CHAPITRE XXII
€EBYEAi;
Presque toutes les méthodes que Ton emploie pour faire des préparations histologiques de la moelle épinière conviennent aussi pour Fétude du cerveau. Cependant on ne peut y faire de ces injections interstitielles d'acide osmique dont le but est de faire pénétrer le réactif tout autour des élcments que Ton se propose de saisir vivant encore et d'immobiliser dans leur forme (voy. page 1035 et page 1056). En effet, lorsque Ton essaye de pratiquer des injections interstitielles, soit dans la substance blanche, soit dans la substance grise des hémisphères cérébraux on voit le liquide refluer le long de la canule dans le trajet qu'elle s'est ci'cusé au sein de la substance cérébrale ; mais il ne pénètre pas cette substance.
Le tissu cérébral est donc imperméable, et en cela il s'éloigne de celui de la moelle épinière, dont les différents éléments, aussi bien dans la substance blanche que dans la substance grise, s'écartent les uns des autres pour livrer passage à la masse d'injection.
De là il résulte que les différents éléments qui composent le cerveau sont unis ou soudés assez solidement ensemble par un ciment qui fait défaut dans la moelle épinière. C'est là un point qui n'est pas sans importance, et pour la technique histologique du cerveau, et pour la nutrition de cet organe.
L'alcool au tiers est le meilleur réactif dissociateur des Dissociation couches corticales du cerveau; il permet d'obtenir, complètement isolés, les cellules nerveuses et les éléments de la névroglie. Pour en faire des préparations à l'aide de ce réactif, on suivra exactement la méthode indiquée à propos de la moelle épinière (voy. page 1052); ou bien, une petite portion du cerveau ayant séjourné vingt-quatre ou quarante-huit heures dans l'alcool au tiers, on enlèvera de la couche corticale de petits fragments que
par l'alcooi au tier>.
1078 TRAITÉ TECIlMOtJE DIIIS
l'nn dissociera sur la tame de verre, laquelle on ajoutera une goutle d'une minale à 1 pour 100. On obtient ainsi forme et la dimension sont variables. ,1 celles dont le type est vraiment cérébi cône très allongé, de la base duquel se
ho, 371. — Couïbc coriiMlcilu f crvoiiu ilii diat id ralcnol su lier». — a, b, r. il. trois cdlulet de nojaui n'. les prnlon^xmenU DibrillairM plu»H< granuleuse qui lea encombre; entre c«* ÛCfnenla ramidile di: l'ëcorce cér^tirole «vec son uojau W iniques p el son prolonKPmenl cylindruite f>.
ment qui se présente avec tous les cani cylindraxile ou de Oeitcrs et un nombre vb protoplasmiqiies ramifies. Le sommet un prolongement protoplasmique qui se quelquefois ce prolongement se bifurqm sente dans la figure 371. Le noyau gsnj
de la base de la cellule.
Tout autour de cette cellule conique ou pyramidale sont distribués des éléments de la névroglic, tels <|u'ils se montraient dans la préparation. Ces éléments t[ui correspondent aux cellules de la névroglie de la moell»; épinière (voy. fig. 571}, sont beaucoup moins nets et beaucoup moins i-ésistants que ceux de cet organe.
Leur noyau, la petite musse de protoplasma qui l'entoure et les prolongements i|ui s'en dégagent sont encombrés d'une substance granuleuse, pi-esque complètement enlevée en d par la dissociation et de plus en plus abondante dans les éléments c, b cl a dont la dissociation a été de moins en moins complète.
Les préparations, faites au moyen de l'alcool au tiers, ne permettent pas de voir quelle est la nature de celte substance granuleuse. L'application d'outrés méthodes montre qu'elle est complexe et que, dans la masse qui englue les cellules de la névroglie, il y a certainement
KiG. 372. — Le? cinq coudios Je l'écorce (tri se du rcrvpau do Hiuiniiic d*ijpK-s UcyriiTli figuiv srliùiiiatiiui? i>our la di'inoiisira-
lom traite: technique d'histologie
des débris de divers éli^ments : par exemple, des débris de prolongements protoplasmiques de cellules ganglionnaires et même r de libres i
tCCi"
Tfiyéline. Miis U y ■
chose ; car, si les di- ■ers élémenU qui eotrent dans la conslilution de l'écoree cé-
rébrale et même de U substance blanche du
«r>euu n'étaient pas
réunis par une sub-
lance cim^tante névroglique, les injet-
tions interstilidles de-
i-aient y réussir.
romme dans la moelle
pinière : le liquide
njecté devrait se ré-
pandre autour des cel-
lules ganglionnaires, les fibres nencusesel
les éléments de la n^ roglie.
