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CHAPITRE DES ACIDES ORGANIQUES

dans la première. Les oxides potassique, sodique et ammonique y produisent un léger précipité , qui disparaît dans un excès d’oxide. Si dans cette liqueur rendue alcaline on dirige un courant d’acide carbonique , il s’y forme un précipité abondant. Les oxides barytique , strontique et calcique y déterminent un précipité blanc , qui vire au bleu ou au vert s’il y a peu d’alcali et au rouge s’il y en a un excès. Les carbonates potassique et sodique , ainsi que plusieurs autres sels formés des mêmes bases , y déterminent aussi un précipité . Enfin les acides sulfurique et phosphorique , ainsi que le chloride hydrique, peuvent en précipiter à froid l’acide tannique , et à chaud, transformer celui-ci en acide gallique.

On trouvera dans le tableau ci-dessous l’action d’une infusion de noix de galle sur la plupart des dissolutions salines.

ferreux , manganeux . . .

zincique, cadmique (1) .

| point de précipité.

uranique .

. . précipité rouge brun.

titan ique .

. . id.

rouge sang.

cérique .

jaunâtre.

chromique .

. . id.

brun.

niccolique " .

. . id.

vert jaunâtre.

cobaltique .

. . id.

blanc jaunâtre.

stannique .

•| id.

jaune Isabelie.

stanneux .

cuivrique .

gris.

antimonique .

. . id.

blanc.

tantalique .

orangé.

plombique .

id.

blanc.

bismuthique .

. . id.

orangé.

argentique .

jaune sale.

platinique .

. . id.

vert foncé

aurique . .

. . id.

brun.

osmique .

. . id.

pourpre bleuâtre.

(1) On doit en retrancher les acétates de ces mêmes bases, qui, sont tous, comme les sels ferriques , décomposés par l’acide tannique.

Acide gallique.

Anhydre.

Hydi ;«té

Formule. . . C7 H6 O- = G Équivalent. . 4 073,44

§ 288. C’est à Schéele que nous devons la connaissance de cet acide. Ayant abandonné à elle-même une infusion de noix de galle , il ne tarda pas à y découvrir une matière cristalline moins soluble que l’acide tannique , qui n’avait pas la même saveur styptique , mais qui néanmoins colorait encore en bleu les sels ferriques. 11 isola et purifia cette matière, à laquelle il reconnut tous les caractères d’un véritable acide , et lui donna le nom d 'acide gallique. Pour obtenir le même produit, Schéele essaya aussi d’employer la décoction de la noix de galle ; il la rejeta, parce que , disait-il , elle ne s’éclaircissait pas.

Pendant longtemps, on crut que l’acide gallique existait tout formé dans la noix de galle , mais s’y trouvait masqué par une certaine quantité de tannin et de matière étrangère , en sorte qu’il ne pouvait devenir libre qu autant que la solution gallique avait subi un commencement de pourriture , qui était censée détruire le tannin. M. Pelouze , le premier , combattant cette opinion , s’efforça de prouver que l’acide gallique, loin d’être tout formé dans la noix de galle, n’est que le produit de l’oxidation de l’acide tannique qui s’y trouve en grande quantité. D’après ce chimiste, l’acide tannique en s’oxidant abandonnerait une certaine quantité de carbone, qui, brûlé par l’oxigène , serait éliminé à l’état d’acide carbonique,, et dont le volume serait toujours égal à celui de l’oxigène absorbé, ce que représenterait l’équation ci-après : C18 HU Q12 + O8 = 2 (C7 H6 O5 + H2 O) 4- c* O8. Les expériences de M. Robiquet ni celles qui nous sont propres n’ont confirmé les conclusions de M. Pelouze , car elles établissent que sous de certaines influences l’acide tannique se transforme sans le concours de l’air en acide gallique.

Des expériences inédites, et qui trouveront leur place ailleurs,

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