BATISSES NÉCESSAIRES A UN FERMIER
îl faut une variété de constructions pour soutenir les travaux de l'agriculture. Des bâtisses convenables ne sont pas moins nécessaires au laboureur que des perfectionnemens utiles ; et rien n'indique aussi décidément l'état de l'agriculture dans un pays, que le plan et l'exécution de ces bâtisses.
D'après la manière dont les fermes sont généralement divisées en Canada, et leur accès, le choix d'un lieu pour y asseoir les bâlimens ruraux est à peine laissé au fermier, et au lieu de fixer ces construc~ lions à une distance presqu'égale des extrémités de la ferme, elles se trouvent placées à l'extrémité. Ceci est un grand désavantage, d'autant plus qu'il est difficile d'y remédier.
On devrait adopter pour les constructions la forme du parallélogramme carré ou plutôt rectangulaire ; les maisons et les remises étant rangées sur les côtés nord, est et ouest, et le côté sud clôturé et où l'on peut ajouter des constructions basses pour les veaux, les cochons, la volaille, etc. L'espace ainsi enclos peut se séparer par une ou plusieurs clôtures pour difiérentes sortes d'animaux. La maison du fermier doit être placée à une petite distance des bâtimens, et, s'il est possible, de manière à dominer la vue de l'intérieur de l'espace. Je recommanderais que la dislance entre la maison et les bâtimens fut suffisante pour prévenir la communication du feu entre eux, en cas d'accident.
Les prmcipales bâtisses requises pour l'occupation des terres, sont les granges, étables, vacherie, remises pour le bétail, remises pour les voitures, etc., et la maison de la ferme, la laiterie, etc. La grange doit être proportionnée à l'étendue de la ferme, et même toutes les bâtisses, mais jamais trop grandes. Le foin et le grain se gardent bien en moulons bien faits et couverts en chaume afin que le fermier puisse y trouver de la place dans le cas où il en aurait de temps en temps besoin pour une quantité extra de produits. La profondeur la plus convenable pour une grange est d'environ 30 pieds, et les murailles latlérales de 12 de haut. Dans les localités où la terre est favorable on pourrait placer très commodément sous la grange des vacheries ou des bâtisses pour les moutons ou les cochons. Ceci épargnerait beaucoup de toiture et procurerait aux bestiaux un abri chaud, mais il est peu de situations bien propice pour cela. Lorsque les granges excèdent 60 pieds de loni^ueur, elles exigent une seconde porte d'entrée ; car l'espace qui doit se remplir se trouve à une distance très incommode des voitures chargées. Si la grange n'est pas suffisamment longue pour former le côté nord du carré on peut y ajouter la vacherie du côté le plus près de
la maison. La vacherie, la profondeur de la grange 80 pieds et ^8 de long, pourrait contenir des crèches pour IG vaches, et on pourrait les diviser sur un ou deux rangs, au besoin, sur le même plan, (voir ie plan de la cour de la ferme dans la dernière partie.)
