‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (volume 5)Chapitre 163 sur 183 · DES CONVERSIONS OPEREES CHIMIQUEMENT · texte numérisé non relu

DES CONVERSIONS OPEREES CHIMIQUEMENT

§ 865. Conversion par une modification produite sur le mordant. Toutes les fois que deux sels d’alumine ou deux sels de fer sont mélangés, et que l’un des deux seulement est apte à céder par lui-même sa base à la fibre, on a un moyen sûr de développer des effets de double teinte. Il suffit d’imprimer sur le tissu un tel mélange et de recouvrir les points qu’on veut rendre plus foncés d’un agent propre à déterminer la fixation de celui des deux sels qui n’abandonne sa base que par l’intervention d’un intermédiaire que nous appelons blanc conversion. Ainsi , sur l’éch. -386, on a imprimé au rouleau des bandes en mordant rose additionné de nitrate aluminique qui , comme nous l’avons vu § Z|7Z| , ne cède pas sa base au tissu. Si, après cette impression, on s’était contenté de laver et de teindre, on aurait obtenu une bande d’un rose uniforme ; en recouvrant avec le rouleau

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3 Coiivea’sloïa réalisée star awordasit, üaaasdcs roses impi’ession rouge conversion.

qui a servi à l'impression des éch. 69, 108, 246, 251, 252, etc., d’une solution d’acétate sodique , on a saturé le nitrate et provoqué ainsi la fixation à l’étoffe d’une plus forte proportion d’alumine-. Bousant alors pour faire disparaître le nitrate aluminique des points non atteints par l’acétate, on a teint, dégorgé et réalisé une impression fin rouge sur bandes roses.

On peut remplacer l’acétate sodique par les acétates potassique, ammonique , plombique, qui se comportent de la même manière , et enfin par l’arséniate potassique , qui, en vertu de la double décomposition à laquelle il donne lieu , engendre de l’arséniate aluminique insoluble.

On opère sur les mordants de fer comme sur les mordants d’alumine : l’éch. 387 en est un exemple. On a imprimé, au rouleau, un mélange d’acétate et de sulfate ferreux, en employant du premier la dose nécessaire pour développer le lilas ou le violet clair, puis, par dessus, avec le rouleau dessin ramage, une solution épaissie d’arséniate potassique, qui a fixé la totalité du fer sur toutes les parties touchées , et , après avoir dégorgé pour enlever l’excès de sulfate ferreux et teint en garance, on a obtenu des bandes fond lilas moyen avec impression violet foncé.

Zi 82 DE LA FABRICATION EN PARTICULIER.

Conversion réalisée snr mordant, Isandes violet claie, impression! violet foKeé.

On a exécuté ce genre avec avantage chez MM. Dollfus, Mieg , Haussmann , J. Schlumberger jeune et Barbet ; mais, dans ces diverses maisons, on n’a pas employé les mêmes mordants. Les uns ont rendu acides les mordants ordinaires qui, ne pouvant par eux-mêmes céder qu’une partie de leur base au tissu, réclamaient l’interveption d’un corps salin capable de les saturer ; les autres ont mélangé deux sels, dont l’un seulement pouvait sans auxiliaire céder sa base à la fibre.

M. Pélissier, du Logelbach, fabriquait ses beaux produits double violet conversion de la manière suivante :

Il faisait dissoudre 1 partie sulfate ferreux dans 6 parties pyrolignite ferreux , obtenu d’un mélange de :

\ part, pyrolignite ferreux , à \ 5° AB ,

4 6 part, d’eau.

Après avoir épaissi cette dissolution à l’amidon grillé , il l’imprimait au rouleau et passait par dessus un blanc conversion composé soit d’une solution d’arséniate potassique neutre, à 10° A B, épaissie à l’amidon grillé, soit d’une dissolution de 2k,500 acétate sodique dans 10 lit. d’eau.

