DES FONDS VERTS ENLUMINES
§ 833. Comme tous ces fonds ne s’obtiennent que par la transformation d’un fond bleu, leur fabrication est étroitement liée à celle des fonds gros bleu, des lapis , etc. , en sorte que nous n’avons que peu de chose à en dire.
On a réalisé l’éch. 329 en foulardant uniformément l’éch. 312, § 826 , dans un mordant d’alumine , et en imprimant ensuite sur toutes les parties qui devaient présenter du blanc , du rouge et du petit bleu , un blanc enlevage sur mordant. On aurait pu aussi imprimer, sur le fond gros bleu enluminé , un blanc réserve destiné à abriter le blanc , le petit bleu et le rouge ; puis foularder en mordant d’alumine. Quelle que soit celle de ces deux marches que l’on suive, on fait passer, en bousant et en teignant
FONDS VERTS ENLUMINES. 381
Fond bleu enluminé, éeh. 312. transformé en fond vert
en quercitron , les parties gros bleu au vert foncé , les parties petit bleu au vert clair et les blanches au jaune.
L’éch. 330, fond gros vert, impression cachou , petit bleu,
330. Fond gros vert avec enlnminage cachou, petit bleu, blanc et jaune.
blanc, vert clair et jaune, est dû à un traitement de cette espèce. Après avoir réalisé un fond gros bleu avec blanc et petit bleu réserve, § 551 , éch. 00 , on a rentré dans quelques unes des
parties blanches un cachou au chromate , qui , comme on le voit , a été plus ou moins bien encadré ; on a ensuite imprimé sur les parties de blanc et de petit bleu qu’on voulait conserver , un. blanc réserve au jus de citron , au citrate ou même à l’arséniate, puis foulardé en mordant d’alumine , dégorgé à l’eau de craie et teint en quercitron , pour obtenir un fond gros vert , avec impression cachou, bleu , vert clair et jaune.
La fabrication qui suit rentre encore dans celle des deux échantillons qui précèdent ; elle n’en diffère qu’en ce qu’au lieu de teindre le mordant d’alumine en jaune, on l’a passé dans un mélange de garance et de quercitron qui a donné de l’orange.
Combinaison du genre fond bleu, impression blanc réserve , avec le genre fond orange uni , § 694, impression blanc, enlevage , qui engendre un fond vert avec enluminage orange .
§ 834. Cette fabrication, très ancienne, remonte aux premiers temps des genres cuvés. On trouve dans les échantillons de cette époque des fonds bleu mdyen, impression blancj’éserve, en rayures ou autres sujets, sur lesquels on appliquait un mordant jaune, youge , puce, orange ou olive pour fond, avec dessin réservé, par la gravure. En teignant , on obtenait des sujets bleu et blanc sur un fond dans lequel apparaissaient toujours deux nuances , si la couleur superposée n’était pas assez intense pour absorber la première ; ainsi , avait-on appliqué un fond jaune, on développait des rayures vertes sur les parties bleues et jaunes sur les parties blanches. C’est un genre qui, depuis l’introduction du rouleau , a pris une grande extension et dans lequel on a employé avec succès surtout l’orange et le bleu. Il exige des réserves qui s’impriment facilement et résistent au cuvage en bleu moyen; à ce titre, celles que nous avons données, § 549, seraient utilement appliquées ; mais on se sert le plus communément des suivantes :
Blanc reserve sous bleu moyen N° 1.
Dans 10 kil. eau on fait dissoudre , à chaud
FONDS VERTS ENLUMINES.
6k,650 acétate cuivrique,
3k,250 crème de tartre, et l’pn épaissit avec 6k,500 gomme Sénégal ,
4 kïl. sulfate plombique en pâte.
4MS . Blanc réserve sous bleu clair N° 2 au rouleau.
A 10 kil. solution d’acétate tri- p 0 eaa>
, .. r . v . , 'I k, 875 acétate plombique ,
plombique faite a raison de : (0k,750 litharge,
on ajoute :
7 kil. nitrate cuivrique, à 55° dB,
] k,5 sulfate idem , et l'on épaissit avec 6 kil. gomme Sénégal.
4M®. Blanc réserve sous bleu clair N° 3 au rouleau.
