A LA PREMIÈRE PARTIE
L'inspection, la palpatipn et la mensuration fournissent des signes qui ne sauraient être négligés, comme données complémentaires des signes obtenus à l'aide de la percussion et de l'auscultation. Je dois donc en faire un exposé sommaire avant d'aborder la seconde partie de cet ouvrage.
J'ai précédemment traité de la percussion et de l'auscultation pratiquées au niveau du thorax et de l'abdomen. En dehors de la palpalion, qui peut utilement s'appliquer à l'exploration de ces deux cavités splanchniques, je limiterai à la poitrine l'étude des deux autres modes d'exploration complémentaires : l'inspection et la mensuration. Les signes qu'ils peuvent recueillir au niveau de l'abdomen sont trop peu nombreux, en effet, pour que J aie à en faire une division particulière (1).
(1) L'inspection de l'abdomen fait constater sa forme insolite lorsque les parois en sont rétractées, ou plus ou moins développées, soit uniformément, soit partiellement, par les saillies des anses intestinales se dessinant en relief sous la peau, ou par des tumeurs. Le même moyen d investigation fait percevoir les éruptions existantes, les sailics inusitées des veines sous-cutanées révélant des troubles profonds de la circulation, et les battements de ces vaisseaux ou ceux de vaisseaux artériels plus profonds, affectés ou non d'anévrysmes. - La mensuration ne peut avoir pour but, appliquée à l'abdomen, que de vérifier les progrès croissants ou décroissantsde son développement par suited'une •ascite ou d'une tumeur volumineuse.