ET DERNIÈRE PARTIE
§ 869. Comme complément de tout ce qui précède, il nous reste à faire connaître les moyens de déterminer la nature des couleurs fixées sur les étoffes, et les caractères auxquels il est possible de distinguer la marche que. l’on a suivie pour les imprimer , en un mot, les méthodes d’analyse de la fabrication et des couleurs qu’elle emploie. 11 n’est point dans notre intention de diviser ici les couleurs en bon teint, petit teint , etc., comme on le faisait à l’époque des maîtrises et des jurandes , car une couleur peut, selon la manière dont elle est appliquée et fixée , contracter une combinaison intime avec la fibre ou n’y adhérer que faiblement , rester inaltérable dans de certaines conditions , ou s’altérer et disparaître dans d’autres. La matière colorante du campêche nous en présente un exemple : en a-t-on formé des laques violettes , en mordançant l’étoffe d’un sel aluminique et en teignant, la couleur résiste à l’eau , mais s’altère promptement à l’air ; en compose t-on une couleur d’application a}Tant pour base une préparation stannifère, la laque résiste à l’air, mais disparaît en grade partie à l’eau bouillante ; traitée, au contraire, par le chromate potassique , elle se sature d’oxigène et résiste non seulement à l’eau , mais encore à l’action des agents atmosphériques. La matière colorante de la garance donne lieu à des remarques du même genre : en comparant la stabilité des couleurs obtenues de la garance d’Alsace et de l’eau distillée à celle des teintes que l’on retire de cette même racine employée avec addition de craie ou de la garance d’Avignon , on trouve des différences telles , que l’on serait porté à en faire des es pèces distinctes. Enfin, on n’a qu’à mettre en présence le rose vapeur, § 726, et le rose d’application, § 775, pour se con-