Fond rose, impr. rouge sur toile huilée avec inipr
blanc enlcvage.
4 45. Fond lilas , inipr. violet sur toile huilée avec impr.
blanc enlcvage.
L'autre mode de fabrication , qui rentre jusqu'à un certain point dans celui des fonds blancs ordinaires, est dû à M. D. Kœchlin et à MM. Dollfus Mieg , qui l'ont exécuté vers l'an 1812; mais il présente tant de difficultés pour son exécution,
qu'on y a renoncé depuis longtemps.
On voit , d'après ce que nous avons dit , que toutes les parties d'une toile huilée attirent la matière colorante en passant dans un bain de teinture : or , pour produire un dessin détaché sur un fond blanc , que fallait-il faire , sinon user d'artifice et étudier les circonstances dans lesquelles la matière grasse du tissu disparaît le plus facilement? C'est ce qu'a fait M. D, Kœchlin , et voici les précautions qu'il a dû prendre :
1° Employer des toiles parfaitement blanches ;
2° Les imprégner de la quantité d'huile strictement nécessaire pour obtenir un beau rouge ;
3° Quand les toiles étaient imprimées , fixer le mordant à une température élevée , puisque c'est à l'ébullition que le corps gras modifié disparaît le mieux :
4° Ne passer à la fois en son qu'un petit nombre de pièces , trois , par exemple , pour éviter, en opérant sur une plus grande quantité , que les dernières se chargeassent d'une partie du mordant inorganique qui s'était détaché durant le passage des premières, et qu'ainsi les portions simplement huilées ne pussent être ramenées au blanc.
Ce fixage même se faisait d'une manière spéciale : les pièces, au lieu d'être simplement passées dans le bain ; § 533, fig. 139, 140, étaient d'abord encadrées au Champagne, comme pour la teinture des bleus. Au moment où l'eau était en pleine ébullition, on y ajoutait la quantité de son nécessaire , et aussitôt après on plongeait rapidement le cadre dans le bain , en l'y balançant durant huit à dix minutes , puis on rinçait à la rivière ;
5° Teindre immédiatement, après le dégorgeage, à une température qui ne devait pas dépasser 60°, et afin d'être sûr d'obtenir à ce degré des nuances foncées et nourries , employer des mordants extrêmement forts. On devait teindre dans un bain de garance peu étendu , et y ajouter de la colle pour prévenir la fixation de la matière colorante sur les parties huilées. Après avoir fait subir à l'étoffe imprimée et teinte des pas sages en son et en savon et des expositions sur le pré , on
n'obtenait que des fonds blancs toujours plus ou moins jaunâtres ; on les purifiait en les traitant par une solution très étendue de chlorure de potasse qui blanchissait les points rosés, tout en dégradant légèrement ceux qui étaient imprimés en mordant d'alumine. Il fallait opérer sur une dissolution de chlore extrêmement faible , et qui ne contînt pas un excès de base pour que son action fût plus directe. A la sortie du passage dans un liquide décolorant de cette nature , on exposait sur le pré, et cependant, malgré ces traitements réitérés , on n'arrivait qu'à un blanc toujours peu satisfaisant. Ce n'était point, en effet, comme dans le blanchiment des fonds blancs garances, une purification des parties blanches qu'on réalisait , mais une véritable décoloration de toutes les parties recouvertes du mordant inorganique seul. Ce procédé , long, pénible et dispendieux , sujet d'ailleurs à compromettre les toiles, a été abandonné de nos jours.
En raison des oxides qui leur servent de bases , les diverses couleurs fournies par la garance peuvent toutes être appliquées à la fois comme couleurs réserve ou comme couleurs enlevage ; il faut seulement que les fonds sur lesquels on les dépose n'aient aucune aptitude à attirer la matière colorante du bain de garance , et puissent supporter tous les traitements par lesquels on fixe et purifie les laques garancées : or, il n'y a jusqu'ici que l'indigo et le cachou qui réunissent cette double qualité.
