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DE L’AVOINE

L’avoine est un grain très utile, et le climat et le sol du Bas-Canada sont favorables à sa culture, nonobstant les chaleurs de l’été. On peut la cultiver et comme grain panifiable et comme nourriture des chevaux C’est le grain le plus facile à cultiver, parcequ’il vient dans presque toutes les terres qu'on peut labourer et herser. Il y a une grande variété d’avoines. Celles qui se cultivent ici ont déjà été décrites, et le fermier peut choisir celle qui convient le mieux à son so!. On se procure facilement la meilleure qualité, de sorte que c’est la faute du fermier même sil en sème une autre espèce. Dans quelques partics de l’Angleterre les fermi2rs ont été en peine de choisir les meilleurs grains pour obtenir la meilleure semence ; ils la font trier à la main par des femmes.

L’avoine se contente d’un sol quelconque depuis l'argile la plus tenace jusqu’à la fondrière, pourvu qu’elle ait une situation assez sèche. Si la saison est passablement humide, un sol graveleux ou sableux produira une récolte de l’avoine commune blanche ou noire. Le climat le plus convenable à l’avoine est un peu frais et humide. Fil est très LE et très chaud,les panicules sèchent aisément et se resserrent au point, qu’elles n’aménent pas assez de nourriture aux épis, qui alors ne devienneuit jamais fortes, mais ont une écorce épaisse, de longues barbes et produisent peu de farine. Cela arrive quelquefois en Canada et le meilleur remède est de la semer de bonne heure. L’avoine n’épuise pas tant le sol dans un climat humide que dans un climat sec. La meilleure avoine et pour sa qualité et pour sa quantité, est celle qui est semée sur un retour de foin, ou dans des friches nouvellement labourées ; nulle graine ne semble mieux qualifiée par la nature pour être semée dans une prairie levée que l’avoine, car tout en obtenant une belle récolte en premier lieu

elle met la terre en bon ordre pour la culture subséquente. On devrait

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