‹ Traité théorique et pratique d'analyse grammaticale, d'analyse logique et de ponctuation [microforme]Chapitre 81 sur 104 · ARE RGP EE LEE · texte numérisé non relu

ARE RGP EE LEE

ST

A. D. Dorvai,

Insp. d'écoles.

Modèle d'analyse.

Vous avez dû voir dans mes rapports précédents que, généralement, toutes les écoles el même municipalité se

ressemblaient; et cette circonstance frappe très-vivement dans la visite de l’inspecteur.

Elle renferme trois propositions.

le. ProP.—Vous avez dû voir (Vous avez certainement vu) dans mes rapports précédents .... Princ. abs. 10 Vous, suj. simpl. 1 seul pro. incompl. sans compl. 20 Avez été, verbe.

3° Voyant, att. simpl. l seul p. prés. compl. son compl. certainement dans mes rapports précédents et la prop. suiv.

2e. PRoP.—Que généralement toutes les écoles d’une même municipalité se ressemblaient. nc. dét.

io Ecoies, suj. simpl. 1 seul nom, compl. son compl. toutes d’une même municipalité.

20 Etaient, verbe.

30 (Se) ressemblant, att. simpl. 1 seul p. prés. compl. son compl. se.

30 Pror.—Et cette circonstance frappe très-vivement dans la visite de l'inspecteur. Princ. rel.

lo Circonstance, suj. simpl. 1 seul nom, compl. son compl. cette.

20 Est, verbe.

30 Frappant, att. simpl. 1 seul p. prés. compl. son compl. très-vivement dans la visite de l'inspecteur.

Matière d'analyse.

Un jour l'artiste Canova dit à Napoléon I: t Mais, Sire, pourquoi votre Majesté ne se réconcilie-t-elle pas en quelque manière avec le pape ?....Je vous le dis, si vous ne soutenez Rome, elle devient ce qu’elie était lorsque les papes habitaient Avignon.”

Ecoutez des paroles à graver eur toutes les colonnes de l’histoire :

6 —I1 m'a opposé des résistances: voilà pourquoi JE L’A1 “ prisé!.... Moi, monsieur, j'ai soixante millions de sujets, 6 huit à neuf cent mille soldats, cent mille chevaux. Les 6 Romains eux-mêmes n’ont jamais eu tant de forces. J'ai ti livré quarante batailles ; à celle de Wagram, j'ai tiré cent 4 mille coups de canon.”

L'artiste se tut; Dieu se chargea de répondre.

—Quatre ans ne s'étaient pas écoulés que l’homme aux soixante millions de sujets n’en avait pas uN sEuL ! l’homme aux neuf cent mille soldats voyaient à ses côtés une garde ennemie; l’homme aux cent mille coups de canon, lancé à

rement

1ement compl.

l, son y et la

d’une

compl.

compl.

nt dans

pl. son

pl. son

8, Sire, quelque

ANALYSE LOGIQUE. 113 deux mille lieues du foyer de sa gloire, était allé s’éteindre ‘comme une étoile tombée,’” parmi les flots de l'Atlantique. et le VIEILLARD qu'il pensait avoir BRISÉ, de retour au QUIRINAL, lui envoyait sur l'aile des vents un messager de paix et d'amour, un PRÊTRE, pour le consoler dans son immense malheur, et recueillir son dernier soupir !

Qu'en dites-vous, mes frères ? Pie IX, qui n’a pas affaire à un Napoléon, doit-il se désespérer ? , (Conférences de N. 1). de Québec.)

JEAN HoLmes, ptre.

Modèle d'analyse.

Un jour l'artiste Canova dit à Napoléon I: ‘Mais, Sire, ‘ pourquoi votre Majesté ne se réconcilie-t-elle pas en quel- ‘que manière avec le pape ?....??

Elle renferme deux propositions.

lre. Proe.—Uu jour l'artiste Canova dit à Napoléon ler. Princ. abs.

1° Canova, suj. simpl. 1 seul nom, compl. son compl. l'artiste.

