‹ Traité technique d'histologieChapitre 94 sur 106 · C. — Cuupe Iraiisrcrsalc de · texte numérisé non relu

C. — Cuupe Iraiisrcrsalc de

cordons aiilûrieurs de lu moelle éphiiére du veau, fuile après durcts!<enienl par le bicliromale d'à in inoniaque: coJoralûin de la coupe |>ar la purpurine, l. gros luLes

mg, injn-linei ca, cylindre-uc; r.

noyau de la tiéiroglie {par erreur.

Ir frnil parlaiil dr la lettre t tiduïl lur le nagau :

u : il eln

Les coupes de moelle, après q^u^elles ont séjourné une «i plusieurs heures dans cette solution d*hématoxylîoc que j'appellerai hématoxyline nouvelle, sont montées dans la résine dammare, après avoir été déshydratées par Talcool absolu d éclaircies par l'essence de girofle. Les cellules nerveuses rt leurs noyaux sont incolores; les noyaux des cellules de la nivroglie sont seuls colorés en violet.

'^•*p?*'^»^ Parmi les différents procédés de coloration que Ton peut tragiques, appliquer aux coupes de la moelle cpinièi*e durcie par le bidiromale d*ammoniaque, on doit donner la préféreDce anx eoforations en masse par le picrocarminate, si Ton se propose ^*^aw.** d*éliidîer ta disposition de la charpente connective de la mœlk épinière. Ces préparations permettent de constater que toute b surface de la moetie est recouverte d'une couche continue de ^*!SL^ fibres de la ncvroglie formaal on admirable feutrage. Cette coucbe revêt les lèyres du sillon antérieur et du sillon postérifor. Lorsqu'un vaisseau sao|niin s'engage dans la moelle, il travers d'abord la substance blanche avant d'aill^odre la substance grise centrale, et, dans tout son trajet» il esl logé dans une sorte de manchon névroglique formé par rexpansMMt dte licoocbede Mires péri- uévrogHe qui entoure la moelle (voy. fig. 3ftf)« "Ems te vaisnscu r«#. ^jj^^^ sanguins de la moelle, quels qu'ils soient.

compris dans un manchon do névroglie qui s<* pours toutes leurs ramifications et se continue, aussi bien avec h névroglie centrale, celle qui fait partie de la substance grisr. ibre* inieiw qu'avoc la névroglic périphérique. De la névroglie périvasculair*' lubuUires. ^^ dégagent, en nombiv très considéi-able, des libres qui st* confondent avec la charpente intertubulaire. Les fibres intertubulaiœs p(Mivent étiv orientées dans toutes les directioos: mais la plupart d entre elles paraissimt avoir un trajet tranfversal et peuvent être suivies dans une tn>s-grande longueur dans les coupes de la moelle faites perpendiculairement à son bre5 et des axc. Ûu coustatc aiusi, qu'une fibre de la charpente connedive de la moelle épinière peut être en relations avec plusieurs cellules de la névroglie et que sa longueur t*st indéterminable. On a vu, plus haut (page 1057), que les tubes nerveui des cordons de la moelle épinière, ne possèdent pas de membrane de Schwann, tandis que les tubes nerveux des racines, racines motrices ou racines sensitives, ont une membrane de Schwann et des étranglements annulaires et sont par coosé-

qucnl contitués par une série de segments interannulâtlies.

Il n'est pas difficile de constater, sur des coupes transversiles de la moelle épinière, particulièrement dans la région dorslle, que les fibres des racines se poursuivent à travei*s les cordttkiB antéro-latéraux jusqu'aux cornes antérieures. Quel est le polttl où disparait la membrane de Schwann, et comment disparaît** elle? C'est là une question que Ton peut résoudre à l'aide dé métbodes variées*.

Chez un chien que Ton vient de sacrifier, on enlève de la PwjH* *^«*

I f ijAAÉa dan

moelle épinièrc un segment d'un centimètre à peu près de Ion- u iMtiie. gueur, en ménageant avec soin les racines qui y sont attachées: on le place dans une solution d'acide osmique à 1 pour 100; dix heui'cs après, en saisissant les racines avec une pince, et les tirant, on constate qu'elles .se détachent de la moelle assez facilement. Dissociant aloi*s ces racines en ménageant avec soin celle de leurs extrémités qui s'est détachée de la moelle, on constatera que les tubes nerveux s'y terminent rarement au niveau d'un étranglement annulaire; le plus souvent, ils se sont séparés de la moelle épinière dans un point de leur trajet qui correspond à une région quelconque d'un segment interanmi* laire, de telle sorte que le segment» interrompu par l'entrée du tube dans la moelle, a une longueur variable. Si celte longueur dépasse la moitié du segment, celui-ci montre son noyau qui, comme on le sait, occupe son milieu. Maïs, si cette longueur est inférieure à la moitié du segment, on n'y obserxc pas de noyau: il est probable que ce noyau est resté dans la moelle épinière. Pour démontrer qu'il en est réellement ainsi, il faut procéder de la manière suivante :