Dans 10 lit. eau qu’on mélange à :
1 0 lit. vinaigre , on fait dissoudre , à chaud ,
5 kil. verdet ,
3k,750 sulfate cuivrique .
lk,250 bitartrate potassique,
lk,250 alun; on épaissit avec
1 2 kil. gommé Sénégal , on passe au tamis , on ajoute
27 kil. sulfate plombique (résidu du mordant rouge),
2k,5 nitrate cuivrique, à 55° dB, et l’on bassine. avec soin. Après avoir imprimé l une ou l’autre de ces réserves sur des pièces parfaitement nettoyées , on abandonne au repos durant un à deux jours, puis on procède au cuvage dans la cuve à roulettes , si elle est assez chargée d’indigo ; dans le cas contraire, au cadre champagne, en deux trempes de cinq minutes, suivies chacune de cinq minutes d’exposition à l’air pour l’oxidation de l’indigo. Lorsque le fond a la teinte voulue , on rince, on dégorge et l’on passe en acide sulfurique , pour faire disparaître les dernières traces de la réserve ; il convient même de donner une lessive en soude caustique, quand on a employé le sulfate plombique , qui se fixe à l’étoffe sous l’influence de la chaux. On a ainsi un fond bleu clair avec impression blanc réserve , dessin ou picotage, fig. 82 à 8A, ou rayures, ou zigzags, fig. 87, ou mille-raies droites ou obliques ; on foularde ensuite dans un mordant composé de :
\ 0 lit. eau ,
4 5 lit. mordant rouge C.
On fixe à Veau bouillante , on imprime à la planche, à la perrotine ou au rouleau, selon la nature du sujet, un blanc enlevage à l’acide oxalique n° 7 , § 621 , dessin tantôt carreaux zigzags, fig. 60, tantôt feuillage naturel ou de fantaisie, tantôt mignonnettes , vermicelle serré ou seulement picotage formant fouillis sur fond blanc , tantôt rayures obliques , etc. , on dégorge à l’eau de craie, on nettoie, et toutes les parties que l’acide a touchées reviennent à leur état primitif (blanc et bleu). On procède alors à la teinture dans un bain monté à raison de 1 kil. de quercitron par pièce et de la quantité de colle forte nécessaire, § 670, et quand le jaune estformé, on le transforme en la nuance orangée que l’on désire, en passant dans un bain composé de 1 kil. à lk,5 de garance par pièce, selon la quantité de mordant qu’il s’agit de saturer.
En introduisant dans le mordant une certaine quantité de fer, et en teignant en garance et en quercitron, ou en quercitron seul, on arrive aux nuances cannelle et bistre , qui produisent un très bel effet quand on a choisi un dessin convenable, surtout quand on opère sur des fonds bleu double nuance , attendu que l’acide employé à l’enlevage des mordants met en liberté trois couleurs , un bleu moyen, un bleu clairet le blanc, qui peuvent en outre influencer le fond dont elles sont recouvertes .
L’éch. 831 est le résultat d’une telle fabrication: seulement, après avoir produitun fond bleu, impression blanc réserve, on y a rentré d’abord un mordant fin rouge , qu’on a fixé et teint en garanceux , puis, comme dans les genres soubassements , un second blanc réserve, destiné à protéger le rouge , les parties blanches qui se trouvent au centre des figures , et enfin certaines parties du bleu et du blanc du fond ; on a alors foulardé en mordant rouge D , dégorgé à l’eau de craie , nettoyé et teint dans un mélange de ' quercitron et de garance pour avoir les nuances
orange et nankin. Le rouge n’a pas changé sur les parties qu1 ont été enlevées, mais le bleu a éprouvé une légère modification.
De la combinaison du genre fond bleu, impression blanc réserve ou enlevage , avec le genre fond abricot , impression .blanc enlevage ou réserve , qui donne lieu à un fond vert , avec enluminage bleu, abricot et blanc.
§ 835. La superposition du rouille sur le bleu produit une nuance complexe , le vert myrte , par conséquent un fond bleu moyen et à plus forte raison un fond bleu clair ne peuvent être recouverts de rouille sans être modifiés. On a formé de la combinaison de ces deux couleurs un fond complexe , § 685 , sur lequel on développe des dessins enluminés à l’aide des couleurs élémentaires mêmes qui servent à le produire.
On prépare une solution de chlorure ferreux la plus neutre possible en faisant dissoudre dans un mélange formé de 100 parties de chloride hydrique du commerce et 60 parties d’eau , chauffé au bain -marie, tout le fer qu’il est susceptible d’attaquer. Quand la réaction est achevée , on a une liqueur qui marque /j 0° B ; on l’étend de deux fois son volume d’eau , et l’on y iv. *25
FONDS VERTS ENLUMINES. 385
Fond gros vert avec enluminage rouge, orange. bleu et blanc.
plaque les pièces, que l’on dessèche aussitôt , pour foularder ensuite dans une lessive marquant 20° A B , formée c!e :
3 parties carbonate sodique ( sel de soude),
\ partie chaux.
Lorsqu’elles sortent de ce bain , on les introduit dans un baquet plein d’eau pour en enlever l’alcali ; de là on les passe dans une solution de chlorure de chaux frais , où on les manœuvre durant vingt à trente minutes , à l’effet de suroxider l’oxide ferreux et d’obtenir la nuance abricot ; on nettoie avec soin , on dessèche, on calandre, puis on imprime le blanc réserve suivant :
. Blanc réserve sous bleu , imprimé sur fond abricot.
