CHAPITRE DES ACIDES ORGANIQUES. 2A
tandis que, portée à l’ébullition, elle en produit un abondant de citrate calcique ; 3° parce que, projeté sur des charbons ardents, il ne développe pas l’odeur du caramel propre à l’acide tartrique ; k° enfin , parce que , combiné avec l’oxide plombique , sous forme de citrate , et mis en ébullition en présence de l’eau et du suroxide plombique, il n’éprouve aucune altération , et par conséquent ne donne pas naissance au formiate.
Le moyen le plus certain de constater la présence de l’acide tartrique dans l’acide citrique est de combiner celui-ci avec l’oxide plombique , et de traiter le sel qui en résulte par le suroxide du même métal. S’il y a production de formiate, c’est une preuve que l’acide tartrique accompagne l’acide citrique , et l’on connaît le poids du premier en établissant celui du formiate.
On essaie le jus de citron de la même manière , et pour en connaître la richesse en acide citrique , au lieu de se borner à en déterminer le degré aréométrique , on en estime la capacité de saturation au moyen d’une liqueur alcaline titrée. (Voyez page 137. )
Cristallisé, l’acide citrique se présente sous la forme de prismes obliques à h pans , terminés par h facettes ; ces cristaux sont inaltérables à l’air. — 100 parties exigent pour se dissoudre 75 parties d’eau à 15° et seulement 50 parties d’eau bouillante. Sa solution est d’une saveur acide des plus prononcées et plus agréable encore que celle de l’acide tartrique. Ilestmoins soluble dansTalcool que dans l’eau. Chauffé, il se décompose en donnant naissance à plusieurs acides pyrogénés.
§ 279. AppiieaiioMs. L’acide citrique est d’un grand usage dans les fabriques , et particulièrement à l’état de jus de citron. On l’emploie tantôt seul , tantôt à l’état de citrate saturé par la potasse , la soude ou l’oxide cuivrique , tantôt mélangé de bisulfate potassique ou d’acide tartrique ou oxalique , soit pour
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enlever des oxides déjà fixés sur les tissus [enlevage], soit pour s’opposer à la fixation de ces mêmes oxides [réserve], (Voyez ces deux genres d’opération.)
Acide oxalique.
Anhydre. Hydraté.
Formule. . . C* (V = G G + 3H2 O
Équivalent. . 452,875 790,480
§ 280. Cet acide, un des plus répandus du règne organique, a été extrait d’abord du bi-oxalate potassique (sel d’oseille) qu’on retire en abondance des sucs de Yoxalis acetosella et du rumex acetosa ; mais depuis une trentaine d’années on le prépare en quelque sorte de toute pièce, en oxidant du sucre par l’acide nitrique, ce qui, pendant un certain temps, lui a fait donner le nom d’acide saccharin. On a maintenant substitué au sucre l’amidon et la fécule, attendu que l’acide nitrique, agissant d’abord physiquement sur ces principes immédiats, les transforme en sucre , et que celui-ci une fois formé opère la décomposition de l’acide nitrique en s’emparant d’une portion de l’oxygène de cet acide. C’est ordinairement dans les fabriques d’acide sulfurique qu’on prépare l’acide oxalique , car c’est là surtout que l’on a intérêt à produire la vapeur nitreuse nécessaire à la transformation de l’acide sulfureux en acide sulfurique.
Outre les principes immédiats que nous venons de mentionner, il y en a encore beaucoup d’autres du même genre qui peuvent , à l’aide d’agents oxidants, donner naissance à l’acide oxalique ; ce sont le bois, la soie, la laine, la colle, les pois chiches, la glycérine, la mannite, l’acide gallique, le tannin, etc. ; enfin , selon nous , tous les corps qui renferment dans leurs équivalents au moins quatre volumes d’oxide carbonique. En préparant l’acide oxalique il ne faut pas perdre de vue qu’il est l’avant-dernier terme de l’oxidation d’une mature organique ,