Avant d'aller plu^
luiii dans la descrip-
tion des éléuientsqui
composent lencé-
\ 3r — C upe d u
rc n dui ■prè< dure aem n
l'haie, il importe de 1 es examiner dans def
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coupes. Les coupes du
1» p ro -m
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gra ui!U*e
cerveau de l'iiomme.
S ouci des >p
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lu singe, du chien.
du lapin ou de tout
des g andes ul p pe es uca régu
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faites dans diflêrenles
d ect ons après dure ssemont par le b chromate d'ammonia-
que le b cl roma
de po asse ou 1 ac d
:hrornique, ne mou-
tn,nt jama s les b
s de la
névrogl e aussi nettement que dw*
la moelle épinièrc, même en employant les meilleures méthodes de coloration, notamment la coloration en masse dans le picrocarminate. Celles de ces coupes qui sont faites perpendiculaire- l«s doq ment à la surface, et de préférence perpendiculaii^ement au pli ^SITyiiert.* que forme une circonvolution dans les zones psycho-motrices, permettent de reconnaître toutes les couches qui ont été décrites dans Técorce du cerveau, par exemple, les cinq couches admises par Meynert (voy. iig. 372) et qui sont :
1"* La couche granuleuse;
^ La couche des petites cellules pyramidales;
5^ La couche des grandes cellules pyramidales;
4"* La couche des petites cellules irrégulières:
5"" La couche des cellules fusiformes.
Si Ton examine des coupes des différentes régions du cerveau, on reconnaît que Tépaisseur relative de ces couches est variable : quelques-unes peuvent manquer, d'autres prennent une importance considérable, par exemple la couche des grandes cellules pyramidales dans les régions psycho-motrices.
Dans la moelle épinière, les cellules ganglionnaires sont tellement grandes et sont si bien dessinées que, dans une coupe, on ne pourra pas les confondre avec les cellules de la névroglie. Dans le cerveau, tout au contraire, on confondra facilement de petites cellules ganglionnaires avec des cellules de la névroglie, d'autant plus que les réactifs durcissants que Ton emploie d'habitude pour les préparations du cerveau amènent, dans les cellules, des altérations de forme très variées et souvent considérables qu'il faut bien connaître si Ton veut interpréter sagement les préparations.
Faisons remarquer, d'abord, que des fragments du cerveau plongés dans le bichromate d'ammoniaque à 2 pour 100 prennent une consistance convenable, pour les coupes, bien plus rapidement que des segments de la moelle épinière de même volume; néanmoins, si l'on a placé dans le môme bocal un fragment d'encéphale et un segment de moelle, on peut attendre, pour couper le cerveau, que la moelle soit complètement durcie, ce qu'il ne faudrait pas faire si l'on avait employé l'acide chromique et môme le bichromate de potasse, parce qu'à la longue le tissu cérébral y devient cassant.
Dans les coupes faites après durcissement par le bichromate d'ammoniaque, colorées par le picrocarminate et conservées
Vacuolisili dM cellat.
c#ribr>l«i
lOM TRAITÉ TECHNtQUe D'HISTOI.OGÏE
dans la résine damman;. les cellules ganglionnaires se présente sous des formes variées et même lout à fnil inattendues. Qm ques-uncs tint bien la forme qu'on a l'Iiabilude de leur cou dcrei". la forme pyramidale, et ont pris, sous l'influence i 1 carmin, une teinte rosée qui les fait recoiiiiaitre au milieu «les élémenls qui les entourent ; mais un gmnd nombre sont rpmplaœes' par dos espaces clairs, sorte de vacuole daus laquelle le noyau ganglionnaire se montre nellemenl. La vacuole qui
Km. 57i, — Cpupc lie In siibsUncc urisc corticalt; du r^rveau du ctiieii, t»i\e i duraïBecmenl toinpiel |iar le bichroinalc d'aitinioniaque : colorition ttiiuUi rËDsIiie el rii^iniloivline nouTctIe; I* |H-épinlion ost eoiis»rvè«! lUn» )■ t
daminare; — a, cellule pvi'ninidiilc i-Almcl£r; b, rcllulc pviiuntd*lr i ,
lÎBée: II. iiDVDu faiib'liuniiairf! d'une do ces ceUiilfs ; »'. noyau' d'une cclluk i 1* ii<!Trn|;tic.
remplace une cellule pyramidale piïsente un proloogeinc également clair, se dirigeant vers la sui'face et correspn liant ou gros prolongement protoplasmique de la cellule c lu'ale.