Après l’impression, il abandonnait les pièces au repos, et

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quand le mordant avait été converti par l’arséniate, il bousait à la température de 50° dans une cuve carrée , rinçait et teignait. La conversion avait-elle eu lieu au moyen de l’acétate sodique, il dégorgeait d’abord à l’eau courante, ensuite dans la cuve carrée, à la température de 50°, dans un bain cbarséniate potassique saturé.

M. J. Schlumberger jeune , pour composer son mordant violet, ajoutait :

A 16 lit. eau de gomme, à 750 gr. par litre :

8 lit. vinaigre coloré en bleu par l’acétate d’indigo ,

4 lit. pyrolignite ferreux , à 1 4° AB ,

0k,375 jus de citron,

et sur cette couleur il appliquait un blanc conversion formé de r

10 lit. eau de gomme, à 500 gr. par litre, tenant en suspension

2k,500 sel à bouser, § 51 (de Kestner).

Pour ces mêmes conversions , M. Barbet mélangeait :

1 0 lit. pyrolignite ferreux , à 1 0° AB ,

15 lit. acide pyroligneux , contenant 70 gr. .acide sulfurique par litre, et épaississait le tout à l’amidon grillé.

La réunion de ces corps constituait, en définitive, un mélange de sulfate et de pyrolignite ferreux : mieux vaut donc employer directement ces corps dans des proportions constantes et déterminées , comme le faisait M. Pélissier.

Quant au blanc conversion qu’appliquait M. Barbet pour former le double violet, c’était de l’arséniate potassique saturé, qu’il obtenait en dissolvant :

Dans 10 lit. potasse caustique , à 6 ou 7° AB :

5 kil. bi-arséniate potassique.

Nous n’insisterons pas davantage sur ce point, le fabricant pouvant toujours composer des mordants violets conversion en prenant de l’acétate ferreux pour base de la nuance tendre qu’il veut réaliser, et en y ajoutant des proportions convenables de sulfate ou de nitrate ferreux, de sulfate ou de chlorure ferrique mélangé à une certaine quantité de chlorure ammonique ,

/i8/i de la fabrication en particulier.

qui favorise la dissolution du fer. Pour ce qui regarde le blanc conversion, on peut encore le former en employant l’arséniate potassique , le sel à bouser , les acétates potassique , sodique , ammonique ou plombique.

Des mordants rouges pour doubles nuances.

On compose ces mordants en mélangeant à des proportions d’acétate aluminique qui puissent donner la nuance rose que l’on désire, une certaine quantité d’alun, de nitrate ou de sulfate aluminique , de tout sel aluminique , en un mot , qui par luimême ne cède pas sa base à l’étoffe, § hlh.

50 Æ. Mordant rose double nuance.

A 15 lit. acide pyroligneux , on mélange ;

5 lit. nitrate zincique , à 5° AB ,

0l, 320 décoction de Sainte-Marthe, à I2°dB; on y fait dissoudre

5 kil. alun ,

] kil. pyrolignite plombique; on épaissit le tout avec

3 kil. amidon blanc, et l’on cuit jusqu’à ce que la couleur ait la consistance convenable pour l’impression.

Les effets de conversion qu’on obtient sur les mordants de fer et d’alumine isolés peuvent être réalisés aussi sur ces mordants réunis ; les agents qui les provoquent sont les mêmes.

M. Pélissier a produit de jolis puces conversion en imprimant un mordant puce double nuance , composé d’un mélange de :

\ 0 lit. eau ,

5 lit. acétate aluminique ,

P, 2 5 pyrolignite ferreux, à 4 4°dB, dans lequel il faisait dissoudre

2l, 50 sulfate ferreux , et qu’il épaississait à l’amidon grillé , et il imprimait ensuite un blanc conversion, soit à l’arséniate potassique, soit à l’acétate sodique ; du reste, le traitement était le même que pour les violets.

