après injection inloi-sliticllc (l'aeiile osuiiqu' — D, jiroloiitri'meiil de Deiicrs; p, prolongements protoplnsniiquf»; r. iine c<-liul de la iiévi-oglie.

stiticlle cl l'on dissocie immédiatement dans le sérum faiblement iodé.

Il est difficile de bien isoler, par ces deux dernières méthodes, les cellules ganglionnaires, et, lorsqu'elles sont isoléei^. il est plus difticile encore d'en faire des préparations persistantes. Pour y arriver, il faut beaucoup de soin et beaucoup de patience 11 faut colorer les éléments avec du picro-

carminate, ajouter de la glycérine, recouvrir d'une lamelle qui doit être soutenue avec des cales de papier. Dans ces diverses manipulations, il y a bien des chances pour que la cellule» qui se présentait admirablement après la dissociation, soit retournée, que ses prolongements s'entremêlent, etc.

11 faut néanmoins préparer des cellules des cornes antérieures au moyen des injections interstitielles d'acide osmique, parce que leur forme et leur structure s'y voient très-nettement

ccu

Fi«. 558. — A, B^ C, D et E, divei*s tul>es nerveux des cordons antérieui's de la moelle épiniérc du chien, isolés par dissociation après injection interstitielle d'acide osmique. — ca, cylindre-axe; mg, jraîne de myéline; Çy enveloppe périphéri(iue ; r, noyau et protoplasma que l'on observe à la surface do quelques rares tubes nerveux.

et qu'à côté d'elles la névroglie montre certains détails importants de sa structure. Nous v reviendrons bientôt.

Les injections interstitielles d'acide osmique, faites dans la substance blanche, surtout dans le cordon antéro-latéral, permettent d'obtenir, par dissociation, des préparations de tubes nerveux de la moelle épinière dans lesquels on peut reconnaître (fig. 358) que ces tubes ont des diamètres très-variables et qu'ils n'ont pas d'étranglements annulaires, par conséquent, pas de segments interannulaires ni de membrane de Schwann.

Raiitiui. Ilistol. 67

Tabcs nerfeus.

Tous possètleiU, les plus p«'tits comme 1 axe et une gaine de myéline. Il peut soit distendue et rompue en un ou ] 5à8). On observe à sa surfai-e com et plisséc. La plupurt des petits tubes D, fig. ôtiS): sur certains, qui sont ei un noyau logi- dans une lame de prot»

surface (voy. E, c. fig. 358).

Lorsque l'action de l'acide osraique les tubes nerveux de la moelle montre nette les incisures de Schmîdt (voy. fij tin observe une disposition signait^ p consistant dans une apparence de û\ des segments cylindro^'oniques, com C'est là une de ces formes bizarres i qui sont dilïiciles à expliquer.

L'existence des ineisures et des scg ne saurait expliquer ji elle seule les an l'on observe dans la gaine de myéline sales des tnbes nerveux de la moelle i anneaux étaient produits par les segi seuls, leur nombi'e ne devrait pas ( ainsi qu'il ressort de ce qui a étiS d sur la section transversale des nerfs et fig. 247). Le nombre de ces annei rable, il est probable que les filaments loppent dans les incisuics. sous l'infli» concourir à leur formation. C'est surto après durcissement par le bicbromal bicliromale de potasse que les annci couche de myéline sont nombreux fig. :i65 et 560).

Dans les coupes de la moelle épinièt ment par les bichromates alcalins ou < de ces bichromates et de l'acide chrcH les rapports des cellules ganglionnaire

' firsioiiicn. Sulln ali'utl. dcl lilirc iieii'. del. ni» 1881. T. iV. p. 78.)

* Golgi. Siitl» ttrutliiRi dcllc Hliiv nerrosc. lA Areh. Se. medicAe, 1881, T. IV, p. 321.J

MOELLE EPINIÊRE

Toutes les méthodes de coloration peuvent conduire à Tobscrvation de ces rapports. Cependant il en est deux qui me paraissent supérieures.

