‹ Traité théorique et practique des opérations de banqueChapitre 56 sur 168 · CHAPItRE I · texte numérisé non relu

CHAPItRE I

CBAMfit SdH tlÀCM.

Le change des monnaies ne peut sufSre à l'alimentation d*uli commerce spécial que dans les grands centres de population, dans les ports et aux frontières, partout enfin où il existe un grand mouvement de personnes appartenant à différents pays. Us changeurs réalisaient autrefois de grands bénéfices dans les foires, et ils font encore des affaires importantes à celle de Beau- Caire. Dans Tintérieur, ce commerce est exercé comme un accessoire de la joaillerie.

On peut faire le change des monnaies avec un capital médiocre : cependant, la nécessité de réaliser trop promptement les opérations pourrait faire perd te de belleâ occasions de bénéfices, lorsque, par exemple, il se manifeste une demande soudaine d'or contre de l'argent ou- fMipîôquemènt) et dé telle monnaie contre teUe autre.

Il est facile de comprendre cond)ien la possession d'un grand capital, disponible au besoin, peut être utilisée k certains momnlB dans cette branehé de commeroet Autisi la plupart des ehangeurê combinent-ils leurs opérattoos arec Tacbat au détail des matières d*or et d'argent, qui ont un prix courant çt qui se réalisent avec facilité par la vente ou paf le monnayage. Ceux qui ne peuvent, par ce moyen, donner un emploi suffisant à leurs capitaux, et qui veulent les trouver à l'occasion sans les laisser inactifiB^ 8*en servent à l'escompte des bons du Trésor 4 des bons de monnaie, des bons de Mont-de-Piété, au paiement par antieipar imt des arrérages de rentes. Ces opérations s'effectuent sur des titres connus, qui ne donnent ni les embarras d'un examen^ ni craintes^ ni doutes, qui sgat négociables facilement, en tout

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temps, de manière à procurer, au besoin, des rentrées prompfês et assurées.

£n dehors de ces escomptes et dans le cercle ordinaire de ses affaires, le changeur n'achète ni ne vend du crédit; toutes ses opérations sont au comptant. S'il accepte des dépôts, c*est dans les mêmes conditions que tout autre marchand. S'il trouve et prend à crédit une.partie ou la totalité des monnaies qui lui sont nécessaires en magasin, il se met dans le cas du marchand dont le capital serait insuffisant et qui y suppléerait, soit par une commandite directe, soit par remploi d'un crédit équivalent. Cette situation est en dehors des conditions spéciales du commerce du changeur.

Toutefois le changeur -aurait sur le négociant ordinaire cet avantage, qu'une marchandise réalisable à tout instant et à un prix peu variable lui permettrait de remplir ses engagements sans courir de grandes chances de perte. C'est pourquoi sans doute le changeur accepte facilement des dépôts.

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