Bien foncé impression blanc réserve double face
GENRES DÉRIVÉS DE LINDIG0. l\\
d'un seul, au moyen de deux planches dont la gravure était renversée : aussi donne-t-on à ce genre le nom d'impression double face. Cette fabrication se fait dans une foule de localités, mais avec des succès divers. Dans le midi de la France , dans les environs de Bordeaux, dans la Franche-Comté, on porte beaucoup de mouchoirs de cette espèce , et dont les dessins n'ont pas varié depuis une cinquantaine d'années.
Dans ce genre il est indispensable , pour que la teinture se fasse plus promptement et que la nuance soit cuivreuse, de donner préalablement aux toiles Y apprêt cuivrique, p. 26 ; ces toiles doivent en outre être fortement cylindrées , pour que la réserve reste à la surface et ne pénètre pas dans l'intérieur.
Selon qu'on opère sur des toiles de lin ou de coton , on y imprime , dans le premier cas , le blanc réserve , n° 7 , dans le second , le blanc réserve n° 9.
L'impression achevée , on procède au cuvage ou passage en cuve.
La 1re trempe doit durer 4 0 minutes pour les dessins légers.
• 4 5 ici. un peu chargés.
20 id. très chargés.
Après la première trempe , on déverdit pendant cinq minutes , on rentre ensuite en cuve pendant quatre , on déverdit de nouveau pendant cinq, et l'on continue par des trempes de quatre et des expositions de cinq minutes , jusqu'à ce qu'on soit arrivé à la nuance voulue. Si l'on fait usage d'une même cuve et qu'elle ne soit pas nourrie d'indigo , il convient démultiplier les trempes pour compenser la perte de matière colorante que le bain a éprouvée.
On entretient une cuve montée pour cet article , en y ajoutant de temps en temps :
f2k,650 indigo , . ,\ , 8 kil. indigo broyé \ , ' bassine a la machine pendant 8 jours.
(5k.350 eau ;
6 kil. chaux.
6 kil sulfate ferreux.
Le lendemain du jour où elle a été ainsi rafraîchie., on y ajoute parties égales de sulfate ferreux et de chaux, ou environ 2 kil. de l'un et de l'autre ; souvent même la proportion du sulfate ferreux peut être plus forte.
On ne peut guère teindre dans une cuve que quatre pièces par jour. •
La 4 re pièce qui y passe le matin doit recevoir 5 trempes et partant 5 exp. à
l'air.
Celle qui vient après id. 6 6
La 3e id. 7 7
La 4e ic|; 8 8
Il ne faut point négliger de ramasser la fleurée ou écume qui se trouve à la surface du bain , soit au moment où Ton va descendre le cadre dans la cuve, soit à celui où on l'en retire : autrement cette écume, V attachant au tissu, y adhérerait d'une manière tellement intime qu'elle ferait fonction de réserve et maculerait toutes les parties qui en seraient recouvertes , de taches d'une nuance sale , raclée , parce que les croûtes qu'elle a formées disparaissent aux lavages. L'emploi d'une cuve trouble , le léger mouvement de bas en haut imprimé au cadre pendant qu'il plonge, dans la cuve, celui du liquide , contribuent à détacher les parties de cette fleurée ou écume qui" se sont attachées au tissu malgré les précautions prises. Quand les pièces ont subi ces opérations, qui toutes aboutissent à fixer de la matière colorante sur les points qui ne sont pas réservés , il ne reste plus qu'à compléter l'oxidation et à faire disparaître la réserve. Dans ce but, on fait passer l' étoffe dans l'acide sulfurique, de là dans l'eau et dans les roues à laver.
Le même traitement s'applique à la teinture des foulards en soie bleu solide , avec cette seule différence qu'on ajoute à la réserve un peu de saindoux et d'acide nitrique.
§ 550. Fond i»ieu avec impression blanc réservant petit bleu. Ce genre s'exécute de la même manière que le genre précédent, échant. 56 : seulement, au lieu d'imprimer la réserve
sur une toile blanche , on l'imprime sur un fond uni bleu clair, échant. 53 , et l'on passe en cuve. On obtient ainsi un bleu foncé sur tous les points non recouverts de réserve , tandis que les autres conservent leur nuance primitive, échant. 59.
5«|# Fond gros bleu avec impression réserve petit bleu.
S 551. Fond bleu avec impression petit bleu et blanc réserve. Cet effet a été obtenu pour la première fois à Jouy , vers l'an 1812 ou 1813. Les dessins qui ont paru en premier lieu étaient de petites palmes bleu tendre contournées d'un dessin blanc formé de petits œillets et de hachures , le tout enchâssé dans un fond bleu foncé. On peut effectuer une fabrication de ce genre de plusieurs manières :
Ou l'on commence par réaliser le genre fond bleu clair, impression blanc réserve, échant. 57, puis on nettoie et Ton dessèche pour rentrer dans la fabrication du genre fond gros bleu avec impression réserve petit bleu ; mais dans ce cas la gravure doit être combinée de telle sorte que le petit bleu et le blanc soient réservés en même temps ;
Ou l'on imprime un blanc réserve assez fort pour résister à tous les traitements auxquels on soumet le tissu. Cette réserve imprimée, on cuve de manière à atteindre la nuance bleu clair, on rentre ensuite une autre réserve pour préserver les parties bleu clair que l'on veut conserver , on passe de nouveau en cuve
pr
hk DE LA FABRICATION EN PARTICULIER.
