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vaux serait trés utile à beaucoup d’objets dans beaucoup de situations, quoiqu’elle ne soit généralement pas nécessaire au fermier.
En élevant des chevaux, on ne devrait pas, comme c’est l’habitude, diriger l'attention uniquement vers les étalons. Dans ce que l'expérience a prouvé jusqu’à présent,on a presque toujours trouvé, que, quant à la forme et aux autres bonnes qualités de la race, il en dépend autant de la jument que du cheval. C’est l’opinion des meilleurs juges, qu’il ne peut pas y avoir une idée plus erronnée, que celle qui est pourtant la plus générale, qu’on peut obtenir un bon cheval de selle ou de chasse d’un chevol de sang pur et d’une jument de trait, ou de supposer que les qualités de chacun seront si également mêlées dans leurs poulins pour constituer un heureux milieu entre les deux, en produisant un poulin dans lequel seront combinées la célérité et l’agilité du père avec la force et la tranquilits de la mère. Les observateurs les plus judicieux ont remarqué, trôs fréquemment, que même les mauvaises qualités du moins parfait des deux dégénèrent ; la race batarde possède rarement la force ou la grandeur de l’un, la vivacité, l’agilité et l’os fin de l’autre. Au lieu de croiser si violemment, il vaudrait mieux, si la jument a quelques bonnes qualités, choisir un étalon qui lui ressemble autant que possible en {orme, parce qu’il est probable que le poulin les aura avec plus de perfection. Mais, en dépit de cette vérité, on élève ici des juments de toute espèce, pendant qu’il serait le plus prudent de choisir un étalon libre autant que possible des défauts qu’un observe dans la jument, ou qui possédit sous d’autres rapports les qualités qui manquent à la jument. C’est Vinattention aux qualités particulières du cheval et de la jument, et un oubli des choses requises quant au pays et à l’entretien, qui ont été et seront la cause de la production de chevaux qui, par rapport à certains défauts dans la forme, la force, l’activité et la constitution, n’obtiennent pas un prix proportionné à la dépense cet au trouble qu’ils donnent au fermier ; et n’étant particulièrement propres à aucun but, deviennent une charge non profitable à leur propriétaire, et consument une année après l’autre une nourriture qu’on ferait beaucoup mieux d’employer pour le bétail et les moutons. Quelle que soit l’habileté à élever des chevaux et à les traiter, peu de fermiers en Canada t‘ouveront du profit à élever aucune autre espèce de chevaux que ceux qui servent à l’agriculture. Dans quelques situations et quelques circonstances favorables, il peut. être prudent et avantageux d’élever des chevaux de chasse ou de course ; mais la grande masse des fermiers fera bien de s’en tenir à cette espèce de chevaux qui peuvent lui servir à lui-même ou à son voisin : au travail et à fournir les nécessités de la vie.
Le grand criterit:1 des qualités d’un cheval est déduit de l'inspection et de l'essai. Le dehors offre à des juges une bonne marque de sa force et un essai modéré permet ordinairement de décider de la disposition d'exercer cette force.
En général on préfère les chevaux à couleur foncés à ceux de couleur légère, excepté pour le noir, couleur qu’on suppose être rarement celle de bons chevaux. Les chevaux gris sont aussi jusqu’à un certain point une exception de la règle, car il y a beaucoup de bons chevaux gris. Le
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brun-rouge et le br.a sont des couleurs très estinrées dans les chevaux. On conclut ordinairement de la forme de la carcasse à la force ; qui devrait être circulaire ou en forme de baril ; par laquelle la nourriture est retenue et la force acquise pour les ouvrages requis. De tels chevaux sont communément doux à la nourriture. Des chevaux ardents et fougueux sont tout aussi peu recommandables que ceux qui sont courugeux méritent d’être recherchés. Des chevaux ardents et fougueux résistent rarement longtemps. Un bon cheval couregeux se meut avec aise, a une oreille en avant, l’autre en arrière ; il est attentif et gai, aime qu’on lui parle et le flatte même en voyage, en l’attelant avec un autre, il jouera avec son compagnon. De bons chevaux courageux sont toujours de la meilleure humeur, et sont les plus tranquilles et le moins disposés aux mulices dans des pas difficiles.
