CHAPITRE DES ACIDES ORGANIQUES
refroidissement des cristaux transparents, renfermant 28 p. -[■d’eau de cristallisation, d’une densité de 1,50, et qui ont la forme de prismes quadrilatères. Sous l’influence de l’air chaud, ces cristaux s’effleurissent en perdant une certaine quantité de leur eau de cristallisation.
En présence de l’acide potassique l’acide oxalique peut , si l’on fait varier les proportions de la base , donner naissance à trois espèces de sels , savoir ; à un oxalate très soluble , à un bi-oxalate qui l’est très peu , enfin à un quadroxalate presque complètement insoluble. Il forme avec les oxides barytique et strontique des oxalates neutres, insolubles dans l’eau, mais qui se dissolvent dans les acides oxalique et nitrique.
Une dissolution d’acide oxalique précipite les dissolutions d’acétate plombique, de nitrate mercureux et de nitrate argentique , en donnant naissance à des oxalates de ces bases que les acides font difficilement repasser à l’état soluble.
La tendance qu’a cet acide pour les bases est presque aussi prononcée que celle des acides inorganiques les plus énergiques , et dans les combinaisons salines qu’il engendre , les bases ne sont point masquées comme dans les combinaisons citriques et surtout tartriques.
L’acide oxalique enlève avec la plus grande facilité l’oxygène aux composés formés indirectement, et passe alors à l’état d’acide carbonique en ramenant le composé oxidé à son radical ou à un composé inférieur. Chauffé en présence d’une dissolution de sel aurique , il détruit ce sel en donnant un précipité d’or métallique avec dégagement d’acide carbonique. Ilne peut être en contact , même à froid , avec les suroxides , sans les détruire et se décomposer lui-même. Il réduit ainsi les suroxides plombique et manganique et les transforme en carbonates plombique et manganeux , en même temps qu’il y a dégagement d’une quantité d’acide carbonique égale à celle qui se trouve combinée avec la base; c’est ce que prouve l’équation suivante :
Mil CM + G - = ( Mn G ) + C ou bien Pb + G = ( Pb C*) + G
L’acide oxalique en contact avec les acides chromique , vanadique , manganique , hyper-manganique , chloreux et hyperchloreux libres ou en combinaisons salines , est spontanément transformé en acide carbonique , à mesure que ces acides passent à des degrés inférieurs d’oxidation ou même à leurs radicaux ( acide hypo -chloreux ) .
§ 283. Applications. L’acide oxalique, en raison de sa grande tendance à s’unir avec les bases , est utilisé pour enlever les mordants déposés sur les toiles ; mais comme il est d’une solubilité moins grande que les acides citrique et tartrique , qu’en outre il a la faculté de rendre , en partie du moins , aux tissus, après un certain temps , le mordant qu’il leur avait d’abord enlevé , il est rarement employé seul ; on l’associe ordinairement aux acides citrique et tartrique.
11 sert de plus à produire des rouges fondus (voyez Couleur, s de conversion). Enfin, libre ou combiné avec la potasse à l’état de bi-oxalate , il entre dans la préparation de plusieurs couleurs d’application . (V°y . ces couleurs, particulièrement le noir.)
Acide tannique.
En combinaison. Libre.
Formule. . . Cl8 Hl8 O12 = Tn Tn -f 3H
Équiv. . . . 2338,22 2675,66
$ 284 On donnait d’abord la dénomination de tannin à une :
foule de substances qui jouissent de la double propriété de précipiter une solution de colle-forte et de colorer en bleu la dissolution d’un sel ferrique. Proust, le premier, a fait remarquer que les j produits qu’on leur doit ne sont pas de même nature. En* étu- j diant comparativement les substances tannantes retirées du suc I du pin et du sang-de-dragon , il a vu , en effet , que l’une et j l’autre produisent des laques avec les sels auriques, mais aussi ! que ces laques n’ont pas une composition identique , car 100 parties d’or se trouvent unies à 250 parties de matière orga- J