Ayant ainsi le moyen de réaliser à volonté des impressions de mordant , avec conversion en teintes plus fonpées sur des points déterminés d’un dessin , on ne -devait pas s’en tenir aux tein-

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tures résultant du garançage : aussi appliqua-t-on bientôt ce procédé à d’autres matières colorantes, et notamment à la cochenille. M. Barbet, de Vieux-Thann , a fait, il y a quelques années, un bel article dahlia , en double nuance , teint en cette matière colorante. Il imprimait au double rouleau des bandes en mordant rouge et violet , double nuance , séparées les unes des autres par un petit filet blanc , et après deux jours d’exposition à l’air, un blanc conversion à l’arséniate qui , en passant sur les mordants rouge et violet , fixait à l’étoffe de plus fortes proportions de base , et contribuait ainsi au développement des teintes foncées, On bousait à la cuve à roulettes , à la température de 55°, puis durant vingt minutes dans la cuve en rond ; on rinçait, on dégorgeait et l’on teignait dans une décoction de cochenille , à raison de 128 gr. cochenille par pièce. La température de ce bain devait être élevée progressivement , dans l’espace cl’une heure, à 55°, et y être maintenue trente à quarante minutes. On rinçait alors de nouveau , on nettoyait sans passer en son , on desséchait , et l’on obtenait des bandes rose et lilas cochenille, coupées, par un dessin rouge et violet foncé.

En teignant ces mordants double nuance dans des mélanges de matières colorantes, on réalise de très jolis effets; mais deux raisons empêchent le fabricant d en retirer tout le parti possible au point de vue de l’exécution :

1° La gravure du blanc conversion que l’on dépose après coup, en transportant sur les parties blanches le mordant dont elle se charge toujours plus ou moins, leur donne alors une teinte prononcée , surtout quand , pour former la double nuance, on a employé l’arséniate potassique. L’échantillon violet en, offre une preuve.

2° Le principe même de cette fabrication met en présence, d’une difficulté assez grande , savoir, que les parties de mordant qui doivent donner les teintes, claires renferment une assez, forte quantité de sel qu’il faut faire disparaître sans qu’il s.e répande sur les parties blanches du fond et s,e combine avec elles..

Pour surmonter le premier de ces obstacles , il ne faut que renverser les moyens d’exécution, c’est-à-dire imprimer d’abord le blanc conversion à l’acétate sodique, et mieux encore à l’acétate potassique, convenablement épaissi, mais de manière à ne pas faire réserve mécanique sous le double mordant.

Quant aux accidents dus à la seconde cause, on les écarte en bousant sous l’influence d’une grande quantité de colle forte ou de mucilage de graine de lin , qui , en raison de la proportion d’huile qu’il renferme , masque parfaitement les mordants et s’oppose à ce qu’ils chargent les parties blanches de l’é- Fig. \ 60. toffe, § 532. Il faut en outre,

lorsqu’on passe les pièces en rond pour les bouser dans la cuve à teindre , fig. 160, leur imprimer une vitesse assez grande pour que les parties de mordant qui s’en détachent ne se portent pas sur le blanc du tissu, et avoir la précaution de ne mettre qu’une pièce à la fois dans chaque compartiment de cette cuve : autrement , il peut en résulter des déchirures, pour peu que le tourniquet continue à se mouvoir sans entraîner le tissu. (Pour la description de cette machine, voyez es figures 141, 142, 143, § 539.)

Au lieu d’imprimer un blanc conversion sur un mordant, on a eu l’idée de composer deux mordants qui , à leur point de contact, se convertissent mutuellement en des nuances plus élevées. Nous avons sous les yeux des échantillons très intéressants en carreaux lilas foncés , formés par des rayures parallèles qui, en se coupant perpendiculairement , présentent au

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point d’intersection un violet foncé ou noir ; en voici la fabrication :

On imprime d’abord un premier violet clair, que l’on compose en faisant dissoudre dans 6 lit. pyrolignite ferreux formé du mélange de 2 parties d’eau et 1 partie pyrolignite ferreux, kl!i° AB :

\ kil. sulfate ferreux , et en épaississant le tout à l’amidon grillé, à la consistance voulue pour la gravure; ensuite un second violet que l’on compose en faisant dissoudre dans 10 kil. pyrolignite ferreux formé d’un mélange de 10 parties d’eau et de 1 partie pÿrolygnite ferreux à l!i° AB :

5 kil. acétate sodique cristallisé et en épaississant à l’amidon grillé.

