‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (volume 4)Chapitre 80 sur 92 · DES VERTS · texte numérisé non relu

DES VERTS

Des verts formes de la combinaison du bleu d'indigo avec le

jaune de chrome.

§ 675. Pour peu qu'on réfléchisse aux moyens de produire des fonds bleus et des fonds jaunes sur une étoffe, on voit sans peine que la fixation de ces deux couleurs ne peut être simultanée, du moins dans tous leurs éléments . Gomment concevoir, en effet, du bleu réduit , en présence d'un chromate, dont l'intervention est indispensable pour la production du vert? Il faut donc . ou que la formation du bleu précède celle du jaune, ou tout au plus que l'oxide plombique, élément du jaune, se fixe en même temps

que le bleu.

Quant au premier de ces moyens, il ne présente aucune difficulté. Lorsque le bleu est teint à la nuance voulue pour le vert que l'on désire , on foularde l'étoffe en acétate plombique , puis en chromate , et si le vert ne contient point assez de jaune , on plaque une seconde fois en acétate plombique, puis en chromate, ou l'on passe les pièces à chaud dans un bain de chromate calcico-potassique , qui, transformant le jaune en orange, donne au vert un reflet tout particulier.

Le second est d'invention anglaise; c'est à M. J. Mercer qu'on en est redevable ; le vert auquel il donne lieu porte le nom de vert au plombate de chaux. La fabrication de ces fonds se compose de celle des fonds bleu uni , § 548, éch. 53 , et des fonds jaune ou orange de chrome, § 595, c'est-à-dire qu'on encadre les pièces au Champagne et qu'on les passe dans une cuve d'indigo pour les teindre en bleu uni et les plonger à leur sortie dans une cuve de plombate de chaux, § 595, p. 157, après avoir toutefois oxidé et fixé l'indigo , ou qu'en suivant une marche inverse, on leur donne une trempe dans la cuve au plombate pour les passer ensuite dans la cuve d'indigo.

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Quand on donne la préférence à la première de ces méthodes , on trempe l'étoffe durant une minute et demie dans une cuve d'indigo, § 518, p. 28, en ayant la précaution de pomper avec le cadre , qu'on fait ensuite passer dans une cuve remplie d'une solution très étendue de chlorure de chaux, puis on plonge dans la cuve au plombate , où l'on doit laisser le tissu durant cinq minutes. Après ces immersions , on abandonne les pièces à elles-mêmes durant dix à quinze minutes, pour laisser au bleu le temps de s'oxider , et l'on rince à la rivière sans battre. On les passe alors dans un quatrième bain d acide sulfurique ' faible , on rince, on passe de nouveau dans un bain de chlorure de chaux faible , et après avoir rincé une troisième fois, on teint durant quarante à cinquante minutes dans un bain de chromate potassique , pour transformer l'oxide plombique fixé sur la toile en chromate plombique, qui forme avec le bleu un vert d'une très belle nuance , quand ces deux éléments sont dans le rapport voulu.

Lorsqu'on applique au contraire la seconde , après avoir encadré les pièces , on les plonge durant quelques minutes dans la cuve au plombate , puis dans une eau légèrement alcalisée par la chaux, afin d'enlever l'oxide plombique quin'estpas fixé, dont la présence ne pourrait que précipiter inutilement une grande quantité d'indigo et même s opposer sur certains points à ce que cette matière colorante adhérât régulièrement au tissu. On passe alors les pièces dans la cuve d'indigo, où elles doivent tremper durant le temps nécessaire à la production de la nuance bleue que l'on cherche , ensuite en chlorure de chaux faible pour oxider et fixer l'indigo , et enfin en chromate potassique pour transformer l'oxide plombique en chromate plombique.

Quand on est bien familiarisé avec cette marche , elle a sur la précédente l'avantage de donner un vert plus uni , attendu que le jaune déposé en premier lieu est toujours mieux mélangé au bleu.

§ 676. Fond vert au plombate avec impression blanc rê-

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serve. La fabrication de ce genre se compose de celle des genres correspondants auxquels donnent naissance les éléments qui le constituent, §§ 5A9 et 596, c'est-à-dire qu'on imprime un blanc réserve qui doit avoir la double qualité de s'opposer à la fixation du bleu et du jaune sur les parties qu'il recouvre, sans empêcher en rien l'union de ces deux couleurs sur les autres.

Ce blanc réserve se compose de différentes manières , ainsi qu'on peut en juger par les exemples suivants :

Blanc réserve N° 1.