Indépendamment des moyens que nous avons fait connaître de combiner par teinture la matière colorante aux mordants , on a eu quelquefois recours à un procédé d'une autre espèce qui fournit des nuances toutes particulières. Ainsi, il y a quelques années \ M. Witz Kœnig, de Cernay, obtenait, en plaquant les pièces préalablement mordancées d'alumine dans une solution alcoolique de garance, des fonds garances dune teinte spéciale.
Applications. Passer en revue toutes les circonstances dans lesquelles on emploie la garance , ce serait en quelque sorte . faire l'historique de l'art qui nous occupe , vu qu'il n'est qu'un
petit nombre de genres dans lesquels les couleurs qu'elle engendre n'interviennent en plus ou moins grande quantité.
Nous ne terminerons pas ce sujet sans ajouter quelques remarques à celles que nous avons déjà faites en examinant au point de vue général l'opération du garançage , § 539.
Les roses , avons-nous dit , se teignent à une température basse, les violets à une température plus élevée. Dans les bains de teinture , en opérant à la manière ordinaire , il reste une forte proportion de matière colorante que beaucoup de fabricants jettent , mais que d'autres savent utiliser. Les bains où l'on a teint des roses peuvent parfaitement servir à teindre, jusqu'à un certain point du moins, des violets et des puces , et de cette manière on économise beaucoup de matière colorante. Alors que ces résidus ne fournissent plus à la teinture , on peut les rendre actifs par l'addition faite à propos d'une certaine quantité d'acide oxalique ou sulfurique, ou même de bisulfate potassique. Au moment où le garançage touche à son terme, ces acides s'emparent de la base sur laquelle la matière colorante s'est fixée , et en la mettant en liberté , rendent au bain une certaine énergie. On arrive au même but en ajoutant au bain épuisé h à 500 gr. de savon , ou mieux encore en y mélangeant le résidu d'un premier bain de savon. Enfin, on peut utiliser pour la teinture de roses très tendres les bains de savon saturés du principe colorant de la garance ; on obtient ainsi des nuances d'une grande pureté. A cet effet on emploie spécialement les bains de savon , dans lesquels on a passé deux parties de pièces au sortir du bain de teinture , et qui sont ainsi plus chargés de matière colorante ; on y teint les toiles après les avoir mordancées et dégorgées à l'eau.
DES GENRES DERIVES DE LA GARANCINE.
§ 645. Quoique le principe colorant de la garancine soit le même que celui de la garance , nous sommes cependant obligé d'examiner à part la fabrication à laquelle il donne lieu, attendu
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qu'elle présente quelques différences qui méritent d'être signalées.
L'introduction de la garancine dans l'impression des tissus date de 1839; elle est due aux efforts persévérants et aux sacrifices de tous genres de M. Lagier. Les travaux de MM. Robiquet , Colin , Lagier et les nôtres avaient fait pressentir auparavant le parti qu'on tirerait un jour des moyens dont on était en possession pour purifier et concentrer le principe colorant de la garance; cependant l'importance de ces travaux ne fut pas généralement saisie tout d'abord, sans doute parce qu'on n'avait pas fixé les limites dans lesquelles la garancine peut remplacer avec avantage la garance , et que , par suite , les fabricants qui, dans la vue d'en faire l'essai, l'employèrent directement à la fabrication du rose , la plus vive et la plus solide couleur que l'on obtienne de cette dernière'substance , n'en retirèrent jamais , en la plaçant dans les mêmes conditions que la meilleure garance d'Avignon, que des produits qui ne pouvaient supporter de comparaison.
Si dans le début on l'eût présentée comme ne pouvant remplacer que les garances d'Alsace et de Hollande dans tous les genres de fabrication où ces substances tinctoriales sont d'un emploi obligé, on serait peut-être arrivé dix ans plus tôt à faire l'application d'une substance qui rend de si importants services tant sous le rapport de la pureté et de la vivacité des teintes que sous celui de l'économie de main-d'œuvre et de matière
première.
C'est à Rouen, où s'exécutent spécialement les genres qui réclament l'emploi de la garance d'Alsace, tels que mouchoirs, fonds puce, etc. , qu'on commença à utiliser la garancine pour produire des fonds noirs avec dessin rouge orange réserve , et cette même fabrication avec mi-fond violet et puce. Bientôt après l'Alsace suivit cet exemple, et l'emploi de cette préparation se propagea insensiblement dans tous les pays manufacturiers.