Signe d’un bon cheval de carosse.—S’il est nécessaire que ce cheval soit bien formé par derrière pour avoir de la force et pour se lancer, il est encore plus important qu’il le soit de devant ; et dans cette espèce de chevaux les parties postérieures sont en quelque manière secondaires aux parties de devant, parce que la sûreté l’emporte sur la célérité. La tête du cheval de carosse doit être mince et bien placée sur un cou de due longueur et épaisseur pour former un bon appui aux guides, et cette résistance à la main, qu’on sent av: c tant de plaisir et qui est si nécessaire à l’aise ct à la sûreté. Les épaules devraient être obliques et musculeuses, mais non pesantes, et particulièrement les jarrets hauts. Les coudes devraient être tournées plutôt en dehors qu’en dedans ; et les jambes se tenir droites et nullement tomber sous le cheval, car c’est le signe d’un cheval qui bronche. Les pâturons ne devr:ient être ni trop obliques non plus, car c’est un signe de faiblesse : ni trop droits, car cela fatigue le cheval et est désagréable au cavalier, La ca e devrait être ronde, autrement le cheval sera flasque et faible ; les lroits, vastes, à bonnes côtes, les cuisses fortes ; et quoique, ce soit un défaut dans un cheval d’avoir les jarrets tournés en dedans, c’est souvent le signe d’un bon trotteur.
Les signes d’un cheval particulièrement propre aux travaux de l’agriculture sont les suivants selon Cully :—# la tête doit être aussi mince que la proportion de l’animal peut le permettre, les narines étendues, la bouche fine ; les yeux gais et saillants ; les oreilles 1ainces, debout et placées l’une près de l’autre ; le cou s’élevant entre les épaules dans une courbe gracieuse joignant la tête ; les épaules bien jetées en arrière, doivent aussi se joindre au cou imperceptiblement, ce qui peut faciliter plus la marche qu’une épaule étroite, le bras ou jarret de devant devrait être musculeux et descendre coniquement de l’épaule, vers une jambe belle, nerveuse et osseuse ; le pied circulaire et large au talon ; le poitrail profond et plein vers la ceinture ; les reins larges et ronds, le corps rond ; les jarrets nullement larges, mais les quartiers longs, et la queue plantée de sorte à se trouver presqu’en ligne droite avec le dos; les cuisses fortes et musculeuses, les jambes propres avec des os bien faits ; ces os mêmes non pas ronds, mais plats. ”
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Selon Brown un cheval de labour doit être fort et agile en même temps ; et ce n’est pas la grandeur qui donne la force, les plus grands chevaux étant souvent les plus vites à se barosser, Un pas rapide et égal, un mouvement aisé et un bon tempérament sont des qualités de la plus grande importance dans un cheval de travuil, et elles valent bien plus que des os forts, de longues jambes et une lourde carcasse. D’être doux à nourrir est une qualité de grand prix, et elle dépend selon tous les juges de la forme du corps, de la profondeur du poitrail et de Ja grandeur des jarrets de l'animal. S'il a le dos droit et pas trop court, les côtes hautes et les jarrets ronds, l’aninal est généralement fort, capable de résister à beaucoup de fatigue sans perdre l'appétit, ou endommager ses forces par le travail ; pendant qu’un cheval aux jarrets pointus, aux côtes plattes, au dos creux est ordinairement dûr à nourrir, et bientôt ruiné, s’il travaille fortement. Tout fermier doit comprendre que des formes compactes (trappues) sont les meilleures quant à un travail dûr et à la nourriture ; et que des chevaux qui ont les os forts sont bien plutôt fatigués, que ceux qui les ont plus légers, surtout dans un pays où Îles routes sont généralement délayées en printemps et en automne, et où pour aller en hiver sur la glace et la neige il faut des chevaux d’un mouvement rapide.
La seule différence matérielle qu'il y a entre une jument et un cheval de race c’est que celle-là doit avoir le cops plus long ; et de bons juges prétendent que des deux, la jument doit être plus grande que ne l'est leur proportion ordinaire. La jument de voiture donc, qui doit remplacer les jeunes chevaux de trait, doit avoir le corps grand en proportion de sa hauteur, et le flanc plein, comme signe de ce qu’elle sera une honne nourrice Sa constitution doit être saine et vigoureuse, son humeur douce et traitable, et sans aucun défaut héréditaire, car la force, la santé et l'utilité futures du poulin dépendront des bonnes qualités et de la force de la constitution du cheval et de la jument.
La période de la gestation des juments est d'à peu près onze mois de calendrier, et ‘e temps pour les faire couvrir varie depuis avril jusqu’en mai. Le résultat des expériences faites par Mr. Tessier sur la gestation des jaments est le suivant :—de 278 juments, 23 poulinèrent entre le 323me. et le 330me. jour : époque moyenne 326 ; 227 entre le 330me. et le 359me. jour, époque moyenne 3444 ; 28 entre le 361me. et le 419me. jour, époque moyenne 390. 11 y eut donc entre l’époque la plus courte et la plus longue un intervalle de 97 jours.