Dans 10 litres d'eau on fait dissoudre :

0k,1 90 verdet,

1 k,700 sulfate cuivrique; on épaissit avec 3k,340 gomme arabique ,

0\160 amidon,

3k,350 terre de pipe , et enfin Ton ajoute

2 kil. nitrate cuivrique à 55° AB.

Blanc réserve N° 2.

Dans 10 litres d'eau on fait dissoudre :

0k,1 6 solution d'acétate d'indigo ,

I0k,50 sulfate zincique ,

2k,65 savon vert,

5k,3 gomme arabique , et l'on y incorpore

10k,50 terre de pipe.

Blanc réserve N° 3 . .

Dans 10 litres d'eau on- fait dissoudre :

2k,5 sulfate zincique; on épaissit avec 4k,5 terre de pipe , 1k,750 gomme Sénégal; on ajoute 0k,06i chlorure mercurique ,

0k,250 savon vert, et enfin on colore avec une certaine quantité d'indigo.

Employé seul , le sulfate zincique épaissi à la gomme et à la terre de pipe ne donne qu'une réserve sujette à couler.

Lorsque l'un ou l'autre de ces blancs réserve est imprimé , on encadre les toiles et on les plonge durant cinq minutes dans la, cuve au plombate de chaux , qu'on a soin de maintenir trouble

pour prévenir les fâcheux effets du coulage ; on passe ensuite dans une cuve de lavage pour enlever l'excès de chaux et de plomb , on plonge dans la cuve d'indigo durant deux minutes, on dé verdit dans une cuve de chlorure de chaux, on suspend au crochet à l'eau courante pour favoriser l'oxidation du bleu , et enfin on teint en chromate et l'on nettoie pour faire disparaître la réserve.

§ 677. Fond vert de chrome avec impression blanc en-

levage. Cette fabrication , dont l'invention est encore due à M. Mercer, de Manchester, se compose de celle d'un fond bleu uni à laquelle on fait succéder celle d'un fond jaune de chrome, § 598, de manière à obtenir un fond vert de la nuance désirée , sur lequel on produit l'impression blanc enlevage. Cette dernière opération est basée sur la possibilité de mettre en liberté l'acide chromique du chromate plombique et de détruire ainsi le bleu du fond ; voici en peu de mots la marche de l'opération :

On foularde les pièces à deux reprises dans la solution d'acétate plombique, § 595, et, à leur sortie de la machine, on les dessèche, puis on les matte également à deux reprises dans une solution de chromate potassique, contenant 1/1 6e de son poids de sel ; on les rince alors, on les sèche, et on les foularde de nouveau dans l'acétate plombique, pour que la présence d'un excès de plomb préserve les parties bleues des parties d'acide qui pourraient les atteindre durant les opérations ultérieures. Lorsque les toiles ont été parfaitement desséchées et tendues , on y imprime le blanc enlevage. A cet effet ,

dans 10 lit. d'eau on fait dissoudre à chaud :

5 kit. gomme Sénégal ,

2k,500 acide oxalique ,

2k,500 acide tartrique, et l'on incorpore au tout

2k,5 terre de pipe,

4 k,500 chloride hydrique du commerce , § 41.

L'introduction de ce dernier acide a un double effet : d'une part, par l'action qu'il exerce sur l'oxide plombique , il favorise le déplacement de l'acide chromique ; d'une autre , par suite de

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l'altération qu'il fait éprouver à ce dernier et qu'il éprouve luimême , il y a mise en liberté d'une quantité de chlore qui , en activant la destruction du bleu, favorise l'enlevage blanc, éch. 184.

1S4. Fond vert au chromate plombique avec impression

blanc enlevage.

On remplace avec succès le chloride hydrique par l'acide sulfurique.

Ces deux genres de fabrication , qui , en définitive , sont les mêmes, présentent au point de vue économique la différence que nous avons fait remarquer p. 552, au sujet des fonds bleus avec blanc enlevage et réserve, et par suite, la préférence doit être accordée au second , toutes les fois que le genre le comporte.

Nous verrons , en parlant des genres composés , qu'on réalise sur l'an et sur l'autre de ces fonds une impression bleu enlevage en faisant disparaître sur certains points le chromate plombique, comme s'il s'agissait de produire un enlevage blanc sur jaune de chrome.

§ 678. Fond blanc avec impression vert solide au chromate.

Cette fabrication n'est qu'une impression bleu d application solide, §§ 558-559, faite simultanément avec la même impression en jaune de chrome , ou du moins avec l'oxide plombique qui lui sert de base.