La première a déjà élé indiquée : c^est celle qui consiste à colorer en masse au picrocarminate d^ammoniaque des fragments de moelle durcis, ou par Taction du bichromate d'ammoniaque seul, ou par Taction successive du bichromate de

Fi6. 35U. — Un tube nerveux des corduns antérieui'S de la moelle du chien, i^olê par dissociation après injection interstitielk^ d'acide o^uiique. — c y, cylindreajbe; t\ incisures; m, gaine de myéline.

potasse ou d'ammoniaque et de Tacidc chromique. En choisissant parmi les coupes transversales que Ton en fait à partir de la siàiftce, on en trouvera dans lesquelles on verra» de la manière ta phis nette, le prolongement cylindraxile d'une cellule ganglionnaire pénétrer dans un tube nerveux muni d'une gaine, de myéline» caractérisé au milieu de la substance grise par sa bordure incolore (voy. a, fig. 360). On pourra voir encore

Rapport des

cellules et

des tubes

nenreux.

1060 TRAITÉ TECHKÎQÎjËi

ce lube s'engager dans la substance à la formalion d'une racine motrice.

L'autre mt';lhode consiste à colorer, (les coupes de moelle faites après dun

a. 300, — Une corne auléripure An In moelle epic coupe Iransvcrealc failc iprès chircisscmpnl det du h< chroma te d'unnoniiique et de l'acide cliron le pici-ocaiinmtfe, — c cl c'. cellules iieneusef de iicrïfiui pai'couratit la substance «riseî ca, jm Dcheis iriiiic cellule neneui'c: a, point du pixil

mate d'ammoniaque seul. 11 convient d séjour d'une année dans ce dernier réaclî sèment convenable. On prépare la soluti une part, 50 grammes d'une solution la(]uelle on ajoute 1U centigrammes d'ac

d'autre part, 10 centigrammes d'orcéine (j'ai employé l'orcéine synthétique) dans de l'ammoniaque; on mélange les deux solutions et on porte le tout à l'ébullition, de manière à chasser l'excès d'ammoniaque; puis on filtre. La solution présente une teinte brune violacée el se conserxe pendant des années.

Lorsqu'elles ont séjourné 24 heures dans la solution d'orcéine, les coupes de moelle sont admirablement colorées. La coloration porte surtout sur les cylindres-axes et sur les cellules de la névroglie. Pour obsener ces coupes, il faut les monter dans le baume du Canada ou la résine dammare, exactement comme si elles avaient été colorées par le carmin.

Quelle que soit la méthode employée pour colorer les coupes de la moelle épinière, quel que soit le mammifère que l'on a choisi, l'homme, le bœuf, le chien, le chat, le lapin, on pourra reconnaître que les cellules ganglionnaires, celles des cornes antérieures, celles des cornes latérales, celles des cornes pos- wrriirenc^He térieures et celles qui sont placées de chaque côté du canal cen- ^"iiu"L** tral, ont des dimensions très-variables. 11 y en a de grosses, de "*^''*^""* moyennes et de petites, et, en général, la grandeur du noyau est en rapport avec celle de la cellule. Faut-il jienser, avec quelques histologistes, qu'il y a un rapport entre les dimensions et la fonction? Faut-il considérer comme motrices les grandes cellules et comme sensilives les petites cellules sous prétexte qu'il y a moins de grandes cellules dans les cornes postérieures que dans les antérieures? Non, puisque toutes les cellules des ganglions spinaux ont les mêmes fonctions et que, pourtant, elles diffèrent de volume, tout autant que les cellules de la moelle épiniùre.

Les cellules nerveuses de la moelle épinière subissent, sous Aiiénuou* l'influence des bichromates alcalins, des altérations de forme ceiiu™Vr semblables à celles que Ton obser\e dans les cellules des gan- '** réactif?, glions spinaux soumis aux mômes réactifs (voy. page 1041). Certaines d'entre elles ne sont point rétractées; elles occupent toute la place qui leur est réservée dans la substance grise: elles sont à peine colorées, et leur noyau ap|)arait comme une belle vésicule au sein de laquelle le nucléole est dessiné nettement. D'autres cellules sont fortement rétractées; leur substance condensée est plus vivement colorée par le carmin ; on n*y voit plus le noyau ganglionnaire, ou bien il est à peine distinct.

TRAITÉ TECHNIQUE ITHl Si les cellules sonl pigmenlécs, coi adulte, du chien, etc.. l'ilut de gi'anula voit bien que dans celles qui ne sont mêmes. Quand les cellules sunt rélra< d'elles une zone claire qui correspora abandonné dans la substance gi-ise. Qu sidéré cet espace comme appai-lenant de la moelle, espace lymphatique péri évidemment une erreur.

