‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (volume 4)Chapitre 65 sur 92 · DES GENRES DERIVES DE LA COCHENILLE · texte numérisé non relu

DES GENRES DERIVES DE LA COCHENILLE

§ 649. La cochenille, introduite en Europe vers le commencement du xvie siècle et employée en teinture dès cette époque, ne l'a guère été dans l'impression qu'il y a une soixantaine d'années, si l'on s'en rapporte aux ouvrages antérieurs qui traitent de la fabrication de l'indienne , et qui ne la mentionnent que comme élément de quelques couleurs d'application

La carminé , § ZiOO , ou matière colorante de la cochenille , donne naissance, en s'appliquant et en se fixant aux étoffes , à des nuances qui dépendent de sa composition, de sa modification en présence de l'ammoniaque, de la nature du mordant ou base delà laque colorée , et enfin de celle du tissu. Quelques mots pour justifier ces trois propositions.

La cochenille brute , dans une circonstance donnée , fournit des rouges ponceaux ; dans la même circonstance, mais modifiée par l'ammoniaque, elle donne des rouges amarantes. Un mordant d'alumine teint dans un bain de cochenille prend une teinte qui vire aussi à l'amarante ; le même mordant , au contraire , la fait virer au ponceau , si l'on fait intervenir l'oxide d'étain. Enfin , sur laine on réalise avec la carminé et les préparations d'étain la couleur écarlate que ne peuvent recevoir au même degré ni le coton ni la soie.

Presque tout ce que nous avons dit des mordants et de leur

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