Dans les cellules qui sont leJnttïes par le carmin el qui a une forme franchement pyramidale, le uoyau ganglioonaiie e géniïralemenl déformé, ratatiné; souvent il est méconnais Les cellules teintées el les cellules qui ont subi In traiisfom
lion vacuolaire ne correspondent pas plus les unes que les auliiis à des formes normales. Cependant les premières donnent mieux ridée de la forme réelle des cellules ganglionnaires du cerveau, et généralement ce sont elles qu'on représente. On peut obtenir des préparations dans lesquelles presque toutes les cellules ganglionnaires se montrent ainsi, par exemple, en soumettant le cerveau à l'action successive des bichromates alcalins et de Tacide cfaromique (voy. page 1081), en colorant ensuite en masse par le picrocarminate et choisissant enfîn parmi les coupes successives que Ton pratique à partir de la première surface de section. C'est ainsi qu'a été faite la préparation dessinée figure r>75.
Lorsque la moelle épinière a été durcie par un séjour d'un an, au moins, dans une solution de bichromate d'ammoniaque à 2 pour 100, les coupes, colorées par la purpurine ou par l'hématoxyline nouvelle (voy. page 1069), montrent les noyaux des cellules de la névroglie colorés en rose par la purpurine, en violet l'hématoxyline, tandis que les noyaux des cellules ganglionnaires sont incolores. Un fragment de cerveau, soumis, pendant un an aussi, à l'action durcissante du bichromate d'ammoniaque, iHfUoctioD donne, sous l'influence des mêmes matières colorantes, des ne^eu»èlei résultats un peu différents. Les noyaux des cellules de la névro- ^^''^^i""*" glie sont colorés exactement comme dans la moelle épinière; nérrogiio. mais les noyaux des cellules ganglionnaires ne sont pas incolores. La teinte qu'ils présentent est beaucoup plus pâle que celle des noyaux névrogliques. Je l'ai trouvée à peine marquée dans des coupes de la substance corticale d'un cerveau de chien qui, faites après un séjour d'un an dans le bichromate d'ammoniaque, ont été conservées pendant plusieurs mois dans l'alcool ordinaire. Aprè'i avoir coloré ces coupes par un séjour de \îngt-quatre heures dans l'hématoxyline nouvelle, les ayant soumises à l'action de l'éosine avant de les monter dans la résine dammare, j'ai obtenu des préparations dans lesquelles tous les noyaux des cellules nerveuses étaient colorés en rouge, tandis que les noyaux des cellules de la névroglie étaient violets. On peut arriver ainsi à une distinction excessivement importante : celle des cellules nerveuses et des cellules de la charpente connective du cerveau.
Dans ces préparations, les noyaux des cellules de la névroglie se distinguent, non seulement par la coloration, mais encore par la grandeur et la structure. Les noyaux de la névroglie sont beau-
coup plus petits que les noyaux ganglionnaires. Les cellules qui les entourent peuvent subir la transformation vacuolaire, eiactement comme les cellules nerveuses. Au contact des cellules ganglionnaires, des cellules pyramidales, principalement, on observe presque toujours sur les coupes un ou deux noyaux de la névroglie. Parfois la cellule, à laquelle correspond un de ces noyaux, a été transformée en une grande yacuole qui se confond avec la vacuole formée par une cellule ganglionnaire (voy. n, fig. 574); d*autres fois, les vacuoles né\Togliques refoulent la cellule ganglionnaire et en compriment la substance, qui est devenue plus dense et qui a fixé une plus grande quantité de matière colorante.
Toutes les cellules ganglionnaires du cerveau sont dans la substance grise; la substance blanche n*en contient pas; on y observe seulement des libres ner>'euses et les éléments de la névroglie dont les caractères ne diffèrent pas dans les deux substances. 11 y a des fibres nerveuses à myéline non seulement dans la substance blanche, mais encore dans la substance grise. Déjà, dans les coupes bien colorées au moyen du picrocarninate, on reconnaît, sans difiiculté, des faisceaux de fibres nerveuses qui s'élèvent perpendiculairement de la substance blanche dans les couches profondes de la substance grise et dont quelques-unes peuvent être suivies jusqu'au voisinage des prolongements cylindraxiles des cellules pyramidales. Les mêmes préparations permettent d'observer dans la substance grise des tubes ner\eux à myéline, ayant des orientations très variées. Elles s'y présentent, en effet, en travers, en long et dans toutes les positions intermédiaires.
Tobes ner- On Sait également, depuis longtemps, d'après une observation ^*k»'*àT«* de Remak, que, dans la couche granuleuse superficielle du cersurfccc. veau, il y a un nombre considérable de fibres nerveuses à in véline dont le trajet est parallèle à sa surface et qui s'entreH:roisent. Pour observer ces fibres, il suffit, après avoir enlevé les méninges, de faire, sur un cerveau tout à fait frais, une coupe tangentiello mince et étendue, de la porter sur une lame de verre et d'y ajouter une goutte de lu solution de potasse diluée; mais il est préférable d'enlever un segment de l'écorce cérébrale ayant cinq ou six millimètres d'épaisseur, de le porter dans une solution d'acide osmique à 1 pour 500 et, lorsqu'il y a séjourné quelques
CERVEAU liciires, (le le placer dans l'eau pour le débarrasser de d'acide osmisque et d'enlov aussi mince t>
que pnssible, que l'on monte en préparation duii glycérine.