Entre les cellules fortement l'elraclée pas du tout, on Irouve tous les intemné Si la moelle a été durcie dans la sol à 2 pour 1000, sans Taire pi-écédcr l'acl d'une solution de bichromale. toutes la et à peu près de la même quantité; ton rouge h peu près de la m6me façon par On obtient encoi-c des prépanilions Iules ganglionnaires de la substance g méthode de tiolgi'. méthode qui cons solution de nitrate d'argent à 1 pou moelle que Ton a fait durcir dans le à 2 pour 100. Après un séjour de v la solution de nitrate d'argent, les sei à l'eau distillée, sont parlés dans l'a roupes méthodiques que l'on monte résine dammare. Dans ces préparation naires, examinées à la lumière transt tement noires: elles sont opaques. Leu comme leur corps, sont c<durcs dans partir de leur origine. Quelquefois la i quement; ils paraissent coupés. Rien la distribution de ce dépôt de chroma les préparations sont d'une iieauté rer ent, le dépAt s'est fait irrégulièn ques-unes dos cellules ganglionnaires, et il a envahi plus ou moins eomplèb guins et les cellules de la névroglie comme des toulTes de gazon.

l'Iliilolo^ie des centres

' Gotgi. riechprflip:

11183. T. III, j.. -iKi j

MOELLE EPINIERE 1063

La moelle épiiiière possède une charpente connective des plus charpente

onnectifeo nérroglie.

remarquables et des plus nettes- Cependant les nombreux au- <^*»»«<^^''««"

leurs qui s'en sont occupés ont émis à son sujet les opinions les plus contradictoires. Comme je crois être arrivé à bien voir sa structure, à établir sa signification morphologique et ses rapports avec les éléments nerveux proprement dits de la moelle épinière, je pense ([u'il n'est pas nécessaire de donner toutes les opinions qui ont eu coure dans la science, d'autant plus que cet ouvrage n'est pas un traité do<(inatique d'histoh)gie. Je rappellerai seulement que Deiters' a trouvé dans la cliarjHîute connective de la moelle des celluh»s présentant des prolongements arborisés et que Boll* a soutenu que ces prolongements ne seraient jamais arborisés, ne se diviseraient pas et naîtraient de la cellule tels qu'ils sont dans le reste de leur étendue.

Je rappellerai également mon premier travail sur ce sujet^.

Deiters et Boll firent leurs recherches sur le tissu conjonctif de la moelle au moyen d'une méthode qui avait été préconisée par leur maître M. Schuitze : la dissociation après l'action de l'acide chromique trt»s-dilué, i à 2 pour 10000. Comme cette méthode ne m'inspirait qu'une conliance très relative, je cherchai à appliquer à l'élude du tissu conjtmctif de la moelle du injections interstitielles qui m'avaient donné des résultats si remarquables dans l'élude du tissu conjonctif* et des ganglions spinaux.

Ayant fait dans les cordons anléro-latéraux de la moelle du chien, une injection d*acide osnii<|ue à 2 pour 100, j'ai séparé injections iod'abord les parties atteintes par le réactif, se reconnaissant à ^"^ ** *** leur coloration noire et je les ai dissociées. Entre les tubes nerveux présentant les différentes formes indiquées plus haut (page 1057), on voyait (fig. 301) des fibres légèrement onduleuses, ayant toutes à peu près le même diamètre et d'une longueur indéterminée, toutes ayant été rompues à leurs deux extrémités apparentes par les manœuvres de la dissociation. Ces fibres s'entrecroisaient en nombre variable en certains points, et, au niveau de Tentre-croisement, on voyait appliquée sur elles une cellule

* Ikîiters, loc. cil.

* F. Doll. llistulo^:. u. llisto^'cii. tWv non. (ÀMitr«ilor^. {Arch. f. Psychialr, 1873, t. IV.)

* Sur le» élrmrnti conjonctifs de la moelle épinière. C|)t. l'end, de FAcad. des Se, 1873.

106^ TBAITE TECHNIQUE D'H13

granuleuse apliilic et munir d'un noyau, cellules pouvaient se détacher des fibreî trouvaient appliquées, pour flotter libr additionnel. Étant donnés les faits que j ment à

Fjo. 3C1, ~ A ei B, cellules el fibres d

lu néiroglie des cordons btaucs de U S^OBSU

inecllc fipinJËre du cliien idulle. isoli^s l*egu> ' pur dÎEsocialioii aprùs iitjeetion intcr-

sUllelle d'acide OEinl(|ue. — f, flbi'M iln CTUCan

la rtËvroglie ; f .ccIIuIl' romiécd'un noiBU coloi^ et d'un amas de protoplawna. ,

met sur une lame de verre dans uui On recouvre d'une lamelle ^iraiidc et pas soit un peu solide. En la soulevant et II fois, en appuyant chaque fois un pci à produire, par ce procédé brutal, une éléments connectifs de la moelle épiï

>r la némoglie. Cpl.