Il paraît que c'est en Angleterre qu'on a imprimé pour la première fois ce vert, dont , en France , MM. Hartmann , de Munster, Kœchlin et Gros- Jean ont fait les premiers l'application. La découverte de cette couleur a suivi de près celle du bleu d'application solide , qui n'exige qu'une seule trempe pour être fixé. Tous les procédés d'impression de ce bleu sont applicables au vert; il suffit de savoir introduire sous une forme quelconque dans le bleu, avant de l'imprimer, pour le fixer ensuite, la quantité d'oxide plombique nécessaire pour donner lieu ultérieurement à du chromate plombique , lorsqu'on passe l'étoffe dans un bain de chromate potassique. Dans toutes les préparations de ce vert , on retrouve donc pour base une certaine quantité d'indigo réduit, accompagné d'un sel plombique, l'acétate, le nitrate, le sulfate même , et des auxiliaires qui doivent contribuer au succès de l'opération. Voyons d'abord quelles sont ces préparations ; nous examinerons ensuite le fixage proprement dit.

Vert solide N° 1 .

Dans 10 litres eau chaude on fait dissoudre :

4 0 kil. acétate plombique ,

3k,750 nitrate plombique; on y ajoute 2k,500 chloride hydrique , 2k,500 chlorure stanneux ,

5 lit nitrate ferreux ; on épaissit le tout avec 5 kil. mélasse,

30 kil. eau de gomme , et, quand la masse est bien mélangée,

on y incorpore avec soin 20 kil. précipité d'indigo.

Vert solide N° 2.

Dans 18 litres nitrate ferreux gommé , § 558 , p. 76 ,

3k,5 eau chaude , on fait dissoudre

6k,5 acétate plombique ,

0k,400 chlorure stanneux , puis on y incorpore , en remuant

avec beaucoup de soin , 9k,i> précipité d'indigo.

GENRES DÉRIVÉS DES COULEURS MIXTES j VERTS). 381

Au lieu de préparer le précipité d'indigo , on peut faire usage d'une solution d'indigo faite au moyen de l'oxide stanneux ou de l'étain métallique ainsi qu'il suit :

Vert solide W Z .

Dans 10 litres potasse caustique à 12°^4B, on fait chauffer :

\ *,5 indigo broyé à raison de 250 gr. par litre ; puis on ajoute peu à peu , pour opérer la réduction et par suite la dissolution de rindigo ,

1k,875 chlorure stanneux. Quand la solution est terminée et \ que la liqueur est d'un beau jaune clair, on ajoute à

1 0 litres de cette liqueur :

1k,6 acide nitrique,

1 k,22 mélasse,

2k,5 nitrate plombique, et l'on épaissit le tout avec

3k,750 amidon grillé.

En multipliant ces exemples , nous n'aurions que de légères différences à constater : ainsi le chlorure stanneux , qu'on rencontre dans tous , y est quelquefois remplacé par une certaine quantité d'oxide ou de sulfate de la même base. L'introduction du nitrate ferreux dans un certain nombre de ces préparations est une invention de M. Lefèvre, ancien associé de M. Barbet, de Chantilly.

Pour appliquer cette couleur avec succès , il y a une foule de précautions à prendre. D'abord , pour prévenir l'oxidation du précipité d'indigo, il convient de ne le préparer que la veille du jour où on l'imprime, et de ne l'incorporer à la couleur que lorsque tous les autres éléments sont en contact immédiat et qu'au besoin on les a bassinés ou passés au tamis. Si au lieu du précipité on emploie une dissolution de l'indigo dans la potasse , il est bon défaire d'abord bouillir l'indigo seul avec cette dernière, afin d'en enlever la résine et de favoriser l'action du chlorure stanneux. Ensuite l'impression doit être très rapide pour être égale.

Quant à la fixation, elle se fait de deux manières; la première consiste à faire passer les pièces dans une cuve carrée

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remplie de lait de chaux , clans laquelle l'indigo se fixe comme s'il était libre, et l'oxide plombique en même temps. Mais comme ce dernier a une tendance à se dissoudre dans la chaux, pour s'opposer à cette dissolution , on fait intervenir à propos l'action précipitante d'un sulfate , et , dans ce but, on se sert de deux cuves, § 558, p. 77, lune contenant un lait de chaux concentré pour prévenir les coulages , l'autre une eau de chaux claire mélangée d'une certaine quantité de sulfate sodique. L'oxide plombique , qui a pu contracter une tendance à se dissoudre dans la première , se précipite immédiatement dans la seconde. Les pièces, au sortir de la cuve, où elles ne doivent rester qu'une minute et demie , sont déverdies à Feau courante, et on les passe ensuite dans un bain de bichromate potassique à la température de A5° ; l'oxide plombique fixé est transformé en chromate plombique et l'indigo oxiclé.