On y voit, avfcun grossissement moyen, lin nombre cnosidéralile de tubes ner-
Fifl. 375, — Coupe
du chien, faite pcqicnd i cul lire mcnl i lu suriux- tn Ir*» petit n^pneiildeU cirvonvolutiun a Ëlé l'Iacè dans une HUlulion d'acide oimi[|ue i i pour 10(1 ptn- Oaiil Si lieurcH, puis dans l'eau ppiidoiit S heun», dan» l'alcool «muilc pendant !4 heures. C'est «ir ce petit tetfmeni inclus dans te mélange de cire et dliuite,
uni HÉ faites;
elles OUI Mt inon-
tées en prépam-
liondanidc l'eau
pbte^ute. — À.
cou^ pranu-,
leàae,' dans la-
quelte'ôn'DlJsei'vr
quehpies cellules
ganglionnaires potrgtinalc* r' ci un rf'iiculum r toiinti par les prolongements
protoplasmiques des cellules pyroniidi'k's comprises dans les coudies s
jacentca ; celle des petites cellules pyramidales, H, et relie des pendes cellule*
pjmmidales C: c. une dn cellules piraniidales. i la hase de laquelle on aperçoit
le noyau d'une cellule dt la u^n'Ojille,
d'Exiier.
yeux à myéline, dont le trajet est parallèle à la surface. Sur aucun de ces tubes on ne voit rien qui rappelle les étranglements annulaires; s'ils existaient sur les fibres nenreu$<*s du cerveau y ils n'échapperaient certainement pas dans ces conditions d'observation. Il n'y a donc pas plus d'étranglements annulaires et de membrane de Schwann dans les fibres à mvéline du cerveau que dans celles de la moelle épinière. Kéiiiodc Exner* a fait connaître une méthode qui a singulièrement étendu les anciennes observations de Remak, car, grslce à elle, on peut reconnaître, sans difficulté, qu'il y a, dans toute l'écorce grise du cerveau, un nombre considérable de fibres i\ myéline de calibre varié, orientées dans tous les sens. Cette méthode est la suivante : on place de tout petits fragments de la substance corticale du cerveau dans une solution d'acide osmique ù 1 pour 100; il faut que les fragments soient asseï petits pour qu'après un séjour de vingt-quatœ heures dans le réactif, les coupes que l'on en fait soient noires dans toute leur étendue. Ces coupes doivent être perpendiculaires à la surface.
En les examinant dans l'eau, à un faible grossissement, on reconnaît, dans la substance corticale, qui est colorée en gri> plus ou moins foncé, les cellules ganglionnaires formant autant de taches claires dont la forme est caractéristique. Entn^ ces cellules, on a peine à distinguer, même avec un grossissement considérable, et sur des coupes fines, les fibres nerveuses, an milieu de la substance granuleuse qui les enveloppe; mais, >i l'on ajoute une goutte d'ammoniaque à la préparation, on voit le tissu se gonfler, et apparaître, entre les cellules nerveuses, un nombre très-considérable de petits tubes nerveux à myéline dont le trajet affecte des directions très variées.
Ces préparations ne sont pas persistantes. Conservées dans h glycérine, elles perdent rapidement leur nettelé, et déjà le lendemain, elles ne sont plus démonstratives. J'ai trouvé un pn>cédé qui permet de conserver des préparations faites par la méthode d'Exner. Lorsqu'on a ajouté de l'ammoniaque et que. la coupe s'étant gonflée, les fibres à myéline son! drirmifi bim nettes, on soumet la préparation aux vapeurs d'acide u^Hiique. Pour cela, on met quelques gouttes d'une solution d*acide
i. Exnor, Zur KeinUnis* rot» frineren Haue f/er (Iroêthirnrinde, (Aca«i. d**^ Sciences de Vienne. 1881).
osmique à 1 pour 100 dans un petit baquet de verre. Puis, la lame de verre porle-objet. sur laquelle repose le tissu imbibé d'ammoniaque, est placée sur le baquet de verre, de telle sorte que le fragment de (issu, dirigé en bas, reçoive directement les vapeurs d'acide osmique. On rccouvi-e d'une petite cloche. En général, au bout d'un quail d'heure, ta fixation est produite;
Kis. 37G. — I ne poi'lioti de la couche ilps pctili^ rollub^ |»rHuidDlC'< de lu aiil- !<U>iicc ^nse curticalc du cerveau du cliieii, durcii. par I acide (Hinique ulsenâc sur une nupc Tail pci|)Citdîrulaire]ncii(ù la '•urTacc dune ctrconvululioni reltc coupe a elt rrailic par l'amnioiiiaqiic el souuiiso ensutlr aui Tapeurs d'acidiosmique I iioinii K0O|.liomiaire i (. tllire iieiieu<c a nniliiii
on peut ajouter de là {glycérine, el la prep nation conserve sa netteté (voy. fig. 576).