jusqu'à ce qu'on ait obtenu le gros bleu au degré d'intensité voulu, et l'on nettoie. C'était la marche suivie à Jouy; la réserve employée était essentiellement mécanique : aussi le blanc n'élait-il pas généralement très pur;
Ou l'on imprime le blanc réserve , n° h, puis on rentre immédiatement sur toutes les parties qu'on veut avoir en petit bleu un corps puissant réducteur qui , sans faire fonction de réserve, s'oppose cependant à la complète oxidation de l'indigo, par conséquent à l'entier développement de la couleur, et l'on cuve en nuance gros bleu toutes les parties sur lesquelles il n'a été imprimé ni blanc réserve ni corps réducteurs;
Ou , enfin , on imprime un blanc réserve , n° 7;, puis on rentre dans toutes les parties qui doivent être gros bleu un corps oxiciant qui favorise la précipitation de l'indigo sur le tissu ; alors , passant en cuve , on obtient un fond gros bleu plus ou moins pur avec des dessins petit bleu et blanc. C'est le suroxide manganique qu'on emploie dans ce cas avec le plus de succès. Quelle que soit cette marche, voici l'effet produit, échant. 60.
S»**. Fond bleu, impression petit bleu et blanc réserve.
. § 552. FomI blanc avec impression blanc enlevaqe. Ce
genre est d'une création moderne ; ce n'est qu'en 1826 que M. Thompson est arrivé à la solution de ce beau problème
GENRES DERIVES DE h INDIGO. /|5
dans la recherche duquel plus d'un de ses devanciers avait échoué. Il semble au premier abord que, puisqu'en définitive il ne s'agit que de produire un dessin blanc sur un fond bleu , il importe peu que ce soit par enlevage ou par réserve ; mais , pour peu qu'on réfléchisse , on s'aperçoit qu'il en est tout autrement. En effet, par les impressions blanc réserve, on est circonscrit dans un cercle de dessins extrêmement restreint , les sujets massifs et à la planche ; dès qu'on veut en aborder d'un peu délicats au rouleau , on rencontre des difficultés telles qu'on est forcé d'y renoncer par l'impossibilité d'obtenir une impression correcte et régulière. Il n'en est plus ainsi quand on procède aux impressions blanc enlevage : outre qu'il est loisible alors au fabricant de faire intervenir ses gravures les plus délicates , cette fabrication présente, relativement à l'emploi de l'indigo, une grande économie sur celle qui s'effectue par blanc réserve, attendu que /dans ce dernier cas , on vise moins , ordinairement , à économiser le temps et à tirer tout le parti possible de la matière colorante qu'à conserver intactes les réserves qui se trouvent sur le tissu , à éviter les coulages , en un mot à prévenir tous les accidents auxquels la présence des réserves peut donner lieu , tandis que ; dans le premier , le blanc enlevage sur bleu , le fabricant utilise ses cuves jusqu'à extinction , y plonge ses pièces à la suite les unes des autres , et les manie à son gré sans s'inquiéter d'autre chose que d'arriver au ton désiré, et, tout en utilisant la matière colorante, d'en obtenir au plus tôt la nuance la plus pure , pour procéder ensuite à l'enlevage , sans autre soin que de faire un choix des pièces et de réserver celles qui présenteraient des inégalités pour l'impression de dessins massifs, enfin d'en dissimuler autant que possible les défauts.
Marche de F opérai ion. C'est à la cuve à roulettes qu'on teint les pièces de la nuance convenable , sans s'occuper de la force de la cuve. Si l'on est dans le cas de les y passer à plusieurs reprises , il convient de les dessécher à demi avant chaque trempe, et mieux encore de ne les immerger qu'après les avoir
iT'
chauffées à un certain degré de température, parce qu'on obtient ainsi une^ nuance à la fois plus vive et plus intense, attendu que l'indigo se précipite avec plus d'impétuosité dans les pores de l'étoffe.
Dans ce genre , la production de dessins blancs sur fonds bleus se réalise par l'acide chromique; mais ce corps, qui ne peut se trouver en présence d'un grand nombre de substances sans les attaquer ou en être lui-même détruit , ne saurait être directement employé. M. Thompson a donc eu recours à une voie indirecte, en en déterminant la mise en liberté sur le point même où il doit accomplir son action . A cet effet , après avoir imprégné uniformément de bichromate potassique l'étoffe préalablement teinte en bleu, il y imprime un acide qui , en opérant le déplacement de celui du chromate, rend ce composé apte à détruire la couleur qui se trouve en sa présence.
De cet exposé général passons aux détails.
Dans 100 litres d'eau on fait dissoudre : 5 kil. bichromate potassique, et Ton foularde les pièces dans cette solution à la lumière diffuse ; car le moindre rayon solaire déterminerait non seulement l'altération et le nuançage du bleu, mais souvent aussi la détérioration du tissu. Quelques fabricants , pour éviter de tels accidents , saturent de potasse une partie de l'acide chroniique libre qui constitue le bichromate; mais on reconnaîtra les inconvénients de cette saturation , si l'on ne perd pas de vue que l'action décolorante du bichromate étant proportionnelle à la quantité d'acide chromique mis en liberté, toutes circonstances égales d'ailleurs, il faut alors deux fois plus d'acide pour opérer le déplacement de l'acide oxidant. Du reste, comme on éprouve déjà assez de difficulté à composer une solution acide d'une force suffisante pour déterminer le déplacement de l'acide chromique , mieux vaut s'efforcer de prévenir les dangers inhérents à l'emploi du bichromate que de l'employer saturé.
