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végétation soit parfaite. Lorsque la semence a lieu dans une période avancée et la suison étant sèche, beaucoup de graines ne lèveront pas, et les jeunes plantes seront plus exposées à la dévastation des puces. En Canada pourtant il ne peut être semé qu’avec l'orge, qui est le grain avec lequel on fait le mieux de le semer, et ce sera assez de bonne heure.
On le sème ordirairement à la volée ; quelques-uns sont d’avis de le semer avec à peu-près la demi quantité d'orge communément semée pour donner une pleine récolte, qui peut ombrager et tenir moites les jeunes plants pendant la première partie de l’été, sans l’endommager, son retour étant plus léger, Quelle que soit la manière de semer le sain-foin, la graine, étant plus grande que celle d’une autre herbacée, doit être mieux enterrée. Dans presque tous les cas, surtout dans des terres plus légères qui portent cette plante, il sera nécessaire d’appliquer le rouleau immédiatement après que la graine est semée. On dit qu’il en faut 3 ou 4 bushels par acre ; je croirais qu'il en faut moins quoique la graine soit grande.
En choisissant la semence, la méthode la plus sûre d’en reconnaître la bonne, c’est de semer un certain nombre de graines et de voir combien de plantes en seront produites. On dit qu’il est difficile de trouver de bonne graine de sain-foin à vendre, et les fermiers devraient donc élever leurs propres semences et la choisir sur les meilleures plantes. Les signes extérieurs d’une bonne graine sont :—la couleur éclatante des cosses, la grosseur du noyan d’une couleur légèrement grise ou bleue et quelquefois d’un noir brillant. La graine peut être bonne quoique les cosses soient noires, ce qui provient quelquefois de ce que la plante a été mouillée étant coupée sur le champ. Lorsque le noyau coupé par le milieu est vert et frais, la graine est certainement bonne ; mais s’il est d’une couleur jaunâtre et friable, et s’il est mince et gravé, c’est un mauvais signe. D’autres observent que la meilleure graine est grossière, pesante, brillante, d’un jaune rougeâtre, et qu’on doit toujours la semer bien fraiche, parceque de vieille graine ou des graines qui ont été longtemps conservées, ne végètent jamais parfaitement. Cette semence coûte en Angleterre ordinairement de 4 à 5 chelins le bushel. La culture subséquente du sain-foin consiste à le fumer de temps à autre, et on recommande pour cela la cendre et la poussière de drêche, de même à le faucher et mettre en pâturage alternativement. Lorsqu’on le laisse manger trop près de terre par les moutons, les racines en souffrent facilement, et le fermier y doit avoir Pœil.
En faisant le foin du sain-foin, on je fauche dès qu’il est en pleine fleuraison ; il ne reste que peu de temps dans cet état, de sorte qu’on doit être expéditif à le faucher et en faire du foin. On a remarqué que de toutes les autres plantes à foin, il exige le moins de trouble à le faire. Lorsque la saison est favorable, les faneurs peuvent suivre la faux, et ayant tourné les rangs le ramasser le jour suivant celui de la fauchaison ; on peut immédiatement le mettre en veillotes, et en trois jours à compter de celui qu’il est fauché on peut le rentrer. Quoiqu'il puisse paraître bien vert et parvenir en meule ou dans la grange à un
grand degré de chaleur, il n’y a pas de danger à appréhender, si seulement le temps a été bon quand on l’a fait ; il est si loin d’être endommagé en chauffant, qu’on doit plutôt craindre qu’il ne chauffe pas assez, Pour cette raison le sain-foin ne doit pas rester longtemps en rangs ni en veillotes, pour que le soleil et le vent ne l’assèchent trop vite, et, évaporant sa sève, n’empêchent la chauffaison dans la meule ou la grange, et par là ne le rendent de peu de valeur. Si la récolte est légère, le foin peut-être mis en veillotes immédiatement après avoir été fauché et par la empêché de trop sécher tout en épargnant l’ouvrage et la déense.
É En Canada le sain-foin n’en vaudra pas mieux pour être fauché plus d’une fois par saison, si la récolte a été reduite en Din, particulièrement si l'été est moite. La durée ordinaire du sain-foin est de 8 à 10 ans ; et en Angleterre il ne parvient à sa crûe parfaite que la troisième arnée ; iciil y serait à la deuxième. Cette plante a été quelquefois trouvée végétant encore 50 ans après sa semence, et on a découvert ses racines dans les fentes des rochers à 10 et 20 pieds de profondeur, Thaër découvrit qu’elles atteignent une longueur de 16 pieds. L’herbe qui fait un gazon épais à la surface et qui par là étouffe la plante, est le grand ennemi du san-foin.
La quantité du produit en foin peut probablement être évaluée à 3 ou 400 bottes par acre, de la meilleure terre ; dans un sol plus pauyre et plus mince elle sera moindre, Le produit nutritif du Aa est le même que celui du trefle, et uu-delà d’un tiers de plus que celui de la lucerne.
En désirant obtenir de la graine du sain-foin, on devrait le laisser sur le champ jusqu’à ce que les cosses ont une couleur un peu brunât e et que les graines sont épaisses et fermes ; de cette manière non seulsment elles seront d’une meilleure qualité, mais il y a moins de danger qu'elles ne soient endommagées sur le champ, par rapport au court espace de temps qu’elles y restent, qu’en chauffant dans la grange on la meule. 11 faut un peu d'expérience pour connaître le degré de matürité nécessaire pour faucher le sain-foin de graine, parceque toutes les graines ne mürissent pas en même temps. Quelques épis fleurissent avant les autres, et chaque épis commence à fleurir à sa base et contioue en gignant l’extrêmité pendant quelques jours, de sorte qu'avant que la fleur soit fanée ici, les graines sont déjà mûres à la base. Si pour cette raison on ne le fauche que lorsque les graines de l’extrêmité
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dues. Le meilleur temps prur le couper cst lorsque la plus grande partie des graines est bien pleine, que celle du bas est mûre et le reste bien remplie. Les bouts qui ne sont pas mûrs müriront après qu’on a fauché. Le meilleur temps pour cet ouvrage, est le matin ou Le soir lorsque la rosée assouplit la plante, jamais dans la chaleur du jour, lossque le soleil est la cause que Leaucoup de graines versent même sans être mûres. S’il fait un beau temps, le sain-foin sèchera bientôt sur la terre, on peut le mettre en veillotes, le retourner, et de là J’entrer dans la grange. Lorso * la graine est sèche elle tombe en le secouant le moins
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du monde, de sorte qu’on doit bien faire attention en rentrant la récolté déstinée à fournir la graine. En Angleterre on la bat immédiatement dans le champ, et on garde la paille comme fourrage, On trouvera que cela vaut I miet:x sl fait beau temps, pourvu qu’ensuite on prenne garde qué la graine ne chauffe pas, ce dont elle est très susceptible si on he la répand et ne ja sèche pas parfaitement. Si le retour peut être rentré en bon élat, sans que la graine ne verse, la graine se conservera sans doute mieux dans lu paille jusqu’au printer:ps qu’autrement. Le produit doit être de 8 à 10 bushels par acre. Cette plante convient bien au climat du Canada.
Il ya plusieurs auttes plantes qui pourraient être cultivées dans le but d’en faire du foin, mais je n’en connais pas de si profitable ni de si convenables que celles que je viens de décrire. Si celles qui ont été citées sont cultivées en grand, et que les fermiers désirert obtenir d’autres variétés, ils én trouveront un grand nombre, quoique peut-être auèuné qui sefûa aussi avañtageuse que le trefle, la lucerne et le sainfoin.