Au moven d'un rasoir bien tranchant, on enlève, de la moelle épinière tout à fait fraîche, une tranche longitudinale correspondant aux racines antérieures de l'un des cùtés. Cette tranche, qui ne doit pas avoir beaucoup plus d'un millimètre d'épaisseur, est placée dans une solution d'acide osmique à 1 pour 100. 1^ lendemain, au moyen des aiguilles, on dissocie en cherchant à Tub^inim. obtenir, aussi bien isolés que possible, les tubes ncneux des ra- «néduiioirc». cines et leurs prolongements intramédullaires. On peut constater, à l'aide de ce procédé, que les tubes intramédullaires des racines montrent parfois des noyaux appliqués à leur surface et

* De$ modificalioru de êtructure quéproureiU Us tuba nerveux en passant dt9 racines dans la moelle épinière. Cpt. riMid. Acad. des Se. 1882.

Disparition

de la roem-

iirane de

brlifinnil.

que CCS tubes ne présentent cependant pas d'étranglements an

nulaires et ne sont pas revêtus d'une membrane de Schwann

(voy. Og. 567). Les noyaux, au Heud*6trepbcés dans une encoche de la myéline, comme œm des segments interannulaires, font saillie en dehors et sont logés dans une masse de protoplasma qui s'étend à la surface du tube.

L'observation des tubes nerveux extra et intra-médullaires des racines de la moelle indique que la membrane de Schwann de ces racines doit disparaître au point où les tnbes pénètrent dans la moelle rpinière. Du reste, il est possible de faire, à ce sujet, une observation directe. Pour cela, il faut examiner des coupes de la moelle épinière faites après durcissement dans le bichromate d*ammoniaqtie. colorées par le picrocarminate et traitées ensuite pendant dix à douze heures par un mélange à parties égales d'alcool et d'acide formique (voy. page 1069) . Comme je l'ai éUbli. dans le travail déjà cité, Tacide formique enlève, en le dissolvant, le carmin qui est fiic sur les éléments anatomiques : mais tous ces éléments ne se décolorent pas aussi facilement; quelques-uns résistent davantage et se montrent dès lors avec une remarquable netteté. C'est dans ces préparations que l'on observe, de la manière la plus facile et la plus nette, les modifications des tubes des racines, quand ils pénètrent dans la moelle épinière.

On a vu plus haut que toute la surface de la moelle est couverte d'une couche de névroglie; c'est au moment où le tube nerveui s'engage dans cette couche que la membrane de Schwann disparait. Le protoplasma qui b double se poui*suit seul au delà, et, dans son

intérieur, on voit un noyau, comme il a déjà été dit à la

page 1058.

Pour bien observer le trajet des tub^ nerveux des racines

FiG. 367. — Fibre ou tube nerveux de racine intra-méduUairc, isolé par dissociation après l'action de l'acide osniique. — ry, cylindre-axe; m, gaine de myéline; ;i, noyau logé dans une couche de protoplasina superliciclie et faisant saillie au dehors.

MOELLE ÉPLMËRE 1073

motrîccs el des racines sensitives dans la moelle vpinîère, et pour étudier la distribution des fibres nerveuses h myéline dans la substance grise, on peutemployer difTérenles méthodes ayant pour but de colorer la gatne de myéline des tubes nerveux compris dans des coupes faites après durcissement de la moelle au moyen des bichromates alcalins.

La plus simple de ces méthodes consiste à traiter les coupes par l'acide osmique; mais il y eii a une autre qui donne de meilleurs résultais ; un segment de la moelle épïnière ayant séjourné quelques semaines dans une solution de bichromate d'ammoniaque à 2 poui- 100 est divisé en segment;»

plus petits ayant à peu près 2 millimètres de hauteur. Après les avoir lavés dans l'eau distillée, on les plonge dans une solution de chlorure double d'or et de potassium à 1 pour 1 00 ; on tes y laisse pendant 1 beureetdemieâ 2 heures p,^ au plus-, on les lave de nouveau à l'eau distillée, on les expose à la lumière du jour dans de l'eau légèrement acétiriét^>. Généralement, au ]M>ut de deus jours. la réduction de l'or

esl produite; on complète le durcissement au moyen de l'alcool et on fait, au microtome, une série de coupes transversales à partir de la surface de section. La première et quelquefois la seconde de ces coupes, — cela dé[>cnd de l'épaisseur qu'on leur donne, — doivent èlcc rejetées, parce qu'elles sont chargées d'un dépôt granuleux et que les fibres a myéline ne sont pas colorées par l'or réduit ou le sont très-incomplèlement. D'habitude, c'est la troisième coupe, ou même la quatrième, qui donne les images lus plus démonstratives. On peut y voir EUmviu. Hisiol. «S