20 Fut, verbe.

30 Disant, att. simpl. 1 seul p. prés. compl. son compl. à Napoléon Ier. et la prop. suiv. ainsi que la 2e. jhrase. 2e. ProP.—Mais, Sire, pourquoi votre Majesté ne se RL pas en quelque manière avec le pape? Inc.

ét.

10 Majesté, suj. simpl. 1 seul nom, compl. son compl. votre (de vous) Sire.

20 Est, verbe.

39 (Se) réconciliant, att. simpl. 1 seul p. prés. compl. son compl. ne pas se en quelque manière avec le pape; le pronom elle est explétif.

Je vous le dis, si vous ne soutenez Rome, elle devient ce qu’elle était lorsque les papes habitaient Avignon. Elle renferme cinq propositions.

lre. ProP.—Je vous le dis. Princ. abs.

10 Je, suj. simpl. 1 seul pron. incompl. sans compl. 20 Suis, verbe.

30 Disant, att. simpl. 1 seul p. prés. compl, son compl. Je reste de la phrase, le est explétif.

114 ANALYSÈ LOGIQUE.

2e. ProP.—S$i vous ne soutenez Rome, Sub.

lo Vous, suj. simpl. 1 seul pron. incompl. sans compl. 20 Etes, verbe.

3° Soutenant, att. simpl. 1 seul p. prés. compl. son comph ne Rome.

3e. ProP.—Elle devient ce.... Inc. dét.

lo Elle, suj. simpl. 1 seul pron. incompl. sans compl. 20 Est, verbe.

30 Devenant, aît. cimpl. 1 seul p. prés. compl. son compl. ce.

4e. ProP.—Qu'elle était, Inc. dét 10 Elle, suj. simpl. 1 seul pron. incompl. sans compl. 20 Eltait, verbe.

39 Que, att. simpl. 1 seul pro. incompl. sans compl. 5e. Pror.—Lorsque les papes habitaient Avignon. Sub. lo Papes, suj. simpl. 1 seul nom, incompl. sans compl. 29 Etaient, verbe.

3° Habitant, att. simpl. 1 seul p. prés. compl. son compl. Avignon.

Exercices.

Toute idée de prendre isolément la belle mais inscuciante race des sauvages de l'Amérique, à quelque état qu’elle se trouve, pour en faire des colons agriculteurs et industriels, est une idée dont le rapport prochain est l'impossible. Le sauvage pur sang n’abandonnerait pas son heureuse insouciance, sa vie contemplative, son existence au sein de la nature et de la misère physique, qui en est le mauvais contingent, pour habiter un palais à charge des contraintes qu’impose la société, des inquiétudes d’une richesse relative. Qu'on dise ce qu’on voudra, qu’on bâtisse des théories, qu'on fasse des tentatives, l'expérience de trois siècles est là pour renverser toutes les espérances.

Les contrées de l'Amérique du Sud sont les seules où la race indigène ait été amenée partiellement à l’état de civilisation, et cela ne s’est opéré que sous l'influence du catholicisme et par le mélange du sang indien au sang européen ; nulle peuplade indigène du continent américain n’est devenu agricole en conservant la pureté de sa race, voilà le fait tel qu’il existe aujourd’hui. Mais les sauvages, qui repoussent notre manière de vivre, nos arts, notre industrie, ne repoussent pas le christianisme, quand il leur est prêché par des hommes d’abnégation, de dévouement et de hautes vertus, et deviennent même les plus parfaits chrétiens quand

iante n’elle riels, Le nsoule !a conintes relades trois

où la athoéen ; venu it tel ssent e re- > par autes uand

les égouts de la civilisation ne vont pas jusqu'à eux; témoin l’admirable tribu des Montagnais du Bas-Canada, que les missionnaires catholiques ont arrachés aux vices de l’état sauvage et païen d’un côté, e* à l’ivrognerie et autres crimes de l’état mi-sauvage, mi-civilisé de l’autre côté.