Au sortir du foulard , on sèche promptement le tissu en le
GENRES DÉRIVÉS DE L'iNDIGO. !\1
faisant passer dans l'un ou l'autre des appareils indiqués ^ 523, et l'on procède à l'impression. A cet effet, on commence par préparer la couleur acide [rongeante en termes de fabrique) qui, imprimée sur le tissu , mettra Y acide chromique en liberté et contribuera ainsi à la destruction du bleu.
Ce blanc enlevage sur bleu , par l'intermédiaire du chromate , se prépare de la manière suivante.
Pour impression au rouleau :
\ 0 litres d'eau bouillante sont employés, les deux tiers à dissoudre :
2k,000 acide oxalique, l'autre tiers à délayer :
7k,500 amidon grillé,
4 2k,500 sulfate plombique (résidu de la fabrication des mordants),
\ ,k280 acide sulfurique, et l'on réunit le tout.
Pour impression à la planche ou à la perrotine :
\ 0 litres d'eau bouillante sont employés , la moitié à dissoudre : 4k,280 acide oxalique , l'autre à délayer : 3k,750 dextrine, 7k,500 terre de pipe.
Comme ces préparations ont une grande tendance à cristalliser, surtout la première, il faut de toute nécessité les maintenir à un certain degré de chaleur , 35 à A 5° , même pendant qu'on les imprime. C'est pour l'impression des substances de cette espèce qu'il est recommandé d'avoir sous la machine a imprimer des réservoirs à doubles fonds qu'on chauffe moyennant un jet de vapeur.
L'impression achevée , on expose les pièces à l'air sec et chaud, mais toujours à l'abri de la lumière solaire, et dès qu'elles ne contiennent plus d'humidité et qu'on juge que l'enlevage a produit son effet , on les passe dans la cuve à roulettes , § 533, fig. l/iO, pleine d'eau en ébullition, tenant en suspension assez de craie pour donner lieu à une liqueur lactescente. On y peut ajouter une petite quantité de son ; toutefois n'est-ce pas une addition indispensable pour le bleu. Au sortir'de la cuve, le tissu est rincé avec soin, introduit dans les roues à laver pour
être dégorgé , puis rincé de nouveau, et enfin desséché avec les précautions que réclame la couleur bleue.
Il est des fabricants qui , tout en suivant exactement cette marche , introduisent quelques modifications dans la préparation : ainsi, comme le chloride hydrique produit du chlore en réagissant sur l'acide chromique , les uns en ajoutent quelquefois à la composition de l'enlevage blanc, d'autres mêlent une certaine quantité de chlorure au chromate, en sorte que le mélange acide imprimé met en liberté simultanément deux corps qui, par leur réaction mutuelle, donnent naissance à un agent essentiellement décolorant ; d'autres enfin font intervenir l'acide nitrique ou un nitrate dont on connaît l'action énergique sur l'indigo. Dans le choix de ces matières, il faut, avant tout, réaliser : 1° Une impression nette ;
2° Un blanc parfait sans que le tissu soit altéré et qu'il soit nécessaire de lui faire subir des traitements ultérieurs autres que les lavages, qui constitueraient le fabricant en dépense et qui ont toujours pour résultat de fatiguer la toile et d'enlever à la couleur une partie de sa vivacité.
Les conditions du cuvage ne sont point indifférentes en ce qui concerne ces résultats ; car il est à remarquer que , produit sous l'influence d'un grand excès de chaux, le bleu est non seulement plus vif, mais encore s'enlève mieux,, ce qui ne peut s'expliquer que par l'action qu'exerce la chaux, qui attaque le corps de nature résineuse que contient l'indigo , et le précipite. La manière dont on dessèche les toiles après l'impression de l'enlevage mérite aussi sous le même rapport d'être prise en considération; le tissu, en effet, doit nécessairement être chauffé , attendu que ce n'est qu'à un certain degré de chaleur que la réaction s'établit bien, et que le blanc ressort avec toute la pureté désirable, comme dans les échantillons 61 , 62 , ciaprès :
GENRES DÉRIVÉS DE l'iNDIGO.
«» 1 . Fond bleu , impression blanc enlevage à la planche.
vr»
«S. Fond bien, impression blanc enlevage à la perrotine.
Ce genre peut être varié et donner lieu à de très jolis dessins , lorsqu'à l'action que produit l'enlevage on ajoute l'effet de la gravure , celui qui résulte de l'intervention des machines à plusieurs couleurs et enfin celui des réserves.