Coupe inm^venuik- (!>.' tu iiioelle i^pinièrc du veau, dans la ii'-f-iuii dorsale : tuupc faite api'ès diircisst'iiieiil par [c biclii'oniaK- tl'aiiiiiioniaqur; cnloralion par ](■ |iirrucnniiiiinte ; dècnloiilLDii par l'acide Ton II i 11111'. — II. rarinc aiilËricure eitraiiiùdulUii-c: r, mcinc inlra-nitdullairc; c. coi'duu aiili'i-ii'ur; », iiévroglici p m. pieriu>rc; e a, cyliiidi'r-aïc : >, inciiLbranr de

1074 TRAITE TSCBMIQUB D'HISTOLOGIE

1rs racioes poslérîeums, après qii'elltîs ont ti-averst* U sulKancr lilanclic el la subsianœ gëJaliiK^use, s'engager dans It-s caroo postériciires. passer sur Ivs cMés au caiial ct-nUgl et altpindn-, en ijrand nombre, les cornes anlèrieures pour s'enlre-croÎH'ranT

</• ip

Tic. 300. — Coupe trans versa 1i< de la inorlle Ëpiiiiri« du Hiieti. dans b r^gioa h» baire. Coupn faite iprèi raotûni «iccesBive ilu hicUromalr d'unmannqNe H4t ehlurure d'or. —A. coi-don uténeur; P, cortlun posUfieur; G. oordo* de M. f a, sillon aiiUi'ieur: • p. silluii posl^i-it^iir; e c, caual ci?'iiirah r a. r»dur mVrioure; rp, [■acino'posl^i-ieure.

dfs fibres provenant des racines «nlèrieures. La coniraissuF blanche antérieure se voit aussi d'une mani6n> rt>maii] ces préparations.

Weigert' a décrit ces dcrniei-s temps une iiiêthode i|ui |

fûv Ha, Cf..(.«/„,

aussi de bien observer les fibres à myéline de la moelle épinière, de suivre celles qui forment les racines et celles qui entrent dans la substance grise.

Voici en quoi elle consiste :

Des fragments de moelle, durcis par le bichromate de potasse seul ou par l'action successive du bichromate de potasse et de Talcool, sont plongés, sans avoir été lavés à Feau dans une solution saturée d*acétate neutre de cuivre, à laquelle on ajoute un volume d'eau égal au sien, et placés dans une étuve à la température de 55® à 40^; au bout de 24 à 48 heures, on les lave à Talcool et on en fait, dans l'alcool, des coupes qui sont colorées à l'aide d'une solution alcoolique au dixième d'hématoxyline à laquelle on ajoute 90 parties d'eau et 1 partie d'une solution aqueuse saturée de carbonate de lithine. Ces coupes, après un séjour de 2 heures dans ce liquide, sont lavées à l'eau et traitées par un mélange ainsi composé :

Eau 200

Ferricyanure de potassium 2,5

Borax 2

Lorsque les régions qui ne renferment pas de tubes nerveux à myéline sont franchement décolorées, on monte les coupes dans le baume du Canada, après les avoir lavées à l'eau, déshydratées par l'alcool ordinaire, l'alcool absolu et éclaircies par l'essence de girofle.

Les vaisseaux sanguins de la moelle épinière, comme cela a vaisseaux déjà été indiqué un peu plus haut, traversent la substance *«"«"»"* blanche; mais, en chemin, ils émettent des branches qui donnent, dans les cordons blancs, des réseaux capillaires dont les mailles forment des quadrilatères allongés suivant l'axe de la moelle épinière. Dans la substance grise, le réseau capillaire est beaucoup plus serré, ses mailles sont à peu près égales dans les différents sens*. Le fait qui frappe surtout, c'est la richesse vasculaire beaucoup plus grande de la substance grise. Cela montre que la circulation y est beaucoup plus active et qu'il s'y fait des échanges nutritifs plus importants, en un mot, que le rôle fonctionnel de cette substance est plus considérable que celui qu'on doit attribuer à la substance blanche.

Il est facile d'obtenir de bonnes préparations de la moelle injectée. Chei le Upin, par exemple, il suffît de faire une injection

générale avec la masse de bleu de Prusse à la gélatine indiquée pages 119 et buivantes Lorsque I dounal est suflisammenl it froidi on uuvre le canal vcrtéb al a\cc une pince coupanlf b

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conte anrérieure: c p, corne postérieure; c <-, caiial conli-al

moelle, enlevée avec soin, est placée dans le liquide de Mollen on couiplôle le durcissement avec l'alcool. Les coupes sont colorées au picrocarminalc avant d'être montées dans le baume du Canada ou la résine dammare.

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