Nous croyons donc qu’un seul système est possible pour le bonheur des sauvages: celui de les christianiser d’abord, en accordant aux missionnaires, non pas de grosses subventions, mais simplement les moyens de transport et d’une existence de pauvreté, parce que cette œuvre de la conversion des sauvages doit être une œuvre de pur dévouement; et l’apôtre qui en est chagé, doit à l’abord dire adieu à toutes les jouissances de la terre, laisser famille, pays, amis, tout pour n’attendre de récompense que d’en-haut. Nous disons donc : enrôlez d’abord les sauvages sous l’étendard de la croix, tout en les laissant un peuple nomade de chasseurs, maïs en veillant à la légitimité et à l’honorabilité des échanges entre eux et les traiteurs: puis tâchez petit à petit, par des expériences successives, et bornées quant au nombre des sujets, de les amener, non pas à la vie sédentaire du cultivateur, non pas au travail constant des champs ou de l’usine, mais à la vie quasi-nomade de peuples pasteurs.

Ce serait quelque chose de vraiment grand que d'organiser ces malheureux restes d’une fière et noble race en tribus pastorales et patriarcales de bergers, au sein de ces immenses plaines de l'intérieur. Pour ceux-mêmes qui ne vivent que des choses du négoce, qui n’apprécient que ce qui rapporte promptement, directement et à soi, il y aurait là de quoi satisfaire, puisque les produits divers des immenses cheptels que pourraient former ces peuples, offriraient au commerce et à l’industrie des ressources dont il est facile de se former une idée. (Extraits d'articles sur la Confédération.)

J. C. Tacué.

Dieu, en faisant déchoir l'humanité coupable, ne lui a enlevé aucune prérogative dont il lui avait plu de l’enrichir ; il l’a seulement condamnée à reconquérir sans cesse ces sublimes prérogatives : l’homme est devenu semblable à ces royautés tombées qui s'en vont par le monde, inquiètes et désœuvrées, et que le souvenir des splendeurs passées force à ne se reposer nulle part, jusqu'à ce qu'un nouveau peuple les appelle à sa tête et leur rende en même temps un trône et la vie,

ji

a PESTE ras

La lutte, le travail: telle fut donc désormais la condition de l’homme; le triomphe, le résultat, l’œuvre, telle fut la part de l'humanité. Et chose singulière ! ces deux lignes résument tout ce que nous appelons progrès et qui n’est autre chose que la conquête lente, sûre, infaillible de tout ce que l’homme a perdu par ie péché.

Le travail est le châtiment ; l’homme reprend son rôle de chef de la création dans le triomphe qui suit le travail : cette victoire définitive de l’homme sur la matière consacre la parole du Tout-Puissant dans le Paradis Terrestre. L'homme ne cessa en aucune manière d’être le roi de la nature; mais, qu’il lui a fallu combattre pour reconquérir de son domaine perdu les choses qui font l’étonnement de notre âgel Parcourez les découvertes scientifiques opérées dans le monde depuis le déluge, et vous suivrez pas à pas l’envahissement lent, continu, obstiné de l’esprit sur la matière, la possession de plus en plus complète de la nature créée. A lire l’histoire de l'humanité, il devient évident que Dieu a condamné l’homme à rechercher et à ressaisir une à une les vérités qu’un crime originel avait obscurcies, et qu’une fois ce but atteint, une fois l’homme rentré en possession des principes immuables et éternels, dont le crime originel l’avait frustré, l'œuvre du monde sera consommée. Par la force de son intelligence, par son travail séculaire aidé puissamment des lumières de la Foi, l’Fumanité se sera alors comme rachetée elle-même de sa faute primitive.

Le travail ne renferme pas seulement une idée d’expiation, un fait de lutte constante; sa compréhension embrasse encore un caractère de succès, une assurance de triomphe : car, s’il n’en était pas ainsi, la vie serait le plus lourd fardeau et le suicide serait une vertu. (Réflexions philosophiaues et pratiques sur le travail.)

J. Royal.

tion t la nes est t ce

e de ’ette e la nme AÏS, aine Parnde nent sion 'hismné ‘ités but ipes tré, son des etée

ion, he :

urd ilo-

AE rm

Page 1