Pour la seconde , au lieu de chaux , on fait usage de carbonate sodique renfermant du bicarbonate de même base ; on prend pour remplir la cuve carrée

4 70 kil. sel de soude , 25 kil. acide sulfurique, et l'on y ajoute 0k,370 chromate potassique.

Le plomb se fixe ici en passant à l'état de carbonate et de sulfate complètement insolubles ; quant au bleu , il est dissous momentanément et immédiatement précipité. Il faut, pour opérer la fixation du vert par cette méthode , beaucoup d'habitude et une connaissance exacte du rapport qui doit exister entre le carbonate et le bicarbonate formé par l'action de l'acide sulfurique sur le premier de ces sels, § 112, ainsi que du moment où il convient de faire des additions de chromate , car il est tel vert dans lequel ce sel ne produirait pas l'elfet désiré ; il ne faut point oublier que le but essentiel qu'on se propose en l'employant est moins de s'opposer au coulage que de prévenir cette réduction trop avancée de l'indigo , qui en ramène la couleur au gris sans qu'il soit possible de la rétablir. Il remplit en

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GENRES DÉRIVES DES COULEURS MIXTES j VERTS ). 383

quelque sorte ici le rôle de l'oxide ferrique ou du nitrate ferreux dans la fixation du bleu d'application solide , § 560, p. 85. L'échant. 185 est un vert de cette espèce imprimé au rouleau.

1*5» Fond blanc, impression vert solide.

Applications. Le vert solide au chromate plombique ne constitue qu'un genre spécial, le fond blanc impression vert; mais il entre dans la fabrication d'un grand nombre de genres composés, soit comme fond, soit comme couleur d'enluminage. j Voyez Fonds blancs garances avec enluminage bleu et vert solides.)

VERTS FORMÉS DE BLEU d' INDIGO ET d'un JAUNE VÉGÉTAL

(quercttron) a base d'alumine ou d'étain.

§ 679. La fabrication de ces fonds se compose de celle d'un fond bleu cuvé , § 548, auquel on donne une intensité en rapport avec le ton du vert que l'on veut obtenir ., et de celle d'un fond jaune uni, § 663 , c'est-à-dire qu'on matte les pièces dans un mordant d'alumine, ordinairement le mordant B convenablement étendu d'eau , dans l'aluminate potassique , § 640, p. 270, ou même dans le chlorure stannique , pour les passer immédiatement de ce dernier dans un bain d'acétate sodique qui précipite l'oxide stanneux. Le mordant d'alumine ou d'étain étant fixé, pour arriver à un fond vert , on procède à la teinture

foiftalc:

dans un bain jaune qui peut être composé de gaude quand on veut du vert clair, de quercitron ou de graine de Perse quand le vert doit contenir un peu d'orange , enfin de fustet quand on vise à un vert très foncé; ce dernier n'est jamais franc.

$ 680. Fonds unis verts à base de jaune végétal avec impression blanc réserve. Ce n'est que clans ces derniers temps qu'on est parvenu à surmonter les difficultés de cette fabrication , qui tiennent essentiellement à la manière dont l'alumine est attaquée par la chaux , base nécessaire à la fixation de l'indigo dans les couleurs, ainsi qu'à la propriété réservante des préparations aluminiques. Sans ces difficultés, cette fabrication serait aussi simple que celle des fonds au plombate, impression blanc réserve , § 676 ; en effet , on foularderait dans un mordant d'alumine la toile destinée à recevoir le fond vert , puis, après sa dessiccation , on y imprimerait un blanc enlevage sur mordant d'alumine , faisant réserve sous bleu de cuve, en sorte qu'en passant en cuve , on obtiendrait un fond bleu recouvert d'alumine avec une impression blanc réserve, et il n'y aurait plus qu'à teindre en quercitron pour transformer le bleu en vert; mais le mordant d'alumine étant complètement dissous par la chaux , une étoffe qui en est recouverte ne peut être passée en cuve sans que ce mordant disparaisse aussitôt, et l'on comprend qu'on ne pourrait le rendre inattaquable qu'en s'opposant à la fixation du bleu, autre élément indispensable du vert. Il suffit d'intervertir l'ordre des opérations que nous venons d'indiquer pour atteindre le but , ainsi que nous nous en sommes assuré : on imprime une réserve dans laquelle domine l'élément mécanique ; on passe en cuve d'indigo pour obtenir un fond bleu de la nuance de l'éch. 53, § 548, et immédiatement après avoir fait déverdir , on plonge les pièces dans un bain contenant une solution d'alun saturé de craie. La dessiccation achevée , après avoir laissé au mordant le temps de se combiner à l'étoffe , on dégorge , et l'on teint dans un bain de gaude. Si la réserve a été bien imprimée et qu'on l'ait choisie de nature