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Les mordants dont on se sert pour teindre en garancine sont les mêmes que pour les teintures en garance: seulement, on les rend un peu plus acides, et l'on bouse les pièces à deux ou trois reprises selon la quantité de mordant qui le recouvre. On doit donner à ce fixage un soin tout particulier, afin qu'aucune parcelle de mordant ne vienne , en se détachant , se fixer sur les parties blanches de l'étoffe, et, en attirant à la teinture , enlever à la garancine une de ses qualités essentielles , celle de ne pas salir le blanc du fond.
11 faut moins d'eau pour le bain de garancine que pour le bain de garance, mais on doit y entrer les pièces à une température plus élevée. Les proportions de garancine nécessaires varient entre lk,750 et 2,125 par pièce, et comme la qualité des eaux a une très grande influence sur le succès de l'opération , dans toutes les localités où elles sont calcaires, on commence par les purifier ; toutefois , dans cette purification , faut-il avoir égard à la nature de la garancine dont on se sert ; car, tandis que certaines espèces sont complètement saturées , d'autres retiennent une quantité d'acide dont on doit tenir compte. Quand les eaux sont aussi calcaires que celles de la Suisse et de Rouen , on y mélange de 5 à 11 gr. d'acide oxalique ou sulfurique par hectolitre; M. Lagier recommande aussi d'y ajouter du son. Mais , quel que soit celui de ces correctifs qu'on préfère, pour avoir un bain parfaitement homogène , il convient de l'ajouter à l'eau avant d'immerger les pièces, immédiatement après avoir délayé la garancine : autrement les mordants sont en partie raclés par l'action corrosive des parcelles de garancine acide qui ne sont point encore saturées. Toutefois on peut éviter ces accidents en élevant la température du bain avant d'y plonger le tissu. C'est à l'habitude qu'ont certains fabricants de n'opérer qu'à la température de 70° qu'il faut attribuer leurs succès dans quelques genres de fabrication avec cette substance. Cette élévation de température , en neutralisant tous les éléments de la garancine , préserve les mordants de leur action corrosive.
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Ordinairement les teintures s'effectuent en deux heures et demie, depuis' 50 à 75°; dans quelques fabriques seulement, comme nous venons de le dire, de 70° à l'ébullition ; on est guidé par la nature de la garancine , par la qualité des eaux et la manière dont on les purifie ; en un mot , par la nature des agents qu'on ajoute au bain pour faciliter le développement de la matière colorante de la garancine.
Au sortir de ce bain , on passe les pièces dans une eau de son, et elles en sortent dans l'état ci-après , échant. 14(5.
14€». Mordants de fer et d'alumine teints en garaneine.
Si Ion compare cet échantillon avec les tissus recouverts des mêmes mordants, mais teints en garance, § 542, éch. 47-48, on verra toute la différence qui existe entre ces deux genres de teinture. Le blanc des derniers est toujours sale au sortir du bain, tandis que celui du premier est presque pur, quand les diverses opérations ont été exécutées avec tout le soin nécessaire. Les rouges et les puces ont toute la vivacité désirable; mais les noirs et les violets sont généralement moins bleus et moins nourris que ceux de la garance , à moins qu'on n'opère sur des garancines de première qualité.
11 est rare qu'on avive les couleurs ainsi obtenues, parce que les violets, et les lilas surtout , ne supportent que difficilement les passades en savon et en acide par lesquels on parvient
à donner à la matière colorante de la garance toute la vivacité et toute la solidité dont elle jouit ; toutefois , quand le genre de fabrication l'exige , on les fixe par un moyen indirect , celui qu'indique Hommassel pour l'avivage des garances, §542, ou en imprégnant les pièces qui sortent du bain de teinture d'une eau de savon sursaturée d'acide gras et en vaporisant ensuite. Quand on n'a pas à sa disposition d'acides gras , on décompose partiellement le savon par une certaine quantité d'acide acétique qu'on ajoute à cette matière saline, soit avant que le tissu en soit imprégné, soit après, On peut aussi, au lieu de vaporiser les pièces, les exposer à l'air, qui, au bout d'un certain temps, produit le même effet qu'un vaporisage.