Le plan suivant est celui de l'une de mes vacheries. Il est de GO pieds de long, 28 de profondeur et 8 de hauteur. Quatre rangées de poteaux sont placées sur toute la longueur ; la première rangée est pla* cée à 7 pieds du mur extérieur, la seconde à 4 de la première ; la troisième à 6 de la seconde, et la quatrième à 4 de la troisième et à 7 de l'autre mur extérieur. Ces poteaux sont éloignés les uns des autres sur chaque rangée d'environ 4 pieds, y compris les poteaux, qui sont de 5 pouces carrés. L'espace du milieu entre les rangées de poteaux, qui sont espacés de 6 pieds, forme une allée d'où l'on alimente le bétail, et de chaque côté de cette allée logent les vaches dans des compartimens (places) séparés, tête à tête. Les compartimens sont formés par les poteaux ci-dessus décrits et dans lesquels on emboufte des ma* driers d'un pouce jusqu'à la hauteur de 4 pieds. Chaque allée contient 13 places, allouant à chaque animal un espace de 3 pieds 10 pouces. Les cloisons qui divisent ces places ne sont que de 4 pieds de long, et par conséquent ne se prolongent pas assez pour empêcher le trayeur de se tenir a son aise près de la vache. Chaque compartiment est pourvu d'une mangeoire sur toute sa largeur et d'un pied dix pouces de diamètre ; elle est séparée d'où l'animal se tient par une planche haute d'un pied seulement. De la mangeoire à la rigole où tombe le fumier il y a 6 pieds ; c'est dans cet espace que loge l'animal ; la rigole est large d'un pied et profonde de 3 pouces ; de l'autre côté de cette rigole près du mur extérieur, se trouve un pas?age élevé et de la largeur de 2 pieds 2 pouces. Les compartimens sont arrangés de la même manière de l'autre côté de l'étable. On attache les vaches avec une chaîne qu'on leur passe autour du cou, et avec des anneaux qui se chassent sur des baguettes de fer perpendiculaires, longues de 18 pouces et ri* vées sur les cloisons dans le coin des compartimens. Devant ceux-ci des planches sont clouées sur le poteau, de chaque côté de l'allée alimentaire jusqu'à la hauteur d'environ 3 pieds et demi, laissant nne ouverture près du plancher haute d'environ 1 pied, pour nourrir \e bétail dans des boites mobiles que Ton passe à travers ces ouvertures et que l'on ôle quand les animaux ont fini de manger ; on leur donne du foin et de la paille par ces mêmes ouvertures. On peut garder les animaux bien plus propres en les nourrissant dans des botîes mobiles que dans des auges immobiles. Au-dessus des vaches se trouve le grenier à foin d'où on laisse tomber le foin dans l'allée alimentaire à la tête des vaches. Dans une bâtisse adjacente se trouve une chambre pour les grains, la balle et la machine à couper la paille ; de là un passage qui conduit à l'allée alimentaire et occupe la place d'un compartiment. La bâtisse des veaux touche à la vacherie ; elle contient six divisions pour les veaux qui sont à l'engrais ; le reste est suffisamment spacieux pour dix à douze veaux que l'on voudrait élever, et où se trouvent des auges pour les nourrir au lait et un râtelier pour le foin. De la cour de
la ferme il y a 3 portes à la vacherie, une à chaque bout pour l'entrée du bétail, et une au milieu qui donne sur l'allée alimentaire ; au bout de cette allée est une croisée pour éclurer l'étable, et dans le mur extérieur il y a 3 petites ouvertures à travers lesquelles on jette le fumier. Je trouvai que cette vacherie était la meilleure de toutes celles que j'aie eues ; chaque anim d peut être nourri séparément, et de la manière dont ils sont attachés, ils sont parfaitement à leur aise ; depuis que cette étable a élé construite, c'est-à-dire depuis 5 ans, aucun accident n'est •arrivé, aucun animal ne s'est échappé à moins que ce ne fut par la faute de la personne qui en était chargée.
L'écurie pour les chevaux peut former une partie du côté est ou ouest du carré, et quelque puisse être la lariçeur de la bâtisse, les chevaux doivent tous être placés du même côté. Une largeur de 15 | pieds est suffisante pour une rangée de chevaux, et les compartimens j doivent être de 5 à 6 pieds de large pour chaque cheval. Le plan sui- j vaut de râtelier et de mangeoire est trjs approuvé en Angleterre et rcs' j semble beaucoup à ceux du Canada. I
Le râtelier part de terre et s'élève jusqu'à 3 pieds, est de la profon- | deur de 18 pouces et de quatre pieds de long ; le fond du râtelier est j sur un plan oblique, le devant est gr iduellement incliné et se termine à i environ deux pieds de terre. Le devant est généralement clos, quoi- | que quelques-uns préf rentle tenir ouvert. Un semblable râtelier contiendra plus de foin que l'on doit en donner à un cheval, et tout le foin 1 mis dans la mangeoire sera consommé ; mais dans le râtelier ordinaire, il est bien connu qu'une grande partie du foin tombe sur la litière et se perd dans le fumier. 11 empêche aussi la graine du foin et la poussière de tomber sur le cheval et d'entrer dans ses yeux ; et, ce qui est d'une importance considérable, bien qu'on y fasse rarement attention, le foin sera donné en petites quantités à la fois. L'auge a l'avoine, ou pour l'eau, est placée suffisamment haute et de manière à ne pas nuire à la mangeoire ni au râtelier destiné au foin.