L’acétate sodique du second mordant amène la fixation du sulfate ferreux sur tous les points qu’il touche.

Après un repos suffisant, on passe à l’eau courante , puis clans un bain d’arséniate, à la température de 55°; on teint alors en garance avec addition de lessive, et l’on avive, § 6/iO, p. 280, comme pour les violets ordinaires. On a obtenu ainsi l’éch. 388.

. Bandes violettes qui , en se coupant , sont devcnases pins foncées à lenrs points d'intersection.

Si l’effet de superposition est peu marqué, c’est qu’on n’a pas

établi une différence assez grande dans la composition des mordants .

On opère delà même manière avec les mordants d’alumine ; on prend un mordant rose, on le divise en deux portions , et Y on dissout dans celle de ces portions qu’on veut imprimer en premier lieu une proportion convenable d’alun ou de nitrate aluminique , dans celle qui doit s’imprimer ensuite , une quantité d’acétate sodique suffisante pour saturer l’alun et le rendre propre à céder sa base à l’étoffe. L’essentiel, dans ce cas, est que les deux mordants donnent isolément des nuances identiques, tandis qu’en se coupant ils en produisent à leur point d’intersection de dix à quinze tons plus élevés : c’est là le mérite de cette fabrication, éch. 389. 11 faut surtout être ici attentif à

SS®. Bandes roses qui, en se coupant, sont devenues plus foncées à leurs points d’intersection.

l’opération du bousage, de laquelle dépend la netteté et la régularité de l’impression ; le mordant appelé à disparaître ne doit ni se répandre sur l’étoffe et salir le blanc, ni s’y fixer : autrement les nuances varieraient non seulement d’un jour à l’autre, mais encore entre les pièces qui passent dans le même bain de bouse aux diverses phases de l’opération. Il convient donc de ne composer ce bain que de corps capables de masquer les oxides sans les fixer.

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Les exemples qui précèdent suffisent, ce nous semble, pour faire comprendre comment on opère une conversion sur un mordant, toutes les fois que celui-ci se compose de sels qui n’ont pas la même aptitude à céder leur base à l’étoffe ; mais des réactions d’un autre ordre peuvent avoir lieu : que, par exemple, sur des mordants complexes, formés de fer, de chrome et d’alumine, on imprime une base alcaline, comme la chaux, qui enlève l’alumine au tissu et laisse le fer pour résidu, on trouvera dans l’action de cette base un nouveau moyen de produire une conversion. Aussi est-ce un principe que toute substance colorée ou colorable qui, mélangée à un mordant, n’en change pas l’affinité pour l’étoffe , et d’ailleurs ne s’unit à celle-ci que moyennant une modification qu’on lui fait subir , donnait naissance à des conversions.

Si donc on introduit dans un mordant violet ou rose une certaine quantité de cachou, substance astringente qui, comme on le sait , ne devient adhérente au tissu que par une exposition prolongée ou par une oxidation au moyen du chromate potassique, de la chaux ou de la vapeur, et qu’on vienne le fixer ensuite brusquement sur certains points , on obtient à la teinture des effets de double nuance provenant de ce qu’au mordant de fer et d’alumine s’ajoute la couleur propre du cachou.

Voici de semblables mordants :

. Mordant violet pouvant passer au brun .

A 10 lit. décoction cachou, à 8° AB , on ajoute :

3', 50 eau,

3 l. 5 pyrolignite ferreux, à 10° AB, et l’on épaissit avec la farine ou l’amidon selon le mode d’impression que l’on emploie.

Mordant rose passant au brun .

A 10 lit. décoction de cachou, à 10° AB , on ajoute :

3’,350 mordant rouge A, et- l’on épaissit avec

0k,750 farine.