Dans 10 lit. eau on fait dissoudre :
lk,650 sulfate cuivrique ,
0k;215 acétate idem ; on épaissit, à chaud , avec 0k,L50 amidon; quand l’empois est formé, on y ajoute 3k,3 50 gomme Sénégal ,
3k,350 terre de pipe , et l’on colore le tout avec 0k,850 acétate d’indigo , à i2°dB.
Quand les pièces sont encadrées , on les plonge durant dix minutes dans un lait de chaux trouble , puis on leur donne deux ou trois trempes de trois minutes chacune dans la cuve d’indigo , en laissant dé verdir dix minutes après chaque trempe. Le nombre de trempes n’est point absolu ; il dépend de la force de de la cuve et du degré d’intensité que l’on veut donner au bleu. Cette opération achevée , on expose à l’eau courante, on nettoie aux roues, on rince, on obtient un fond vert myrte avec dessin couleur abricot, et en imprimant sur ce fond un corps capable d’enlever sur des points déterminés l’oxide ferrique libre ou combiné au bleu , on fait apparaître un dessin bleu , blanc et abricot , sur toutes les parties réservées en bleu , que n’a pas touchées l’enlevage.
Le blanc enlevage qu’on emploie est à base d’oxide stanneux ; c’est du sulfate ou un mélange de ce sel et de chlorure.
FONDS VERTS ENLUMINES. 387
Voici la composition de celui dont se servait la maison Haussmann , une de celles qui ont le mieux exécuté cet article.
A 10 lit. empois d’amidon , fait à raison de 10 lit. eau pour 1^,885 amidon, on ajoute :
1 2 part, chloride hydrique , 1 0 part, eau ,
G part, acide sulfurique ,
\ 0 à 1 2 kil. sulfate stanneux quon/ forme, en dissolvant 6 parties] d’étain en grenaille dans un) mélange de \
0M60 gomme adragante. Quelquefois on y ajoute en outre un peu de chlorure stanneux.
Apres l’effet de cet enlevage , c’est-à-dire après la réduction
ââ!$.fond vert myrte avec enluminage blanc, bleu et abricot.
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de l’oxide ferreux, on rince et l’on dégorge avec soin, L’éch. 332 est dû à ce procédé : seulement , comme le sel ferreux em ; ployé était acide et pouvait brûler l’étoffe durant le placage ; on a préalablement foulardé les pièces dans une eau contenant un peu de carbonate sodique. On y a imprimé un pois en réserve abricot et un autre en blanc enlevage sur cette couleur, qui , en coupant le premier, a formé deux croissants , l’un bleu et l’autre abricot , avec ovale blanc au centre.
Il est à regretter que, dans cet article , la couleur verte du fond ne soit pas plus franche.
On a associé avec succès la fabrication des' fonds verts au
388 de la fabrication en particulier.
plombate , impression blanc enlevage ou réserve , à celles des impressions noir et blanc réserve sous vert. Dans cette fabrication complexe , comme dans celle des lapis , tantôt les parties noires prédominent, c’est-à-dire sont imprimées à l’aide de planches portant des sujets réservés par la gravure, et ce ne sont plus alors que des fonds noirs avec dessins blancs ouverts; tantôt au contraire le noir est déposé en dessins déliés , et ce sont, dans ce cas, des fonds verts avec impression noir et blanc. L’éch. 333 représente le mariage de ces trois nuances.
S$<§. Pond vert ssaa plonahate, § G70 « avec impression noir et
iiiane réserve.
A cette fabrication , où l’on fait toujours prédominer le noir ou le vert, on a encore ajouté le cachou réserve; mais l’adjonction de cette quatrième couleur n’est qu’une complication dispendieuse, sans aucun effet avantageux sur la composition du dessin, parce que le cachou influence défavorablement le noir à la lumière. Il n’en est pas de même du bleu, qu’on développe facilement par la destruction du jaune sur les points où l’on désire faire apparaître cette nuance claire , attendu que cette couleur primitive entre dans des combinaisons fort heureuses avec le noir et le vert, surtout si l’on isole les sujets teints en cette nuance, en les contournant de blanc.
M. J. Schlumberger jeune a exécuté en 1834 un article de
FONDS VERTS ENLUMINES.
cette espèce , dit fond malachite , qui a eu une très grande vogue. C’était un fond noir semé de feuillage f fantaisie )v de nuance verte, contourné d’un filet vermicelle blanc de Ôm,00Zi d’épaisseur, portant au centre des picots noirs; en voici la fabrication. Qn imprimait d’abord l’un ou l’autre des deux noirs ci-après :
44» H. Noir pour fond malachite N° 1.
