RACINE DE
être très conen comme ali- | soit riche et is non pas en sol peut en géest une plante
dont le retour est moins certain que celui des pommes de terre et des carottes, ot son produit ne sera pas plus profitable même dans les circonstances les plus favorables. Selon Thaër elle a 10 pour cent de matière nutritive, et elle est à cet égard au foin comme 10 est à 46, et aux pommes de terre comme 20 est à 46. On dit que cette racine est un excellent aliment pou: des vaches à lait, qu’elle’ augmente la quantité du lait et en améliore la qualité, Elle est aussi ou au moins presqu’aussi difficile à emmagasiner que le navet, et c’est une grande objection aux racines tendres et aqueuses dans des hivers comme ceux du Canada. Des pommes de terre, des carottes, des panais, des navets de Suède se conserveront mieux qu’aucune autre racine, si on les met dans des caves, des caveaux ou des fosses bien à l’abri des injures de Ja saison.
DES CHOUXe
La culture des choux aux usages ordinaires des fermes sera encore moins profitable dans ces provinces que n’est celle des navets ou de la racine de disette, quoiqu’on recommande particulièrement la culture de cet légume uilleurs. Pour quelque temps encore on devra se restreindre à la culture des racines qui sont les plus facilés à manier, dont le retour est le plus certain, et qui sont aisées à se conserver durant nos longs et sévères hivers. Il est très dangereux de commencer un sÿstème amélioré d'Agriculture par trop d’expériences spéculatives au milieu d’une société agricole comme nous l’avons dans Amérique Britannique du Nord, qui n’a pas les moyens de risqtier des fonds sans l’espoir raisonnable d’un retour profitable. Ceux qui possèdent assez de capital et qui aiment les expériences et les spéculations, doivent les faire sans exciter ja moindre jalousie parmi leurs voisins, dont les moyens sont plus limités ; et qui peuvent apprendre et profiter de ces expériences, sans la moindre dépense de leur part.
Une vache a besoin journellement de 100 à 150 livres de choux, et un mouton de 10 à 12 livres, sans compter une portion modérée de foin. Comme dans Amérique Britannique le chou est particulièrement cultivé comme nourriture humaine, il intéressera peut-être quelques lecteurs d’apprendre de quelle manière on les couserve en Allemagne et dans quelques autres pays.
On prépare le chou salé ou le choucroute de la manière suivante :— Toute espèce de choux, de navets et de haricots peuvent être préparés de même ; mais on préfère le chou à tête grande et comnacte (cabus). Le premier procëdé cest d’en ôter la partie intérieure du trognon moyennant un instrument de fer ou écope ; ils sont ensuite coupés en pelits coupons par une machine de bois cornposée d’une planche plate qui a un rebord des deux côtés pour contenir une boîte dars laquelle on met les choux. Au milieu de la planche il y « quatre morceaux d’acier plats, placés dans une direction oblique, et le hord aiguisé de chacune étant élevée au-dessus de l’autre par de petits morceaux de bois entre chaque, afin de laisser tomber les coupons dans une cuve placée au-dessous. Les