ASTHME
L'asthme nerveux, dit asthme vrai, spasmodique, se compose d'accès facilement confondus avec d'autres accès de dyspnée, ayant pour origine diverses conditions pathologiques que je n'ai pas à rappeler. La plus grande difficulté diagnostique est de dégager l'asthme vrai de l'emphysème pulmonaire, avec lequel il se confond fréquemment, soit comme un effet, soit comme une cause de cet emphysème.
Je n'ai qu'à m'occuper sommairement de la question de l'asthme, au point de vue des signes physiques qui résultent des accès. Ces accès, survenant habituellement la nuit, après un premier sommeil, sont caractérisés, en outre, par des phénomènes asphyxiques ou suffocants, qui cessent après l'expulsion de crachats caractéristiques. Ces crachats se répètent d'autant plus que l'accès est plus durable. Cette physionomie spéciale a été affectée à l'asthme par Lefèvre, Trousseau, G. Sée,Parrot,etc.,etgénéralemenlacceptée(l).
Signes physiques. — Les signes physiques de l'asthme résultent directement ou indirectement du rétrécissement accidentel des conduits respiratoires, attribué au spasme momentané des muscles de Reissessein, et du défaut de béance des voies aériennes qui en est la conséquence. Le passage de l'air y est rendu difficile dans beaucoup de points et impossible dans d'autres. L'inspiration se faisant avec peine, mais avec toute la puissance des forces inspiratrices,
(1) Lefèvre, Recherches médicales sur la nature, les causes et le traitemenlde V asthme, "1 847. —Beau, Travaux divers sur l'asthme, résumés dans son Traité d'auscultation, 1866. — Trousseau, Leçons de clinique médicale. Article Asthme de G. Sée, dans le nouveau Dictionnaire de rnéd. et de chir. prat. T. III, 1865, et celui de J. Parrot dans le Diclionn. encyclop. des se mèd. T. VI, 1867