GENRES DERIVES DES COlLEl Rs MIXTES (VERTs), 385

convenable et assez résistante pour ne pas se déranger, on réalise des impressions d une grande délicatesse.

§ (581 . Fond vert au jaune végétal avec Impression blanc

enlevage. La découverte de ce genre est due, ainsi que nous l'avons déjà dit, à M. Thompson, de Primerose; elle date de 1826. Sa fabrication se compose de celle des genres blanc enlevage sur bleu , § 552 , et blanc enlevage sur mordant d'alumine , §620 On commence par préparer un bleu fond uni , éch. 53, qu'on foularde dans une dissolution de chromate potassique et d'acétate aluminique. A cet effet, A 10 litres mordant rouge D on ajoute ;

5 lit. eau ,

0k,780 chromate potassique.

On peut aussi mélanger à la quantité d'acétate aluminique à A0 ÂB , nécessaire pour humecter les pièces , 160 à 180 gr. de bichromate par pièce. Quand on a foularde dans une solution de cette espèce , on dessèche et l'on procède ensuite à l'enlevage , en employant , avec les uns, l'acide oxalique seul ou le blanc enlevage n°5, § 621 , avec les autres, une dissolution de cet acide dans le jus de citron, formée de 10 lit. jus de citron à 12° AB

avec

0,k500 acide oxalique ;

Ou encore une dissolution dans 10 litres d'eau , de :

2k,50 acide tartrique , 0k,800 acide oxalique, qu'on épaissit avec 5 kil. gomme Sénégal , et à laquelle on ajoute 0k,320 acide sulfurique du commerce.

Cette préparation, beaucoup plus compliquée, n'est pas plus avantageuse que l'acide oxalique employé seul , blanc enlevage, n° 6 ou 7, § 621.

Quel que soit celui de ces blancs enlevage que Ton imprime, il convient de l'appliquer à chaud sur le tissu, avant que celui-ci soit tout-à-fait sec : autrement l'enlevage , ne le pénétrant point, reste nécessairement imparfait. Lorsque l'impression est achevée , il est utile aussi que 1* enlevage ne se dessèche pas trop m. 25

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brusquement; on doit donc ne chauffer que faiblement le séchoir uù l'étoffe est exposée , et la transporter de là dans un étendage où elle soit à l'abri de la lumière ; les rayons lumineux, en déterminant la fixation de l'oxalate aluminique , détruiraient une grande partie de l'effet produit d'abord.

Lorsqu'on juge que le blanc enlevage a accompli son action , on passe à la cuve à roulettes, § 533 , fig. 139-lâO, remplie d'un bain de son bouillant additionné d'une certaine quantité de craie; on bouse , puis, après avoir rincé et nettoyé, on teint en quercitron , à la manière ordinaire , en ne perdant pas de vue que le degré de température auquel s'opère la teinture a une grande influence sur la nuance que l'on réalise.

C'est de cette manière qu'on a fabriqué les échantillons ciaprès : t

On a obtenu l'éch. 187 en foulardant un bleu uni, éch. 53, dans une solution formée de :

\ kil. ehromate potassique (chromate jaune ) , 3k,5 bichromate (chromate rouge), 60 lit. mordant rouge D, 30 lit. eau.

Après avoir desséché les pièces à la température de 22 à 28°, on a exposé à l'air humide durant quelques heures à l'abri de

1 &G. Fond bleu mordsuicc avec impression blanc enlevase

GEmilS DÉiUVÉS DES CWtÊtflB MtXTES (VKRTs) 387

la lumière, puis imprimé le Wanc enlevag, „0 5> m

en eau de craie a la température de 55", et enfin déffor^ et

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Arrivées à ce point , on les a passées durant 1 heure et denlie dans un bam de quercitron additionné de colle-forte, en commençant la teinture à la température de 20 à 22», et en l'éle

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L'éch. 188, qui est de même fabrication , se compose, comme

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