Après avoir appliqué ces mordants , on imprime par dessus

un blanc conversion au bichromate potassique, qui oxide le cachou et le fixe à la toile , tandis que les autres parties en disparaissent durant l’opération du bousage, si l’on a eu soin de ne pas la laisser à l’air et de ne pas introduire dans le mordant des corps de nature à s’oxider ; il n’y a plus alors qu’à teindre pour obtenir une double nuance plus ou moins prononcée. C’est ainsi qu’on a réalisé l’éch. 390.

3 Piolet gas*«2Bcé avec convcrsiosa hnm caclaoia.

Le mordant violet chargé de cachou ayant été imprimé , on l’a recouvert d’un blanc conversion composé de 10 lit. eau tenant en dissolution :

O1, 200 bichromate potassique , le tout épaissi avec 1 20 amidon.

Comme le blanc se trouve toujours plus ou moins sali par le chromate en présence des matières astringentes , on choisit de préférence des dessins couverts.

Le cachou n’est pas la seule substance qu’on introduise dans des mordants pour la fixer sur des points déterminés ; il y a encore les préparations de plomb, de cuivre, et plusieurs autres du même genre, ainsi qu’on peut s’en convaincre par l’éch. 391 , dû à un procédé qui fera certainement comprendre le principe ci-dessus énoncé.

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3»t. Rose conversîoai bleus. de Prusse»

On a imprimé en bandes une solution d’alu min ate potassique chargée de cyanure jaune, élément du bleu de Prusse, qui par lui-même, surtout quand il est accompagné d’un excès d’alcali, ne se combine point avec l’étoffe. Sur ces bandes, qui contiennent les principes du rose et du bleu, on a appliqué une solution d’acide tartrique chargée d’une petite quantité d’acétate ferrique. Les éléments du bleu vapeur, § 730, se trouvant réunis sur tous les points qu’a touchés l’acide tartrique , le vaporisage y a développe cette couleur , et le mordant d’alumine s’y- est fixé, tandis que le prussiate, qui restait intact partout ailleurs, a disparu par le bousage en même temps que le sel ferrique associé à l’acide tartrique , qui ne pouvait adhérer à l’étoffe en présence de cet acide ; alors , en teignant en cochenille , à une basse température , on a obtenu du rose.

Il y -a dans cette direction , pour le chimiste-fabricant , qne source inépuisable de combinaisons à effectuer.

Conversions sur couleurs toutes formées. Ces conversions ont dieu sur des couleurs d’application , vapeur ou teintes.

Dans les deux premiers cas, on a souvent recours à l’action qu’exerce le bichromate potassique sur les matières colorantes, qu’il sature d’oxigène, en formant avec elles des combinaisons

où très souvent l’oxide chromique , qui lui est inférieur , fait fonction de mordant : ainsi, dans l’éch. 892, on a imprimé des

Décoctions de matières colorantes imprimées en bandes cpa’on a coupées par une solution de bichromate potassique.

bandes parallèles en décoctions , additionnées d’un peu de mordant d’alumine,

.'1 0 De campêche ;

2° De Sainte-Marthe;

3° De quercitron ;

4° De graine de Perse ;

5° De cochenille ; .

Puis des bandes transversales d’une solution de bichromate potassique qui a produit , en coupant perpendiculairement les bandes longitudinales , du noir sur le campêche , sur le Sainte- Marthe du ponceau , de l’olive sur le quercitron, sur la graine de Perse du jaune , et un effet peu sensible sur la cochenille.

Ces exemples font comprendre que le chromate potassique imprimé sur des couleurs d’application ou vapeur, composées de manière à ne fournir par elles -mêmes au tissu que des nuances tendres , déterminera toujours de doubles nuances ; mais cet agent n’est pas le seul qui puisse développer de tels effets : on arrive aux mêmes résultats en imprimant sur les couleurs vapeur et d’application chargées d’alun , comme on le

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