‹ Traité théorique et clinique de percussion et d’auscultation, avec un appendice sur l'inspection, la palpation et la mensuration de la poitrineChapitre 40 sur 151 · BRUITS PAR EX.SUDÀTS · texte numérisé non relu

BRUITS PAR EX.SUDÀTS

tôt si l'on n'entend pas le même bruit anomal au niveau de Fépigastré, d'où il gagne l'iiypochondre gauche. Si, au contraire, on trouve le tintement métallique limité à cette base gauche de la poitrine sans le retrouver à l'épigastre, c'est l'indice d'un pneumothorax avec épanchement gazeux peu abondant, avec des adhérences de la partie supérieure de la plèvre. Cette distinction diagnostique est très-importante à faire.

Le tintement métallique se produisant, suivant Laennec, parle fait de l'existence de l'orifice fistuleux de la perforation pulmonaire, ou de la bronche dans le cas de caverne, il croyait que l'on pouvait déterminer la largeur du conduit ouvertdansla cavité anomale, etlaquantité respective du liquide et de l'air. Le phénomène devait être d'autant plus sensible, pensait-il, que le diamètre du conduit était plus considérable. L'observation ultérieure n'a pas confirmé cette manière de voir, qu'il était cependant nécessaire de rappeler, pour faire remarquer qu'une ouverture large ou étroite peut seulement donner lieu, en pareil cas, à des sons plus aigus ou plus graves. Enfin lorsque, après avoir entendu les sonorités amphoro-métalliques pendant un certain temps chez un malade, on cesse de les entendre, malgré la persistance du bruit de succussion, on sera autorisé à considérer corn me oblitéréelaperforationpneumo-pleurale.Il ne faut pas oublier d'ailleurs que l'absence ou l'oblitération de l'ouverture n'empêche pas toujours des sons amphoro-métalliques consonnants de se produire.

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