bal. 4ei n
;2 ,500.00 bal. des oap.
créditeur.
ÉCHÉANCES
Ijmllet..
août, . ,
septembre.
novembre.
Imn.
NOMBRiES
Ordinairement, les colonnes n'ont point de titre ; la pratique familiarise assez les banquiers et négociants avec leurs livres pour qu'ils niaient aucun ])esoin de ces indications.
Les nombres sont inscrits, comme au tableau ci-dessus, avec suppression des deux derniers chiffres adroite, pour abréger, parce qu^ la suppression des centimes ne peut jamais amener une grosse erreur (il faudrait avoir négligé 7,200 unités pour commettre une erreur de 1 fr. à 5 p. %), et qu'elle réduit les nombres à des proportions! ordinaires,
Jeaiï ^ reçu 3,000 fr, le 15 juillet ; il doit donc l'intérêt de cette somme jusqu'au 31 décembre, soit pendant 169 jours. On midfipjiq 3,000 par 169, et Ton obtient pour produit 507,000 j on inscrit ce nombre, diminué de deux chiffres, à droite en tête de U colonne des nombres du débit. D'autre part, Jean avait, lors du réglenaent du dernier compte, un solde créditeur de 6,000 francs. Cç solde produit intérêt du 1*' juillet au 31 décembre, soit durant 184 jours. On multiplie donc 6,000 par 184^ et on inscrit le produit 1,104,000, diminué de deux chiffres à droite, à la colonne des nombres, et ainsi de suite, tant au crédit qu'au débit.
A la fin, la somme des nombres du débit ^'élève à 33,310 et celle des nombres du crédit à 38,805 ; solde ou différence, 5,495 qui divisé par le diviseur fixe correspondant au taux de Tintéi^l, soit 72 pour 5 p. %, donne la différence d'intérêts, 76 fr. 31 c, au profit de Jean. On solde et balance le compte.
Tous les calculs préparatoires, tels que multiplication des jours par les capitaux, soustraction du nombre le plus faible du
DIS Gourru goukanti ei fmlmtr au 11 dictmbre.
Avoir,
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novembre.
nmnbr^ le plus fort^ éyaluation p«tr le diviseur fii^e de 1« balaooe des intérêts, ne s'inscrivent point au compte courant. Onn'jf écrit que les résultats.
Mais souvent, presque touiours mèmei dans les comptes courants tenus sur les effets et non sur le net produit des remises , il restei le jour de Varrôtéi des efifots qui ne sont pas écbus. Au 31 décembre, par e^^emple, il faut tenir compte des effets remis^ dont réobéance est en janvier ou en février, et la méthode indiquée ci-dessus n'en donne pas le moyen. On a cependant levé cette difficulté.
Soit, à la suite du compte qui noua a servi d'exemple, un effet de 1,^j00 fr. payable le 25 janvier. On calcule, par la méthode or» dinairei Fintérèt de cet effet jusqu'au 81 décembre; puis on cal* ouïe séparément Tintérèt couru du 31 décembre au S5 janvier, en multipliant la somme par 25. Mais comme cet intérêt est dû à celui qui a reçu l'effet et non à celui qui l'a remis, on écrit le nombre au crédit de celui-ci, pour mémoire seulement, à Vencr^ rouge; et lorsqu*on fait la balance, on porte le nombre^ soit 250, au-dessous de la colonne du débit avec laquelle il est additionné, et Ton complète l'opération comme à l'ordinaire. Les nombres ainsi rapportés sont connus dans la pratique sous le nom de nombres rouges.