L'éch, 63 ci-après fait suffisamment comprendre les avantages qu'il présente. Dans cette fabrication, particulière à Rouen, on a surtout en vue d'imiter les étoffes siamoises. Quant à l'action chimique mise en jeu pour la réaliser , elle ne diffère de celle du genre dont nous venons de parler qu'en ce qu'on fait intervenir immédiatement après le passage au chromate une rein, à
serve destinée à conserver le bleu et à le préserver de l'action de l'agent oxidant : or , pour atteindre ce but, comme il n'y a de décoloration qu'autant que l'acide chromique devient libre, il suffit de s'opposer à sa' mise en liberté, en choisissant parmi les substances alcalines celles qui sont de nature à s'épaissir le
iili. Fond bleu avec impression réserve sous blanc en levage.
mieux et à s'imprimer exactement, la potasse, par exemple , la soude caustique, les carbonates de ces deux bases, les acétates plombique et sodique , le phosphate calcique , la craie , le borate sodique , en un mot , tout corps doué du pouvoir de saturer l'acide de ï enlevage , sans endommager le bleu. Du reste, l'impression peut se faire de plusieurs manières : les toiles mattées en bichromate , puis desséchées, on peut:
Ou imprimer à la perrotine les deux premières mains, savoir: 1o Le filet transversal, réserve alcaline sous blanc acide, 2° Le filet longitudinal enlevage sur bleu ,
et terminer par l'impression au rouleau de l'enlevage blanc sur bleu dessin sablé, puis dessécher et nettoyer;
Ou, ayant une machine à trois couleurs, imprimer : Avec le \ cr rouleau , le filet transversal , réserve sous blanc acide ,
Le 2e id. le filet longitudinal blanc enlevage sur bleu,
Le 3e id. le sablé blanc enlevage,
dessécher, etc.;
ajt
Ou, avec une machine à deux rouleaux, imprimer :
Avec le 1er rouleau, le filet transversal, réserve alcaline sous blanc acide, Le 2e ici. le filet longitudinal, blanc enlevage sur bleu,
et ces deux impressions achevées , dessécher le tissu , puis imprimer par-dessus le blanc enlevage sablé au rouleau ; Ou encore :
Avec le 1 ,r rouleau , la réserve alcaline sous enlevage ,
Le 2e ici. le filet longitudinal et le sablé moyennant une gravure appropriée.
Ce mode est d'une exécution très difficile , attendu que la gravure qui doit donner le filet longitudinal étant plus profonde, exige un enlevage fort et épais , tandis que celle qui fournit le sablé étant fort légère , réclame une couleur plus claire , et qu'il' est presque impossible , en les réunissant sur un même cylindre, de satisfaire aux conditions indispensables d'une bonne impression , § 530. Que si à cette difficulté on ajoute celle qu'offre toujours à un plus ou moins haut degré l'emploi dune machine à plusieurs couleurs , on comprendra qu'il est plus convenable d'imprimer àlaperrotineles deux premières nuances en traits forts , et de faire passer ensuite uniformément par dessus , le rouleau sablé dont la gravure est très légère. L'économie est d'ailleurs en faveur de ce procédé, puisqu'en écartant plus ou moins les lignes longitudinales et transversales et , au besoin, en en réunissant, l'une à côté de l'autre, deux ou trois d'inégales forces , on peut , en conservant le sablé , varier le même genre à l'infini.
S 553. Fond bleu avec impression blanc ^mi-blanc, OU petit
bleu enlevage. Cette expression mi-blanc fait déjà pressentir en quoi consiste cette fabrication , qui n'est que celle du genre fond bleu avec blanc enlevage , dans laquelle on fait intervenir une préparation qui, au lieu de détruire complètement le bleu, ne l'enlève qu'à moitié, et donne ainsi une nuance d'un ton plus clair , mais , en même temps , d'un aspect terne , raclé et rarement bien uniforme, échant. 6/i.
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64. Fond bleu, impression blanc et demi-blanc on petit bien enlevage.
Voici la marche de cette fabrication :
1° Cuvage des pièces à la nuance bleue que l'on désire obtenir, et qui est ordinairement d'une teinte moyenne.
2° Placage en bichromate potassique et dessiccation à la chambre chaude.
3° Impression du blanc enlevage à la planche, p. 1x7 .
!lv Rentrure de l 'enlevage mi-blanc produisant le petit bleu.
Pour préparer ce mi-blanc ,
à 10 litres d'eau on ajoute :
31 ,35 jus de citron à 17°; on fait dissoudre dans ce mélange : 3k,900 bisulfate potassique, puis on épaissit le tout avec : 7k,70 amidon grillé.
Après l'impression , on expose les pièces à un air sec et chaud, et, dès qu'elles sont dépouillées d'humidité, on les passe dans un bain de craie maintenu en ébullition.
Si les procédés que nous venons d'indiquer sont ceux dont on fait généralement usage, parce qu'ils se prêtent a la meilleure exécution de ce genre, ce ne sont cependant pas les seuls qu'on puisse employer. Ainsi, foulardant les pièces bleues en chlorate sodique et en les imprimant d'un mélange d'acide tartrique et de chloride hydrique , on amènerait la destruction du bleu sur tous les points où l'acide chlorique serait mis en liberté, puisque
GENRES DÉRIVES DE l'iNDIGO. 53
celui-ci, en réagissant sur le chloride hydrique, donne toujours lieu à un fort dégagement de chlore ou d'acide chloreux dont on connaît la puissance décolorante.
On peut aussi recourir au chlorure de chaux (à la cuve décolorante) en suivant à cet égard toutes les indications que nous donnerons à l'occasion des impressions bleu enlevage sur rouge turc (voyez ce genre).