Si l'on se propose d'étudier, sur des coupes, un cerveau difficile à durcir, comme celui des poissons cartilagineux, la raie ou la torpille, par exemple, on Icra bien d'employer, au lieu des bichromates alcalins, ou de l'acide chromique, une méthode qui a été préconisée par Belz' : Le cerveau tout entier est sus-
pendu dans un flacon contenant de ralcool auquel on a ajouté de riode jusqu'à lui donner une teinte jaune vineuse. Le lendemain, la coloration a disparu. On rajoute de l*iode pour la reproduire, et, tous les jours, on recommence cette opération jusqu'à ce que Talcool iodé ne se décolore plus. Le cerveau est alors porté dans une solution de bichromate de potasse à 4 pour 100. Lorsqu'il y a séjourné quelques semaines, on le fait dégorger dans Teau et on le place de nouveau dans ralcool ordinaire.
icooi au Pour faire des coupes du cerveau des batraciens anoures et ^inique. ^ urodèlcs, j'cmploic la méthode que j'ai recommandée pour les préparations de la rétine, en la modifiant légèrement : on met successivement le cerveau pendant vingt-quatre heures dans l'alcool au tiers, vingt-quatre lieures dans une solution de picrocarmiiiate à 1 pour 100, vingt-quatre heures dans une solution d'acide osmique à 1 pour 500. Les coupes, dont les éléments sont admirablement colorés, sont montées dans la glycérine, ou mieux dans la résine dammare, après avoir été déshydratées par Falcool absolu et éclaircies par l'essence de girofle. Les préparations sont belles et démonstratives, comme celles de la rétine.
Nhode de La méthodc de Golgi, qui consiste à faire agir successivemenl °^'* sur les tissus nerveux le bichromate de potasse ou d'ammoniaque et le nitrate d'argent, donne pour le cerveau des résullat> intéressants (voy. pour la méthode, page 1062). 11 est rare que, dans une coupe, toutes les cellules ganglionnaires et même toutes les cellules pyramidales soient dessinées nettement par l'argent ; mais il suffit que la réaction soit nette pour quelquesunes d'entre elles. On peut reconnaître alors leurs diflerents prolongements protoplasmiques et leur prolongement cvlindraxile qui, contrairement à ce que l'on croyait, peut, suivant l'observation de Golgi, se diviser à une certaine distance de sa cellule d'origine.
aisseaux Lc réscau capillaire du cerveau s'injecte aussi facilement que celui de la moelle. Des coupes du cerveau injecté, faites après durcissement par l'alcool, si l'injection a été faite avec la masse au carmin et à la gélatine, fournissent de très-belles préparations. Les plus instructives cependant sont celles dans lesquelles, les vaisseaux ayant été injectés avec le bleu de Prusse, les élê-
iDgums
inents sont colorés au picrocarminate. On y voit les artérioles et les veinules, dégagées de la pie-mère, plonger perpendiculairement dans la substance cérébrale, en émettant des rameaux latéraux qui se rendent au réseau capillaire des différentes couches de Técorce cérébrale. La plupart de ces artères et de» ces veines se terminent, avant d'atteindre la substance blanche, en se divisant et se subdivisant, pour se perdre dans le réseau capillaire. Toute la région de Técorce comprise entre la couche» granuleuse superficielle et la substance blanche possède le plus riche réseau capillaire. C'est la région dans laquelle se trouvent les cellules nerveuses; mais il s'en faut que chacune de ces ccdlules soit comprise dans une maille capillaire. Dans cha cune de ces mailles, on voit toujours, sur la coupe, au moins cinq ou six cellules nerveuses.
Le réseau capillaire de la couche granuleuse de la surface, celui des autres couches de Técorce et celui de la substance blanche ont des branches communes, c'est-à-dire qu'ils communiquent entre eux.
CHAPITUi: XXIII
CEBVKLKT
Toutes les méthodes que Ton emploie pour observer les éléments et le tissu du cerveau peuvent être appliquées à l'étude du cervelet. Des coupes de cet organe, laites perpendiculairement à la direction des plis ou circonvolutions lamellaires de sa <:.>ii|.cs. surface, après durcissement par le bichromate d'ammoniaque ou de potasse, ou par l'acide chromiquc, ou par l'action successive des bichromates alcalins et de cet acide, colorées par le carmin, quel que soit, du reste, le procédé employé, donnent toujours des préparations suffisantes pour acquérir les premièi*es notions sur la structure du cervelet. Ces préparations sont extrêmement élégantes. On y voit les fibres nerveuses former
Ranmer. Histol. 69
une lame de substance blanche au centre de chaque pli. Cdlc
lame est recouverte d'une couclie de cellules dont les notiui
!» *<■* spliériques paraissent comme pressés les uns à côlê des autres.
