IV
Il y a en français des vers de toutes les longueurs, depuis une seule syllabe jusqu'à douze . On peut parfaitement concevoir des unités métriques plus longues. Voici un exemple de vers qui comptent treize syllabes:
Le chant de l'Orgie — avec des cris au loin proclame Le beau Lysios — le Dieu vermeil comme une flamme, Qui, le thyrse en main — passe rêveur, triomphant, A demi couché — sur le dos nu d'un éléphant.
(Banville.) '
La seule raison qui s'oppose à l'introduction de ces vers, c'est que le rythme, si juste et si bien marqué qu'il soit, risque d'échapper à l'oreille: il faudrait,