Enfin on pourrait encore tirer un parti extrêmement avantageux de la manière différente dont se comporte le chlore gazeux en présence de l'indigo , sec ou humide ; car , si cette matière colorante souffre peu , quand elle est sèche, de son séjour dans ce gaz, elle est, au contraire, instantanément détruite par cet agent dès qu'elle est humide. Si donc on imprime d'une faible dissolution d'eau de gomme, des pièces teintes en bleu et bien cylindrées , après avoir été légèrement apprêtées et desséchées , et qu'on les passe aussitôt dans une caisse pleine de ce gaz , la couleur sera détruite sur tous les points humides. L'opération pourrait aussi se faire d'une manière inverse , quand il s'agirait d'enlever de grandes surfaces de couleurs : on imprimerait à la planche une réserve qui ne serait perméable qu'à l'eau chaude, on dessécherait le tissu, on le passerait rapidement dans un vase plein d'eau froide, où toutes les parties bleues destinées à devenir blanches s'humecteraient, et il n'y aurait plus qu'à le faire circuler dans une cuve pleine de chlore gazeux pour obtenir l'enlevage le plus parfait. Employé par nous pour une foule d'essais , ce procédé nous a donné des impressions enlevage blanc qui sont, pour ainsi dire, inexécutables par le chromate : aussi nos convictions sont-elles à ce sujet telles, que nous ne mettons pas en doute qu'un jour la chambre au chlore gazeux ne joue un rôle au moins aussi grand que celui de la cuve décolorante, à laquelle on doit tant d'utiles et curieuses applications : seulement , comme le chlore ne peut être manié qu'avec certaines précautions , nous croyons devoir répéter ici encore qu'on ne doit l'utiliser que dans une
cheminée fermée à sa partie inférieure, et dans laquelle les toiles ne pénétreraient que par le haut pour descendre aux régions les plus basses , où le chlore s'accumule toujours en vertu de sa pesanteur spécifique.
Des genres qui résultent de T impression directe de T indigo sur
fond blanc.
§ 554. On ne saurait déterminer l'époque à laquelle on a pour la première fois imprimé de l'indigo. Cette impression nous estelle venue de l'Inde, ou est-elle le fruit des recherches et des travaux de nos ancêtres ? A cette question la réponse nous est impossible.
D'après les récits de M. de Beaulieu , officier de marine, chargé par Dufay d'étudier le mode que suivaient les Indiens pour la fabrication de leurs indiennes , ce peuple , dans la composition de ses dessins , faisait intervenir le bleu d'indigo comme couleur d'enluminage ; il ne l'appliquait que par teinture et après la formation des autres couleurs. Toute la toile recouverte alors de cire , excepté aux endroits qui devaient devenir bleus , était passée en cuve , et l'indigo se portait sur tous les points perméables ou non réservés. Du reste , ce voyageur ne fait pas même mention du bleu classique en Europe , dit bleu de pinceau, dont on s'est servi longtemps pour enluminer à la main les indiennes.
Divers documents , .qui datent du xvm* siècle , établissent l'existence dans nos pays de deux procédés bien distincts pour préparer et imprimer directement l'indigo sur des toiles blanches. Dans l'un comme dans l'autre , on part de la cuve, dont on connaissait déjà les allures ; mais tandis que dans l'un on ne réalisait que sur l'étoffe et sur le point où la couleur devait être fixée , l'action chimique nécessaire pour faire passer l'indigo à l'état soluble et favoriser son union avec l'étoife, dans l'autre on cherchait à obtenir un bain beaucoup plus chargé, pour arriver, par une application directe sur le tissu , à la nuance désirée.
Le bleu donné par le premier de ces procédés porte le nom de bleu anglais et de bleu faïence . Des personnes pensent que ce bleu doit être attribué aux Asiatiques, et que nous n'avons fait que le perfectionner ; mais il y aurait à concilier cette assertion avec les rapports faits sur l'industrie des peuples auxquels on attribue cette découverte. L'autre bleu, connu généralement sous le nom de bleu de pinceau , va maintenant nous occuper.