L'écurie doit être élevée ; elle ne doit jamais être nu-dessous de la hauteur de huit pieds, et doit être éclairée par des croisées placées aussi haut que l'admettra le plafond. Des écuries obscures sont considérées comme préjudiciables aux yeux des chevaux. Elle doit être autant que possible maintenue au-dessus du point de congellation en hiver, et la chaleur modérée en été au moyen de châssis et de portes à barreaux, afin que l'air y puisse circuler librement. Cette sorte de portes sont d'un usage général chez les Canadiens en été.
Près de l'écurie doit se trouver une pièce (chambre) pour les harnais, puis une autre pour les instrumens aratoires, des férailles, etc., une place pour les voitures d'été et d'hiver, au dessous de celle-ci une autre pour le grain, et à côté de cette dernière un poulailler. Sur le côté opposé du carré on peut placer une remise ouverte pour le bétail avec des râteliers où l'on met du foin ou de la paille, afin qu'il puisse y avoir recours dans les momens du jour où il erre en liberté. Une partie de cette remise pourrait convenir pour y mettre les charettes. On peut construire une bergerie dans une des remises proportionnée au
troupeau, et entourer une partie de la cour d'une clôture pour Tusage des moutons seulement, ne leur permettant pas de se mêler avec les bêtes à cornes, ni avec les chevaux dans la cour de la ferme. La bergerie doit être divisée en une grande et en deux ou plusieurs petites pièces pour séparer les moutons, surtout dans le temps de l'agnelage. La bergerie et les cours doivent être pourvues de râteliers pour le foin, et de petites auges pour le boire et autres alimens. Le profit des moutons dépendra beaucoup d'une bonne bergerie avec des cours convenables, d'un traitement et d'une alimentation soignés.
On peut construire à très peu de frais une bâtisse pour la paille, en érigeant une remise contre la grange. On peut placer des sioux sur le côté sud de la cour. Les cochons n'exigent qu'un logement chaud e t sec, on peut donc bâtir la siou d'une manière très simple. Près de la grange et de la cour à la paille c'est le lieu qui leur convient le mieux afin qu'elles puissent être constamment et copieusement approvisionnées de litière, et parce qu'il est en outre désirable de former, s'il est possible, tous les bâtimens en un carré. La siou doit avoir plusieurs divisions afin de temr séparées les différentes sortes de cochons ; et on trouvera qu'il est avantageux de n'en pas garder plus de deux dans la même pièce, lorsqu'ils sont à l'engrais. Ôn peut construire les sioux sous le toit des remises ; elles doivent mesurer de S à 9 pieds de hirge, le fond 5 pieds et le devant de 8 à 9 pieds de hauteur. On place les auges à environ 5 pieds du fond et les sépare des cochons p;ir des barreaux perpendiculaires de 6 pouces de diamètre et de 2 d'épaisseiir, suffisamment espacée pour permettre aux pourceaux d'y passer leurs têtes et atteindre leur nourriture dans les auges. Les auges doivent être abritées d'un volet à charnière que l'on baisse ou élève.
Les auges couvrent un diamètre d'environ un pied et laissent entre elles et le devant un espace ou allée de 2 pieds pour distribuer plus commodément la nourriture. Cet espace peut servir à contenir des barrils dans lesquels on met de la nourriture afin d'en pourvoir les pourceaux à de fréquens intervalles. Le fermier peut diviser les sioux comme il le jugera à propos. Le devant doit faire face au sud et le derrière à la basse-cour, l'entrée de l'allée est en dehors de la bairière de la basse-cour. On fait une autre clôture par-.lerrière, à la distance d'environ 6 ou 8 pieds, afin que chaque siou soit pourvue d'une petite cour découverte, dont on transporte le fumier dans la basse-cour. Ces sortes de sioux sont très communes en Canada^ mais elles ne sont pas placées judicieusement.
