IH — SIGNES FOURNIS PAR LA TOUX
La toux spontanée, et surtout celle que l'observateur qui ausculte réclame du sujet en exploration, n'est pas sans importance. Cependant, après avoir exposé ce qui concerne les autres signes d'auscultation, il suffit de rappeler en peu de mots les renseignements utiles qu'elle peut fournir.
Par l'inspiration plus profonde qui précède habituellement et qui suit la toux, de même que par la secousse qui chasse brusquementl'air au moment où la toux se produit, elle rend le murmure vésiculaire plus appréciable lorsqu'il est affaibli. Lorsque ce murmure respiratoire fait absolument défaut dans un lobe du poumon, par suite de l'obstruction d'une grosse bronche par une mucosité épaisse, la toux, en chassant l'obstacle, fait revenir le bruit normal dans la partie d'abord silencieuse. On peut poser en règle générale que la plupart des bruits morbides respiratoires deviennent plus accentués après la toux, qui a pour effet de rendre plus facile la circulation de l'air dans les vides aériens. La respiration soufflante n'apparaît quelquefois qu'après une ou plusieurs secousses de toux, et il en est de même de la respiration caverneuse ou amphorique. Mais ce sont surtout les râles que la toux modifie d'une manière sensible : ils deviennent plus nombreux, donnant lieu alors aune sorte de collision ou de cliquetis, ou bien ils ne révèlent leur existence qu'au moment où le malade tousse. C'est ce qui arrive souvent clans la pneumonie et dans la tubercuhsalion. L'apparition du souffle, ou sa plus grande intensité, peuvent coïncider avec la révélation d'un râle humide.