§ 555. Fond blanc , impression bleu soluble ( bleu de pinceau) . Ainsi que nous venons de le voir, les Indiens se servaient de bleu d'indigo comme couleur d'enluminage ; les premiers Européens qui s'occupèrent de la fabrication des toiles peintes durent donc chercher à imiter leurs procédés sous ce rapport , ou à les perfectionner, s'ils les connaissaient. On ne sait rien de précis à ce sujet , si ce n'est qu'au commencement du xvine siècle on imprimait du bleu en dissolution , ainsi que le prouve un échantillon dont nous sommes en possession et qui a été fabriqué vers 1730 par un nommé Labrane. Le sujet se compose d'un bouquet de roses détaché sur un fond blanc, dont la tige et les ramages sont imprimés en oxide ferrique. Les roses et les feuilles présentent deux nuances de bleu, l'un très pâle , l'autre foncé. Si nos ancêtres ont été les premiers à imprimer l'indigo à une époque où les Indiens ne faisaient que teindre cette couleur , on se demande comment ils ont été conduits à trouver l'élément précisèment le plus propice à la dissolution de cette substance , et il n'est pas difficile d'en donner l'explication. Les fabricants n'étaient point alors, comme aujourd'hui, versés dans l'étude des sciences chimiques ; ils ne pouvaient donc être guidés que par une espèce d'instinct et par le besoin de se rapprocher de tous
les procédés exotiques qui jouissaient, de leur temps, d'une grande réputation : or, comme presque toutes les relations des voyageurs qui s'occupaient de la fabrication de l'indienne dans les contrées lointaines où elle a pris naissance, signalaient l'emploi qu'on faisait du sulfi.de arsénieux dans une foule de
circonstances , ils durent s'attacher à déterminer l'action que pouvait exercer ce corps : aussi n'est-il, pour ainsi dire, aucune des couleurs connues à cette époque dans laquelle on ne fît intervenir* tort ou à raison une préparât Ion arsenicale, et, dans
ces tâtonnements, l'indigone pouvait être laissé de côté Cet donc sa dout afnsi qu.on fot condu.t , mettre ^ ^ ^
cette matière colorante associée à une substance alcaline qu'on savait pouvoir en favoriser la dissolution, une certaine quantité de sulhde arsénieux qui, ainsi que nous l'avons établi I 361 rediutl indigo. 3 '
La préparation de l'indigo pour cette application n'a pas beaucoup changé depuis ces premiers temps. Dans le principe on faisait bouillir 100 parties d'eau additionnées de à parties de soude Ahcante et de â parties de chaux , et après un ^ temps d ebulhtion , on filtrait la liqueur. C'était comme on le voit préparer une solution de potasse caustique. On y ajoutait parue d indigo , 2 parties de carbonate potassique, 2 parties de sulfide arsénieux, et enfin, pour épaissir, 2 parties dégomme pu.s on faisait bouillir et concentrer le tout jusqu'à ce que là couleur eut assez de viscositépour être imprimée. De nos jours, a »0 litres d eau on ajoute :
6 kil. carbonate potassique, S kil. chaux vive, 5 kil. indigo, fi kil. réalgar.
Après avoir fait cuire ce mélange durant deux heures , on le met dans un tonneau, où on le laisse reposer, on retire la partie claire et 1 on épaissit à la gemme arabique à raison de 250 grammes par litre. La partie insoluble est traitée avec une nouvelle quantité d'eau qu'on fait bouillir à plusieurs reprises jusqu a épuisement , et dont on se sert dans les préparations u teneur* Observons , à l'occasion de ce procédé , qu'il serait Plj rationnel d'employer une solution laline clie ^ mélange qu, contient l'excès de chaux , la craie formée pa'l'ac-.
tion de la chaux sur le carbonate , enfin l'excès de sulfide ar-
sénieux.
Voici une autre préparation qu'on a employée pendant un certain temps dans l'impression au rouleau : on bassinait 7 kit. d'indigo avec
30 litres solution potasse caustique à 10» AB ; cette opération achevée , on introduisait le tout dans une chaudière avec 30 autres litres de solution de potasse caustique de même force et 7 kil sulfide hypo-arsénieux (arsenic rouge). On maintenait la température du mélange pendant 2 heures à 40% et en la portant ensuite jusqu'au point où la matière devenant écumeuse tendait à déborder; retirant alors du feu, on épaississait avec 320 gr de gomme Sénégal par litre de liquide.
Ce que nous avons dit de l'action des corps réducteurs sur l'indigo, § 589 , nous dispense d'entrer dans des détails sur le rôle du sulfide arsénieux dans ces- préparations ; nous n'avons qu'un mot à dire de la manière dont l'indigo bleu peut être régénéré quand il est engagé dans de pareilles combinaisons. L'expérience prouve qu'il suffit de l'exposition à l'air dune dissolution de ce genre pour qu'au bout d'un certain temps tout l'indigo soit précipité; l'oxigène agit donc dans ce cas comme dans le déverdissage des pièces à l'air, p. 24, en ox.dant indigo blanc , qu'il rend insoluble et fait passer à l'état d mcbgo bleu. Du reste, on conçoit que les acides ne soient pas employés ici comme dans le bleu de cuve , attendu qu'ils déplaceraient le sulfide arsénieux avec l'indigo , et que , ne pouvant faire disparaître le premier que par les alcalis, on serait expose à redissoudre en même temps une portion du second .
La manière de fixer le bleu de pinceau n'est donc pas ditficik ; mais il n'en est pas de même de son impression , celle au rouleau surtout, qui n'a pu , jusque clans ces derniers temps , être faite d'une manière bien régulière autrement qu a la main. Il fut un temps , dont nous avons conservé la mémoire, où chaque fabrique occupait un grand nombre de
femmes, tant dans l'établissement même que dans les villages environnants , à appliquer au pinceau le bleu d'enluminage sur des tissus imprimés dont les dessins réclamaient cette couleur. Au printemps, lors delà sève , ces ouvrières coupaient déjeunes pousses de saule , les écorçaient , leur donnaient la longueur voulue (celle d'un pinceau emmanché), plaçaient les bouts sur un caillou poli , en écrasaient la fibre en la frappant d'un autre caillou à plusieurs reprises, et obtenaient ainsi un petit plumeau en bois à l'aide duquel elles prenaient la couleur et la déposaient sur les parties du tissu qui devaient la recevoir. Si ce mode d'application permettait une impression d'une nuance assez uniforme > parce que l'ouvrière pouvait toujours , en pressant sur son pinceau , faire disparaître les pellicules d'indigo oxidé qui se forment sans cesse au contact de l'air et s'opposer à ce qu'elles rissent réserve , il n'en était plus ainsi dans l'impression à la planche , et à plus forte raison dans l'impression au rouleau. Pour imprimer ce bleu de pinceau , Labrane se contentait de déposer un tamis de crin sur son bain de couleur renfermé dans un baquet et ainsi moins directement exposé au contact de l'air. Il en résultait que sa planche , posée sur l'étamine , en s'enfonçant par une légère pression , ne se chargeait que d'une couleur non encore oxidée. Plus tard on employa le baquet à réservoir , § 503, fig. 97. Comme, malgré ces dispositions, les impressions obtenues par ce procédé laissaient apparaître beaucoup d'inégalités, on préférait toujours appliquer cette couleur au pinceau , d'où elle a pris son nom.