Les poulaillers doivent être spacieux, bien aérés et construits comme il faut pour la volaille. On doit les traverser d'un nombre de juchoirs à différentes hauteurs ou sur la même ligne, et ménager un passao-e pour qu'elle puisse monter ; les juchoirs pourraient aussi être disposées en forme d'échelle, avec des rangées de cases au-dessous pour des nids. Les barres où juchent les oiseaux onglés, ne doivent pas être polies, mais k peu près rondes et rudes, comme la branche d'un arbre.
Lorsque les localités sont favorables on peut construire sous la grange au foin des cavaux pour y serrer les patates, les otirottes, les navets
de Suède et autres ]é2;umes pour l'usage des bestiaux, mais ils doivent être pxempts de lagolée. Il ne serait pas prudent de placer des bâtiment à vapeur dans le carré des constructions de la ferme, quelque né« cessai res qii'ds soient, ou quelque bien placés qu'ils y seraient de préférence à tout autre endroit. On risquerait trop du feu.
On doit pourvoir la cour de râteliers pour la paille ou autre fourrage. La fausse aux fumiers doit se trouver au centre de la basse-cour. On garnit la cour d'un pavé ou d'un déblai autour des bâtimens, de 9 à 15 pieds de 1 irge, selon la proportion du tout ; le reste est creusé de manière à ce que l'excavation soit plus profonde au milieu, mais pas assez pour empêcher les voitures d'emporter le fumier sans difficulté. On fait un égoût qui part de l'endroit le plus bas et porte les engrais liquides, (urines) dans un réservoir ou dans un endroit ou ils peuvent se mêler avec de la boue dont on peut de temps en temps enduire les terres, et que Ton remplace par d'autre terre maigre, que l'on applique de nouveau de la même manière. 11 serait bien à désirer qu'on ôtât la plus grande partie des neiges qui tombent et s'amassent dans les cours pendant l'hiver. Elles ont un mauvais effet sur les engrais, lorsqu'on en laisse fondre une grande partie dans la cour. Quand les champs qu'on doit fumer se trouvent éloignés de la basse-cour, il est de l'intérêt du fermier de prendre tous les engrais tels qu'ils se font dans les étables durant l'hiver, et de les disposer en tas dans ses champs, où il en aura besoin le printemps. Les tas doivent être élevés, de façon qu'il ne s'y mêle beaucoup de neige. Il faut mieux que les fumiers soient emportés par les eaux là que dans la cour, et s'ils y sont lavés ils se répandront sur le sol et ne seront pas perdus ; cela est très avantageux au printemps, lorsque les chemins sont mous et se conservent mauvais tard et reculent beaucoup les semailles et le plantage. On ne doit pas permettre au bétail de sortir de la cour l'hiver. Si on tire l'eau des puits, elle peut presque partout s'écouler dans la cour au moyen d'un long dalot, placé de manière que tout le bétail puisse s'y abreuver. Les bestiaux perdent beaucoup d'engrais quand on les laisse errer dans les chemins ou les champs.