. il.-J-Av:id. dosSr. in

MOELLE ÉPINIËRE 1065

isolés dans la préparation un nombre considérable d'éléments qui correspondent à ce -qui a été observé par Deitcrs et par Boll, et qu'ils ont décrit sous le nom de cellules de la névroglie, mot employé par Vircliow pour désigner la substance comiective des centres nerveux quelle qu'elle soit.

Les éléments observés par Deiters et par Iloll paraissent être, au premier abord, des cellules avec un noyau central, for-

2. — CcllulP de Is iiùïroiilip des coi'iloiis latéraux Je la moelle épinière du bicur. isolée nprés l'action du llT|uiJe Je Xflller. — />. proloplasnii Je la cellule II, son nojau; f, libres de la ii(>Tro);lic qui semlitciit partir Je la cellule.

mées de proloplasma granuleux et munies de nombreux prolongementSj cellules en araignée de Deitci-s; mais il suffit du plus simple examen pour reconnaître que ces nombreux prolongements n'ont pas une extrémité naturelle. Tous sont coupés ou déchirés. Évidemment, ces prolongements correspondent aux fibres de la charpente connective, qu'une autre méthode nous a montrées être de toute longueur

1066 TRAITE TBCHNIOUE D'HISTOLOGIE

il faut beaucoup plus d'attention pour reconnaitre que «s fibres ne partent pas de la cellule et ne font que la tra^-erser. Elles passent k ciAé du noyau et sont plongées dans le protoplasma qui l'entoure. Lorsqu'elles émergent de la cellule. If proloplasma les accompagne encore sur une certaine longueur et souvent en unit deux ou trois qui se séparent ensuite (toï. fig. 562). Évidemment, Deilers a eu sous les yeux des clén]eiit> de cette forme lorsqu'il a dit que ces cellules, les cellules if la névroglie, présentaient des prolongements ramifiés. Lorsque, au lieu de dissocier des coupes transversales de la

Fis. su. — (jllule do la uèïivfclii- dw cornes aiilëricurcs de la iiiorlle du Uruf isolée |iar difsociiilioti apri-s injeciiim iiilorsliliplle d'ucide asmiqiio. iVfil o-lt de la Ii):iire35' dessinée à un turi grossis^mcnl. — ». noyau dr la cHluK-^r. —u pro[o|dasitia ^aiiuleui; f. IJbii' de la névroglie; p. proloii^priient protoplaaoiijur d'une cellule nerveuse vuisine; D. prol(in)!eineiit de lieiicrs de la luème cellule

substance blanche de la moelle fixée par un séjour convenabkdans le liquide de Mûilcr ou une solution de bichromnte. on dissocie, on la substance blanche, ou la substance grise, au moyen de l'alcool au tiei-s, en suivant exactement la mélliodi> indiquée pour les cellules ganglionnaires (voy. page 1052l, mi bien encore. lorsque l'on dissocie la substance grise, surtout celle des cornes antérieures après une injection inm^UtielIc d'acide osmique (voy. page 1056), on voit sans dtfficullé Ifs fibres de la névroglie traverser les cellules (voy. fig. 362).

Enfin, après avoir acquis ces premières notions sur les fibres et les cellules de la névroglie, on peut les étudier en

MOELLE EPIMËBE lOST

place sur des coupes de la moelle que l'on soumet à des réaclions colorantes variées. On obtienl ainsi : 1" des préparations j^ dans lesquelles les noyaux, le protoplasma des cellules de la névroglie et les libres sont également colorés; 2° des préparations dans lesquelles, les fibres étant incolores, les noyaux

Fis. 304. — Coupe transversale d'un coiiliiu aiilùricur de la mm-tle Cpinïère du bœuf, faite après durrisscrneiit de la moelle par le liiclinmiale d'amnioniaipie et coloration eu mas!« pnrie pîcrotanniuite d'auiinoniaque. — a, libres delà néTro- (flic vues eu Ioiik; a', C[iu]ices eu IraTers; h. iiojau des cellules de la iiévro)clie; f, lubcE nerveux coupOs Iransrersalcniciil; e, cylindnMiic; I', tube iierveiii de petit diamètre; )', vaisseau sanjcuin entoure d'un niauclnin de niïiroglie.

et le protoplasma sont colorés; 5" des préparations où les noyaux seuls présentent une coloration distincte.

