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temps de soulèvement de la trompe (1). Il faut ajouter à ces causes du passage dans la caisse du tympan de l'air pharyngien la contraction volontaire des muscles entourant la trompe, sans aucun mouvement de déglutition ; car je puis opérer moi-même cette contraction, qui méfait aussitôt entendre intérieurement une petite crépitation et un souffle annonçant la pénétration de l'air.
Le stéthoscope étant appliqué sur l'apophyse mastoïde, si l'on dit au malade de boucher sa narine du côté opposé et de souffler un peu fortement par l'autre narine, on entend distinctement un souffle qui résulte de la pénétration de l'air dans les cellules mastoïdiennes. Ce souffle, par suite d'un léger coryza, peut se trouver remplacé par un bruit, de gargouillement, s'il se trouve des mucosités dans la trompe d'Eustache ou dans la caisse du tambour. Aucun bruit n'est entendu si la mucosité obstrue complètement la trompe.
Ces différents résultats de l'auscultation de l'appareil auditif n'ont pas eu jusqu'à présent de résultats suffisamment pratiques: Peut-être pourra-t-on utiliser l'emploi de l'auscultation que Laennec a indiqué pour l'éducation des sourds-muets. Il eut l'idée de parler, une des extrémités de son stéthoscope étant appliquée sur sa trachée, tandis que l'autre extrémité de l'instrument était posée sur l'oreille d'un sourd-muet qu'il avait reçu à l'hôpital Necker et qui entendait seulement quelques bruits très-forts. Aussitôt que Laennec eut articulé quelques mots, le sourd-muet retira aussitôt sa tête, en témoignant qu'il avait entendu comme plusieurs coups de fusil tirés coup sur coup. Il apprit par cette méthode à distinguer les objets qu'on lui montrait, en les nommant par ce moyen.
dJli^Tn^Tr^T apP!iquée m dla^lic des mal»dies aei oreille. (Bulletin de l'Académie de médecine, 1857, t. XXII, p. 731.)
Aut. 2. — Auscultation des membres.
On a voulu utiliser l'auscultation, au niveau des membres, pour le diagnostic des fractures. De plus, le docteur Collongues a préconisé un mode d'auscultation particulier dénommé dijnamoscopic, dans le but de constater l'étal vital du corps.
g 1er. — AUSCULTATION DES FRACTURES.
Quoique Laënnec ait recommandé, avec sa sagacité habituelle, l'auscultation pour le diagnostic des fractures, en faisant remarquer que l'oreille perçoit une crépitation manifeste des fragments par les plus petits mouvements, et quoique Lisfranc en ait précisé davantage l'élude, on ne saurait recommander l'auscultation comme nécessaire ou même utile à la pratique à ce point de vue. Tel est l'avis de Cloquet etBérard (1), et celui de la plupart des chirurgiens.
£2. — DYNAMOSCOPIE.
Je dirai peu de choses de ce moyen d'exploration, malgré les recherches patientes auxquelles s'est livré son ingénieux inventeur, le docteur Collongues, parce que l'interprétation et l'application des données que fournit la dynamoscopie me paraissent se limiter ci un petit nombre de points, d'une utilité contestable h la pratique médicale. Je crois devoir reproduire, comme exposé, l'article que j ai consacré à ce mode d'exploration dans mon Dictionnaire de diagnostic médical :
« Suivant Collongues, les actes intimes de la vie moléculaire se manifesteraient par des signes particuliers perçus
(1) Dictionnaire de médecine eu 30 vol. T. XIII, p. 417.