Toutefois, on comprend facilement qu'ils jettent dans l'ensem* ble des comptes une ccxmplicatlon qui peut occasionner des erreun^. Ce n'est pas tout; la méthode que nous venons d'iudi- ^er présente un autre inconvénient beaucoup plul grave : elle
472 LIVRE VI. CHAHTBX lU.
établit tous les calculs sur un jour à venir^ c'est-à-dire incertain. Si le compte courant est fermé avant ce jour^ si l'ayant compte en demande un relevé^ en cas de cessation d'affaires, cession de fonds ou pour toute autre cause ^ il est difficile de le satisfaire promptement et plus difficile encore d'établir à l'avance sur les livres les éléments du compte. En effet, si le banquier , ayant fait établir les nombres sur le 31 décembre^ l'ayant compte veut régler et solder le 1*' novembre, il faut refaire tout le compte au moins pour le délivrer au client.
Aussi, dans le temps où cette méthode était en usage, un grand nombre de maisons attendaient la fin du trimestre ou du semestre pour remplir la colonne des jours et celle des nombres. Si l'ayant compte demandait à fermer avant la fin du trimestre ou du semestre, on réglait son compte au jour où on se trouvait. Hais il fallait faire un travail en dehors du travail courant^ et vers la fin du semestre ou du trimestre, un mois, six semaines à Tavance, employer les commis à relever, sur des feuilles réglées à cet effet, le compte de chacun, sauf à ne rapporter sur les livres les jours et les nombres qu*à la fin du trimestre ou du semestre, lorsque Tépoque à venir sur laquelle tous les calculs étaient fondés était arrivée. C'était une grande cause de désordre dans la discipline des bureaux , dans la comptabilité et dans les relations avec la clientèle.
Méthode nouvelle. — On obvie à tous ces inconvénients par la méthode des comptes rétrogrades péniblement introduite dans la banque, il y a quelque 40 ans. D'après cette méthode,, on compte les jours d*après une époque prise dans le passé et non dans Ta-
Dolt. Jean, chez Robert et O, sj
PATE d'entrée.
SOMMES
DÉSIGNATION
tairtielci.
Espèces
DO
DO
iy> . . . . .
2, 500 f. bal. des cap.
76,31 bal. des int.
créditeur.
ÉCHÉANCES
Jmh.
lô
ifoiDasa
juillet.. .
do . .
août. . .
septembre.
do
novembre.
décembre..
DES G01IPT£S GOURANTS. 473
venir, certaine^ par conséquent, et Ton opère d^ailleurs pour chaque somme et chaque nombre, comme dans l'ancienne méthode. Seulement il faut obserrer qu*en opérant ainsi, on obtient des intérêts négatifs comme avec les nombres rouges ^ c'est-à-dire des intérêts qui courent contre celui qui a fourni Tarticle sur lequel ils sont calculés.
Ainsi^ dans l'exemple déjà cité^ Jean a reçu 3,000 fr. le 15 juillet. Si l'on prend le 30 juin, date du dernier règlement de compte^ pour point de départ, on portera 15 à la colonne des jours et on obtiendra le nombre en multipliant 3^000 par 15, c'est-à-dire en prenant l'intérêt de 3,000 fr. pendant 15 jours; Or^ justement ces 15 jours sont la portion du temps pendant laquelle Jean ne doit pas intérêt des 3^000 fr. C'est pourquoi, lorsqu'on arrivera au bas de la colonne des nombres et qu'on les additionnera, ce nombre fourni par la multiplication par 15 et tous les suivants, résultat d'une opération pareille, seront portés au débit de Robert, qui n'est autre chose que le crédit de Jean. Puis, lorsqu'on voudra arrêter le compte, comme l'intérêt de la balance ne se trouve pas compris, par cette méthode dans l'ensemble des intérêts évalués^ on le relève en multipliant cette balance par la totalité des jours compris dans le compte, et Von inscrit le nombre obtenu au bas de la colonne à laquelle il appartient ; on balance d'ailleurs le compte exactement comme par l'ancienne méthode et on obtient les mêmes résultais.
Prenons pour exemple le même compte que ci-dessus, afin que les deux opérations se contrôlent et se servent de preuve. — Il s'établit de la manière suivante :
cl valeur au 31 décembre. ^volr.
DATE d'entrée.
SOMMES
DÉSIGNATION
in artieln.
ÉCHÉANCES
Jowi.