■iH. ot qu'on désigne sous le nom de couche des grains, parce qu'os
'iG. riT7. — Coupe du cervolpl ihi chien. Taite perpcniliciilRircincnl â li dtivrli<n tics plis céri^'llcux, H|iKti duitii^sein^nl par \q liicbromalc d'ainiiioiiiaqiic: ci<k.ralioii pnr 1p iiiri-ocanuiiiatc ; la ci>ti|)e a été désliyd rater pnr l'akuid aMu i^clnircip jinr IVsscricc dp pirofle et montée dans In r^ine danimai'c; a. fouct des crains; p. couclie des cellules <le l'iirkiiije; c, coucht? (rrnnuleu:i<> $ii[irr1irk'UFi b. £ul>st>nee blanc) ic.
l'a comparée à la couche des grains de la rétine, alors que l'on lie connaissait pas la véritable signiTication de ces grains i^ui appartiennent en réalité aux cellules visuelles et aux cellule bipolaires (voy- page 954). Au-dessus des grains, se trouve «ne
t'ouche des grtini.
couche caractérisée par la présence de grandes cellules multipolaires comparables à celles de la rétine et connues sous le nom de cellules de Purkinje. Une troisième couche, qui s'étend depuis les cellules de Parkinje jusqu'à la surface, est Tanalogue de la couche granuleuse des circonvolutions cérébrales.
Le cervelet durcit dans le bichromate d'ammoniaque aussi vite que le cerveau ; mais on peut, sans inconvénient, le laisser séjourner un an dans ce réactif. Les fragments de cervelet que l'on suspend dans la solution de bichromate, pour les faire durcir, ne doivent pas avoir plus d'un centimètre de côté. I^es coupes faites à main libre ou au microtome, colorées dans le picrocarminate, — il suflit d'un séjour d'une demi-heure à une heure dans ce réactif pour avoir une très-bonne coloration, — montées dans le baume du Canada ou la résine dammare, en suivant les indications classiques, permettent, si elles sont assez minces, de rcconnaitre déjà une série de détails de structure.
Dans la couche des grains, on voit deux espèces de noyaux. Noyaui de la Les plus nombreux sont petits, granuleux, disposés par groupes; les autres, franchement vésiculeux, plus gros, ayant un nucléole bien marqué, sont des noyaux ganglionnaires. Entre les groupes de noyaux granuleux se voit un plexus dont les nœuds sont assez étendus et semblent formés par un entre-croisement plexiforme de fibrilles nerveuses, comme celui qui constitue les cellules ganglionnaires de la moelle épinière. On dirait, en effet, des cellules ganglionnaires sans noyaux. Cette interprétation paraît d'autant plus juste que, dans quelques-uns de ces entre-croisements plexiformes, on observe un des noyaux ganglionnaires de la couche des grains que nous venons de décrire.
Les cellules de Purkinje montrent un prolongement cylindraxile qui s'engage dans la couche dite des grains et la parcourt perpendiculairement ou obliquement à sa surface. A côté des cellules de Purkinje, on observe souvent de [)etites cellules ganglionnaires analogues à celles de la couche des grains. Les prolongements protoplasmiques des cellules de Purkinje pénètrent au sein de la substance granuleuse, s'y divisent et s'y subdivisent en formant une riche arborisation dont on peut suivre les branches jusqu'à la surface. Ces branches semblent se perdre dans un plexus à la formation duquel paraissent concourir également les fibres qui viennent des cellules ganglionnaires de la couche des grains et du plexus nerveux de cette couche.
Cellules de Purkinje.
Il y a quelques anné*^ Denissfinku'f ayant traité des coupes du cen'elet par l'hématoxyline et I eosine.
a remarqué qu'il y a dan^ la couche des grains, àcui espèces de cellules, les unes se colorant par l'ht'-maloxyline et les autres par l'éosine.
Avant (le décrire les préparations que fournil relie mc'-tliode. je dois indiquer l'action de quelques matières colorantes sur les coupes du ceneiet durci par le hicbromate d'ammoniaque, comme jt> l'ai fait pour le cerveau et
F», r.78. — Coupe du cenrW du rhicn,railc|icrppndirubimDmi aux plis céivbeUcui. ipiv^ ilurciaïOinciit dans le birhimiatr d'ammoniaque, rolorér par Iklion siicCfSsiTe de l'hniutoiyljiH' noiivrllc et do l'râsinc * l'akwl.
montée dariii la n-sine diumiin'.
suivant les piwédi's rla5»ii|ui^.