\ Il est une sorte de barriêre-chassis très commode, d'invention récente ; elle est extrêmement bien adaptée aux basses-cours et aux places où les neiges sont sujettes à s'accumuler. Elles est suspendue par deux poids entre deux poteaux, où elle s'élève et s'abaisse dans des rainures pratiquées dans les poteaux, absolument comme un châssis. Les poids sont de pierre ou de fer, et les poulies en fer et de 9 pouces de diamètre. L'inventeur la recommande dans les termes ^uivans : —
" Elle s'ouvre et se ferme aisément ; reste dans la position qu'on la met, n'est pas susceptible de se briser en pièces par l'action du vent, se clot toujours parfaitement, quelque soit l'élévation de la paille, du fumier ou de la neige qui se trouve sur le passage ; une voiture peut s'approcher tout près de chaque côté avant de l'ouvrir ; est parfaitement hors du chemin lorsqu'ouverte pleinement, et ne se ferme pas sur ce qui passe ; n'est pas sujette à se déranger ; s'érige dans un endroit bas où une barrière aux pourceaux ne pourrait s'ouvrir ni en dehors, ni en
dedans, et promet de durer plus que les barrières ordinaires." Les Hollandais se servent, dit-on, depuis long-temps d'une petite barrière de ce genre.
La maison se construit selon le goût du fermier. Je ne crois donc pas qu'il soit nécessaire de donner aucun plan en particulier. Je recommanderais avant tout à ceux qui veulent construire une maison de se ménager une bonne cave ; c'est une des parties les plus utiles d'une maison de ferme.
'La laiterie doit être fraîche en été et modérément chaude en hiver, de manière que la température s'y conserve, s'il est possible, la même pendant toute l'année, c'est-à-dire à environ 50 degrés. Elle doit-être étanche afin de se conserver propre et saine en tout temps. Dans ce climat il faut qu'une laiterie soit en partie sous terre, sinon on ne peut y maintenir une température convenable dans aucune saison de l'année. On peut la placer dans une cave sèche et située de manière à ce qu'elle ait des fenêtres de deux côtés, au nord et à l'est ; et ces fenêtres doivent être doubles, afin de garantir du froid en hiver et de la chaleur en été, et protégées à l'extérieur d'un passement (tissu très serré de fil de fer,) pour exclure les mouches et autres insectes. Si la laiterie fait corps à part, on fera bien de bâtir les murs doubles, l'intérieur en briques ou eu pierres, épais de 9 pouces ou d'un pied, et l'extérieur à 2 pieds de distance, et en pierres ; environnez le tout d'une chaussée recouverte de gazon. Au-dessus de la laiterie, une chambre pour le fromage, puis une autre pour les efi'ets de la laiterie.
Une laiterie de 20 pieds sur 14, avec une pièce à côté pour la fromagerie et les outils, suffit à 20 ou 30 vaches. Le plancher doit être fait de briques ou de dalles (pierres larges et unies,) et pourvu d'une rigole fliite de toule, ou de bois, à 12 ou à 18 pouces du mur en tous sens, afin d'écouler les eaux dont on peut de temps en temps se servir pour laver ou rafi'aichir le plancher en été. Après qu'on a lavé ou mouillé le plancher on doit l'assécher immédiatement, car l'humidité occasionne la putréfaction ou l'altération du lait. Un puits ou une pompe serait d'un très grand avantage dans la laiterie, ainsi qu'une glacière auprès. On prétend qu'une glacière environnée d'une double muraille espacées comme celles de la laiterie, et rechaussée à l'extérieur avec de la tourbe, conserve mieux la glace qu'un souterrain. Elle est formée par des pieux perpendiculaires (debout,) garnis de clous ou d'un lattis serré, avec un passage tout autour de 2 pieds et demi de large, qu'une rigole côtoie pour emporter l'eau qui dégoutte de la glace. L'utilité d'une glacière près d'une laiterie dédommagera amplement des frais.
En Canada on trouvera généralement qu'il est nécessaire d'avoir une laiterie pour l'hiver et une pour l'été ; si elle fait corps à part surtout, il sera difficile d'y maintenir la température convenable en hiver. Dans ce cas il est plus avantageux d'avoir une petite chambre dans la maison, destinée au lait en hiver, et qui n'est ni trop chaude, ni trop froide. Dans les grandes laiteries, il serait très commode d'y construire des âtres dont on pourrait se servir en hiver, ce qui empêcherait de changer
de laiterie, mais il y a peu de laiteries assez grandes pour cela maintenant. L'ombre des arbres est très utile pour les laiteries et la glacière.