Sur plusieurs fermes très bien conduites en Angleterre, tout l’ouvrage se fait avec des juments et des bœufs. Parmi les juments on fait couvrir toutes celles qui y sont propres, et l’on compte, terme moyen, que sur trois il y en a deux qui sauvent leurs poulins, de sorte qu'on compte un accident sur trois. Un travail modéré, pendant la gestation bien loin d’être dangereux, est utile en ce qu’il permet à la jument de porter plus aisément, et on peut le continuer jusqu’à la veille qu’elle
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: On doit donner du grain à la jument quelctes jours avant de sevrer les poulins et continuer ainsi après, parce cela contribue à faire tarir le
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I n’y a pus de pratique uniforme pour déterminer l'âge dans lequel on doit faire couvrir les juments ; mais ce serait une pratique pou avantageuse que de le permettre pendant qu'elles sont elles-mêmes dans un état peu établi, et qu’elles exigent toute la nourriture que peuvent leur donner leurs alimens, pour qu’elles atteignent la grandeur ordinaire à leur race. On croit pour cette raison qu’il est avantageux de ne pas se servir d’un étalon qui n’ait ses quatre ans, ni d’une jument qui n'ait s°s cinq ans accomplis. Si c’est la meilleure méthode d’obtenir des animaux, et je suis sûr qu'elle l’est, quelle différence n’y a t'il pas entre elle et la pratique ordinaire en Canada, où toutes sortes d’animaux, bons, mauvais et médiocres sont laissés à l’abandon et se propageant à tout âge? Il n’est pas surprenant que uos chevaux, nos bêtes à cornes, nos moutons ainsi traités, dégénèrent, et tant qu’on n’adoptera pas un meilleur système, nos animaux r’atteindront jamais une perfection profituble. Actuellement il est à peine possible de laisser sortir les juments de l'écurie pendant l’été, sans qu’elles ne soient couvertes par quelque poulin ou cheval inférieur du voisinage. Les autres animaux sont en général également exposés, parce que les clôtures ne suffisent pas pour les garder séparément, surtout les étalons et les tauraux, On doit regretter qu’il faille des dispositions législatives pour arrêter des pratiques qui évidemment sont si désavantageuses à l’avancement de lPagriculture; et sans quelque loi sévère pour remédier à ce qu’on peut nommer un mal non qualifié, l’amélioration profitable de nos animaux importés ou natifs sera impossible. Je dis que c’est un mal non qualifié, parcequ’il réduit la valeur et lutilité de tous nos animaux domestiques, et par conséquent le gros retour de l’agriculture, sans produire un bien quelconque.
Trois mois avant de se servir de l’étalon, on doit le nourrir de bonne avoine, de pois, de fèves ou de grain grossier et d’un peu de foin, avec une bonne quantité de paille de blé ; on doit l’abreuver régulièrement, et le mener promener longtemps tous les jours, mais ne pas le trop échauffer. Depuis douze à vingt juments est un nombre suffisant pour un étalon par saison ; mais les opinions sur ce chef sont difiérentes.
Les poulins sevrés devraient être nourris de bon foin tendre, et d’une petite quantité d’avoine, de blé-d’inde, par jour en hiver, et se trouver das un bon paccage l'été suivant. Le second hiver ils ont besoin d’abondance de bon foin, et les caroties seraient un excellent substitut de l'avoine.
La castration est ordinairement faite en Angleterre dès que le poulin a 12 mois, et en Canada on ne devrait pas la différer plus longtemps. Il n’est pas nécessaire de décrire l'opération, parce qu’elle est toujours faite par un médecin vétérinaire.
Dresser un cheval à la selle ou à la charrue ést un objet assez délicat : pour l'un et l’autre la douceur et la patience sont les meilleurs moyens. Le cheval observe bien, il s'attache beaucoup à son maître, mais s0n ressentiment est également fort. Traitez le avec douceur, :1l sera doux ; soyez sévère et vous manquerez votre but, il sera intraitable. Du moment que le poulin est sevré il devrait être accoutumé au licou, à être frotté avec de la paille et à être attaché de temps en temps ; mais la personne qui le soigne devrait faire cela, et jamais des garçons, qui probablement le vexeront et lui enseigneront des tours, ni par des gens prompts, de mauvaise humeur, qui le maltraiteront facilement. Le poulin s’accoutumera facilement de cette manière à se faire manier, et causera conséquemment bien moins de trouble, comme si on l’avait d’abord négligé. On doit promener les poulins et les accoutumer à obéir à la bride pour tourner et s’arrêter, ce qu’ils apprendront bien vite. Lorsqu’on leur met d’abord le harnais, on doit bien prendre garde de ne pas les fouetter ou de les forcer, ou d’user d’aucune violence, mais de les faire marcher tranquillement, jusqu’à ce qu’ils soient accoutumés au trait. Les chevaux canadiens se font remarquer par leur douceur et leur docilité, et ils se font bien plus vite au: trait que les chevaux anglais.