— il. subslanre blancbr: A. r.Hichi' do prains: C, rmiihi- d^ cellides di- Pui-kiiije: /*• ruurhr )(niiiuleiise »u)irrliriclle: P. rrllule de i>iiiiiinje; p. jirufaHU)^ ment rylindnuilr de ces n+ Iules: pp, |iro1oii|:i.-nH-nt )>n4i>pUsmique di- ces rrlltilc; i.
noyau néïro(.iiiiue de la ciHiffcr des (craius: h. noyau pan^iionaire de celle couche: ■'. unir ces noyaux atrophié; ». cHIulr ttnffltonnaii-c de ta oxirhc ^n-
' Denlssenko. Zur Fi den Bau dfr KUiiUtir* rfrichiedrueii Klaarn i bcllhirm. (.^rth. (. rail t. XIV, p. 205.)
la moelle épinière. Cette élude comparative, je conseille de la faire, en mettant dans un même bocal contenant au moins un litre de la solution de bichromate d'ammoniaque, un segment de la moelle épinière, un fragment du cerveau et un fragment de cervelet, de les laisser séjourner un an dans la solution et de traiter ensuite des coupes de ces trois organes, en même temps, par la solution de purpurine et par Thématoxyline nouvelle.
On reconnaît ainsi que les cellules de Purkinje résistent à la coloration, exactement comme les cellules nerveuses de la moelle, que les noyaux ganglionnaires de la couche des grains présentent seulement une teinte légère comme les noyaux des cellules nerveuses du cerveau, et que les autres noyaux de la couche des giains se colorent fortement, comme les noyaux de la névroglie de la substance blanche et de la substance grise de la moelle épinière, de la substance blanche et de la substance grise du cerveau et de la substance blanche du cervelet.
Évidemment, ces réactions n'ont qu'une valeur relative; mais coioraUon elles laissent supposer que les noyaux de la couche des grains ^^îyiinTei'^ qui se colorent par Thématoxyline nouvelle et la purpurine, '*^»n«après que le cervelet est resté un an dans le bichromate d'ammoniaque, appartiennent à des cellules de la charpente connective de cet organe, et non pas à des cellules gafaCfiioi naires.
Les coupes du cervelet, colorées par Thématoxyhne nouv^Kf? soumises ensuite, sur la lame de verre, à l'action de la solution alcoolique d'éosine préparée par le procédé de Fischer (\oy. page 629), montées eniin dans la résine dammare ou le baume du Canada, montrent les dispositions suivantes (fig. 578) : sont colorés en rouge, les cellules de Purkinje et leurà prolongements protoplasmiques, le plexus nerveux de la couche des grains ainsi que les noyaux des cellules multipolaires qu'il contient; en violet, tous les noyaux qui constituent les grains proprement dits. Dans les nœuds du plexus de la couche des grains on- aperçoit un corps, généralement irrégulier, coloré en rouge, qui semble provenir d'un noyau atrophié par régression. Entre ces noyaux ratatinés et les noyaux vésiculeux de certains nœuds du plexus, très-nettement colorés en rouge eux aussi, on observe des intermédiaires.
Dans la couche granuleuse, à l'aide de la méthode de double
ouniquc
coloration, ou bien au moyen de la coloration simple par le picrocarminate, on reconnaît sans peine trois espèces de noyaux : les uns appartiennent à de petites cellules nerveuses multipolaires, les autres à des cellules de la névroglie. d autres enfin à des vaisseaux sanguins.
Acide L'application de Tacidc osmique à Tétude du ccnelet donne
des résultats intéressants. De petits fragments des couches superficielles de cet organe, ayant 1 millimètre à i millimètre et demi de cùté, sont généralement colorés en noir dans toute leur masse après un séjour de vingt-quati^ ou quarante-huit heures dans une solution d'acide osmique à 1 pour 100. Ils sont placés dans l'eau pour enlever l'excès d'acide osmique, et ensuite dans l'alcool ; puis on y fait des coupes perpendiculaires à la direction des circonvolutions cérébelleuses. Dans ces coupes, chaque couche présente des caractères spéciaux : la substance blanche est maintenant la plus noire, parce qu'elle est formée de tubes neneui dont la myéline réduit l'acide osmique; la couche dite des grains est striée de noir et de gris ; les- stries noires correspondent à des fibres à myéline qui, dégagées de la substance blanche, montent en très-grand nombre au milieu de la couche des grains, pour gagner, soit les cellules de Purkinje, soit la couche granuleuse superficielle. Quelques-unes de ces Cbres ont un trajet à peu près direct; mais le plus grand iiombn^ suivent les travées du plexus nerveux de la couche Ae< grains, arrivent dans les nœuds de ce plexus et s'entre-croisent avec d'autres fibi^es à myéline, avant de gagner la couche granuleuse superficielle.
