‹ Traité théorique et historique de versification françaiseChapitre 8 sur 29 · On connaît les v«rs de Scarron · texte numérisé non relu

On connaît les v«rs de Scarron

Sobres, loin d'ici, loin d'ici, buveurs d'eau bouillie; Si vous y venez, vous nous ferez faire folie...

(Chant à boire.)

pour le saisir, une teusion perpétuelle qui détruirait tout le charme de la poésie.

Nous nous contenterons ici d'énumérer successivement nos diverses espèces de vers, d'en donner des exemples et d'indiquer, lorsqu'il y a lieu, leur principal usage historique ^

1. Le vers d'une syllabe est rarement employé comme unité rythmique. Citons, àtitre de curiosité, cet exemple tiré de VArt de la Rhétorique par de Croy; il montre que nos anciens poètes connaissaient et pratiquaient parfois ce mètre :

Je Boy Se Je

Ne Voy, Je Boy.

Citons encore le sonnet suivant d'un poète contemporain:

Fort Sort Rose Brise

Belle, Frêle! Close, L'a Elle Quelle La Prise.

Dort. Mort!

(Resséouibr.)

Les vers monosyllabes s'emploient plus souvent mélangés avec d'autres.

Et l'on voit des commis

Mis Comme des princes, Qui jadis sont venus

Nus De leurs provinces.

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