On connaît les v«rs de Scarron
Sobres, loin d'ici, loin d'ici, buveurs d'eau bouillie; Si vous y venez, vous nous ferez faire folie...
(Chant à boire.)
pour le saisir, une teusion perpétuelle qui détruirait tout le charme de la poésie.
Nous nous contenterons ici d'énumérer successivement nos diverses espèces de vers, d'en donner des exemples et d'indiquer, lorsqu'il y a lieu, leur principal usage historique ^
1. Le vers d'une syllabe est rarement employé comme unité rythmique. Citons, àtitre de curiosité, cet exemple tiré de VArt de la Rhétorique par de Croy; il montre que nos anciens poètes connaissaient et pratiquaient parfois ce mètre :
Je Boy Se Je
Ne Voy, Je Boy.
Citons encore le sonnet suivant d'un poète contemporain:
Fort Sort Rose Brise
Belle, Frêle! Close, L'a Elle Quelle La Prise.
Dort. Mort!
(Resséouibr.)
Les vers monosyllabes s'emploient plus souvent mélangés avec d'autres.
Et l'on voit des commis
Mis Comme des princes, Qui jadis sont venus
Nus De leurs provinces.