Les cellules de Purkinje sont généralement fort nettes daiisct> préparations; mais elles se présentent sous deux aspects qui tiennent simplement à l'action inégale du réactif. Elles sont granuleuses, colorées en gris, et leur noyau ganglionnaire est fort distinct, ou bien elles ont subi un certain retrait, sont déformées, sont plus fortement colorées par Tosmiuui, et dans leur intérieur on n'aperçoit pas nettement leur noyau ganglionnaire. Les prolongements protoplasmiques des cellules de Purkinje sont marqués en clair dans la substance granuleuse, et ils se perdent dans un reticulum dont les travées ït* dessinent égalemment en clair. C'est l'inverse de ce que l'on observe dans les coupes du cervelet faites après l'action du bichromate et bien colorées par le picrocarminate.
Les petites cellules iiiullipulaires de la Ruhslance p'atiuleiise et les vaisseaux sanguins qui traversent celte substance sont mi^nagés en eliiir, romme les prolongements proluplasmiques des cellules dePurkinje.
Si fou traite par i ammoniaque les coupes du cervelet, faites comme il vient d'filrc indiqué, ce réactif n'y détermine pas un gonnenieni
Fm. 378. - Coupe du eeivclet du chien, faite [«]pciidicuUircinent a un plis c£rebclli!iL). a)iri'> durci BspinenI pur l'nrliunsucceniTe (le l'acide osiniiine cl de raicool.
— B. suintatif e blsndw ; il, coticbe dei graint:
D, couche des cellule»
du l>urt(ii(ie; C. couclir )r«i>uleiiee »uperilci«llc ; /*. cellule Je Puiliiijc ikint on aperçnil W nojBU: P", une de ces cellules dont le proliiplasniB ei>l rétracté et <luul on ne voit pis le llf'vau; d. prulaiijjimiclil evlindraxilc; ji. prolongenoat prol<^laatiiique ramillé de ces cellule»; a. noyau (raniîli du la couche piinuleuse;
f, niijrau iiévroglique de tn couche des grains:
g. noj»n gangUoDuirc ilo celle couche: m, Abrc nerveuM i inyi^tîne: 1', vaincau sanguin.
suffisant pour bien dessiner les fibre à l'action de l'alcoul. Les mûmes ol faites sur )e cerveau. Il faut, pour rét que les coupes soieut faites sur le sortir de l'acide usmîque. On recorm la plus nette que, contrairement à ce i i;erïcau, la couclie granuleuse supei contient pus de fibres à myéline, à l'i zone très-t'troite qui correspond à sa j ment un peu au-dessus du corps des donc cette substance granuleuse se c lluence de l'acide osmique. il ne faut ration à la pn>scuce de libres nerveu gemenls protoplasmiques des cellules |)eut considérer comme des fibres sont pi-écisément menais en clair. C dans la couclie granuleuse superliciel substance graisseuse ou myéliniqiie t observe dans le plexus cèi-ébral de la destinée à protéger et peut-être à isol qui entrent dans la constitution du pie ou du plexus nerveux de l'écoree du o !■« dernier plexus concourent les [ miques des cellules de Purkinje, les des cellules ganglionnaires de la a libres nerveuses du plexus de cette c pas dans les cellules ganglionnaires.
La méthode de Golgi, cette mctiiodc produit un dépùl de cliromate d'argoi veuses, en traitant des fragmenta de ou du cervelet, successivement par I ou d'ammoniaque et le niti'alc d'ar l'egarde le prolongement cylindraxile de très-utiles renseignements. Les proli une certaine distance de la cellule, se sieurs fibres nerveuses, comme les pn des cellules pyramidales de la coud
Si l'on compare des coupes de la m i-t du cer\'elet du même animal, ch syslcme vasculaii-c sanguin a été
remarque que la substance granuleuse de Técorec du cervelet, la couche des cellules de Purkinje et la couche des grains contiennent un réseau capillaire à mailles serrées, comme la substance gri^ corticale du cerveau et la substance grise centrale de la moelle épinière. Ces trois couches du cervelet sont alimentées par le même réseau capillaire, et ce réseau est aussi serré dans Tune que dans les deux autres. Aussi lorsque Ton examine des coupes faites après Taclion de l'alcool, sans coloration, et dans lesquelles le réseau vasculaire est injecîté [)ar une masse de carmin à la gélatine, à un grossissement assez faible pour que Ton ne puisse pas distinguer les éléments nerveux, est-il impossible, par la simple inspection du réseau capillaire, d'établir la démarcation de ces trois couches.