DU COCHON
Le cochon commun est trouvé dans un état sauvage ou do domestis cité dans presque toutes les parties tempérées de l’Europe et de l'Asie, et dans beaucoup de parties de l’Afrique et les Iles de la mer du Sud. Les cochons ne semblent posséder aucune faculté de sensation dansun haut degré. Leur sentiment est si imparfait, qu’on sait qu’ils ont laissé des souris se terrer dans leur graisse, sans qu'ils aient montré le moindre malaise, ou qu’ils en aient pris notice. La forme du cochon n'est pas élégante, et sa tenue est abjecte comme ses habitudes. Sa lourde taille ne le rend pas moins incapable de vivacité et de vitesse, que d’un mouvement gracieux, Il aime à se tenir au soleil, et à se trainer dans la fange. Toute son apparence est toujours assoupie et stupide, L'approche d’une tempête semble Paffecter particulièrement. Dans une telle occasion il court dans une espèce de frénésie et pousse des cris d'horreur. Les cochons sont infectés de poux et sujets à beaucoup de maladies. Au commencement Gu 5me, mois après la conception la truie rapporte, et elle fait souvent deux cochonnées par an, Le cochon, si on le laissait vivre jusqu’au terme naturel de sa vie. atteindrait l’âge de 15 jusqu'à 30 ans. Sa taille et sa force augmente jusqu’à l’âge de 5 ov 6 ans.
Le cochon est un grand bienfait accordé aux hommes. Sa viande est plaisante, substantielle ét nutritive. Le lard se sale mieux qu'aucune autre viande, en conséquence se conserve plus longtemps et est un important article de nos magasins de marine. Dans l’économie rurale anglaise le cochon est considéré comme une espèce de bétail inférieur, et seulement bon à consommer ce qui autrement serait perdu. On suppose pourtant, que, nourri avec le rejet des moulins, des brasseries, des distilleries ct de la laiterie, ils donneraient un plus grand retour de viande, (quelques-uns pensent que ce serait le double du poids), qu'on ne pourrait obtenir d’aucnn autre animal. Si la culture des légumineuses était introduite dans l’agriculture canadienne au point qu'il serait nécessaire, on pourrait étendre de beaucoup et très profitablement l'entretien des cochons, non seulement pour suffire à nos propres besoïns, mais pour l’exportation.
Je ne pense pas qu'aucune espèce de nos bestiaux ait tant besoin d’être améliorte que nos cochons. La plus grande partie de ces bestiaux en Canada sont inférieurs, tardifs à venir à maturité et difficiles à engraisser. L'introduction de quelques cochons de la race chinoise serait un bon moyen d'améliorer nos cochons ici. C'est une race à jambes courtes, trainant le ventre à terre ; la chair est blanche et d’un excellent goût. Je sais qe cette espèce engraisse facilement, La délicatesse des os et la forme large quoiqu’épaisse en même temps du poitrail, marquent dans cette espèce comme dans toute autre une disposition d'engraisser avec une nourriture modérée. La taille des cochons, comme celle d’autres animaux, doit être choisie avec égard à la nour- 1iture nécessaire à son entretien, et non pour porter un individu à un
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