A l'exception de la fabrication des rouges turcs , des roses, des violets fonds blancs , la garancine se prête à celle de tous les autres genres que nous venons d'exposer ; mais on l'applique spécialement aux impressions noir, rouge, puce, qui ne réclament aucun avivage et n'ont besoin que d'être passées en son après la teinture , pour être livrées à la consommation , ou recevoir l'impression des couleurs ftenluminage.
L'échantillon 146 ci-contre , dans lequel figurent toutes les nuances que peut produire la garancine , fait comprendre le parti qu'on tire de leur combinaison ou de leur association dans la composition d'un dessin. C'est particulièrement dans la fabrication des foulards de coton 'et de soie que cette substance a rendu d'importants services.
A Rouen, on imprime beaucoup de mouchoirs, genre foulard, en noir et rouge, avec ou sans enluminage. Voici en quelques mots la marche que l'on suit : ordinairement le sujet du dessin est gravé en taille-douce et s'imprime à la planche plate en traits noirs bien nourris ; le mordant dont on se sert est le pyrolignite ferreux brut à 14° A~B , épaissi à l'amidon grillé , à raison de 500 à 650 gr. par litre. Après cette impression , ou rentre à la planche le rouge I , § 616, que Chaptal a fait connaître comme donnant des teintes imitant assez bien celles qu'on obtient avec
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les toiles huilées (c'est un mordant riche en acétate de chaux) , et on laisse reposer durant quinze à vingt jours selon l'intensité que l'on veut donner à la couleur, qui devient ici encore d'autant plus nourrie et plus brillante que les oxides ont été mis plus lentement en liberté ; on bouse alors à deux reprises , la première fois dans la cuve à roulettes , à la température de 75° , la seconde, dans une cuve ordinaire en rond, à une température plus basse.
Après chaque fixage de mordant , on dégorge avec soin et l'on procède à une teinture préalable durant vingt à vingt-cinq minutes dans un bain chauffé à 30 ou A0° , dans lequel on introduit 500 gr. sumac ou quercitron par piète. Cette teinture préalable est toujours effectuée pour les genres dans lesquels on dépose sur le tissu de grandes masses de mordants ; elle a pour but, non seulement de donner au rouge une teinte orangée par suite de la combinaison de la matière colorante jaune avec cette couleur qui se fixe ultérieurement et de contribuer au développement du noir par l'union du principe astringent avec le mordant de fer , mais encore de favoriser l'opération même de la teinture. En effet, comme la saturation des mordants a lieu à une basse température dans le bain de matière colorante jaune, trop faible pour les attaquer , ils ont le temps de compléter leur combinaison avec l'étoffe dont la teinture ne s'opère plus, lorsqu'on la fait passer dans un bain de garancine, que par un véritable déplacement, § 364, p. 392. Si quelques doutes existaient à cet égard , il suffirait de prendre une toile chargée de mordant d'alumine et teinte à saturation dans un bain de quercitron, où elle aurait pris une teinte jaune bien nourrie, et de la passer en garance ou en garancine ; on verrait la couleur jaune disparaître peu à peu pour faire place à la couleur rouge. C'est un des moyens qu'on emploie pour réaliser des nuances composées. Après cette coloration préalable des pièces, on les teint en prenant une proportion de garancine en rapport avec la quantité de mordant à saturer. Cette teinture se fait de 50" à
l'ébullition durant deux heures , et Von doit maintenir le bain à ce terme durant vingt à trente minutes , afin que le mordant soit complètement saturé. On rince ensuite et l'on dégorge au clapeau, puis on passe au son bouillant durant trente à quarante-cinq minutes. Mais le son dont on se sert dans ce cas particulier doit être aigri ; on le prépare en l'abandonnant à lui-même après l'avoir délayé dans une eau tiède à consistance de bouillie. Après ce passage en son, on rince de nouveau, on passe au clapeau à plusieurs reprises , en dégorgeant après chaque opération, et l'on obtient un blanc plus ou moins rougeâtre .
