‹ Traité théorique et clinique de percussion et d’auscultation, avec un appendice sur l'inspection, la palpation et la mensuration de la poitrineChapitre 14 sur 151 · II. Hauteur (tonalité) du son de percussion · texte numérisé non relu

II. Hauteur (tonalité) du son de percussion

III. Son de percussion tympanique (le seul qui pour Guttmann ait un timbre).

A propos de l'intensité, et dans la terminologie de la percussion, les Allemands disent d'un son qu'il est fort ou sourd, et comme transition de l'une de ces qualités à l'autre ils emploient l'expression de son obscur (2) ». Nous verrons pourquoi ils n'ont pas adopté le mot mutité si usité en France, lorsque nous nous occuperons des sons de percussion en particulier. Guttmann fait remarquer que l'intensité du son dépendrait « 1° de la structure et de l'épaisseur des parois tlioraciques; 2° de la quantité d'air contenu dans les poumons. »

Au lieu du mot tonalité, que j'ai proposé pour exprimer les différentes hauteurs des sons de percussion, c'est le mot hauteur qui est employé de préférence en Allemagne (3).

Enfin, la troisième division de la théorie allemande moderne est le son de percussion tympanique, ainsi appelé en raison de son analogie avec le son rendu par un tambour. Il se distinguerait des bruits compris dans les deux divisions précédentes par sa qualité musicale, sa hauteur comme ton pouvant être déterminée à peu près exactement.

Il est facile de voir qu'à la classification du professeur de

(1) On voit que P. Niemeyer n'est nullement en droit d'affirmer que la théorie de Skoda est la seule ayant cours en Allemagne.

(2) Guttmann, Traité du diagnostic des maladies des organes thoraciques et abdominaux. Trad. par Hahn, 1877.

(3) Cela nous explique la qualification allior (plus haut) employée par Avenbruggcr comme qualification du son de percussion, et que l'on doit considérer comme un élément de tonalité reconnu par lui.

Vienne s'est substituée graduellement celle qui se base sur l'intensité, la tonalité et le timbre, et qui me paraît devoir être conservée, autant qu'il est permis de le faire dans l'état actuel de la science.

Je termine ces considérations générales sur les sonorités de percussion par une remarque qu'il est nécessaire de ne pas perdre de vue. Quelle que soit la distinction établie dans ces diverses sonorités, il faut considérer chacune d'elles comme n'ayant jamais une qualité expressive unique, mais comme se composant au contraire toujours des éléments acoustiques d'intensité, de tonalité, et de timbre lorsqu'il est appréciable, en tenant compte de la prédominance de l'un de ces éléments sur les autres.

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