‹ Traité théorique et clinique de percussion et d’auscultation, avec un appendice sur l'inspection, la palpation et la mensuration de la poitrineChapitre 99 sur 151 · II É MO -PNEUMONIE · texte numérisé non relu

II É MO -PNEUMONIE

Je donne ce nom à des affections aiguës qui se caractérisent par les signes prépondérants de i'hyperhémie, avec les signes cà peine accusés de la pneumonie. La distinction •que j'établis ici est basée sur le même principe que les hémo-bronchites, mais les caractères des hémo-pneumonies sont beaucoup plus simples; il s'agit ici d'une affection qui est bénigne dans la très-grande majorité des cas; c'est d'ailleurs, dans la pratique, une maladie commune, dont j'ai déjà publié des faits caractéristiques.

Au début : fièvre avec point de côté et crachats caractéristiques de la pneumonie, en partie séreux et en partie rouillés et visqueux, sans autres signes physiques que ceux de la congestion pulmonaire. Matité, respiration faible ou puérile, expiration prolongée, tels en sont les signes habituels, le tout pouvant disparaître rapidement par une saignée ou des ventouses scarifiées, ou avec un vomitif, comme l'Iiyperémie simple; il y a parfois du râle crépitant fin, surtout parla toux, mais limité et passager.

A rencontre des pneumonies franches, les hémo-pneumonies ne durent jamais plus de quatre ou cinq jours et peuvent guérir sans traitement; on les a confondues à tort avec la pneumonie vraie (1). La fièvre synoque péripneumonique, dont la durée est moindre que celle de la pneumonie ordinaire, les pneumonies dites bâtardes, fausses,

(1) Il faut attribuer à la nature bénigne de la maladie les succès que Ion d.t avoir obtenus par l'expectation dans certaines épidémies Les mêmes hémo-pneumonies permettent aussi d'expliquer la jugulalion de la pneumonie par la saignée, comme je l'a constaté dans u„ fa.t que j'ai publié (Obs. 71, Traité clinique cité).

catarrhales (dans la grippe), ne sont en bon nombre quedès hémo-pneumonies.

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