1* La moelle étant durcie par le bichromate d'ammoniaque coioniuu seul, ou par l'action successive du bichromate et de l'acide ,u%k™^ chromique, est colorée en masse par le picrocarminate, comme "»'»"«■ il a été dit page 1 OiO, et tes coupes transversales montées dans la

résine dammare. Dans certaines d'entre elles, on verra, dans li substance blanche, les cylindres-axes colorés, la myéline incolore, les fibres de la névroglie se présentant suivant leur longueur ou coupées en travers, colorées en rouge comme 1b cylîndre»-axes; enfin, de distance en dislance, asses éloignées sur les coupes qui sont très-minces, des cellules de la névroglie dont le noyau et la masse proloplasmique sont égaleoiesl colorés en rouge, et qui sont placées en des points où un ^ranl nombre de fibres de la névroglie s'entre-croiseiit.

2' La moelle, ayant été durcie après un séjour d'une année dans une solution de bichrvmate d'ammoniaque à i poar 100, les coupes sont colorées au nio\en de l'orcéine (voy.

p 1060). Lorsque la coloration est bien réussie. le$ cjhiidres-axes sont fortement colores, tandis que les fibres de la névroglie sont incolore»

ou a peine teintées. Tout lu conttaire, le noyau et le protoplasina des cellules de la noroglie sont colorés en bru»

foncé et se confondent d3n^ la oRinc masse, c'est-â-diix' que I on ne distingue ]ias \e no>au Les cellules de la né- ^^ogllc appliquées à la surface de certains tubes nerveux se présentent, sur les coupes transversales, sous la forme de croissants (voï. fig. 3()5). Certaines de ces cellules, prises dans l'intervalle de trois ou quati-e tubes nerveux, émetlcntautant de prolongement qu'elles rencontrent d'interstices; ce sont autant de criles d'empreinte semblables à celles dont j'ai signalé l'esislcnee dans les cellules conncctives.

3* Pour montrer les noyaux seulement des cellules de la ntvroglie, il y a plusieurs procédés de coloration qu'on peut tous appliquer aux coupes faites après durcissement par le bichromate d'ammoniaque.

- Loupe (iiiisterïSlc dos coidons aiiléneurs Ac li moelle (.piiiier du 1C1U faiie après durciiscmeii par le biclirotiialc li ammoniaque eoloratiou de la coupe par loreiiue — I lulic Deneux de grand dianièli'c ( liibec iiincui mmccs ca olmdrcaxc r cctluleii de la nitroglic

MOELLE EPINIÊRE 1069

a. — Après coloration de la coupe par le picrocanninate, on la place pendant 10 à 12 heures dans un mélange à parties égales d'alcool et d'acide formique. Les libres de la névrogiie et le pruloplasma des cellules névrogliques sont alors entièrement décolorés; les cylindrcs-ai^es n'ont plus qu'une teinte rose pâle; seuls, les noyaux des cellules de la névrogiie présentent une teinte rouge.

b. — La coupe, faite après durcissement par le bichromate d'ammoniaque, est laissée pendant 24 heures dans la solution de purpurine (voy. page 280). Les cylindres-axes, les fibres de la névrogiie et le protoplasma des cellules de la névrogiie sont incolores; mais, en revanche, les ooyaux des cellules de la névrogiie sont roses.

c. — Les coupes, faites après durcissement complet dans le bichromate d'ammoniaque, sont colorées au moyen d'une solution d'hématoxyline, que j'ai fait connaître il y a quelques années*; mais dont la formule n'a pas >-, encore été donnée dans cet ouvrage. La solution d'hématoxyline que l'on fait en mélangeant la solution d'alun et la leintui-e l,en d'hématoxyline |voy. page 105), *"'' devient vineuse, et, au bout de /, >, quelques mois, . elle abandonne ?"* un dépAt considérable qui encrasse le flacon dans lequel elle est contenue. Ce dépdl, lavé à plusieurs reprises à l'eau distillée, repris à chaud par une solution d'alun à 1 pour 100, fournit une solution d'un beau violet qui se conserve bien, à condition d'y ajouter un fragment de thymol ou de la glycérine; . mais, dans ce dernier cas, la matière colorante est trop étendue, et il faut l'évaporer pour la ramener à son volume primitif, celui qu'elle avait avant l'addition de glycérine.

' Sur la ilmclure ilct cellaiti du corpt maqueux de Èlalpiglii. C|ii. rend.

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