On mélange 10 lit. pyrolignite ferreux, à 15° .4B , avec :
5 lit. acétate ferreux , à 7° dB ,
5 lit. pyrolignite ferreux, dans lesquels on a préalablement dissous
O1, 1 50 acétate cuivrique ; on épaissit le tout avec
2l,500 amidon; après l’avoir cuit durant une heure, on y incorpore , à froid .
0k,600 huile tournante ,
7k,500 extrait de campêcho , à 2 9 0 yl B , et l’on passe au tamis.
Noir pour fond malachite N° 2.
On mélange 10 lit. pyrolignite ferreux , à 15° AB , avec :
10 lit. acétate ferreux , à 7° dB ,
4 lit. vinaigre, dans lesquels on a préalablement dissous
O1, 500 sulfate cuivrique, et l’on épaissit le tout avec
3 kil. amidon, auxquels on ajoute, après une coction suffisante ,
9 kil. extrait de campêche.
On remplace quelquefois les composés ferrugineux que nous venons d’indiquer par le nitro-sulfate ferrique, qu’on prépare en substituant à l’eau qui sert à dissoudre le sulfate ferreux , des volumes correspondants de vinaigre.
Quand l’impression de cette espèce de noir d’application était achevée, on exposait durant deux à trois jours à l’étendage, pour lui donner le temps de se fixer. On y rentrait alors un blanc réserve, par exemple le blanc réserve n° 3, § 676, en le rappliquant , afin d’en pénétrer l’étoffe de part en part et bien également. Le lendemain on passait à la cuve au plombate de chaux , § 595 , que l’on avait soin de troubler au moment où
l’on y descendait les pièces encadrées. Au sortir de ce bain, on rinçait en immergeant dans un bain de chaux , on passait en cuve d’indigo , pour leur donner le ton voulu , on déverdissait à l’eau courante, on teignait dans un bain de bichromate potassique et monté à raison de 750 gr, bichromate par pièce , chauffé à 50° ; on rinçait sans battre , on nettoyait et l’on séchait. Lorsque, dans cette fabrication, on faisait concourir le cachou , on imprimait, en même temps que le noir, un cachou réserve composé de :
4 0 lit. décoction cachou, à 4° JB, dans lesquels on faisait dissoudre
0k,320 acétate cuivrique ,
2k,500 sulfate zincique , et qu’on épaississait avec 2k,500 gomme Sénégal ,
2k,500 terre de pipe,
0 k , 1 60 huile tournante.
On passait au tamis; du reste il n’y avait rien de changé aux opérations.
A Rouen , on exécute un article noir, blanc , bleu et vert au plombate , par une voie opposée à celle que nous venons de décrire, c’est-à-dire qu’on substitue des impressions enlevage aux impressions réserve, qui rendent toujours le cuvage plus ou moins difficile et dispendieux. Ainsi, sur un fond vert, § 677, on imprime :
4° Un noir d’application composé de :
8 lit. décoction de campêche , à 3° JB ,
2 lit. décoction de noix de galle , à 5° JB , dans lesquels on a fait dissoudre 0k, 4 60 sulfate cuivrique , x 0k,350 sulfate ferreux , qu’on a épaissis avec 4k,250 amidon, et auxquels on a ajouté, après avoir bien cuit l’empois ,
1 k ; 5 6 0 nitrate ferreux , à 50° JB ;
2° Un bleu enlevage sur fond vert , qui renferme les éléments destructeurs de l’acide chromique , accompagnés d’un corps puissamment oxidable qui , s’emparant de préfe-
FONDS CACHOU ENLUMINES
rence de l’oxigène ou du- chlore qui se dégage, préserve l’indigo de toute atteinte. Ce bleu enlevage se compose de :
1 0 lit. eau , dans lesquels on fait dissoudre 0k,470 acide oxalique ,
0k,625 acide tartrique, qu’on épaissit avec 2k,500 gomme Sénégal ,
9k,250 terre de pipe, et auxquels on ajoute ensuite 6k,250 chlorure stannique , avec la quantité d’acide sulfurique nécessaire pour la destruction du jaune.
Le chlorure stanneux pourrait être avantageusement remplacé par une solution d’acide arsénieux dans le chloride hydrique, qui protège l’indigo en vertu du même principe.
3° Enfin en rentrure le blanc enlevage dont on s’est servi pour l’éch. 184.
Aussitôt après l’impression, on expose les pièces à l’eau courante durant une heure, on rince et l’on dessèche.
Pour réaliser le même article par voie de réserve , on procéderait comme pour le genre composé de noir, blanc et vert, en disposant le dessin de manière à pouvoir sans difficulté rentrer sur les parties appelées à devenir bleues , un agent destructeur du jaune , une solution dépotasse caustique, par exemple , ou une préparation de la nature de celles qu’on emploie pour enlevage.