‹ Traité théorique et historique de versification françaiseChapitre 16 sur 29 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

LE HYTHME DANS l'iNTÉRIEUR DU \tE RS

Nous avons montré plus haut S d'une façon générale, comment la versification française avait trouvé moyen de marquer le rythme. Il nous faut maintenant indiquer la construction rythmique particulière aux différents mètres. Nous commencerons par les mesures les plus courtes pour nous élever^ peu à peu, jusqu'à l'alexandrin, sur lequel nous aurons à insister plus longuement.

Nous n'avons rien à dire des mètres d'une et de deux syllabes, qui ne sauraient offrir aucune variété rythmique ; le vers dissyllabique n'a généralement qu'un accent.

Le mètre de trois syllabes est déjà capable de dessins divers. Il peut n'avoir qu'une tonique, la finale ; mais, la plupart du temps, il en a encore une autre, soit la première, soit quelquefois la seconde.

Le vers de quatre syllabes se contente aussi de la tonique finale; mais presque toujours il y en a, au moins une autre, soit à la deuxième, soit à la première :

A la deuxième : Il fuit, s'élance, A la première : Puis, en cadence, Enfin, à la troisième : Sur un pied danse.

(V. Hugo, Orientales.)

Le vers de cinq syllabes offre un dessin rythmique très varié. Outre la tonique finale, il en a d'ordinaire une autre, soit à la première, soit à la seconde

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