MACHINE A LISSE K
sur l’arbre du volant, et dont la courroie passe sur les poulies de renvoi donne le mouvement à la grande poulie P, et , par suite, au moyen d’une petite poulie fixée sur l’arbre de cette dernière, à la bobine sur laquelle l’étoffe vient s’enrouler.
B , bobine de la pièce à lisser.
G, poulie servant à tendre cette pièce.
D’une autre , dans le cylindre à friction , pl. XVI.
Cette machine se compose de :
A , deux bâtis en fonte ;
B, C, D , trois cylindres;
E , F, G, trois roues d’engrenage ;
H , I , deux vis de pression ;
K , L, deux volants’ à cheville.
On introduit dans le cylindre en fonte B, qui est percé d’outre en outre, un manchon en fer rougi M, destiné à le chauffer. Le cylindre C est en carton, traversé d’un arbre en fer forgé. Ces trois cylindres doivent être parfaitement ronds et parallèles.
Sur les cylindres B et D posent les roues E et G, qui sont mises en communication par la roue intermédiaire F, mais qui , étant dans un rapport incommensurable avec la circonférence des cylindres , déterminent, lorsqu’on met la machine en mouvement, un glissement de chacun de ces cylindres, qu’on appelle friction et qui lustre les étoffes. On fait varier la friction d’après la nature des toiles.
Pour mettre cette machine -en mouvement, après avoir tourné les volants K et L pour serrer les vis H I sur les coussinets du premier cylindre B, qui transmet la pression qu’il reçoit aux autres , on engage la pièce entre les rouleaux dans la direction qu’indiquent les lignes et les flèches, c’est-à-dire qu’on déroule les pièces du cylindre R pour les enrouler sur le cylindre S. Cette pièce peut être cirée , en même temps quelle se développe , soit à la main , soit par un plateau en cire auquel un des cylindres imprime un mouvement de va-et-vient.
Aujourd’hui, on ne lustre plus guère que les articles meubles généralement employés pour tapisseries , tentures, garnitures
de voitures , tant pour en rehausser les nuances que pour empêcher la poussière de s’y attacher.
§ 868. On traite autrement les étoffes de laine et chaîne-coton ; il suffit de les placer dans un lieu humide, ou de les faire passer dans une atmosphère de vapeur, de les y plier pour les soumettre aux presses. Ces presses, d'une nature particulière , ont des plaques qui , chauffées à la vapeur , donnent à la fibre , par l’effet combiné de la chaleur et de la pression , une direction uniforme. Voici celle dont on se sert dans l’établissement de M. Jean Schlumberger jeune à Thann,
Les fig. 163 et 16A représentent l’élévation et la coupe de cette presse.
A . Montants verticaux en bois.
B. Traverse à laquelle est ajouté l’écrou a.
a. Écrou en cuivre fixé à la traverse par deux boutons.
b. Vis en fer.
c. Cliquet s’engageant dans les trous du plateau d.
cl. Plateau solidaire avec la vis.
e. Levier pour la manœuvre.
f. Plaques formées de deux feuilles de tôle , laissant entre elles un
petit intervalle par où circule la vapeur.
cj. Colonne creuse , portant onze tubulures auxquelles s’ajustent les tuyaux h , qui conduisent la vapeur entre les plaques f .
/. Robinets qui règlent l’arrivée de la vapeur entre les plaques.
j. Autres robinets pour l'écoulement de la vapeur.
k. Tuyaux qui conduisent la vapeur des plaques dans la colonne /.
l. Colonne semblable à g , recevant la vapeur qui vient des divers
tuyaux k pour la laisser échapper.
Fig. 4 63.