‹ Traité théorique et pratique de l'agriculture [microforme]Chapitre 130 sur 139 · MANIÈRE DE PROPAGER, ÉLEVER ET ENGRAISSER LES MOUTONS · texte numérisé non relu

MANIÈRE DE PROPAGER, ÉLEVER ET ENGRAISSER LES MOUTONS

Parmi les différents animaux que la providence bicnveillante a créés à l'avantage de l’homme, il n'y en a pas de plus utile que le mouton. Le mouton nous donne de la nourriture et des vêtemens ; et en manufacturant sa laine, des gens peuvent ètre employës pendant l'hiver en Canada à un travail profitable, pendant qu'autrement ils ne seraient que des consommateurs sans profit. Des moutons bien traités et dans des situations convenables, pourraient être une partie matérielle des animaux et des profits du fermier dans cette province. Mais pour les rendre profitables, notre race actuelle de moutons doit être améliorée, et bien autrement traitée qu'elle ne l'est à présent. Nos pâturages limités et la nature de nos clôtures exigent une espèce très tranquille de moutons, ce qui nous serait très nécessaire, et conviendrait mieux aux circonstances de ce pays, qu'une race farouche qui passe à travers ou saute sur les clôtures à son gré, sans être arrêtée par des jougs ou des liens, qui ne leur permettraient pas d'atteindre la perfection ou de produire du mouton et de ja laine, dont la quantité et la qualité les rendraient aussi profitables au fermier qu'ils devraient l'être.

La race de New-Leicester ou de Dishley, dont on voit une image dans la gravure est bien estimée en Angleterre, et je puis dire par ma propre expérienC”, qu’on peut les avance * à un très grand poids avec une plus petite proportion de nourriture qu’aucune autre race connue en Irlande. Ils sont d’une disposition tranquille, et ceux qui sont bien

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