COCHON MOITIÉ NOIRE D'ESSEX
tes de cochons sont les plus estimées, pour faire usage de leur viande fratche, ou salée, et sont, sans aucun doute, plus profitables au fermier en général et à tous ceux qui consomment les rejets des cuisines ou l’autre rebut,
La race de Berkshire est très estimée en Angleterre ; la société d’agriculture de Montréal l’a introduite ici, mais elle ne s’est pas beaucoup multipliée.
La race tachée de Woburn, introduite par le duc de Bedford, serait une des plus profitables de l’Angleterre à être importée pour l’amélioration de nos cochons. Ils sont forts, bien faits, prolifiques et engraissent facilement, Les cochons moitié blancs d’Essex sont comptés parmi les plus belles races ; ils ont l'os fin, le ventre large et profond, les quartiers de derrière pleins, ils engraissent très vite, et la qualité de leur viande est excellente,
En choi-issant le verrat et la truie on doit prendre garde à la perfection de leur forme, que la truie ait le ventre grand et ample, et qu'elle ne soit pas trop disposée à Ja graisse. Une truie grasse n'aura jamais beaucoup de petits et ne sera pas profitable au fermier. Le verrat ne doit pas avoir moins de 12 mois ; ni la truie moins de 10. On ne doit pas les laisser cochonner en hiver, parce que les petiis cochons sont tendres et peuvent avec peine être sauvés par un temps très froid. La truie pleine doit être séparée du reste quelque temps avant qu'on s’attend qu’elle cochonne, soigneusement garilée et avoir une litière d’une petite quantité de courte paille. Trop de paille ne vaut rien, lors de la cochonnée et pendant une semaine après, parce que les petits aimen à se fourrer sous la paille sans que la trace s’en apperçeive, et sont exposés à être écrasés par la truie lorsqu’elle se couche. Une truie quinourrit doit être bien entretenue, et il est bon d’accoutumer les petits cochons de bonne heure à manger d’une petite auge, du son avec du lait ou d’autre nourriture liquide. Tels petits cochons des deux sexes qui ne doi. vent pas servir à la propagation, sont en Angleterre ordinairement coupés, à l’âge d’un mois, et tous peuvent être sevrés au bout de 6 à 7 semaines. Afin d'empêcher les cochons de fouiller on leur coupe les tendons qu grein avec un couteau bien effilé, à la distance d'un pouce et demi du nez. On peut faire cela avec peu de peine et sans danger pour l'animal à l’âge de 2 ou 3 mois. Sipar çces moyens ou par des anneaux ils sont empêchés de fouiller la terre on peut bien tenir les cochons en été au treffle. Un petit enclos de treffle, bien entouré, afin d'empêcher les cochons de le quitter, contribuerait à leur nourriture dans un temps qu’elle est la plus rare. Siles cochons sont confinés dans les bâtimens, ils doivent être tenus parfaitement propres et avec une bonne litière; et ceux qui ne servent pas à la propagation doivent avoir abondance de nourriture depuis le moment qu’ils sont sevrés, Comme la plupart des fermiers ont des vaches, le lait caillé, ou le petit lait du fromage, feront une excellente nourriture pour les cochons, et ne peuvent pas être mieux employés. Des pommes de terre cuites, des carottes, mêlées avec une petite quantité de farine de fèves, d'orge, de blé d’inde ou de pois, sont plus profitables à la nourrityre des co-
chons qu'aucun de ces articles ne le serait, s8’il était donné seul. On doit bien avoir soin, de ne jamais donner aux cochons plus de nourriture qu'ils ne peuvent consommer ; ils doivent êrre nourris fréquemment et suffisamment, mais pas plus. Le rejet des distilleries serait très utile à nourrir les cochons, pourvu qu’ils soient tenus propres dans des soues bien construites, et la nourriture régulièrement donnée. Il serait pourtant nécessaire de donner de temps à autre une nourriture meilleure, plus solide et plus nutritive p. e. des grains, des pois, des fèves ou du blé d’inde, La chair de cochons en!ièrement nourris avec le rebut des distilleries est ordinairement très molle, Je crois que les pois sont la nourriture la meilleure mais aussi la plus dispendicuse.
Par des expériences faites sur “es cochons gras, chaque fois 20 livres, poce vivant, produit, lcrsquw’on les a tués, 12 à 14 livres poids net. Si les cochons n’excèdent pas le poids de 160 livres, le poids sera de 12 livres ; s’ils sont plus grands, le terme moyen sera de 14 livres. Le fermier en pesant ses cochons en vie, peut s’assurer de leur poids profitable après leur mort.