Plusieurs tentatives ont été faites pour l'imprimer au rouleau ; mais pendant longtemps si l'on est parvenu à une fabrication tant soit peu régulière , ce n'était que par un véritable tour de force , car la fleur èe (indigo oxidé ) , en obstruant la gravure , laissait bientôt apparaître de grandes inégalités dans l'impression. Le bleu formé d'une dissolution d'indigo dans l'oxide stanneux et la potasse, par lequel on a essayé de le remplacer, n'ayant jamais pu être appliqué avec succès dans cet état : d'à-
bord parce qu'il était difficile de trouver un épaississant qui ne fût pas coagulé par l'oxide stanneux en présence de l'alcali , et ensuite parce que l'oxidation de l'indigo sur le tissu devenait très difficile, et quelquefois même impossible à cause de l'altération de l'indigo sous l'influence de 'cet agent réducteur énergique , on a redoublé d'efforts pour arriver au moyen d'utiliser directement une couleur qui joint à la pureté et à l'intensité de la nuance la plus grande facilité à se fixer à l'étoffe. Si nous sommes bien informé, MM. Thomas, Hoyle , de Manchester, auraient résolu tout récemment le problème , en imprimant le bleu de pinceau au rouleau en présence du gaz de l'éclairage , où il se trouve sur la toile momentanément à l'abri de l'action oxidantede l'air.
§ 556. Fond blanc, impression bleu insoluble (bleu faïence ).
Il y a peu de couleurs qui aient produit plus d'effet dans les gravures et impressions en taille-douce que ce bleu imprimé en genre fond blanc sur toile de coton. Nous avons des échantillons de ces impressions qui remontent à près d'un siècle et , qui attestent une grande habileté de la part de ceux qui les ont exécutés : ce sont de petits sujets détachés en une seule nuance , • mouches , fleurons, etc. , gravés sur de larges plaques en cuivre. 11 paraît qu'en 1780 on n'imprimait encore ce bleu qu'en une seule nuance, puisqu'à l'occasion du bleu anglais , Delormois recommande que les dessins soient gravés extrêmement fins et très ombrés, parce que, dit-il, on n'y met jamais qu'une couleur. Ce procédé consiste à broyer l'indigo , à le réduire à l'état de division le plus complet , à l'imprimer mélangé d'une certaine substance convenable , puis à produire sur l'étoffe même la réaction qui doit le désoxider , le rendre momentanément soluble et le faire pénétrer dans les pores du tissu, où il s'oxide ultérieurement. Vraiment les connaissances de celui qui , pour combiner l'indigo à l'étoffe , n'a pas hésité à faire passer sur la surface de cette étoffe, à l'état soluble, en présence d'un liquide, le corps qu'il y avait déposé insoluble, étaient au-dessus de celles de son siècle , ou sa témérité était bien grande , car, sans
avoir interrogé l'expérience , on devait craindre que le liquide ne délayât la couleur au moment de son passage à l'état soluble , et ne rendît ainsi impossible la réalisation de tout dessin régulier sur le tissu.
Le principe de cette fabrication établi , voyons les divers procédés que l'on a suivis ou que l'on suit encore dans l'application de l'indigo par cette méthode.
Delormois s'étend assez longuement sur la préparation du bleu anglais ; mais , bien que le procédé qu'il décrit ne nous semble pas exact , comme nous ne l'avons pas répété , nous nous contenterons d'en mettre en doute la valeur, tout en le rapportant cependant à cause de son originalité. Il veut que l'étoffe imprimée d'indigo broyé, avec une solution dépotasse assez concentrée pour donner une couleur convenable, soit desséchée, puis passée : 1° pendant un quart d'heure dans une cuve remplie d'eau de chaux ; 2» pendant le même temps dans une dissolution de potasse saturée de sulfide arsénieux ; 3» dans une cuve d'acide sulfurique faible qui en enlève toutes les impuretés dont elle s'est chargée clans le second bain. Mais • on ne comprend pas quel peut être , dans ce procédé , le rôle de l'eau de chaux : serait-il de décomposer le carbonate potassique qui se trouve associé à l'indigo , pour former une quantité correspondante de carbonate calcique , capable de maintenir cette matière colorante sur le point où elle a été déposée ? Quant à celui de la seconde cuve , il n'est pas difficile à établir • elle contient du sulfide arsénieux , § 56 , qui , en réduisant l'indigo , en favorise la dissolution. L'action de l'acide sulfurique n'est pas moins facile à comprendre : il doit rendre immédiatement insoluble l'indigo , qui a pu contracter en présence du sulfide arsénieux une combinaison soluble avec la potasse. Ce qui étonne , c'est qu'une toile imprimée d'indigo , sans gomme puisse rester un quart d'heure en contact avec l'eau de chaux ' autant de temps avec une dissolution alcaline de sulfide arsénieux, sans s'en dépouiller complètement.