L'entretien des chevaux est une des parties les plus matérielles des dépenses de la ferme. (C’est pourquoi quelques observations à cet égard peuvent intéresser, surtout comme elles mènent au calcul de leur valeur, comme animaux de travail, comparés aux bœufs.
Quoiqu'il y ait différentes méthodes de les tenir dans l’écurie, elles ne varient pas tant que dans les Iles Britanniques. On ne peut pas exactement évaluer leur dépense. Cependant pour ün cheval de ferme bien pourri on peut assez correctement estimer la consommation d’avoine, de foin et d’autres alimens. Quoique le fermier produise lui-même la nourriture de ses chevaux, ces alimens lui valent ce qu’on en paierait au marché, déduction faite de la voiture et de la vente, ou ce qu’ils lui produiraient en les donnant à d’autres animaux. Le foin doit toujours valoir quatre piastres les cent bottes, et l’avoine un chelin le minot. Ila souvent été et sera encore à l’avenir du double de ce prix. Les pommes de terre valent depuis six à 10 pences (20 sols), et peut-être plus ; les carottes auront le même prix sur la terre pour nourrir les autres bestiaux ou des cochons. Selon ces prix on peut facilement établir Je coût de l’entretien des chevaux.
Des chevaux bien nourris en Angleterre consument jusqu’à 80 bushels de Winchester d'avoine, avec 16 bushels de fèves par an, et 21 livres de foin sec par jour er hiver, et de la nourriture verte pendant quatre mois de l'été. En Canada on devrait tenir les chevaux dans l’écurie sur du foin pendant 8 mois ; pendant les autres quatre mois on leur donnera de la nourriture verte ou on les mettra en paccage. Un cheval de ferme consommera journellement depuis une botte à une botte et demie de foin et souvent plus ; et 2 minots d’avoine par semaine ne sera pas trop pour un cheval qui travaille toujours. On peut occaaionnellement substituer des carottes ou des pommes de terre à l’ayoine.
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Donc un cheval coûtcra annuellement pour son entretien, aux plus bas prix de la nourriture sur la ferme, y compris le paccage ou la nourriture dans l'écurie pendant les 4 mois de l’été et le compte du forgeron, entre 101. à 112. cours de la province. Si la nourriture du cheval se vend à un plus haut prix. la dépense augmentera en proportion. On peut occasionnellement substituer le pesat an foin, mais cela ne réduira pas de beaucoup cette évaluation. Dans le comté de Kent en Angleterre on nourrit souvent les chevaux exclusivement avec de la paille hachée en petits morceaux et de l’avoine non battue, qu’on leur donne dans la crêche ; on estime que les gerbes d’avoine produisent par semaine près de 7 bushels de grain pour un attelage de quatre chevaux, ou, si on donne le grain puï, 4 minots d’avoine et 2 de fèves. Quelques fermiers donnent 4 quintaux de son par semaine à 4 chevaux, et ils y ajoutent de la paille hâchée, mêlée à une petite portion de foin de sainfoin également hâchée, sans aucun grain. Dans le midi de l'Europe et particulièrement en Espagne, où l'on élève beaucoup de beaux chevaux, On ne connait généralement pas le foin, et les chevaux sont nourris avec de la paille dont une partie seulement est hâchée, et de l’orge. La façon de donner aux chevaux au moins une fois par semaine, si on leur accorde du grain, une boîte de son, est excellente, et tient le corps en bon état.
Il n’est pas nécessaire de soigner les chevaux de ferme comme ceux de chasse ; la fréquente application de l’étrille en hiver est désavantageuse aux chevaux qui servent constamment à un ouvrage lent ou qui restent pendant plusieurs heures au marché, exposés à toute sorte de temps, car elle ieur enlèvera trop du long poil que la nature leur a donné comme une protection contre l’inclémence des saisons ; mais cette raison n’exclut pas la propreté nécessaire. Il est bon d’huiler et de boucher le sabot de temps à autre ; et c’est une économie mal comprise de ne pas les faire ferrer assez fréquemment. Les écuries doivent non seulement être propres mais bien aérées ; car les chevaux n’aiment pas la mauvaise odeur. Dans ce pays, les chevaux canadiens ne sont pas sujets à cette maladie obstinée, l’enflure des jambes, qui est si malencontreuse aux chevaux des Iles Britanniques. La morve est une autre maladie très fatale aux chevaux de la Grande-Bretagne, qui, je crois, n’est pas connue ici.