Comme ce printemps a été extraordinairement tardif, et la semence conséquemment retardée, je suis induit à faire quelques remarques sur la semence du blé, quelque déplacées qu'elles puissent être. C’est un objet de regret que de voir que tant de fermiers de cette province sont si enclins à semer du blé dans des terrains qui ne sont pas bien préparés, ni dans un état de fertilité suffisante pour produire une bonne récolte moyenne. Si les fermiers voulaient substituer du seigle, de l’avoine et en quelques cas de l'orge, ils seraient presque certains d’obtenir une bonne récolte de ces grains, qui tout aussi certainement serait plus profitable qu’une récolte de blé au-dessous d’un bon retour. On persiste aussi souvent à semer du blé à une période tellement avancée du printemps, qu’il n’y a presque pas de chance de le bien récolter, quelque favorable que puisse être la siison. Dans quelques situations on peut employer des moyens artificiels pour hâter la préparation de la terre nécessaire pour qu’elle puisse recevoir la semence de bonne heure en printemps, en labourant et égoutant judicieusement ; mais dans les sections inférieures de la province, dans le voisinage de Québec; le climat empêchera souvent la semence du blé, quelque industrieux et attentif que puisse être le fermier en préparant et asséchant le sol. Dans ce cas une espèce différente de grain ou d’autres plantes doivent y être substitués, grains et plantes qui n’exigent pas une saison si longue ni si chaude pour müûürir. Si le blé ne peut pas être semé au mois d’avril on peut à peine s'attendre à une bonre récolte dans des saisons ordinaires, et bien moins dans celles qui peuvent être moites et froides. Dans des saisons extrêmment favorables une semence tardive peut réussir, mais le fermier agira «vec plus de sûreté et de profit en cultivant des céréales qui réussissent probablement dans des saisons ordinaires, plutôt que de courir le risque de semer le blé tard, en espérant une saison extraordi-
né seul. On lus de nourrirris fréquemtilleries serait is propres dans 1t donnée. Il ne nourriture des pois, des nt nourris avec e crois que les pendicuse.
que fois 20 li- 14 livres poids s, le poids sera ra de 14 livres.
r de leur poids
__ et la semence y remarques sur être. est un e province sont pas bien prépae une bonne réseigle, de l’aertains d’obtenir ment serait plus bur. On persiste avancée du prinécolter, quelque tuations on peut in de la terre nébonne heure en ais dans les secuébec; le climat rieux et attentif le sol. Daus ce s doivent y être pn si longue ni si u mois d'avril on hisons ordinair'es, bides. Dans des ut réussir, mais vant des céréales es, plutôt que de saison extraordi-
nairement favorable. Je ne propose pas qu’un fermier sème un autre grain que du blé, s’il peut semer celui-ci avec un prospect raisonnable de rentrer une bonne récolte; mais autrement un retour d'avoine sera plus profitable, et donnera une plus grande quantité de bons aïimens nutritifs, s’il en a besoin dans sa famille, que du blé cultivé dans des circonstances connues pour être défavorables à sa parfaite production. J’ai ce printemps prouvé, au-delà d'aucun doute, la nécessité et l’utilité de semer le blé de bonne heure, et l’ineflicacité, le désavantage de le semer tard, Je suis persuadé que ce serait le grand intérêt du fermier d’encourager la manufacture et la consommation de la farine d'avoine (gruau), On sait que c’est une nourriture salutaire et nutritive, et dans ces parties de la province qui ne sont pas favorables à la culture du blé, comme aliment de l'homme, un bon surrogat de la fleur de froment et dans toutes les parties de cette province son usage de temps à autre serait une épargne de notre grain plus vendable et plus précieux, et par là augmenterait le profit du fermier.
Quand je commençai ce traité, j'espérai qu’il n'excèderait pas 300 pages ; je trouve cependant que j’ai pissé les dernières limites posées, et que j'ai conclu la 5me. partie, sans avoir pu inclure tout ce que je m'étais proposé, Les maladies des animaux et leur guérison doivent encore être traités. Je voudrais aussi faire quelques observations à l'égard du défrichement et de la culture de terres nouvelles ; le prix de la main d'œuvre et de la terre, et les profits probables de l’agriculture dans les différentes sections de l'Amérique Britannique, et quelques remarques générales, que je crois appartenir à la prospérité de l’agriculture et aux intérêts des fermiers de ces provinces. Des circonstances m'empêchent de m'occuper maintenant de ces objets. L’hiver prochain, je me propose de publier un supplément qui les comprendra et tout ce que je croirai nécessaire pour que mon livre soit intéressant et utile aux fermiers. Je ferai t:::t mon possible pour donner des tables exactes du prix de vente de terres cultivées dans les provinces Britanniques de l'Amérique du Nord, leur situation, étendue, sol, état de culture et édifices de ferme, ainsi que le prix de l’ouvrage daus les différentes localités.
J’ai dit ce que je croyais être la meilleure méthode de cultiver les différentes sortes de végétaux sur des terres cultivées, la dépense en travail nécessaire dans la culture, la récolte et les dépenses en ayant des bestiaux de travail. Il ne me reste que de danner quelques idées du prix ordinaire de l'ouvrage, de celui des produits, pour que le fermier puisse calculer les retours ou profits qu’une quantité donnée de terre peut lui promettre si elle est bien cultivée dans des saisons ordinaires.
Pendant les dernières 15 années je n'ai pas observé une grande variation dans le prix de la main d’œuvre dans le voisinage de Montréal ou Québec. Pendant toute cette période on pouvait avoir des engagés à raison de 5 à 7 piastres par mois et la nourriture, en printemps, en été et pendant la récolte. Les bons faucheurs peuvent quelquefois avoir jusqu'à 8 piustres. Si on engageait des hommes à l'année les gages va-