Dans, ce genre on remplace fort souvent le rouge par le puce, et alors on teint simultanément ces deux couleurs noir et puce ; le traitement est le même ; les mordants seuls diffèrent. On peut donc avec la garancine réaliser toute espèce de combinaisons et de dessins comportant lune ou l'autre des nuances de l'échantillon 146.
§ 6!i6. La fabrication des foulards rouge et noir sur soie présente de si légères différences comparée à celle des articles de Rouen, dont nous venons de donner un aperçu , que nous nous serions dispensé d'en faire le sujet d'un paragraphe spécial, si nous n'avions à tenir compte de la nature de la fibre de l'étoffe.
Comme le blanc de la soie ne peut que difficilement être ramené à son état primitif quand il a été sali par les opérations de la teinture, le premier soin à prendre est de veiller à ce que les étoffes de cette espèce , qu'on destine à l'impression , soient parfaitement pures de toute substance susceptible de fixer de la matière colorante sur les parties qui doivent conserver leur blancheur primitive en tout ou partie : aussi est-il peu de fabricants qui ne dégorgent ou ne dégomment les fonds blancs sur lesquels ils veulent opérer, en les faisant passer dans un bain de savon vert , ainsi que nous l'avons dit § 461. Après que le tissu ainsi traité a été desséché , on le tend , et l'on y imprime d'abord un mordant noir à base.de pyrolignite brut à 7 ou 8° AB , m. 21
épaissi à l'amidon. Au bout de deux ou trois jours , on rentre le mordant rouge A , § 616, marquant 8MB \ qu'on épaissit au léiocome. Un point essentiel est de trouver la quantité strictement nécessaire de mordant ; car, pour peu qu'il soit en excès , il se porte sur les parties blanches , qui se colorent alors fortement. Cette impression achevée , on abandonne les pièces au repos durant deux ou trois jours, et l'on procède à la fixation des mordants par le dégommage, qui a toujours lieu dans un bain de son additionné ou non d'une certaine quantité de sumac ; ce dernier n est introduit dans la décoction de son claire , préalablement bouillie , qu'à la température de 60°. Les pièces passent dans ce bain au nombre de trente-cinq , divisées en cinq paquets % et y séjournent durant vingt-cinq à trente minutes ; elles sont ensuite dégorgées aux roues. Pour vingt paquets de sept foulards, on emploie environ 12 k il . de son et lk,50 sumac .; la décoction de son est divisée en quatre parties , que l'on ajoute successivement au bain au fur et à mesure qu'il s'épuise.
L'arséniate calcico-potassique pourrait, ainsi que nous nous en sommes assuré , contribuer au succès de cette fabrication en fixant mieux le mordant; il faudrait seulement bien dégorger l'étoffe.
Le mordant une fois fixé , on procède à la teinture avec des doses de garancine calculées sur le poids primitif des foulards écrus , à raison de 48 à 50 gr. par foulard, ou environ 6k, 5 à 7k,5 pour cent quarante foulards, nombre sur lequel on opère ordinairement en même temps. On ajoute à cette teinture au moins le double de son et une petite quantité de vinaigre , tant pour corriger l'eau que pour prévenir l'altération des parties blanches. La durée de l'opération est de cinquante à soixante-cinq minutes ; on la commence à 50° pour monter progressivement à l'ébullition ; on nettoie alors les pièces , et on les soumet à l'action d'un bain de savon chauffé à 70', afin de purifier autant que possible les parties non recouvertes de mordants et d'augmenter la vivacité des couleurs.
GENRES DÉRIVÉS DE LA (iAR ANGINE. 323
§647. Fonds couverts, impression blanc réserrr > SOVS UlcLS
et puce. Nous avons vu qu'il suffit d'imprimer certains corps pour prévenir la fixation des mordants sur les parties qu'on veut réserver, § 618 : or, ce qui se fait pour un mordant appliqué seul sur la toile peut se faire aussi pour les mordants aluminique et ferrique réunis.
L'éch. 147 nous fournit l'exemple d'une semblable fabrica-