Hommassel , p. 203 de son ouvrage déjà cité, a donné un
GENRES DERÏVÉS DE i/iNDlGO. Ci
procédé fort détaillé de cette fabrication , qu'il paraît avoir étudié dans les fabriques de Jouy et de Bercy , qui , dit-il, l'exécutaient avec beaucoup de succès. Comme ce procédé est, à peu de chose près , ceux qu'on emploie de nos jours , nous nous bornerons à décrire ces derniers.
La première opération , qui n'est pas sans importance pour le succès de la fabrication , consiste à bien broyer l'indigo ; on y associe. alors les corps qui doivent entrer dans la couleur et en favoriser la fixation; on broie de nouveau le mélange pour qu'il ait le plus d'homogénéité possible , puis on l'imprime tantôt au rouleau , tantôt à la planche plate , tantôt à la perrotine , tantôt enfin à la main.
Voici la composition de quelques unes des couleurs employées.
Bleu faïence pour la planche.
A 10 litres d'eau on ajoute :
2l 250 miel \
. ' ' , , . , ) qu'on bassine avec soin , et Ton
0k,650 indigo pulvérise, > . . ,
\ épaissit le tout avec :
0k, 650 sulfate ferreux, ; l
0k,900 amidon.
Bleu faïence fort , A.
A 10 litres indigo broyé, à raison de 0k,360 indigo par litre d'eau , on ajoute :
5 litres eau , 5 litres miel ,
3k,840 sulfate ferreux, et l'on épaissit le tout avec : 2'SOO amidon.
Ce bleu étendu d'eau suffisamment épaissie , et ainsi réduit à la moitié, au quart , etc., de sa force primitive , constitue alors les bleus A2 et A\ qu'on applique l'un à côté de l'autre quand le sujet le comporte.
Bleu faïence fort (2).
3 kil. d'indigo sont broyés et bassinés avec
<1 \ litres d'eau ,
1 k,250 couperose ; on y ajoute :
2 litres d'eau ,
2 litres de miel ,
1 k,850 amidon, et l'on cuit le tout pour former remplois en poussant la coction de ce dernier jusqu'à ce qu'il commence à se liquéfier.
Bleu faïence pour le rouleau , B.
3k, 750 indigo sont bassinés avec le plus grand soin avec :
\ 0 litres d'eau ; on y ajoute :
3k,750 sulfate ferreux préalablement dissous dans •
1° oïfS d? VinaigFe °rdinaire' et ron éPaissit Ie tout avec : 8k,200 a 8\500 gomme Sénégal.
En allongeant cette couleur d'eau de gomme, on obtient des biens de plus en plus faibles et qui se coupent exactement ; c est ainsi que
\ 0 litres bleu faïence B, auxquels on ajoute : 31,350 eau de gomme, contenant 400 gr. de gomme par litre constituent le bleu B2;
4 0 litres bleu faïence B auxquels on ajoute •
5 litrebSleuB3g°mme C°ntenant 40° gr' ^ g°mme Par Iitre' le Quand on est dans le cas d'étendre beaucoup le bleu faïence
1 expérience démontre qu'il est indispensable d'y ajouter une petite quantité de sulfate ferreux, puisque c'est ce corps qui détermine la première action.
Autre bleu faïence pour le rouleau , C. A 8 kil. d'indigo on ajoute :
24 litres d'eau, 8 kil. sulfate ferreux , 15 kil. gomme arabique,
en broyant le tout avec le plus grand soin dans ,a ^^^ a bassiner les couleurs.
Ce bleu , coupé par 1 , 2 , 4, et même 7 fois son poids d'eau de gomme au degré de viscosité voulu pour l'impression , donne toutes les dégradations de teintes. On ajoute aux plus faibies , qui s emploient pour les impressions mille pomts , une certaine quantité de sulfate ferreux. Ainsi on obtient le bleu C si
iO
à 1 kil. bleu faïence C , on ajoute :
\ kil. sulfate ferreux ,
7 kil. eau de gomme de 650 à 700 gr. par litre- Tous ces procédés de bleu diffèrent peu les uns des autres; il en est cependant dans lesquels on introduit d'autres ingrédients , dont la présence ne peut être sans effet ; telle est la t composition de celui qui suit :
\ 0 litres d'eau.
2,500 d'indigo.
3,750 sulfate ferreux.
0,640 sulfide hypo-arsénieux (réalgar).
0,640 chlorure ammoniaque (sel ammoniac).
Après avoir bien broyé le tout à la machine à bassiner, on l'étend , pour lui donner la nuance voulue , d'une eau gommée , contenant 500 gr. de gomme par litre, dont le volume peut aller jusqu'à trois fois celui de l'eau employée à la préparation que nous venons de donner.
Lorsque l'impression de l'une ou de l'autre de ces couleurs est achevée, la toile se trouve dans l'état ci- après , échant. 65, et contient dans toutes les parties imprimées :