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Choux sont alors mis dans la boîte qui vient d’être décrite, qai est poussée en avant et en arrière, et les choux rapés par l’acier tombent daas la cuve au-dessous. Un baril se trouve à côté pour les recevoir dés qu'ils sônt rapés ; ses côtés sont lavés avec du vinaigre. Un homme se trouve “sur une chaise près du baril, avec-dés sabots propres, qui doit les saler et préparer, ce qui se fait de la manière suivante : l’homme prend assez de coupons pour remplir 4 pouces depuis le fond du baril, il y ré. pand une poignée de sel, üne poignée de poivre en grains et une petite quantité d’huile à salade ; il descend alors, dans le baril et foule les choux avec ses sabots jusqu’à ce qu’ils soient bien mêlés et compacts. I] prend une autre couche de choux ; y répand du sel et du poivre comme auparavant, le foule et ainsi de suite jusqu’à ce que le baril soit plein, On y met alors la couverture sur laquelle on place quelques grands poids. De même le tout reste pendant 10 ou 15 jours, quand une fermentation partielle a lieu, et qu'une grande quantité d’eau se montre au-dessus de la surface. On le transporte ensuite dans la cave à l’usage futur. Les gens qui font le choucroute en Allemagne sont des T'yroliens et ils portent leur machine de maison en maison.
11 y a différentes autres plantes qu’on pourrait cultiver daus les champs pour leur racine ou leur feuille, comme aliment de l’homme ou des bestiaux. De celles-ci je ne parlerai que de la chicorée et d'une
-plante nouvelle (rough comfrey.)
La chicorie sauvage a des racines longues, épaisses perpendiculaires, une tuffe de feuilles ressemblant à l’endive ou à la laitue, et lorsqu’elle va en fleur, sa tige monte d’un à 3 pieds, elle a des branches rudes, couvertes de feuilles et de fleurs bleues. Dans les terres calcaires de PAngleterre on la trouve sauvage, il en est de même dans la plus grande partie de PFurope qui a une température semblable ou plus chaude ; en la trouve également en Canada où on la considère üne mauvaise herbe. On la cultive en France pour ion herbage, en Allemagne et en Flandres pour ses racines, dont on prépare un surrogat du café. On dit que dans des terres pauvres cette plante est supérieure à toutes les
‘autres et donne dans de pareilles terres une plus grande quantitè de fourrage aux moutons qu’aucune autre cultivée jusqu’à présent. Elle vient aüssi bien dans des terres tourbéuses el marécageuses. On prétend qu’elle est excellente pour l'entretien des bestiaux ei des cochons dans l’étable, et qu’en France et en Lombardie on en fait mêine du foin. On ne l'aime pas en Angleterre parcequ’elle devient une mauvaise herbe vivace dahs les années suivantes. Je n’ai aucune expérience ‘quant à cette plante, et je ne puis donc pas lé recommander particulière “ment à l’attention des fermiers.
* Le (rough comfrey, ) plante perpétuelle de la Sibérie, a été derhiètement récommandée à l’attention en Angleterre par D, Grant, jardi- -nfer à Lewisham, et essayée par un céttain nombre d’agriculteurs. On dit que les anitnaux de toute espèce aiment beaucoup cette plante ; et “son produit est si grand dans de bonnes terres, qne Mr. Grant croit qu’un arpent pourrait donner put an 30 tonnes de fourrage vert. 1 l'a euë à la hauteur de ? pieds et si épaisse qu’elle pouvait l’être. La plante
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se propage aisément par tles graines et les racines ; le meilleur moyen serait peut-être de la semer dars un jardin, et de Ja transplanter ay bout de l’année. Comme toutes les symphytes sont des plantes d'une très grande durée, cette espèce, une fois établie, continuerait probablement de produire des récoltes pendant plusieurs années. —(Gardeners Magazine vol. V. Country Times, Mai, 1830.)
Cette plante pourrait peut-être avantageusement être introduite en
Canada.