‹ Traité théorique et pratique d'analyse grammaticale, d'analyse logique et de ponctuation [microforme]Chapitre 96 sur 104 · ETIENNE PARENT · texte numérisé non relu

ETIENNE PARENT

On se convaincra en parcourant les pages de ce livre (Le Verger canadien) 1° qu’on peut avoir des fruits partout, pouvant y disposer le terrain lorsque de lui-même il n’y est pas favorable ; 2° que ce n’est pas un temps perdu que celui qu’on destine à la culture d’un verger, puisque généralement parlant, cette culture est bien plus rémunérative que celle des céréales; 3° que pour avoir des fruits, et surtout de bons fruits, 1l ne suffit pas de planter sans soins des arbres qu'on rencontre sans choix, et les abandonner ensuite à eux-mêmes, etc,

L'homme, par la culture, modifie la nature; mais la nature, ainsi gênée dans sa marche, tend sans cesse à reprendre ses droits qui vont directement à la multiplication des individus et à la reproduction des races, sans aucun égard à la beauté ni à la qualité des fruits, Ainsi, pour avoir de beaux fruits et abondamment, il faut y apporter des soins de culture assidus et suivis, afin de forcer la nature à favoriser dans son action quelques-unes de ses lois qui nous sont particulièrement favorables dans le but qu’on se

ropose. Si l’on était partout convaincu que pour avoir de

el!es pommes, de belles prunes, de belles groseilles, ete., il ne faut pas de moindres soins de culture que pour avoir de beau blé d’inde ou de belles patates, on ne verrait pas dans la plupart de nos paroisses tant de fruits qui méritent à peine d’être cueillis.

Je veux donc répandre ce goût pour la culture des fruits en faisant voir que, malgré les soins que cette culture requiert, elle est encore d’une facile application, très profitable, et à la portée des neuf dixièmes au moins de notre population.

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